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VitoC

L'AFP assume ouvertement ses idées politiques

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Quand on sait que 90% des dépêches ensuites publiées par les journaux français en proviennent (le reste c'est AP et AWP), ça fait un peu peur.

J'ai toujours été habitué au biais politique de l'AFP, notamment quand ils avaient fait un article élogieux sur Cuba, mais là on tombe dans le publireportage, avec lien vers le site et cie (parfaitement calculé).

PARIS - "Water makes money", documentaire dénonçant la "privatisation" de la gestion de l'eau par les multinationales à travers plusieurs exemples français, sera projeté pour la première fois jeudi dans quelque 150 cinémas et lieux associatifs en France et en Europe.

Le documentaire --des réalisateurs allemands Leslie Franke et Herdolor Lorenz-- a été financé à hauteur de 120.000 euros par "un millier de souscripteurs en France mais principalement en Allemagne" (particuliers, associations, collectivités).

Lien

Ce n'est évidemment aucunement contrebalancé par d'autres publireportages sur des films plus libéraux.

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Ce n'est évidemment aucunement contrebalancé par d'autres publireportages sur des films plus libéraux.
"Le principe était que le film ne soit pas vu avant et sorte d'un coup dans plein de villes pour empêcher tout blocage des entreprises concernées. Il y a 150 projections d'un coup, il sera difficile de l'arrêter après", explique à l'AFP Jérôme Polidor, de La mare aux canards.

Ils s'attaquent aux grandes méchantes multinationales oulalalala… paraît qu'elles engagent des tueurs, ils ont songé à embaucher des gardes du corps ?

Les réalisateurs, auteurs d'un précédent documentaire sur la gestion de l'eau en Allemagne et en Grande-Bretagne, ont filmé à Paris, Bordeaux, Grenoble ainsi qu'en Amérique du Sud avec "des exemples de retour en gestion publique".

ce documentaire que je sens ô combien objectif ne ferait-il pas partie de cette offensive que je sens poindre de la part des gauchistes, depuis entre autres le manifeste des économistes arriérés et le discours de Sarko prônant la taxe Tobin, afin de profiter de la crise pour faire empirer les choses et nous rendre vraiment misérables ?

quant à l'AFP, franchement, ça n'a pas d'importance qu'elle soit de gauche ou pas: comme les journaux qui reprennent sa désinformation sont aussi de gauche, si ce n'est pas elle qui déforme, le journal s'en charge. Mériterait d'être privatisée, comme ça, sa propagande, elle arrêterait de la faire avec nos sous. Entre les syndicats, les associations et les media, la gauche c'est décidément le royaume des subventions.

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Je connais un peu la situation pour avoir quelqu'un dans ma famille qui travaille pour un grand groupe du secteur.

La gestion publique/privé de l'eau en France n'est pas un excellent exemple de libéralisme, cela dit c'est un exemple de gestion privée hyper-réglementée et encadrée par les pouvoirs publics qui fonctionne beaucoup mieux que la nationalisation pure et simple prônée par les idiots utiles qui produisent ce genre de documentaire.

Les retours en régie publique en France sont un parfait exemple de démagogie des politiciens : on promet à la population des prix plus bas, qui sont effectivement obtenus dans un premier temps en rognant totalement sur les dépenses d'investissement nécessaires à des normes sanitaires de plus en plus draconiennes (canalisations, stations d'épuration et de retraitement). Quand les infrastructures sont bien pourries après des années de sous-investissement, les politiciens s'empressent de rendre la gestion aux odieux capitalistes qu'ils pourront blâmer plus tard d'avoir honteusement fait grimper les prix.

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C'est un exemple de marchés d'état (ou plutôt, municipal). Ca vaut mieux que l'étatisme tout court (dont la syndicratie et la paresse ont une gourmandise lentement croissante mais sans limite), mais c'est verrolé. Les groupes financiers à la tête de ça sont des mafias softs entrelacées dans les instances de la puissancepublique. Certaines loges maçoniques, pour l'eau comme pour les poubelles et quelques autres marchés, sont en partie importante composée des commanditaires et de leurs fournisseurs du coin, la réglementation est un instrument qui permet de biaiser la concurrence, et au final on a un petit nombre de groupes financiers derrière la kirielle de sociétés locales qui se sont fait rachetées à l'occasion de tel ou tel choc réglementaire ou de telle ou telle mode commerciale.

Les municipalités pour certains investissements sont sous la coupe des subventions départementales accordées aux mairies gentilles avec les prestataires amis, même si à présent elles le sont moins des prêteurs (libéralisés depuis une dizaine d'années vant c'était la CDC qui statutairement seule sur le marché, magouillait). J'ajoute par expérience que les groupes en question pratiquent l'espionnage contre leurs détracteurs ainsi que les ententes tacites sur les prix et les prestations au point d'exercer des pressions sur leurs cadres quand ceux ci sont tentés de jouer au vrai jeu de la concurrence. Un peu de démocratie directe dans la passation des marchés ou leur censure référendaire ferait le plus grand bien.

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Je connais un peu la situation pour avoir quelqu'un dans ma famille qui

travaille pour un grand groupe du secteur.

La gestion publique/privé de l'eau en France n'est pas un excellent exemple de libéralisme,

cela dit c'est un exemple de gestion privée hyper-réglementée et encadrée par les pouvoirs

publics qui fonctionne beaucoup mieux que la nationalisation pure et simple prônée

par les idiots utiles qui produisent ce genre de documentaire.

Les retours en régie publique en France sont un parfait exemple de démagogie des politiciens :

on promet à la population des prix plus bas, qui sont effectivement obtenus dans un premier temps

en rognant totalement sur les dépenses d'investissement nécessaires à des normes

sanitaires de plus en plus draconiennes (canalisations, stations d'épuration et de retraitement).

Quand les infrastructures sont bien pourries après des années de sous-investissement,

les politiciens s'empressent de rendre la gestion aux odieux capitalistes qu'ils pourront

blâmer plus tard d'avoir honteusement fait grimper les prix.

:icon_up:

Je connais également un peu le domaine et je contre signe: c'est exactement cela.

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…les ententes tacites sur les prix et les prestations au point d'exercer des pressions sur leurs cadres quand ceux ci sont tentés de jouer au vrai jeu de la concurrence. Un peu de démocratie directe dans la passation des marchés ou leur censure référendaire ferait le plus grand bien.

Ce n'est pas exactement cela. Il existe au contraire des règles très strictes au seins des grands groupes afin d'éviter au maximum les ententes au niveau local. Des contrôles inopinés sont faits et de lourdes sanctions frappent les cadres coupables d'ententes. Dans les faits ces dernières existent toujours puisque la pression sur les cadres existe mais elle concerne le CA et ces derniers redoutent par dessous tout la perte d'un marché important.

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C'est un exemple de marchés d'état (ou plutôt, municipal). Ca vaut mieux que l'étatisme tout court (dont la syndicratie et la paresse ont une gourmandise lentement croissante mais sans limite), mais c'est verrolé.

Ce fait se généralise à beaucoup de secteurs, que ce soit au niveau des municipalités ou de l'Etat, à savoir que beaucoup de privatisations menées ces dernières années ont été des trompe-l'oeil, même si cela représente une situation de loin préférable aux nationalisations/municipalisations.

Ces privatisations ont été encadrées par l'Etat ou les municipalités, qui ont consisté en la constitution de monopoles légaux semi-privés, ou bien des oligopoles soumis à des cahiers des charges très stricts et des barrières à l'entrée biaisant le marché, tout ceci sous la surveillance de commissions créées à l'occasion permettant une reconversion dorée aux anciens employés d'établissements publics, et permettant aux politocards de garder la main dessus.

Il ne faut donc pas s'étonner que tout ceci ne fonctionne pas hyper-correctement.

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J'accompagne régulièrement des collectivités dans leurs procédures de délégation de service public. D'après mon expérience, la réalité de la mise en concurrence est très variable dans le domaine de l'eau et de l'assainissement. Certains contrats seront très disputés, mais bien souvent la collectivité est réduite à une simple alternative : poursuivre avec le délégataire actuel ou reprendre en régie…

Quoi qu'il en soit, la gestion déléguée n'est pas un exemple de système libéral. Les théoriciens la qualifie d'ailleurs de "second modèle de service public", ce qui veut tout dire.

Ceci dit, je constate en général que la gestion déléguée revient moins cher à l'usager que les régies. Cet écart est masqué car les régies ignorent bon nombre de techniques comptables comme les amortissements et les provisions pour risques, nécessaires pour lisser tous les coûts d'exploitation, sous-investissent souvent dans l'entretien et le renouvellement des réseaux, et trichent presque toutes avec la règle d'équilibre financier des services publics industriels et commerciaux (en les finançant partiellement par l'impôt, et non par les redevances des usagers, ce qui permet d'afficher un prix du m3 plus bas).

De plus, le secteur de l'eau n'est pas celui dans lequel les abus liés aux délégations de service public sont les plus graves de mon point de vue. Les concessions de distribution d'énergie électrique, par exemple, sont régis par un droit dérogatoire aux autres délégations de service public (notamment en termes d'obligation de communication des comptes), et les collectivités n'ont pas vraiment le choix du concessionnaire comme vous vous en doutez…

La focalisation des mouvements de gauche contre les entreprises du secteur de l'eau est surtout liée à une imagerie puissante : l'eau, c'est la vie. Il est donc plus payant en termes de marketing politique de s'en prendre aux délégations d'eau potable qu'aux délégations en matière de transports urbains, parkings souterrains, parc des expositions, aéroports, piscines, services des ordures ménagères, de distribution du gaz ou d'électricité, de réseaux haut-débit, cimetières, restauration collective, etc.

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