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Vers la faillite des États (et au-delà)


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Guest rogermila

Il doit y avoir des problèmes pour le paiement de salaires (?)

Il faut remplir les caisses d'urgence.

L'Agence France Trésor (AFT) a annoncé jeudi qu'elle procéderait lundi à l'adjudication de bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (BTF) sur les lignes à 10,13, 26 et 52 semaines pour un montant total de 8 milliards d'euros.

Sur la ligne de BTF à 10 semaines, à échéance le 7 octobre, 1 milliard d'euros seront proposés. Aucune donnée n'était disponible sur la dernière adjudication comparable.

Sur la ligne de BTF à 13 semaines, à échéance le 28 octobre, 4 milliards d'euros seront proposés. Le taux moyen pondéré s'était établi à 0,453% lors de la dernière adjudication comparable le 19 juillet.

Sur la ligne de BTF à 26 semaines, à échéance le 27 janvier 2011, 1 milliard d'euros seront proposés. Le taux moyen pondéré s'était établi à 0,612% lors de la dernière adjudication comparable le 19 juillet.

Sur la ligne de BTF à 52 semaines, à échéance le 28 juillet 2011, 2 milliard d'euros seront proposés. Aucune donnée n'était disponible sur la dernière adjudication comparable.

Le règlement sur ces trois lignes interviendra le 29 juillet.

http://www.lesechos.fr/info/marches/afp_00…-26-juillet.htm

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Ces adjudications ne sont pas, en volume, exceptionnelles.

Pour ce qui est de la dernière adjudication allemande, en revanche, ce qui est exceptionnel est qu'elle a été sous-souscrite. Et là, ça ne rigole plus trop franchement.

http://www.reuters.com/article/idUSLDE66K0T720100721

Germany issued 3.19 billion euros of a new benchmark 30-year bond on Wednesday, drawing total bids below the 4 billion euros the debt management office issued.
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C'est pas la première fois cette année. Je crois surtout qu'elle essaye de vendre un peu trop bas ses bons.

L'Allemagne c'est peut-être du solide (comparé à d'autres), mais indirectement si nous (France etc.) on fait faillite ça touchera - à priori - quand même l'Allemagne…

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Comme l'avait annoncé Olivier Delamarche dans sa dernière chronique sur BFM, les résultats des stress-tests de l'école des fans sont très bons :

(badurl) http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/23/seules-7-banques-europeennes-sur-91-echouent-aux-tests-de-resistance_1391706_3234.html#ens_id=1375077 (badurl)

Tout le monde a une bonne note, tout va bien.

Pour info, voici les hypothèses de croissance de la zone euro dans le cas ultra-pessimiste :

Le second scénario, plus dur, dit « scénario macroéconomique adverse », correspondrait à

une hypothèse de dépression macroéconomique extrêmement sévère et sans reprise

immédiate. Dans cette hypothèse de travail, celle d’une croissance en W (ou double dip), la

croissance chuterait fortement. À titre d’exemple, l’hypothèse de croissance dans le

scénario stressé est : pour la zone euro de -0,2% en 2010 et -0,6% en 2011 ; pour la France,

de 0,7% en 2010 puis -0,1% en 2011.

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Mais tout le monde savait qu'il y aurait Hypo. Un secret de polichinelle pareil, c'est bel et bien ridicule. Il n'y aurait d'effet domino qu'avec des banques dites solides. Au hasard, la Sogé.

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Comme l'avait annoncé Olivier Delamarche dans sa dernière chronique sur BFM, les résultats des stress-tests de l'école des fans sont très bons :

92% "d'une classe d'age" des banques à passé l'exam…

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  • 4 weeks later...
Moody's menace de dégrader la note de quatre pays dont la France

Mauvaise nouvelle pour les principales puissances économiques occidentales. La France, les Etats-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne se rapprochent du moment où ils vont perdre leur note maximale "AAA", en raison de leurs difficultés budgétaires, a en effet averti mardi 17 août l'agence de notation Moody's Investors Service.

L'agence de notation estime dans un communiqué que "les défis liés aux ajustements budgétaires impliquent que le chemin à parcourir avant un abaissement de la note de ces pays s'est encore réduit". Toutefois, Moody's rappelle que pour l'heure la note triple A – la meilleure possible – attribuée à ces pays reste solide et que leurs perspectives sont stables. Selon Moody's, les gouvernements de ces quatre pays font face à des défis légèrement différents de ceux auxquels ils étaient confrontés il y a encore quelques mois.

Parmi ces défis, l'agence met en avant la nécessité de relancer la croissance malgré les efforts déjà déployés en matière d'austérité, de mener des programmes d'ajustement budgétaire à moyen terme et de faire face au vieillissement de leur population.

DES CONDITIONS FAVORABLES DE REFINANCEMENT

Les pays européens "ont désormais tous commencé à mettre en œuvre des mesures pour réduire leur déficit", reconnaît l'agence. En revanche, la mise en place d'une stratégie de stabilisation de la dette n'en est qu'à ses balbutiements aux Etats-Unis, relève-t-elle. Alors même que leur dette bat des records, l'Allemagne et la France parviennent ces derniers jours à se refinancer à des conditions extraordinairement favorables sur le marché obligataire, et ceci en grande partie grâce à leur notation "triple A". Selon les analystes, les inquiétudes sur la solidité de la reprise économique poussent en effet les investisseurs à revenir vers les obligations d'Etat les mieux notées.

(badurl) http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2010/08/17/moddy-s-menace-de-degrader-la-note-de-quatre-pays-dont-la-france_1399910_3234.html (badurl)

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Christian Hagist and his colleagues at Freiburg University believe Britain’s fiscal condition is far worse than the official figures suggest. In 2005, a time of prosperity and tranquillity, the country’s “fiscal gap” already amounted to 505% of GDP, they calculate, almost 14 times its official net debt for that year. Mr Hagist is an exponent of “generational accounting”, a method pioneered by Larry Kotlikoff of Boston University, among others. Through this lens, the rich world’s public finances look dire indeed. Writing in the Financial Times last month, Mr Kotlikoff declared that America was in worse fiscal shape than Greece.

Conventional measures of public debt show the legacy of past borrowing. Generational accountants look far into the future as well. They tally how much the government can expect to collect from present and future generations, through taxes and the like, and how much it can expect to spend on them. The fiscal gap is the difference between the two, expressed as the amount the government would have to set aside today to fill the hole. For many countries, the gap is enormous—multiples of GDP—largely because their citizens are living longer and having fewer babies, all of which will put a burden on the exchequer.

Introduced in the early 1990s, Mr Kotlikoff’s unpleasant arithmetic is attracting renewed official interest. British statisticians have asked the National Institute of Economic and Social Research, another think-tank, to do the sums for Britain. In September the Federal Accounting Standards Advisory Board recommended that America’s government include similar calculations in its yearly financial report by 2013.

http://www.economist.com/node/16792828?story_id=16792828

D'après cette étude (dont je ne connais pas la valeur) : Ensemble les engagements de l'Etat britannique présents et futurs nets des recettes futures = Dette de 505% du PIB. Ca serait intéressant de faire pareil pour la France.

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http://www.economist.com/node/16792828?story_id=16792828

D'après cette étude (dont je ne connais pas la valeur) : Ensemble les engagements de l'Etat britannique présents et futurs nets des recettes futures = Dette de 505% du PIB. Ca serait intéressant de faire pareil pour la France.

Oui, cela serait très intéressant….et je continue naïvement à m'étonner, et me scandaliser , que" l'état" ne l'ai pas déjà fait…. :icon_up:

outre le fait d'interdire des budgets déficitaires, il faudrait aussi prévoir dans la constitution un véritable bilan comptable annuel de l'état, comme obligation en est faite à toutes les personnes morales, entreprises, associations… :doigt:

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Ce qui m'étonne le plus c'est que la France ne soit pas considérée par les agences de notation comme dans une situation pire que les 3 autres larrons.

Ben si (badurl) http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20100817.CHA6999/note_francaise__une_discrete_piqure_de_rappel_de_moodys.html (badurl)

En mars, elle réclamait un plan crédible de réduction des dépenses en jugeant que, des quatre grands pays détenteurs de la meilleure note de crédit, la France apparaissait comme le moins solide.
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Guest rogermila

Conseil des Ministres, pour faire face à la crise ………… au bord de la plage.

sarkozy-ete.jpg

En plus du coté provoc , tout ça pour annoncer la suppression dès 2011, de la déduction des intèrêts d'emprunt pour less accédants à la propriété qui ont pris un crédit de longue durée pour se loger au lieu de solliciter l'obtention d'un logement social type HLM et qui vont se voir maintenant …..enflés.

Cette déduction fiscale existait, plus ou moins, depuis plus de 40 ans.

Je pense que le gouvernement et Sarko, signent leur arrêt de mort pour 2012, en adoptant cette mesure.

Dix milliards d'euros de niches fiscales et sociales seront supprimés à l'automne, a annoncé le gouvernement, vendredi 20 août, à l'issue d'une réunion au fort de Brégançon (Var).

L'ensemble de ces avantages fiscaux particuliers représente une masse annuelle de plus de 115 milliards d'euros. Des suppressions ont déjà été annoncées, touchant notamment la déduction des intérêts d'emprunts immobilier.

http://www.lemonde.fr/economie/article/201…#ens_id=1399608

Et pour couronner le tout, alors que depuis plus de 15 ans, on a incité les Français à se tourner vers la capitalisation pour pallier les insuffisances des régimes de retraite par répartition, maintenant le fisc va faire main basse sur cette épargne.

Dans un pays où les caisses sont vides, cet argent privé attise toutes les convoitises.

020732936277_web.jpg

Un sénateur UMP Monsieur Marini, proche du gouvernement, commence déjà à lancer un ballon d'essai, en suggérant de mettre fin à l'exonération de taxation sur ces capitaux (qui rappelons le sont déjà soumis à la CSG et à la CRDS).

Au niveau des classes moyennes, ça risque de vraiment exploser en 2012.

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Comme l'urbanisme est contraint, la suppression de la déduction des intérêts va faire baisser la demande et les prix. Cela va libérer du crédit pour faire autre chose que de l'immobilier et favoriser l'achat par des détenteurs de capitaux. Evidemment, si la suppression touche ceux qui avaient déjà emprunté, ceux là se font avoir…

On va sans doute voir l'inflation à 2 chiffres pointer son nez en UE et USA vers 2012 2013 qui va laminer l'épargne en numéraire, en assurances vie, et désendetter indirectement les pays occidentaux au prix d'un affaiblissement de la confiance en leurs monnaies. Si les PNI ne se lancent pas dans une course poursuite à la mauvaise qualité de la monnaie (et il semblerait qu'ils ne s'apprêtent pas à le faire) cela sera accompagné par une baisse du dollar et de l'euro qui va laminer le pouvoir d'achats importés des minima sociaux (assistés et des smicards les moins utiles).

Au total pas sur que les classes moyennes soient perdantes en comparaison des classes inférieures. Par contre oui il y aura probablement un tassement du pouvoir d'achats importés, l'Occident étant surendêté. La cure de désendêtement directe ou indirecte (inflation) commence…

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Comme l'urbanisme est contraint, la suppression de la déduction des intérêts va faire baisser la demande et les prix. Cela va libérer du crédit pour faire autre chose que de l'immobilier et favoriser l'achat par des détenteurs de capitaux. Evidemment, si la suppression touche ceux qui avaient déjà emprunté, ceux là se font avoir…

Il est politiqement impossible que la suppression touche ceux qui ont déjà emprunté.

On va sans doute voir l'inflation à 2 chiffres pointer son nez en UE et USA vers 2012 2013 qui va laminer l'épargne en numéraire, en assurances vie, et désendetter indirectement les pays occidentaux au prix d'un affaiblissement de la confiance en leurs monnaies. Si les PNI ne se lancent pas dans une course poursuite à la mauvaise qualité de la monnaie (et il semblerait qu'ils ne s'apprêtent pas à le faire) cela sera accompagné par une baisse du dollar et de l'euro qui va laminer le pouvoir d'achats importés des minima sociaux (assistés et des smicards les moins utiles).

+1, sauf pour le pouvoir d'achat des bénéficiaires de minima sociaux et des smicards, qui est indexé sur l'inflation, inflation qu'on peut dificilement trafiquer, sauf à ce que l'Insee change la prise en compte des prix immobiliers (achat/location) dans l'inflation, ce qui serait très difficile à faire pour le gouvernement.

Les PNI ont déjà une inflation très élevée ; je crois qu'ils ne pourront pas aller au-delà de +10% à +15% sans connaître des troubles internes. Ils pourront suivre en partie les occidentaux, qui eux pourront difficilement dépasser +5 à +7,5% : la période de stagflation des années 70 est encore dans les mémoires des économistes occidentaux et des banques centrales, à défaut d'être sur leurs lèvres.

Le problème central est que les titres de dette des états occidentaux sont aujourd'hui à courte échéance (beaucoup de titres à 3 ou 5 ans), donc la dette publique ne pourra pas être purgée par l'inflation. Il me semble qu'un défaut partiel sur cette dette, dans les pays laxistes à faible démographie, est inévitable (Italie, France, Grèce).

Au total pas sur que les classes moyennes soient perdantes en comparaison des classes inférieures. Par contre oui il y aura probablement un tassement du pouvoir d'achats importés, l'Occident étant surendêté. La cure de désendêtement directe ou indirecte (inflation) commence…

Il me semble que les perdants de l'inflation seront les épargnants nets, ayant de l'épargne stockée en livrets, obligations, comptes courants ; les détenteurs d'actions (= les classes aisées, car les classes moyennes n'ont pas d'actions, sauf un peu via les assurances-vie) perdront moins, et les "gagnants" seront ceux qui se sont endettés, à taux fixe. Je dirai donc que c'est plus compliqué que classes modestes vs. classes moyennes. Ce seraient approximativement les ménages jeunes des classes moyennes qui gagneraient, les ménages des classes moyennes seniors et âgés qui perdraient ; pour les pauvres, locataires, l'inflation taperait un peu sur leur livret A et LEP mais ça ne serait pas énorme. Les classes aisées sauront protéger la majorité de leur patrimoine.

En France, la question est : est-ce que les minima sociaux seront désindexés ? Je crois que beaucoup d'eau coulera sous les ponts avant que ça se produise. Mais on pourra probablement gratter un peu en relevant la CSG sur leurs revenus et en augmentant la TVA.

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Guest rogermila
Evidemment, si la suppression touche ceux qui avaient déjà emprunté, ceux là se font avoir…

Ce n'est pas "SI la suppression touche ceux qui ont déjà emprunté" mais bien "la suppression touche TOUS ceux qui ont déjà emprunté".

C'est bien là où se situe le problème car on leur a vendu des credits, sur 20 ans voire plus, avec intèrêts déductibles et, maintenant, l'Etat change les règles en décrétant que la déduction sera supprimée à partir de 2011.

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Ce n'est pas "SI la suppression touche ceux qui ont déjà emprunté" mais bien "la suppression touche TOUS ceux qui ont déjà emprunté".

C'est bien là où se situe le problème car on leur a vendu des credits, sur 20 ans voire plus, avec intèrêts déductibles et, maintenant, l'Etat change les règles en décrétant que la déduction sera supprimée à partir de 2011.

NON. « Les bénéficiaires actuels continueront de bénéficier du crédit d'impôt », souligne toutefois la ministre.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/e…010-1010198.php

http://www.lefigaro.fr/impots/2010/08/04/0…dit-d-impot.php

etc.

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Guest rogermila
NON. « Les bénéficiaires actuels continueront de bénéficier du crédit d'impôt », souligne toutefois la ministre.

Ils ont du rectifier rapido, face à la fureur populaire qui n'aurait pas manqué d'exploser.

Un proche parent qui avait empruté en 2008 et qui s'inquiétait en entendant des rumeurs sur cette suppression, s'était déjà renseigné auprès de fonctionnaires travaillant aux impots, et on lui avait dit qu'une nouvelle loi de finances dès qu'elle est promulguée peut tout remettre en cause y compris les avantages fiscaux promis au cours des années précédentes.

Maintenant financièrement parlant, si les emprunteurs sur le marché immobilier des 5 dernières années continueront de beneficier du crédit d'impot, politiquement c'est un simple effet d'annonce, qui n'apporte aucune réponse immédiate au problème de la dette.

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+1, sauf pour le pouvoir d'achat des bénéficiaires de minima sociaux et des smicards, qui est indexé sur l'inflation, inflation qu'on peut dificilement trafiquer, sauf à ce que l'Insee change la prise en compte des prix immobiliers (achat/location) dans l'inflation, ce qui serait très difficile à faire pour le gouvernement.

Les PNI ont déjà une inflation très élevée ; je crois qu'ils ne pourront pas aller au-delà de +10% à +15% sans connaître des troubles internes. Ils pourront suivre en partie les occidentaux, qui eux pourront difficilement dépasser +5 à +7,5% : la période de stagflation des années 70 est encore dans les mémoires des économistes occidentaux et des banques centrales, à défaut d'être sur leurs lèvres.

Le problème central est que les titres de dette des états occidentaux sont aujourd'hui à courte échéance (beaucoup de titres à 3 ou 5 ans), donc la dette publique ne pourra pas être purgée par l'inflation. Il me semble qu'un défaut partiel sur cette dette, dans les pays laxistes à faible démographie, est inévitable (Italie, France, Grèce).

+1 … sauf que :

- C'est mal parti pour le respect de ces limites. La planche à billet a déjà trop fonctionné, l'éponge immobilière est saturée, et il faudra bien transgresser ces limites pour aboutir au rééquilibrage planétaire dont l'actuelle crise du surendêtement occidental est le signal d'appel !

- Il me semble que les minima sociaux ne sont pas juridiquement indexés sur l'inflation mais politiquement ils le sont et la seule marge de manoeuvre habituelle était leur suraccroissement (suicidaire)… et cela ne peut plus durer.

- La dette peut être pour moitié purgée par l'inflation (au prix d'un effondrement de la confiance dans les monnaies occidentales) en quelques années (une grosse demi douzaine d'années à un peu plus de 10% double les prix). La dette des pays occidentaux est exprimée en monnaies occidentales.

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On va sans doute voir l'inflation à 2 chiffres pointer son nez en UE et USA vers 2012 2013 qui va laminer l'épargne en numéraire, en assurances vie, et désendetter indirectement les pays occidentaux au prix d'un affaiblissement de la confiance en leurs monnaies. Si les PNI ne se lancent pas dans une course poursuite à la mauvaise qualité de la monnaie (et il semblerait qu'ils ne s'apprêtent pas à le faire) cela sera accompagné par une baisse du dollar et de l'euro qui va laminer le pouvoir d'achats importés des minima sociaux (assistés et des smicards les moins utiles).

Heureusement il y a le gold! :icon_up:

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+1 … sauf que :

- C'est mal parti pour le respect de ces limites. La planche à billet a déjà trop fonctionné, l'éponge immobilière est saturée, et il faudra bien transgresser ces limites pour aboutir au rééquilibrage planétaire dont l'actuelle crise du surendêtement occidental est le signal d'appel !

- Il me semble que les minima sociaux ne sont pas juridiquement indexés sur l'inflation mais politiquement ils le sont et la seule marge de manoeuvre habituelle était leur suraccroissement (suicidaire)… et cela ne peut plus durer.

- La dette peut être pour moitié purgée par l'inflation (au prix d'un effondrement de la confiance dans les monnaies occidentales) en quelques années (une grosse demi douzaine d'années à un peu plus de 10% double les prix). La dette des pays occidentaux est exprimée en monnaies occidentales.

- Sur le RSA, la loi dispose que "le montant est révisé une fois par an en fonction de l'évolution des prix à la consommation hors tabac." Dans les faits, le Gouvernement peut ruser en faisant des prévisions d'inflation sous-évaluées et en indexant la RSA dessus, puis en oubliant de rattraper le retard un an après. Dans les faits, le RMI a toujours été sur-indexé sur l'inflation, qui plus est en raison des primes de Noël et autres. Mais si on a une inflation de 8%, ce sera amha possible de ne re-valoriser que de 6%. :icon_up:

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeAr…tegorieLien=cid

- Est-ce que tu parles de la dette publique des pays ou bien de la dette de la nation (i.e. dette de l'ensemble des agents publics ou privés). De mémoire, les pays d'Europe de l'Ouest ne sont pas ou très peu endettés vis-à-vis du reste du monde (on possède des parts dans des usines en Chine, de la dettte de pays africains, et les asiatiques ont une partie de notre dette publique). La dette de la nation peut être mangée par l'inflation, mais la dette publique pas trop.

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Guest rogermila
Mais si on a une inflation de 8%, ce sera amha possible de ne re-valoriser que de 6%. :icon_up:

Non pas du tout.

Dans les années 70 avec Giscard et Barre comme Premier Ministre, les salaires étaient régulièrement revalorisés tous les semestres d'environ 4% à 5%, dans la plupart des entreprises, en fonction de l'inflation, et sans que les négociations soient très longues ni très difficiles.

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