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Inflation ou déflation à court terme

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fin juin 2008, le prix d'un rouleau de papier toilette vendu à la sauvette coûte 10 milliards de $ Zim. Cet objet à trois fois moins de feuilles que le nombre de billets de 10 millions qu'il faut pour le payer

http://www.nithart.com/hyperinf.htm

Si ça c'est pas une preuve que la théorie quantitative de la monnaie est juste. :rolleyes:

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Pour ma part je penche pour un pression deflationiste forte pour les raisons suivantes :

- La fixation des prix est le résultat de la rencontre de l'offre et de la demande sur un marché. L'offreur vend un bien ou service contre de la monnaie. Le demandeur recoit le bien ou service contre de la monnaie. Toute la problématique est de savoir quelle est la structure de l'argent disponible de celui qui va payer le prix. Cette structure est composée principalement de crédits et de cash. Dans les pays occidentaux, c'est le crédit qui représente la masse la plus importante de cet argent disponible. Or, depuis le début de la crise, cette masse de crédits a tendance à se réduire, ce qui réduit donc la quantité d'argent disponible sur ce marché. Deux conséquences, l'offreur va vendre ses biens et services sur un autre marché s'il le peut, ou bien l'offreur baisse son prix de vente pour pouvoir vendre ses produits.

- La masse de liquidités injectée par les banques centrales ne sert qu'a solutionner la problématique du refinancement des Etats. Les Etats s'endettent sur diverses maturités plus ou moins longues, et principalement en amortissement in fine, ce qui les obligent à se refinancer à la fin de leur emprunt, puisqu'ils ne dispose pas des fonds nécessaires à ce remboursement final. Or, les prêteurs prettent de moins en moins aux Etats, pour des raisons diverses. Ne disposant pas des fonds necessaires à son refinancement, l'Etat risque un défaut, puisque c'est le nouveau prêt qui devrait rembourser le premier. Un défaut etant evidemment du plus mauvais effet, les banques centrales prennent le relais, en pretant des fonds aux banques pour que celles-ci refinancent les Etats (BCE), ou bien en intervenant directement pour financer les Etats (Fed). La masse de liquidités injectée par les banques centrales est donc sans incidence sur le mecanisme de fixation des prix.

- La croissance est aux abonnés absents dans les pays occidentaux, la recession prend de plus en plus le relais. L'appareil productif est donc en sucapacité, ce qui implique soit de le détruire, soit de le délocaliser. Il y a donc bien destruction de valeur, et par voie de conséquence emergence de pressions déflationiste.

Vous l'aurez compris, je me situe ici essentiellement sur le marché occidental.

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La fixation des prix entraine également (dans le cas ou c'est une fixation a la baisse) une baisse de revenus, voire une perte sèche. Derrière ce sont des points de vente qui ferment, donc moins d'offre. Si tu laisses des prix fixes trop longtemps, tu peux très bien avoir de l'hyperinflation une fois que le système est intenable. Imagine que tu fixes le prix du kilo de boeuf. De 20, tu dis qu'il est a 16. Derrière, tous les producteurs de viande sont ruinés (Cf le Chili d'Allende, l'Argentine encore aujourd'hui, etc.). Plus d'offre, pour la meme demande.

Meme raisonnement pour les QE, LTRO. Des montagnes de cash sont dans les coffres de la BCE. Le jour ou les banques vont se remettre a faire du business entre elles, tout ce cash va sortir et inonder le marché. Hyperinflation.

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La fixation des prix entraine également (dans le cas ou c'est une fixation a la baisse) une baisse de revenus, voire une perte sèche. Derrière ce sont des points de vente qui ferment, donc moins d'offre. Si tu laisses des prix fixes trop longtemps, tu peux très bien avoir de l'hyperinflation une fois que le système est intenable. Imagine que tu fixes le prix du kilo de boeuf. De 20, tu dis qu'il est a 16. Derrière, tous les producteurs de viande sont ruinés (Cf le Chili d'Allende, l'Argentine encore aujourd'hui, etc.). Plus d'offre, pour la meme demande.

Meme raisonnement pour les QE, LTRO. Des montagnes de cash sont dans les coffres de la BCE. Le jour ou les banques vont se remettre a faire du business entre elles, tout ce cash va sortir et inonder le marché. Hyperinflation.

Dans mon scénario déflationniste, je ne tiens pas compte d'une fixation arbitraire des prix à la baisse. Je crois plutôt que le système se régulera par la déflation naturelle.

Pour les banques centrales, en particulier BCE, ce n'est pas des montagnes de cash qui sont dans ces coffres, ce sont des montagnes de créances (contreparties banques commerciales et Etats). Le seul cash qu'elle a en dépôt, c'est le cash qu'elle a prêté aux banques commerciales et qui le placent à la BCE pour des raisons de sécurité, en attendant de le prêter aux Etats. Malheureusement, dans le cas du LTRO, ces banques devront rembourser la BCE dans 3 ans. Elle vont devoir trouver globalement 1000 milliards €. Elle ne les trouveront pas et donc la BCE va devoir les refinancer. En somme, l'argent crée ne sert qu'à combler des trous existants. Pas d'inflation donc.

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Et voilà une réponse à la question lancinante : inflation / déflation / félation ? Ce sont des économistes autrichiens qui répondent ici.

http://mises.org/doc...eflation-Debate

Je vais en faire la lecture et l'analyse bientôt pour mon blog, tiens !

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Et voilà une réponse à la question lancinante : inflation / déflation / félation ? Ce sont des économistes autrichiens qui répondent ici.

http://mises.org/doc...eflation-Debate

Je vais en faire la lecture et l'analyse bientôt pour mon blog, tiens !

Ce papier a déjà été évoqué en page 3 : http://www.liberaux.org/topic/46815-inflation-ou-deflation-a-court-terme/page__st__40#entry699098

Je pense que c'est un must-read sur le sujet, c'est assez court et bien argumenté. L'auteur est déflationniste.

Au passage je suis assez fier de mes prédictions précédentes :)

je ne crois pas que le dollar va décrocher dans quelques mois (je pense au contraire qu'il va monter) ou que le cycle inflationniste a commencé. Les taux des obligations sont actuellement très bas et l'augmentation du prix des matières premières ressemble plus à une bulle spéculative comme en 2008.

L'euro était au plus haut à 1.48$ et l'indice CRB des matières premières s'effondrait 2 mois plus tard. Aujourd'hui il est toujours 20% plus bas.

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Ce papier a déjà été évoqué en page 3 : http://www.liberaux...._40#entry699098

Je pense que c'est un must-read sur le sujet, c'est assez court et bien argumenté. L'auteur est déflationniste.

Eh bien je ne l'avais pas vu :)

Au passage je suis assez fier de mes prédictions précédentes smile.gif

L'euro était au plus haut à 1.48$ et l'indice CRB des matières premières s'effondrait 2 mois plus tard. Aujourd'hui il est toujours 20% plus bas.

Et quelles sont donc tes prédictions pour les prochains mois ?

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Dépenses -> déficits -> crédits -> monétisation (par le rachat de crédits des banques centrales).

C'est dans cet ordre que ça fonctionne, non ? Alors que les crédits rachetés par les banques centrales s'empilent sur leur bilan, on n'a pas besoin d'attendre une quelconque augmentation de la 'vélocité' (c'est le terme?) de la monnaie.

A la base, ça a déjà été dépensé : en bombes, en carburant, en subventions, en salaires de fonctionnaires et de prestataires privés, en ronds-points, etc..

Les conséquences de l'inflation sont déjà là : cigarettes, essence, nourriture, alcool, factures d'énergie, et c'est loin d'être du 3% par an…

Où est-ce que j'ai tort?

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Et quelles sont donc tes prédictions pour les prochains mois ?

Je dirais un peu les mêmes :)

Actuellement la confiance dans les banques centrales est très élevée, elles sont quasiment all-in. On va se rendre compte petit à petit que ça ne règle rien. Avec en plus le ralentissement chinois qui devient de plus en plus évident.

Donc à moyen terme, je pense qu'on est à un plus haut (ou alors plus très loin) sur les actions et qu'on est déjà en marché baissier sur les matières premières. Pour l'euro et l'or, ça me parait moins clair. Plutôt baissier sur l'euro et haussier sur l'or (mais je ne suis pas sûr que l'or monte beaucoup en dollar).

My 2 cents.

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Probablement après la WWIII. Patience. Notre tour de bull ride viendra.

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Je dirais un peu les mêmes smile.gif

Actuellement la confiance dans les banques centrales est très élevée, elles sont quasiment all-in. On va se rendre compte petit à petit que ça ne règle rien. Avec en plus le ralentissement chinois qui devient de plus en plus évident.

Donc à moyen terme, je pense qu'on est à un plus haut (ou alors plus très loin) sur les actions et qu'on est déjà en marché baissier sur les matières premières. Pour l'euro et l'or, ça me parait moins clair. Plutôt baissier sur l'euro et haussier sur l'or (mais je ne suis pas sûr que l'or monte beaucoup en dollar).

My 2 cents.

Globalement d'accord, reste à mettre des durée sur "court" et "moyen" terme. Si court < 3 mois et moyen = 3 à 6 mois, ça me va. Tant que les banques centrales seront "crédibles" auprès du public, la petite déflation continuera.

Mais dès que ce ne sera plus le cas, …

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Pour les actions, c'est difficile d'aller plus haut, le S&P a été tracté jusqu'au plus haut de 2008. Avec des volumes d'il y a 15 ans.

Le pire, c'est que derriere, si ca s'ecroule de nouveau, est-ce qu'on a un interet a racheter au plus bas? Si on mange de l'inflation… Ca sera toujours mieux que rien, mais plus personne ne sera sur les marchés pour mettre du capital. Quoique derriere, ca peut provoquer un effondrement obligataire, puisque les gens vont chercher la rentabilité dans les actions.

Un crach boursier, suivi d'un crach obligataire.

Brought to you by Benny B.

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Pour le résumé inflation / déflation, c'est ici : http://h16free.com/2012/09/26/17399-pourquoi-la-deflation-est-bien-plus-probable-que-linflation

Pour les actions, c'est difficile d'aller plus haut, le S&P a été tracté jusqu'au plus haut de 2008. Avec des volumes d'il y a 15 ans.

Le pire, c'est que derriere, si ca s'ecroule de nouveau, est-ce qu'on a un interet a racheter au plus bas? Si on mange de l'inflation… Ca sera toujours mieux que rien, mais plus personne ne sera sur les marchés pour mettre du capital. Quoique derriere, ca peut provoquer un effondrement obligataire, puisque les gens vont chercher la rentabilité dans les actions.

Un crach boursier, suivi d'un crach obligataire.

Brought to you by Benny B.

A mon avis, on va avoir droit à une déflation plus ou moins longue (je dirai quelques années) avec :

- effondrement immobilier

- chute modérée des bourses

- paradoxalement, je pense que l'or va conserver son niveau pour la simple et bonne raison que les gens vont constater que les prix, les salaires baissent, mais la monnaie papier n'inspirera pas plus confiance.

- ensuite, inflation.

Pour la bourse, investir sur du long / très long terme, en obligation plus probablement, d'entreprises solides ayant un core-business sain (énergies, technologies de l'info & communication, robotique). Fuir les renouvelables, les trucs où les états s'investissent. C'est mon sentiment, il n'engage que moi et est susceptible d'être modifié sans préavis si Flamby loue un cerveau par hasard.

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Fuir les renouvelables

C'est quand même un secteur assez divers, mais il vaut mieux s'y connaître quoi.

Par exemple j'aurai plus confiance en la biomasse que l'éolien.

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Pour la bourse, investir sur du long / très long terme, en obligation plus probablement, d'entreprises solides ayant un core-business sain (énergies, technologies de l'info & communication, robotique). Fuir les renouvelables, les trucs où les états s'investissent. C'est mon sentiment, il n'engage que moi et est susceptible d'être modifié sans préavis si Flamby loue un cerveau par hasard.

Et diversifier géographiquement ses investissements. Les entreprises produisant des produits de base comme P&G ou Philip Morris peuvent aussi être intéressantes.

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L'avis d'un gars de la Fed:

Fed Prez Spills the Beans on the Excess Reserve Inflation Time Bomb:

http://www.economicp...-on-excess.html

C'est exact.

La question c'est "que se passe-t-il avant ça" ? Et là je dis "déflation au pire, stagflation au mieux".

Reste donc : quand passe-t-on de la situation courante à celle décrite (inflation) ?

Là, celui qui sait dire quand peut gagner très très très gros.

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Surement une continuitee de la tendance en place depuis le debut de l'annee

deflation / stagflation et des sauts inflationaires de temps en temps (commodities?)

SPX : ouch OUCH aie aie …normallement support ici (spy $143-ish) , qui se trouve etre le fibo 76.4% du rally du mois de juin ..volume a surveiller

sinon , retour a $135 ..au pire $127-ish de cet ete..

Ca risque de pas etre joli a voir , on devrais avoir un peu de calme (un peu oversold la , si ca veux encore dire quelque chose) Pas un seul secteur vert Ajd.

Je me doutais que la pillule du QEIII allais pas faire effet tres longtemps…Donc bien fait de relancer les hedges , cash et 20years depuis le debut de la semaine

Un bel exemple de risk off / deflation / fuck you Ben.

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Je vais également me lancer dans le jeu de la prédiction:

En raison des difficultés de financement via le secteur bancaire, je crois en un retour à moyen terme (~1an) aux financements parallèles : produits de titrisation sur créances commerciales, fort recours aux émissions obligataires pour les small/mid cap etc.

Une fois la machine économique relancée, on assiste à un retour du financement de l'économie via le secteur bancaire, ce qui entraine une injection massive des réserves excédentaires dans l'économie réelle. La croissance compense un faible temps cette forte inflation mais la structure étant trop fragile, on observe une rechute et là c'est l'hyperinflation….

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Ce qui donne un truc dans les 2 à 3 ans. Réjouissant.

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Maintenant, mon petit doigt me dit que les Etats/Banques n'ont pas interet a un redemarrage economique, une stagflation serait ideale. Mais je doute de la talents, ce qui me fait conclure à une recession deflationniste de longue durée, donc à la japonaise (pour faire original) mais en plus corsée.

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Déflation à court terme , moyen terme et long terme sur le modèle Japonais.

Faudrait comparer l'actif de la BoJ avec celui de la BCE aussi. Clairement, de l'euro adossé à de la créance grecque cela ne m’envoie pas du rêve.

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Normalement il s'agit d'une contraction de la masse monétaire.

Je n'y crois pas trop. Je vois une nette baisse du pouvoir d'achat de l'euro en raison de la dégradation de l'actif de la BCE et de l'injection des réserves excédentaires dans l’économie.

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Qu'appellent vous tous déflation? Les prix n'arrêtent pas d'augmenter…

Mhh non pas sur tout. Sur l'immo, les prix baissent (et vont continuer à le faire de façon très sensible). Sur les voitures, les prix baissent ou la prestation augmente à prix constant. Sur l'informatique, le hitech, les prix baissent ET la qualité ou les fonctionnalités augmentent. Bref, dire "les prix montent", sans spécifier sur quoi …

Actuellement, les matières premières, les biens de première nécessité voient leurs prix monter. Comme par hasard, le peg à l'or montre que c'est plus lié à l'affaiblissement de la monnaie. On a donc d'un côté une déflation sur les biens de luxe ou qui peuvent être remis à plus tard (immo, auto, secondaire) et une inflation sur les mat. premières.

Normalement il s'agit d'une contraction de la masse monétaire.

Pas seulement. Il ya, de mémoire, deux ou trois types de déflation.

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