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Élections au Japon

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Le Parti démocrate veut inverser les moteurs de la croissance

[ 28/08/09 ]

http://www.lesechos.fr/info/inter/020114713133.htm

Miser sur la demande intérieure et non plus sur les exportations. Mettre un terme à la paupérisation de la population. Gagner en autonomie vis-à-vis de Washington. Telles sont les priorités du Parti démocrate japonais.

Cap sur la redistribution. La plate-forme du Parti démocrate japonais fait la part belle à la redistribution en faveur de la famille et les plus démunis à un moment où le nombre de nouveaux pauvres explose. « En donnant un coup de pouce au pouvoir d'achat, nous allons aider in fine la croissance »,a récemment résumé Yukio Hatoyama, le leader de l'opposition à la NHK. Pour le PDJ, la croissance doit être alimentée par la demande interne et non plus par l'exportation.

D'un coût annuel estimé par ses experts à 16.800 milliards de yens (125 milliards d'euros), à partir de 2012, le programme du PDJ doit être financé en puisant dans les participations et les biens immobiliers de l'Etat ainsi que par une utilisation plus rigoureuse des recettes budgétaires. Si cela ne suffisait pas, le PDJ a toujours la possibilité d'émettre davantage de bons du Trésor malgré un endettement global du Japon équivalent à deux années d'activité économique. Quelle que soit la situation, il exclut toute hausse de la TVA (actuellement de 5 %) jusqu'en 2013, date des prochaines élections.

l Des mesures pour les familles

Pour les familles, le programme du PDJ prévoit notamment :

- Une allocation de 26.000 yens par mois (190 euros) par enfant jusqu'à sa sortie du collège et une augmentation de la prime à la naissance à 550.000 yens.

- La gratuité de la scolarité dans l'enseignement secondaire public.

- La suppression des péages d'autoroutes et la réduction des taxes sur l'essence.

l Lutte contre la paupérisation

Pour lutter contre la paupérisation de la population après les vagues de licenciement des travailleurs intérimaires de l'année écoulée :

- Augmentation du salaire minimum à 1.000 yens de l'heure.

- Allocation de 100.000 yens par mois pour les sans-emploi ayant épuisé leurs droits au chômage et suivant une formation.

- Intérim interdit dans les usines.

- Retraite minimum garantie de 70.000 yens par mois.

- Suppression d'une réforme du PLD qui avait augmenté les frais médicaux pour les plus de 75 ans.

l En direction des entreprises

Le programme en direction des entreprises est moins détaillé. S'il prévoit un abaissement de 18 % à 11 % de l' impôt sur les petites et moyennes entreprises tout en leur garantissant un meilleur accès au crédit, il reste en revanche flou sur les méthodes. Les banques et autres institutions financières seront davantage contrôlées par le Parlement. Elles seront tenues d'informer la Diète de l'état de leurs encours de prêts et de prévenir de tout changement, notamment dans l'actionnariat.

l Prise de distance avec Washington

L'autre axe de la plate-forme tient dans la politique étrangère et les relations intra-asiatiques. Tout en rappelant qu'une politique économique trop dépendante de l'exportation vers les Etats-Unis a été à l'origine de la forte récession actuelle, le parti de Yukio Hatoyama affiche des ambitions plus régionales et exclut, pour rassurer Pékin, toute visite au sanctuaire du Yasukuni, un temple qui abrite des criminels de guerre. Dans un tel contexte, le PDJ recommande :

- Une plus grande autonomie vis-à-vis des Etats-Unis et un renforcement de la présence japonaise sur la scène internationale, sans remise en cause de l'alliance de sécurité nippo-américaine.

- Une réduction, à terme, du nombre de bases et de soldats américains (actuellement quelque 47.000).

- Le développement des relations avec la Chine, la Corée du Sud et l'Asie en général.

- Une tentative de règlement du différend territorial avec la Russie à propos des Kouriles, occupées par Moscou depuis 1945.

Les Echos

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Apparement le PLD est dans la mouise pour les élections à venir selon La Croix : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?…&rubId=4077

Quel que soit le résultat dimanche 30 août dans la soirée, il retentira comme un coup de tonnerre. La victoire du Parti démocrate du Japon (PDJ) sonnerait le glas de la démocratie unipartite dans laquelle se complaît le Japon depuis cinquante ans. Le résultat inverse serait aussi retentissant puisque plus personne aujourd’hui, pas même le ministre des finances Kaoru Yosano, n’imagine le PLD gagnant.

Comment les libéraux-démocrates ont-ils construit leur règne ? De 1955 à l’éclatement de la bulle économique au début des années 1990, le PLD et la bureaucratie ont accompagné le formidable développement de l’économie japonaise. La clé de leur succès est d’avoir su distribuer les fruits de la croissance à une classe moyenne nombreuse et très homogène. Clientélisme, transmission familiale des circonscriptions, canalisation du débat politique au sein même du parti : le PLD était une machine électorale imbattable à laquelle l’électorat ne cessait de manifester sa gratitude.pix_trans.gif<h3 class="inter_art">Premier revers électoral en 2007

</h3>pix_trans.gifÀ partir de 1991, les Japonais redécouvrent la crise, la précarité, et la colère monte. En 2006, le vent tourne après le départ de l’ultra populaire premier ministre Junichiro Koizumi. En janvier 2007, son successeur Shinzo Abe déclare qu’il veut mener une politique qui permettrait au Japon de devenir un « beau pays » ; mais ses rêveries le mènent à mille lieues des cinquante millions de dossiers de retraite « égarés » par l’administration et qui préoccupent tant la population.

La première sanction tombe en juillet 2007 avec un premier revers aux élections du Sénat, où le PDJ prend la main. Après un an de gouvernance molle de Yasuo Fukuda, l’énergique Taro Aso devient à son tour premier ministre. Au plus fort de la crise financière, le riche héritier d’un cimentier dépense des fortunes dans les bars luxueux du quartier de Ginza, à Tokyo. Dans le même temps, des patrons d’industrie annoncent la réduction de leur salaire en signe de solidarité avec les employés qui se serrent la ceinture.

Dans ces conditions, le slogan du Parti démocrate, « La vie du peuple d’abord », sonne à l’oreille du Japonais de la rue. Tout comme son vaste programme de relance de la demande intérieure par une politique de la famille. Les électeurs semblent vouloir sanctionner l’immobilisme du parti libéral-démocrate, l’incompétence et les gaffes à répétition de nombre de ses ministres et députés, plus que leur gestion de la crise économique. Un ministre du tourisme, tout juste élu, avait expliqué, par exemple, que les Japonais ne souhaitaient pas accueillir de visiteurs étrangers. Un ministre des finances s’était présenté saoul à une réunion du G8 en Italie.pix_trans.gif<h3 class="inter_art">Une défaite anticipée par le parti au pouvoir

</h3>pix_trans.gif« Les membres du parti sont généralement peu éduqués, ils ont hérité de la circonscription de leur père en espérant la transmettre à leur fils », note Yoshihiro Sawada, ancien président de la banque Mizuho à Paris. « Dans ces conditions, les bureaucrates qui, eux, ont suivi un cursus équivalent à celui de Polytechnique ou de l’ENA peuvent facilement dicter leurs choix aux élus. Ces bureaucrates n’ont pas d’autre objectif que l’accroissement de l’influence de leur ministère. Le bien du pays et des Japonais leur importe assez peu. »

Symbole de cette vacance politique, le parti n’a plus de programme lisible. Taro Aso se contente de vanter son plan de relance (5 % du PIB) et le fragile retour à la croissance au deuxième trimestre 2009. « Nous avons échoué à expliquer les vertus du conservatisme. Nous regrettons de n’avoir pas envoyé un message clair ces dernières années », a-t-il même publiquement regretté jeudi 27 août lors d’un discours dans la métropole d’Osaka.

Mais si personne n’envisage à l'heure actuelle la victoire du PLD, certains craignent sa défaite. Quid, par exemple, du soutien historique de l’État au secteur des travaux publics ? La très puissante association patronale Keidanren peste contre la probable victoire de l’opposition. Ces partisans de la stabilité pour certains, de l’immobilisme de l’autre, pourront se compter à l’annonce des résultats. Rendez-vous dimanche 30 août à 20 heures pour les premières estimations – 13 heures, heure de Paris.

pix_trans.gifGilles DE LESDAIN, à Tokyo (Japon)

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Je me trompe peut-être, mais il se peut que ce basculement intéresse plus nos journalistes que les Japonais eux-mêmes.

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Je me trompe peut-être, mais il se peut que ce basculement intéresse plus nos journalistes que les Japonais eux-mêmes.

C-à-d ? Les Japonais s'en foutent de qui « gère » le pays ?

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C-à-d ? Les Japonais s'en foutent de qui « gère » le pays ?

Sans "s'en foutre", les Japonais sont quand même très très conscient du fait que les politiciens ne sont que des incapables et que les uns et les autres ne valent pas mieux. Enfin ça, c'est pour les Japonais que j'ai rencontré.

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On en discute sur parano.be :

| News JAPON |

Un autre sujet déterminant pour la campagne électorale: la pauvreté grandissante au sein de la population

Japon-Tokyo-Sans-Abri-1-3.jpg

Ce n’est un secret pour personne, la crise a fait des ravages au niveau des pertes d’emplois ; de nombreux travailleurs intérimaires se sont alors retrouvés sans travail, et ne pouvant plus payer leur loyer, ont été contraints de vivre dans la rue.

L’augmentation des sans-abris inquiète, la pauvreté est de plus en plus visible un peu partout dans l’Archipel, comme par exemple à Kitakyushu.

« C'est en décembre qu'on a commencé à voir de plus en plus de jeunes. Ils avaient perdu leur travail temporaire et se retrouvaient à la rue », explique le pasteur Tomoshi Okuda, en effectuant sa tournée nocturne des sans-logis.

Il explique que 69 personnes de plus dorment dehors rien que pour le mois d’avril, 3 fois plus que l’année passée à la même époque. Et cela peut toucher n’importe qui ; une jeune couple avec une fille de 4 ans, un jeune homme, une femme de 68 ans avec une jambe cassée… Recevant du pasteur Okuda un plateau repas et une banane, cette dernière explique : « J'aimerais pouvoir travailler à nouveau, mais je ne peux pas, avec ma jambe cassée »

Ayant vu leurs indemnités supprimées, des pauvres sont même morts de faim ces dernières années, dont un homme de 39 ans retrouvé mort avec neuf yens (7 centimes d’€) en poche.

On pointe du doigt les réformes libérales instaurées par l’ancien premier ministre PLD (droite) Junichiro Koizumi, suivi plus récemment par Taro Aso. Il a complètement libéralisé le travail, et supprimé les aides sociales « au nom de la responsabilité individuelle et de la libre concurrence », et ce, malgré la colère des associations. Avec les élections qui étaient proches, et face à une opposition de plus en plus appréciée, le PLD avait déclaré vouloir « sortir des excès du capitalisme ». De fait, le PDJ (centre) s’est engagé à augmenter les aides pour les chômeurs, les familles et les retraités, à raison de 16.800 milliards de yens par an, et à limiter le travail intérimaire (et donc précaire) dans les usines.

« Le défi est de parvenir à construire un système social permettant à ceux qui ont un revenu instable de vivre grâce aux aides publiques », estime Jiro Yamaguchi, professeur à l'université de Hokkaido et commentateur politique, mais il ne faut pas perdre de vue la dette énorme de l’état japonais, il faudra donc inévitablement augmenter les impôts.

(Source : http://www.aujourdhuilejapon.com/actualite…n-6791.asp?1=1)

Et en parlant des élections, vous n'êtes certainement pas sans savoir que c'est le PDJ (parti démocrate) qui l'a emporté, mettant fin aux 54 années de règne des conservateurs.

Bientôt, le nouveau Parlement devrait nommer le Premier Ministre. Il devrait donc s'agir de Yukio Hatoyama, président du PJD.

(Source : http://www.aujourdhuilejapon.com/actualite…n-6827.asp?1=1)

Posté par Sibérie-V-MIXI-62938 le 31/08/2009 07:17 GMT

Le PLD est mort \o/

Posté par Yael-J-MIXI-13934 le 31/08/2009 07:36 GMT

J'y connais franchement rien en politique japonaise.

Quelqu'un sait ce que ça signifie vraiment et concrètement que le parti démocrate passe ?

Ca m'intéresse perso.

Posté par Souris-O-MIXI-32924 le 31/08/2009 07:38 GMT

Quant au grave…je ne sais pas quel lieu commun utiliser ("je suis choqueé", "je trouve inadmissible que des gens meurent de faim", "comment peut on laisser un jeune couple et sa fillete de 4 ans dans la rue", etc…).

Quelqu'un peut-il me décrire le système de sécurité sociale qui existe actuellement au Japon et ce que le nouveau parti au pouvoir désire instaurer?

Posté par Tazmag-J-MIXI-93196 le 31/08/2009 08:24 GMT

Voilà, je pars un week end et c'est le trafic de photos…

*sort la mitrailleuse* Kyon!!!!!!!!!!!!!! T'es mort!

Pour moi la politique c'est toujours la même chose quelque soit les pays, les pauvres se font écraser, les riches se cassent avec leur frics au lieu d'aider après avoir mis leur 5 futures générations à l'abri mais au moins, ils seront les plus riches du cimetière, les classes moyennes pensent que le travail les récompensera mais se font sucer leur salaire par des impôts qui ne servent qu'à des futilités au lieu de s'occuper du minimum pour tout le monde.

Posté par Myu-J-MIXI-78113 le 31/08/2009 08:43 GMT

tout ce que j'ai remarqué en politique japonaise c'est qu'en période électorale ces ******* passent en voiture avec un haut parleur "votez pour moi" vers 9h du mat et que ça réveille tout le monde

mais sinon c'est vrai qu'il y'a beaucoup de sans papier! mais bon de ce côté là en france on a pas grand chose à y redire hein…

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Pour les quelques français intéressés par la vie politique japonaise:ma source d'information préférée…

http://capsurlapaix.blogspot.com/2009/08/j…du-komeito.htmlPLD KOMEITO JAPON

Mes amis japonais s'intéressent fort à la politique de leur pays, bien qu'expatriés…

Comme partout: place aux jeunes, mare des fiefs, désir de probité et de compétence…

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Bon, clairement ça va chier pour les Japonais avec le nouveau Premier Ministre, Yukio Hatoyama. Déjà qu'il assure qu'il va régler les problèmes du Japon en rejetant le "fondamentalisme libéral" qui aurait ruiné ce pays. Mais en plus on apprend que sa femme a été séquestrée par les aliens et qu'elle a connu Tom Cruise dans une vie antérieure.

Toutes mes condoléances, Nippons.

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