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Armageddon économique ?


vincponcet

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16 minutes ago, cedric.org said:

C'est particulièrement pregnant depuis un ou deux ans, la où avant les boîtes de tech avaient pris l'habitude d'augmenter de ~10% par an leurs bons éléments pour les garder, justement. Mais le marché + 1 an d'expérience en plus est supérieur aux 10% avec la pénurie de jambons.

Ha mais clairement. Je ne te parle pas du décrochage salarial des "vieux" internes passifs dans les grosses boîtes.

(Qui n'augmentent pas de 10% par an ? en plus. Pour te dire je viens de claquer la dem' "ha mais Mathieu on t'avait identifié comme "Key people" avec un plan de rétention à +10% étalé sur 3 ans." Haha lol.)

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Soldes d'hiver : Près de 80% des commerçants accusent une baisse de chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier. La perte estimée est majoritairement comprise entre 20% et 40%.
 
Ils ont l'air de peser lourd dit donc ces 7% d'antivax, je nous croyais revenus aux 30 glorieuses dixit Bruno Tamaire.
7% de la population*, pas de la population qui va au resto. Puis aussi, tu as des gens qui ont perdu l'habitude du resto avec les confinements, et des gens que ça saoule de présenter un QR code. En plus des gens qui font un dîner à la maison plutôt qu'un resto parce que machin n'est pas vacciné.
Peut-être que les chiffres officiels sont biaisés, mis voir une baisse de la fréquentation des restos plus importante que le nombre de non vaccinés me paraît assez logique.

(* Je reprends ton chiffre, sans savoir s'il est exact)
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23 minutes ago, Liber Pater said:

7% de la population*, pas de la population qui va au resto. Puis aussi, tu as des gens qui ont perdu l'habitude du resto avec les confinements, et des gens que ça saoule de présenter un QR code. En plus des gens qui font un dîner à la maison plutôt qu'un resto parce que machin n'est pas vacciné.
Peut-être que les chiffres officiels sont biaisés, mis voir une baisse de la fréquentation des restos plus importante que le nombre de non vaccinés me paraît assez logique.

(* Je reprends ton chiffre, sans savoir s'il est exact)

On a forcé des millions de foyers à prendre de l"activité partielle" payée à 70% pour garder ses gamins non-malades, au bout d'un moment ça se ressent. Pour la partie indirecte, ça sera plus tard, merci. Les 200 balles qu'on avait pour les soldes, elles sont passées ailleurs.

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58 minutes ago, Airgead said:

Soldes d'hiver : Près de 80% des commerçants accusent une baisse de chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier. La perte estimée est majoritairement comprise entre 20% et 40%.

 

Ils ont l'air de peser lourd dit donc ces 7% d'antivax, je nous croyais revenus aux 30 glorieuses dixit Bruno Tamaire.

 

Accessoirement, on va rarement au restau tout seul. Donc si on pensait faire un resto à 2, et bien on a statistiquement 14% de chance d'avoir un non vacciné. Et évidemment, ce chiffre s'accroit avec le nombre de participants.

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On a forcé des millions de foyers à prendre de l"activité partielle" payée à 70% pour garder ses gamins non-malades, au bout d'un moment ça se ressent. Pour la partie indirecte, ça sera plus tard, merci. Les 200 balles qu'on avait pour les soldes, elles sont passées ailleurs.
Oui aussi effectivement, je n'y avais pas pensé. Ceci dit, les gens qui vont le plus au resto ne sont pas ceux qui ont le plus subi la crise. (C'est mon avis, j'ai peut-être une vision biaisée de la situation)
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13 minutes ago, Liber Pater said:
1 hour ago, cedric.org said:
On a forcé des millions de foyers à prendre de l"activité partielle" payée à 70% pour garder ses gamins non-malades, au bout d'un moment ça se ressent. Pour la partie indirecte, ça sera plus tard, merci. Les 200 balles qu'on avait pour les soldes, elles sont passées ailleurs.

Oui aussi effectivement, je n'y avais pas pensé. Ceci dit, les gens qui vont le plus au resto ne sont pas ceux qui ont le plus subi la crise. (C'est mon avis, j'ai peut-être une vision biaisée de la situation)

Le titre parle de soldes d'hiver, et non de restaurants, d'où ma remarque axée sur les soldes.

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En gros le monsieur plus haut cite toutes les dates où, comme hier, l'indice Nasdaq (ce n'est pas tout à fait celui auquel il fait référence mais je vais m'y tenir dans un objectif de simplification) à fait - 4 % ou pire en point bas de séance pour clôturer finalement en territoire positif (ce qui s'est passé hier, du coup).


Et toutes ces dates là, en bourse, ont précédé de belles baisses à court terme.

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il y a 50 minutes, Loi a dit :

 

 

Ca rejoint parfaitement ce que je vois au quotidien pour ma part. Ça fait beaucoup d'alerte sur une inflation qui pourrait s'auto-entretenir entre hausse des salaires et hausse des prix...

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il y a 55 minutes, AX-poulpe a dit :

Zut alors, il va encore falloir changer le mode de calcul de l'inflation pour nous démontrer qu'elle est parfaitement sous contrôle.

Sinon il y a la méthode Erdogan :

 

Turquie : Erdogan limoge son statisticien en chef après la publication de l'inflation

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/turquie-erdogan-limoge-son-statisticien-en-chef-apres-la-publication-de-l-inflation-20220129

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Je découvre cet article d'Alain Madelin paru sur le site de l'Express le 20 janvier 2022 dans la rubrique "Journal d'un libéral" :
Pourquoi l'inflation n'existe pas

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-l-inflation-n-existe-pas-par-alain-madelin_2166408.html

 

Pour résumer, AM considère qu'il n'y a pas d'inflation. Il y a des hausses de prix sur certains biens qui "résultent de pénurie de matières premières, de la désorganisation des circuits d'approvisionnement et des chaînes de valeur ainsi que de mille autres maux produits par les fermetures de l'économie liée à la crise sanitaire." (...)

Mais "l'inflation, la vraie, est une hausse générale de tous les prix, y compris les salaires et les allocations sociales." (...)
"L'inflation, la vraie, n'est possible que s'il y a une accélération continue du flux de création monétaire pour alimenter les hausses de prix et de salaires. Non seulement il n'en est rien, mais cette création monétaire est aujourd'hui impossible."

"Certes, nous avons vu - ou plus exactement nous avons cru voir - avec la crise sanitaire un déluge de liquidités sur l'économie. Au point même que les économistes - et non des moindres - ont parlé du retour de la 'planche à billets'."

"En réalité, pour faire simple, les grandes Banques centrales ont raflé sur le marché un montant considérable de dettes publiques. Ce faisant, elles ont favorisé le placement sur les marchés financiers des nouvelles dettes publiques émises dans l'urgence par les Etats pour faire face au choc du Covid." (...)

"Il n'y a là cependant nulle trace de 'planche à billets'." etc. etc.

 

Autrement dit, il adopte exactement la position de Mme Lagarde - une hausse de prix passagère du fait de pénuries temporaires - et celle du Trésor dans la fameuse note de sa chef économiste - les banques centrales rachètent aux banques commerciale des blocs de dette publique, les mettent à leur bilan et inscrivent en regard une créance sur les Etats. C'est équilibré, tout va bien.

 

Finalement, AM adopte tous les canons de la Modern Monetary Theory :
"S'il n'y a pas d'inflation, si les pressions à la baisse des taux se maintiennent, s'il y a des acheteurs de dettes publiques, il est encore possible de s'endetter. Le seul impératif - il est de taille - est que ces dettes fabriquent de la croissance. La meilleure façon de réduire sans douleur notre ratio dette/PIB est d'augmenter notre richesse." 

 

Cette fuite en avant est-elle éternellement possible ? Sachant que les dettes d'aujourd'hui sont les impôts de demain ?

Edit ajout : Sachant qu'il est facile d'appeler investissement ou plan de relance de pures dépenses de circonstances, sachant que le talent de l'Etat pour allouer ses ressources judicieusement et sans gaspillage est connu ? Sachant que les investissements réalisés sont une façon d'orienter étatiquement l'économie ?

 

En tout cas, c'est le contraire exact, si je ne me trompe, des positions d'un Jacques Rueff qui voyait "un monde de magicien" dans les politiques de relance mises au goût du jour par Keynes (dans son article-testament "La fin de l'ère keynésienne") :

"En donnant indûment aux gouvernements le sentiment que, par l’investissement, ils avaient le moyen de procurer l’expansion désirée et de bannir le chômage honni, la doctrine du plein-emploi (de Keynes) a ouvert toutes grandes les vannes de l’inflation et du chômage."

Le sujet est terriblement complexe. Disons que voir des thèses aussi opposées au sein d'un même courant intitulé libéral a de quoi intriguer.
 Perso, je suis du côté de Rueff et j'avoue que la position de AM m'étonne. On peut en discuter. La question de la dette publique est à mon avis un sujet économique essentiel des années à venir et il serait bon que CP soit bien musclé sur le sujet.

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  • 2 weeks later...
Le 09/02/2022 à 13:52, Nathalie MP a dit :

Pour résumer, AM considère qu'il n'y a pas d'inflation. Il y a des hausses de prix sur certains biens qui "résultent de pénurie de matières premières, de la désorganisation des circuits d'approvisionnement et des chaînes de valeur ainsi que de mille autres maux produits par les fermetures de l'économie liée à la crise sanitaire."

Si sa théorie est correcte alors les prix devraient revenir à leur niveau antérieur. J'attends de voir.

 

À ce sujet j'ai trouvé un joli graphique cette semaine : l'évolution de la quantité de monnaie de base* mondiale entre 1970 et 2021. On ne peut pas nier qu'il y a eu une création monétaire importante (+ 50 %) ces deux dernières années. 

base-money-1970-2021-porkopolis.thumb.png.5dcd96f7cc509febc5e7b7c00949caae.png

* M0 : argent liquide + réserves détenues par les banques commerciales auprès des banques centrales

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Le 09/02/2022 à 13:52, Nathalie MP a dit :

Cette fuite en avant est-elle éternellement possible ? Sachant que les dettes d'aujourd'hui sont les impôts de demain ?

 

Pas dans cette vision. La dette d'aujourd'hui n'est que l'émission d'une dette perpétuelle dont le nominal ne sera jamais remboursé.

Au moment du remboursement du nominal, la banque centrale ou l'investisseur institutionnel maintiendra de toute manière son bilan par l'achat d'une nouvelle dette.

 

Ce ne sera les impôts de demain que si la dette sans risque ne trouve pas à se placer (ou si les taux augmentent fortement). Autrement dit, si le bilan des investisseurs institutionnels se réduit.

 

L'analyse d'Alain Madelin est plutôt bonne, mais elle rate deux choses :

  • Les salaires n'augmentent pas parce qu'il y a une pression déflationniste impressionnante sur les salaires occidentaux (vous savez, le même sentiment de déclassement économique qui fait que 40% des occidentaux votent pour des populistes). L'augmentation des prix a été depuis 20 ans principalement concentrée sur l'immobilier, et les salaires n'ont effectivement pas suivi ;
  • Madelin parle de croissance, parce qu'au fond elle vient soutenir l'augmentation de la taille des bilans et donc du besoin de roller la dette. Mais je pense qu'il oublie le mécanisme principal qui amène les bilans des banques à augmenter, et à être de moins en moins risqués : le vieillissement des populations occidentales et le besoin de sécurisation de leur épargne. It's the boomers, stupid.

 

 

 

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Le 18/02/2022 à 19:17, Lugaxker a dit :

Si sa théorie est correcte alors les prix devraient revenir à leur niveau antérieur. J'attends de voir.

 

À ce sujet j'ai trouvé un joli graphique cette semaine : l'évolution de la quantité de monnaie de base* mondiale entre 1970 et 2021. On ne peut pas nier qu'il y a eu une création monétaire importante (+ 50 %) ces deux dernières années. 

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* M0 : argent liquide + réserves détenues par les banques commerciales auprès des banques centrales

 

 

Pour comprendre la marche du monde il suffit de se demander qui peut créer de l'argent qui n'existe pas sans contrepartie et pourquoi on a décidé qu'il faudrait rembourser cet argent qui n'existe pas en échange de biens tangibles et réels.

 

Toute l'origine des malheurs du monde est là.

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il y a 15 minutes, Airgead a dit :

Pour comprendre la marche du monde il suffit de se demander qui peut créer de l'argent qui n'existe pas sans contrepartie et pourquoi on a décidé qu'il faudrait rembourser cet argent qui n'existe pas en échange de biens tangibles et réels.

 

Toute l'origine des malheurs du monde est là.

Toute l'origine des malheurs du monde je ne sais pas, mais le contrôle sur la monnaie est en effet à l'origine de beaucoup de désastres, à commencer par les guerres mondiales qui ont été financées à grands coups d'argent magique (l'argent est le nerf de la guerre).

 

Si on souhaite avoir un impact qui ne soit pas anecdotique, c'est sur cela qu'il faut insister. On peut avoir autant de beaux discours qu'on veut sur ce à quoi le monde ressemblerait si l'État était moins omniprésent : si sa capacité à se financer via l'impôt et le seigneuriage n'est pas enrayée, il n'y aura aucune amélioration de la situation (car l'État peut alors payer ses mercenaires, ses bureaucrates, ses propagandistes, etc.)

 

C'est d'autant plus pertinent qu'un nouveau resserrement du contrôle monétaire arrive avec les MNBC (vous croyiez que le gel des comptes bancaires au Canada était terrible ? ce n'est que la première étape).

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Le 20/02/2022 à 18:37, AX-poulpe a dit :

Il se trouve que Jean-Marc Daniel rejoint Madelin sur certains points, notamment sur la faiblesse de l'inflation. Mais il est très inquiet sur la question de la dette publique

 

Il n'empêche qu'en dépit des propos lénifiants de ces messieurs et de Mme Lagarde sur l'inflation temporaire, les gouverneurs de la BCE se réunissent demain. Au menu, le relèvement des taux (quel niveau, quel calendrier) et le ralentissement (plus ou moins en douceur) des quantitative easings.

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/inflation-la-bce-sous-pression-pour-relever-ses-taux-plus-vite-20220223

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11 hours ago, Nathalie MP said:

 

Il n'empêche qu'en dépit des propos lénifiants de ces messieurs et de Mme Lagarde sur l'inflation temporaire, les gouverneurs de la BCE se réunissent demain. Au menu, le relèvement taux (quel niveau, quel calendrier) et le ralentissement (plus ou moins en douceur) des quantitative easings.

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/inflation-la-bce-sous-pression-pour-relever-ses-taux-plus-vite-20220223


ah mais moi je crois que l’effondrement monétaire a débuté, j’en profitais simplement pour faire un peu de réclame, comme dirait ma grand-mère 

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il y a 12 minutes, Rübezahl a dit :

c'est un effondrement (et une plumaison) continu depuis 100 ans.

 

usd-century.png

 

 

Maintenant demandons-nous pourquoi les politiciens ont travaillé de concert pour permettre ça, et pourquoi ils travaillent de concert pour mettre en place la monnaie numérique l'année prochaine.

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21 minutes ago, Rübezahl said:

c'est un effondrement (et une plumaison) continu depuis 100 ans.

 

usd-century.png


je voulais dire que la chute lente mais sûre est en train de faire place à une chute brutale, mais bien sûr qu’il suffit de regarder le prix de l’or pour mesurer la nullité de nos monnaies.

9 minutes ago, Airgead said:

 

 

Maintenant demandons-nous pourquoi les politiciens ont travaillé de concert pour permettre ça, et pourquoi ils travaillent de concert pour mettre en place la monnaie numérique l'année prochaine.


il faut vraiment te l’expliquer ? 

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il y a 2 minutes, AX-poulpe a dit :

il faut vraiment te l’expliquer ? 

 

Non, je connais les raisons. Le covid était le cheval de Troie conçu de toute pièce pour permettre cette "acceptation". La dépression économique "à cause de la guerre de l'Ukraine" le dernier catalyseur dont on a besoin pour achever le récit. Et on continuera à ne pas voir le rapport parce que cépapareil.

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L'effondrement est continu, mais il y a bien sûr des accélérations (et des paliers) au gré des événements du moment.

C'était juste pour dire que la gamelle actuelle est juste une gamelle dans une succession de gamelles.

Les vecteurs conjoncturels des gamelles changent avec le moment, mais la force fondamentale qui carbonise la valeur de l'argent fiat reste la même.

On pourrait dire que (parmi plusieurs trucs), c'est basiquement une force puissante contre le capitalisme, qui renchérit énormément le ticket d'entrée pour les plus petits.

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