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Roniberal

Lien fin de l'étalon-or/augmentation des dépenses publiques

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Est-ce que vous pourriez me fournir (ou plutôt m'indiquer) des références variées sur cette question?

Merci d'avance.

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Est-ce que vous pourriez me fournir (ou plutôt m'indiquer) des références variées sur cette question?

L'abandon de l'étalon-or a permis l'endettement illimité des États. Hormis la variation naturelle du prix des marchandises, la seule cause de l'inflation est la dette étatique non remboursée. Une dette remboursée ne génère pas d'inflation. Bien au contraire, une dette remboursée tend nécessairement à la baisse des prix. L'augmentation de la dette étatique est donc la principale cause de l'inflation. L'État a inventé des montages financiers frauduleux, mais légaux, pour ne pas rembourser la dette.

L'État est donc contraint à abandonner l'étalon-or lorsqu'il ne rembourse plus ses dettes, ou lorsqu'il les augmente.

Moi aussi, je suis intéressé par des références de liens entre l'abandon de l'étalon-or et l'augmentation des dettes étatiques.

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L'abandon de l'étalon-or a permis l'endettement illimité des États. Hormis la variation naturelle du prix des marchandises, la seule cause de l'inflation est la dette étatique non remboursée. Une dette remboursée ne génère pas d'inflation. Bien au contraire, une dette remboursée tend nécessairement à la baisse des prix. L'augmentation de la dette étatique est donc la principale cause de l'inflation. L'État a inventé des montages financiers frauduleux, mais légaux, pour ne pas rembourser la dette.

L'État est donc contraint à abandonner l'étalon-or lorsqu'il ne rembourse plus ses dettes, ou lorsqu'il les augmente.

Moi aussi, je suis intéressé par des références de liens entre l'abandon de l'étalon-or et l'augmentation des dettes étatiques.

Ah oui, merci mais je connais déjà bien le mécanisme (et les principaux ouvrages traitant de la question) mais je veux désormais des références complètes sur ce sujet.

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Je ne vois pas trop quel lien fin peut être mesuré. La fin de l'étalon-or est un moment précis (la PGM) qui coincide avec une explosion des dépenses publiques (le guerre).

Dès le jour de la mobilisation, les directeurs des succursales de la Banque de France décachètent le pli secret qui leur a été adressé : « Vous cesserez immédiatement toute remise d’or ». La loi du 5 août 1914 consacre cette mesure, le franc n’est plus qu’une monnaie de papier (cours forcé). Même décision en Allemagne où le mark devient inconvertible par la loi du 4 août. Le Royaume-Uni sauve les principes mais la convertibilité n’est que de façade. Caractéristique essentielle du nouveau siècle, la monnaie n’est plus une unité de mesure commune mais une arme aux mains de l’Etat. Le système de l’étalon de change-or n’est pas mis en place à la Conférence de Gênes de 1922 mais il commence probablement dès 1913-1914 avec l’augmentation considérable du volume de prêt dans le monde financé par une augmentation des encours de sterlings, de francs et de marks.

Essentiellement tiré de Sédillot René, Histoire de l’Or, Fayard, Paris, 1972 qui est un excellent ouvrage.

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Je ne vois pas trop quel lien fin peut être mesuré. La fin de l'étalon-or est un moment précis (la PGM) qui coincide avec une explosion des dépenses publiques (le guerre).

L.'inflation peut être mesurée. La dette étatique peut, elle aussi, être mesurée. L'augmentation de la dette publique peut, elle aussi, être mesurée. L'analyse de ces mesures conduiraient sans doute à illustrer que l'augmentation de la dette étatique produit de l'inflation.

Inversement, on observerait que l'absence d'augmentation de la dette étatique ne conduit à aucune augmentation de l'inflation.

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L.'inflation peut être mesurée. La dette étatique peut, elle aussi, être mesurée. L'augmentation de la dette publique peut, elle aussi, être mesurée. L'analyse de ces mesures conduiraient sans doute à illustrer que l'augmentation de la dette étatique produit de l'inflation.

Eventuellement mais ce n'est plus le lien fin de l'étalon-or/inflation !

L'augmentation de la dette publique ne produit pas mécaniquement de l'inflation. En 1871, lEtat français émet pour 5 milliards de dette (25 % du PIB) sur le marché pour indemniser la Prusse: pas d'inflation.

Le lien entre augmentation de la dette pub et inflation est indirect. Il existe quand la dette pub est financée par de la création monétaire. Concrètement quand la banque de France accepte de réescompter des papiers émis par le Trésor ou simplement d'augmenter les avances/découvert accordés au Trésor.

Sur l'impact de l'étalon-or, il y a une abondante littérature qui teste notamment l'impact de l'étalon-or sur le coût d'accès à la dette. Notamment celle de Flandreau genre http://elsa.berkeley.edu/users/webfac/olne…1-flandreau.pdf.

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L'augmentation de la dette publique ne produit pas mécaniquement de l'inflation. En 1871, lEtat français émet pour 5 milliards de dette (25 % du PIB) sur le marché pour indemniser la Prusse: pas d'inflation.

Oui. Et c'est bien logique. L'emprunteur, ici l’État français, n'achetait pas sur le marché français. L'or allait en Prusse. Il n'y eut donc aucune demande supplémentaire sur le marché français. Les prix proviennent de l'offre et de la demande. Si l'offre est restée alors stable, il est donc logique qu'il n'y ait eu aucune inflation sur le marché français. Cette dette de l’État français n'a donc engendré aucune inflation en France.

L’État de Prusse n'a pas dépensé l'or versé par l’État français. L’État de Prusse a utilisé cet or pour augmenter les réserves en or de leur monnaie nationale.

Le lien entre augmentation de la dette pub et inflation est indirect.

Je soutiens que la dette étatique est la cause directe de l'inflation et que c'est la seule cause de l'inflation. Du moins son augmentation. Une analyse statistique et historique pourrait l'illustrer. Le raisonnement logique est plus convaincant. Mais, il est nécessaire d'émettre préalablement quelques hypothèses de bon sens pour limiter la portée de cette loi économique. Ainsi, une dette de guerre de 5 milliards, payés à la Prusse n'a induit logiquement aucune inflation en France.

Il existe quand la dette pub est financée par de la création monétaire.

La création monétaire n'induit, a priori, aucune inflation. La création monétaire signifie un prêt à un emprunteur. Cet emprunteur induit une demande. Et cette demande induit une hausse des prix. Une hausse des prix n'est pas l'inflation. L'inflation est une hausse durable des prix. C'est différent.

L'emprunteur crée des services, des marchandises et augmente ainsi l'offre. L'offre créée par cet emprunteur est toujours supérieure à sa demande initiale. Il s'en déduit nécessairement une baisse des prix. Du moins après le remboursement de l'emprunt par l'emprunteur. Le cycle d'un emprunt contribue à l'accélération de la baisse des prix moyens.

Non seulement, la création monétaire n'induit pas d'inflation, mais encore, elle participe à la baisse des prix. L'emprunt non remboursé ne crée aucune offre et donc participe durablement à la hausse des prix. Le prêt privé, non remboursé, est une perte de capital de la banque, et qui n'induit pas d'inflation. D'une certaine manière, cette perte en capital de la banque crée une offre qui compense l'absence d'offre de l'emprunteur défaillant.

Seul l’État se permet de ne pas rembourser ses dettes en les titrisant frauduleusement, mais légalement, en "bon du Trésor". Donc seul l’État génère de l'inflation.

Concrètement quand la banque de France accepte de réescompter des papiers émis par le Trésor ou simplement d'augmenter les avances/découvert accordés au Trésor.

Oui. La raison de cette inflation ne provient pas de la création monétaire, mais d'un prêt à l’État.

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Oui. Et c'est bien logique. L'emprunteur, ici l’État français, n'achetait pas sur le marché français. L'or allait en Prusse. Il n'y eut donc aucune demande supplémentaire sur le marché français. Les prix proviennent de l'offre et de la demande. Si l'offre est restée alors stable, il est donc logique qu'il n'y ait eu aucune inflation sur le marché français. Cette dette de l’État français n'a donc engendré aucune inflation en France.

L’État de Prusse n'a pas dépensé l'or versé par l’État français. L’État de Prusse a utilisé cet or pour augmenter les réserves en or de leur monnaie nationale.

Je soutiens que la dette étatique est la cause directe de l'inflation et que c'est la seule cause de l'inflation. Du moins son augmentation. Une analyse statistique et historique pourrait l'illustrer. Le raisonnement logique est plus convaincant. Mais, il est nécessaire d'émettre préalablement quelques hypothèses de bon sens pour limiter la portée de cette loi économique. Ainsi, une dette de guerre de 5 milliards, payés à la Prusse n'a induit logiquement aucune inflation en France.

La création monétaire n'induit, a priori, aucune inflation. La création monétaire signifie un prêt à un emprunteur. Cet emprunteur induit une demande. Et cette demande induit une hausse des prix. Une hausse des prix n'est pas l'inflation. L'inflation est une hausse durable des prix. C'est différent.

L'emprunteur crée des services, des marchandises et augmente ainsi l'offre. L'offre créée par cet emprunteur est toujours supérieure à sa demande initiale. Il s'en déduit nécessairement une baisse des prix. Du moins après le remboursement de l'emprunt par l'emprunteur. Le cycle d'un emprunt contribue à l'accélération de la baisse des prix moyens.

Non seulement, la création monétaire n'induit pas d'inflation, mais encore, elle participe à la baisse des prix. L'emprunt non remboursé ne crée aucune offre et donc participe durablement à la hausse des prix. Le prêt privé, non remboursé, est une perte de capital de la banque, et qui n'induit pas d'inflation. D'une certaine manière, cette perte en capital de la banque crée une offre qui compense l'absence d'offre de l'emprunteur défaillant.

Seul l’État se permet de ne pas rembourser ses dettes en les titrisant frauduleusement, mais légalement, en "bon du Trésor". Donc seul l’État génère de l'inflation.

Oui. La raison de cette inflation ne provient pas de la création monétaire, mais d'un prêt à l’État.

Et si on créé durablement de nouveaux prêts (en net, càd le solde des anciens arrivants à échéance et de la création de nouveaux est positif), selon votre théorie, cela n'impacterait-il pas durablement les prix à la hausse ?

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Guest jabial

Entre parenthèses, l'époque de la monnaie-or n'a pas toujours été le paradis perdu décrit par certains autrichiens. Notamment, il y a eu une inflation de l'or disponible à l'époque de la découverte des gisements d'Australie, sans parler des célèbres "ruées vers l'or". Finalement, si on cherche une époque dans l'histoire de l'humanité où il n'y a pas eu d'inflation… j'attends toujours d'en trouver une.

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L’État de Prusse n'a pas dépensé l'or versé par l’État français. L’État de Prusse a utilisé cet or pour augmenter les réserves en or de leur monnaie nationale.

Cet afflux d'or en Allemagne (l'indemnité a notamment servi à rembourser les dettes des différents états allemands) a provoqué une stimulus économique artiiciel, une baisse des taux, une forte inflation, la création d'une série d'entreprise….jusqu'à ce que tout s'écroule en 1873 peu après lafin des versmeents français.

Au cours de cette crise, qui épargne la France, Bismarck aurait dit qu'il souhaitait perdre la prochaine guerre comme la france avait perdu ladernière.

Je soutiens que la dette étatique est la cause directe de l'inflation et que c'est la seule cause de l'inflation.

Encore une fois, une dette publique financée par de la véritable épargne n'est pas source d'inflation.

Une dette publique financée par la BC (grâce à de la création monétaire) provoque à terme de l'inflation car il y a de la monnaie supplémentaire sans création de richesse nouvelle.

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Entre parenthèses, l'époque de la monnaie-or n'a pas toujours été le paradis perdu décrit par certains autrichiens. Notamment, il y a eu une inflation de l'or disponible à l'époque de la découverte des gisements d'Australie, sans parler des célèbres "ruées vers l'or". Finalement, si on cherche une époque dans l'histoire de l'humanité où il n'y a pas eu d'inflation… j'attends toujours d'en trouver une.

Effectivement, au XIXème, les prix mais aussi l'activité en général est nettement affectée par les nouveaux gisements d'or. (mais pas seulement, en 1910, l'inflation est au-dessus de 10 % sans explication flagrante.)

Pour illustrer l'instabilité que peut générer une monnaie-or, l'exemple de la Californie est grandiose:

De 1851à 1855, la production locale déclarée atteint 80 tonnes par an (94 en 1853). En neuf ans, elle représente 752 tonnes, soit presque autant qu'on en a extrait dEspagne, premier producteir de l’Empire romain ou que le Brésil durant tout le XVIIIème siècle. Par ailleurs, la production australienne explose aussi en 1851.

On estime qu'entre 1848 et 1856, ces deux pays expédient en Europe l'équivalent de 4 milliards de francs (qui sont des francs supplémentaires sans contrepartie réelles).

On imagine les conséquences. L'activité économique est boostée jusqu'au krach de 1857.

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Et si on créé durablement de nouveaux prêts (en net, càd le solde des anciens arrivants à échéance et de la création de nouveaux est positif), selon votre théorie, cela n'impacterait-il pas durablement les prix à la hausse ?

Les prix ne dépendent que de l'offre et de la demande. Ma théorie du cycle d'un emprunt raisonne schématiquement sur le graphique de l'offre et de la demande.

Les prix ne varient pas lorsqu'un prêt non remboursé continue à ne pas être remboursé. En effet, cette absence de remboursement ne fait pas varier l'offre et ne fait pas varier la demande. Donc, les prix ne varient pas du fait de ce non remboursement.

Lorsque un nouveau prêt remplace un prêt parvenu à échéance, il n'y a pas de différence avec le cas précédent en ce qui concerne l'offre et la demande. Il en résulte que les prix ne varient pas non plus à cette occasion.

Vous parlez d'un solde positif, c'est à dire un nouveau prêt supérieur à l'ancien prêt. Ce cas est ici équivalent à la continuation d'un prêt non remboursé suivi d'un nouveau prêt. Si ce nouveau prêt conduit à un achat, il induira une hausse des prix à ce moment là.

Lorsque cet emprunt est remboursé, il induira une baisse des prix supérieure. Tant que cet emprunt n'est pas remboursé, il induit une demande non satisfaite, c'est à dire une hausse des prix. Cette hausse des prix dure tant que l'emprunteur n'a pas produit de richesses pour rembourser son emprunt. La durée de cette hausse des prix dépend du bien, dépend de la marchandise. La hausse des prix de certains biens persiste jusqu’à ce que l'offre existe.

La hausse durable des prix provient de la demande non satisfaite des biens dont la demande persiste dans la durée.

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Encore une fois, une dette publique financée par de la véritable épargne n'est pas source d'inflation.

Oui. Mais une dette privée remboursée n'induit pas d'inflation non plus. Elle produit une courte hausse des prix, laquelle cesse au moment du remboursement. Ou plus exactement au moment où l'emprunteur produit des richesses vendables sur un marché.

Une dette publique financée par la BC (grâce à de la création monétaire) provoque à terme de l'inflation car il y a de la monnaie supplémentaire sans création de richesse nouvelle.

Oui. mais je l'exprime autrement. Il est, a mon avis, nécessaire, d'expliquer l'inflation en passant par le mécanisme de l'offre et de la demande. Si vous exprimez votre idée par l'offre et la demande, vous verrez qu'elle s'exprime comme ma théorie sur le cycle d'un emprunt.

L'originalité de ma théorie du cycle d'un emprunt est dans son expression micro-économique réduite à un seul emprunteur. Mais l'idée de base est identique à la vôtre. L'inflation provient de l'absence de production de richesse par l'emprunteur.

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Entre parenthèses, l'époque de la monnaie-or n'a pas toujours été le paradis perdu décrit par certains autrichiens. Notamment, il y a eu une inflation de l'or disponible à l'époque de la découverte des gisements d'Australie, sans parler des célèbres "ruées vers l'or". Finalement, si on cherche une époque dans l'histoire de l'humanité où il n'y a pas eu d'inflation… j'attends toujours d'en trouver une.

L'or n'est pas un parfait valorimètre de monnaie. Ce valorimètre, cet étalon de mesure de la valeur des choses, a beaucoup de défauts.

Une commodity peut être un bon valorimètre de monnaie. La commodity a alors deux demandes, une demande industrielle et une demande monétaire. La demande monétaire de cette commodity devrait rester inférieure à un certain seuil. Ce seuil est très inférieur à la demande industrielle de cette commodity. Ce seuil est probablement autour de 5%. Ainsi, la demande de nature monétaire est faible devant la demande industrielle. La demande monétaire influe alors peu sur la valeur "industrielle" de la commodity.

Plus l'activité économique croit, plus elle a besoin de monnaie. Les producteurs de cette commodity en produisent alors davantage. Et la proportion de la demande monétaire devient trop importante devant la demande industrielle.

C'est la valeur de la commodity stockée pour l'usage monétaire qui compte. C'est ainsi la valeur du stock qui importe et non pas la nature de la commodity. Le choix de la commodity est, de ce point de vue, indifférent.

Un autre critère de choix d'une commodity comme monnaie est une faible volatilité de la commodity. Grâce aux produits future et grâce aux spéculateurs, la valeur de toute commodity peut être rendue stable.

Un panier de plusieurs commodities peut sembler être un meilleur valorimètre de monnaie. Quand bien même, un tel panier serait bon à un moment, il apparaitra qu'un autre panier aurait été plus pertinent qq années plus tard.

Le choix d'un bon valorimètre de monnaie est un casse-tête sans bonne solution durable.

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Possible retour à un système monétaire basé sur l’or

Dans une tribune publiée dans le Financial Times, le patron de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, souhaite que l'or joue un rôle stabilisateur dans les changes.

Retour aux sources. À quelques jours du sommet du G20, le patron de la Banque Mondiale prône la mise en place d'un système monétaire international basé sur l'étalon or.

Face à l'insoluble guerre des monnaies, Robert Zoellick, évoque, dans une tribune publiée dans le Financial Times , la nécessité de remplacer l'actuel “Bretton Woods II”, le système de change flottant qui prévaut depuis la fin des accords de Bretton Woods en 1971. L'ancien membre du secrétariat au Trésor américain plaide en faveur de l'instauration «d'un système international en mesure d'impliquer à la fois le dollar, l'euro, le yen, la livre sterling et le renminbi (monnaie chinoise, NDLR)». Il ajoute que ce système «doit également envisager de se baser sur l'or en qualité de point de référence international pour évaluer les attentes des marchés sur l'inflation, la déflation, et la valeur future des monnaies».

Les déclarations de l'économiste interviennent au moment où le système monétaire actuel est sous le feu des critiques. Ce dernier ayant permis notamment à la Chine d'affaiblir artificiellement sa monnaie, estiment les États-Unis et d'autres pays. D'ailleurs, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a encore appelé ce week-end les économies émergentes à rééquilibrer leur croissance et assouplir leur politique de change.

Mais la Banque centrale américaine a également été vivement critiquée ces derniers jours pour une nouvelle injection massive de dollars sur les marchés, dénoncée comme une source de déséquilibres majeurs. Ce geste a notamment participé à affaiblir le dollar face aux autres monnaies. Le président américain Barack Obama est monté au créneau ce lundi pour défendre la politique de la Fed de stimulation de l'économie américaine. «Le mandat de la Fed, mon mandat est de développer notre économie. Ce n'est pas seulement bon pour les Etats-Unis, c'est bon pour le monde entier», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à New Delhi.

L'or à des niveaux record

L'intervention de la Fed a également déclenché une nouvelle hausse de l'once d'or qui s'est hissée ces derniers jours à des niveaux record, à plus de 1393,55 dollars l'once. Le patron de la Banque Mondiale indique d'ailleurs que «bien que les manuels puissent considérer l'or comme une vieille monnaie, les marchés utilisent l'or comme un actif monétaire alternatif aujourd'hui».

Reste à savoir si l'expert sera écouté. La France qui préside le G20 qui se tiendra jeudi et vendredi à Séoul s'est fixée comme objectif de réformer le système monétaire international. L'Elysée dit avoir déjà obtenu le soutien de la Chine.

http://www.surlering.com/article/article.p…-basa-sur-la-or

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