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Aurel

31 mars : Agnès Verdier présente "Les fonctionnaires ennemis de l'Etat"

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Nous vous invitons à venir assister à la conférence d'Agnès Verdier sur le thème de son livre :

"Les fonctionnaires ennemis de l'Etat. Le grand sabotage." chez Albin Michel

La conférence débat se tiendra au café de Flore jeudi 31 mars à 19h30

172 boulevard Saint-Germain - 75006 Paris

Nombre de places limité, merci de confirmer par mail à info@p-l-d.fr

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Sujet

Le lobby le plus puissant de France ? Ni le patronat ni les agriculteurs, mais des hommes censés servir l’intérêt général, coalisés autour de leur seule rente de situation. Cinq millions de fonctionnaires bien organisés qui, année après année, ont conquis de nouveaux avantages, avant de paralyser tous les gouvernements ou presque.

Sous l’éclairage violent de la crise, des tabous sont en train de tomber. Les prochaines échéances électorales seront l’occasion de poser la question de la pertinence des invraisemblables inégalités de statuts entre secteur public et secteur privé. Si l’on veut que la France retrouve une marge de manœuvre dans la crise, ce lobby sûr de lui devra être contenu.

Propositions de l'auteur :

  1. La première proposition consiste à doter enfin les fonctionnaires qui ne sont pas dans la justice, la défense, la police… d’un contrat de travail (de droit privé).
  2. La seconde proposition est que tout agent public qui veut entrer en politique, dans un cabinet ministériel, ou travailler dans une entreprise publique ou privée, démissionne.
  3. La troisième serait de sevrer les syndicats français de leur trop grande addiction à la manne publique. Addiction qui n’est pas saine pour notre système.

A court terme évidemment, comme le propose d’ailleurs la Cour des comptes, il faut geler les salaires de agents publics et trouver un moyen de juguler les embauches de manière plus efficace, notamment dans les collectivités locales.

Mais, pour tout cela, il faudra surmonter bien des tabous…

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Propositions de l'auteur :

  1. La première proposition consiste à doter enfin les fonctionnaires qui ne sont pas dans la justice, la défense, la police… d’un contrat de travail (de droit privé).
  2. La seconde proposition est que tout agent public qui veut entrer en politique, dans un cabinet ministériel, ou travailler dans une entreprise publique ou privée, démissionne.
  3. La troisième serait de sevrer les syndicats français de leur trop grande addiction à la manne publique. Addiction qui n’est pas saine pour notre système.

A court terme évidemment, comme le propose d’ailleurs la Cour des comptes, il faut geler les salaires de agents publics et trouver un moyen de juguler les embauches de manière plus efficace, notamment dans les collectivités locales.

Mais, pour tout cela, il faudra surmonter bien des tabous…

Je serais pour supprimer d'un coup d'un seul le statut de fonctionnaire et ce même dans les fonctions purement régaliennes, et surtout pour le personnel de justice d'ailleurs qui est trop politisé et syndiqué. La seconde proposition est bonne mais pas suffisante et la troisième devrait aller plus loin: supprimer le financement public aux syndicats, supprimer leur monopole et leurs privilèges, et supprimer le droit de grève.

A court terme, je supprimerais l'emploi à vie, mettrais en place un système de rémunération avec des objectifs à atteindre, non seulement je gèlerais les salaires des agents publics mais je le baisserais de 5 à 10% comme certains pays l'ont fait, et surtout je stopperais totalement l'embauche dans les secteurs publics hormis dans la justice et la police.

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Guest Berti

1 - Vraie promotion au mérite dans la fonction publique (chaque supérieur hiérarchique peut promouvoir, sanctionner voire licencier ses subordonnés)

2 - Les salariés ont le droit de faire grève, mais les employeurs ont le droit de les licencier.

3 - Plus de subventions publiques aux syndicats (ni à qui que ce soit d'ailleurs)

C'est une très bonne chose que le sujet de la promotion au mérite dans la fonction publique soit mis sur la table en tous cas.

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Je serais pour supprimer d'un coup d'un seul le statut de fonctionnaire et ce même dans les fonctions purement régaliennes, et surtout pour le personnel de justice d'ailleurs qui est trop politisé et syndiqué. La seconde proposition est bonne mais pas suffisante et la troisième devrait aller plus loin: supprimer le financement public aux syndicats, supprimer leur monopole et leurs privilèges.

+1

(au passage j'avoue que j'iignorais que les syndicats recevaient un financement public)

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C'est bien de s'occuper des fonctionnaires en poste, mais il faudrait penser aussi aux retraités de la fonction publique.

Et aligner le calcul les montants des pensions sur les mêmes modalités que la CNAV.

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Rappel : c'est le 31, inscrivez-vous et préparez votre liste de question.

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Je ne pourrais probablement pas y être, alors je pose une question qui sera je l'espère relayée car elle me paraît importante.

Si l'on regarde le nombre de fonctionnaires en France, les jeunes diplômés ou les contractuels du service public et para-public qui veulent le devenir, les familles de ces fonctionnaires, les retraités de la fonction publique, on arrive à un nombre très élevé de personnes. Considérant cela, comment peut-on imaginer qu'une réforme du statut des fonctionnaires est ne serait-ce qu'envisageable? Quelle "rançon" devra-t-on leur verser pour qu'ils l'abandonnent, puisqu'il paraît évident qu'il faudra en passer par là?

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Je ne pourrais probablement pas y être, alors je pose une question qui sera je l'espère relayée car elle me paraît importante.

Si l'on regarde le nombre de fonctionnaires en France, les jeunes diplômés ou les contractuels du service public et para-public qui veulent le devenir, les familles de ces fonctionnaires, les retraités de la fonction publique, on arrive à un nombre très élevé de personnes. Considérant cela, comment peut-on imaginer qu'une réforme du statut des fonctionnaires est ne serait-ce qu'envisageable? Quelle "rançon" devra-t-on leur verser pour qu'ils l'abandonnent, puisqu'il paraît évident qu'il faudra en passer par là?

Mettre ses couilles sur la table, mettre les forces de l'ordre dans la rue lors des manifs et tenir bon.

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Petit rappel pour ceux que le sujet intéresse. Agnès fait d'excellentes interventions, la soirée promet d'être animée.

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Mettre ses couilles sur la table, mettre les forces de l'ordre dans la rue lors des manifs et tenir bon.

Et pour tenir bon, il faut aussi une partie de l'opinion public avec soi…

Dans les mémoires de Thatcher, on voit bien qu'elle a les yeux fixés sur les sondages pendant tout son bras de fer avec les mineurs.

Cela dit avec les manifs devaquet (1986 déjà), les grèves de (1995 déjà) la droite française a une grande tradition de se coucher même si son propre camp souhaite qu'elle tienne…

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Guest Berti
Et pour tenir bon, il faut aussi une partie de l'opinion public avec soi…

Pour arriver à faire quoi que ce soit dans ce pays, il faut à mon avis commencer par demander aux français lors des élections d'avoir réellement le pouvoir, c'est à dire de pouvoir promouvoir, sanctionner, licencier les fonctionnaires (y compris en cas de grève, revoir le droit de grève français donc, le fait qu'un employeur ne puisse pas licencier un salarié parce qu'il fait grève).

Une fois élu, il faut mettre cela en pratique immédiatement.

Un texte que j'avais écrit à ce sujet :

http://www.quebecoislibre.org/06/061105-3.htm

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Pour arriver à faire quoi que ce soit dans ce pays, il faut à mon avis commencer par demander aux français lors des élections d'avoir réellement le pouvoir, c'est à dire de pouvoir promouvoir, sanctionner, licencier les fonctionnaires (y compris en cas de grève, revoir le droit de grève français donc, le fait qu'un employeur ne puisse pas licencier un salarié parce qu'il fait grève).

Une fois élu, il faut mettre cela en pratique immédiatement.

Un texte que j'avais écrit à ce sujet :

http://www.quebecoislibre.org/06/061105-3.htm

Il est vrai que ceux qui détiennent réellement le pouvoir sont les fonctionnaires et les syndicats (sans oublier les multiples associations et minorités gueulantes), l'exécutif et le législatif ne peuvent agir que sous leur approbation, c'est une sorte de quatrième pouvoir, de conseil des sages (manière de parler).

Ce serait intéressant d'étudier ce phénomène, la démocratie qui voulait séparer les 3 pouvoirs, a fini par subordonner le législatif et le judiciaire à l'exécutif, lui-même aux ordres de ce quatrième pouvoir qui progressivement est apparu. En cela les démocraties occidentales ne sont pas si différentes des théocraties comme l'Iran par exemple, mais avec une religion distincte.

Il faut supprimer ce 4ème pouvoir en supprimant le statut de la fonction publique, les privilèges et le monopole des syndicats et le droit de grève.

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Mettre ses couilles sur la table
la soirée promet d'être animée.

En effet… :icon_up:

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1 - Vraie promotion au mérite dans la fonction publique (chaque supérieur hiérarchique peut promouvoir, sanctionner voire licencier ses subordonnés)

:icon_up::doigt: Attention !!

Une telle idée peut vite conduire à une catastrophe:

C'était précisément le mode de fonctionnement de l'armée romaine à l'époque de l'empire romain. Le résultat était que chaque général avait à sa disposition une armée qui lui était totalement obéissante. Ainsi, presque en permanence, chaque général essayait d'utiliser son armée pour se faire reconnaître empereur. Résultat: durant tout l'empire romain, ce fut la guerre civile permanente, tout homme détenteur d'un peu de pouvoir essayant à chaque occasion de s'emparer du pouvoir suprême par la violence.

J'en profite pour indiquer qu'il y a eu durant ces derniers siècles un mythe concernant l'empire romain : le mythe de la «Pax Romana» (en français Paix Romaine). Selon ce mythe, l'empire romain aurait apporté la paix aux peuples soumis.

En réalité, l'empire romain était en permanence en état de geurre civile du fait des rivalités permanentes entre les différents généraux. C'est précisément cette guerre civile permanente qui eut pour effet (non souhaité) que les armées trouvaient mieux à faire que d'occuper militairement les territoires anciennement conquis, leur principale préoccupation étant leur participation aux guerres civiles. C'est pour cette unique raison que les territoires anciennement conquis n'étaient généralement pas occupés, et pouvaient de ce fait connaître un peu de répit.

Tout cela m'amène à rappeler avec force que bien que beaucoup de gens promeuvent le «mérite», ce «mérite» ne me semble pas du tout être une valeur libérale. Surtout que le mérite, s'il est évalué par un supérieur hiérarchique, ne peut en aucun cas être distingué de l'obéissance. Or promouvoir l'obéissance, c'est très différent de promouvoir la liberté, et cela peut facilement mener à la guerre.

Certes, un tel risque peut être tempéré si les chefs sont tenus de rendre des comptes devant le peuple. Mais alors il faut bien insister pour que cette obligation pour les fonctionnaires de rendre des comptes devant le peuple soit un préalable à toute promotion du concept de mérite.

Enfin, je dois dire qu'il me semble bien plus accessible aux libéraux de proclamer publiquement l'illégitimité de l'État que de demander sa réforme. Un reflux de l'État vaudra toujours mieux qu'une hypothétique réforme visant à en améliorer le fonctionnement.

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Guest Berti
:icon_up::doigt: Attention !!

Une telle idée peut vite conduire à une catastrophe:

[…]

Certes, un tel risque peut être tempéré si les chefs sont tenus de rendre des comptes devant le peuple. Mais alors il faut bien insister pour que cette obligation pour les fonctionnaires de rendre des comptes devant le peuple soit un préalable à toute promotion du concept de mérite.

Soit donc rassuré.

En France, le président de la République doit rendre des comptes tous les 5 ans devant le peuple autant que je sache (même tarif pour les autres collectivités : régions, communes, etc…)

Tout cela m'amène à rappeler avec force que bien que beaucoup de gens promeuvent le «mérite», ce «mérite» ne me semble pas du tout être une valeur libérale. Surtout que le mérite, s'il est évalué par un supérieur hiérarchique, ne peut en aucun cas être distingué de l'obéissance. Or promouvoir l'obéissance, c'est très différent de promouvoir la liberté, et cela peut facilement mener à la guerre.

Le mérite (la reconnaissance de la productivité du travail de chacun au sein d'une organisation) est bien une valeur libérale (autant que je sache).

Frédéric Bastiat dit par exemple dans un texte (ou il dénonce l'égalitarisme imposé par l'Etat) qu'un mètre de drap d'un paresseux/maladroit ne vaudra jamais sur le marché deux mètres de drap d'un besogneux/habile.

Il dit également (autant que je m'en souvienne) que si on rémunère de la même manière le paresseux/maladroit et le besogneux/habile, alors tout le monde deviendra paresseux/maladroit car c'est le plus rentable.

Et ça, c'est la fonction publique française aujourd'hui.

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Frédéric Bastiat dit par exemple dans un texte (ou il dénonce l'égalitarisme imposé par l'Etat) qu'un mètre de drap d'un paresseux/maladroit ne vaudra jamais sur le marché deux mètres de drap d'un besogneux/habile.

Il dit également (autant que je m'en souvienne) que si on rémunère de la même manière le paresseux/maladroit et le besogneux/habile, alors tout le monde deviendra paresseux/maladroit car c'est le plus rentable.

Et ça, c'est la fonction publique française aujourd'hui.

Certes, mais il faut bien rappeler que le «mérite» mesuré par un client libre d'acheter ou de ne pas acheter n'est pas de même nature que le «mérite» d'un fonctionnaire au service de sa hiérarchie. Dans le premier cas, les intérêts des citoyens sont satisfaits, dans le deuxième non.

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Guest Berti
Certes, mais il faut bien rappeler que le «mérite» mesuré par un client libre d'acheter ou de ne pas acheter n'est pas de même nature que le «mérite» d'un fonctionnaire au service de sa hiérarchie. Dans le premier cas, les intérêts des citoyens sont satisfaits, dans le deuxième non.

On est d'accord que l'Etat est la pire des solutions…

sauf quand il n'y en a pas d'autres (syndic de copro par exemple).

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Certes, mais il faut bien rappeler que le «mérite» mesuré par un client libre d'acheter ou de ne pas acheter n'est pas de même nature que le «mérite» d'un fonctionnaire au service de sa hiérarchie. Dans le premier cas, les intérêts des citoyens sont satisfaits, dans le deuxième non.

En effet, et c'est le problème avec les propositions consistant à vouloir faire en sorte que l'Etat soit comme une entreprise privée sur un marché libre. L'Etat est de nature différente et le "mérite", si tant est que ça veuille dire quelque chose dans un contexte de marché libre, ne voudra pas dire la même chose dans l'Etat. La productivité du travail dans le cadre marchand se réfère ultimement à l'adéquation de l'allocation des ressources aux besoins des gens en tant que consommateurs. Par nature, on ne peut pas trouver exactement la même chose dans les activités étatiques dans la mesure justement où elles échappent à la sanction de consommateurs volontaires. Il faudra donc d'autres critères et quand on a dit "mérite" sans plus, on n'a pas dit grand chose. Je n'ai pas lu le bouquin mais le titre n'est pas prometteur à cet égard. Les fonctionnaires contre l'Etat? Le gentil Etat grevé par les méchants fonctionnaires? Un Etat sans fonctionnaires (qu'est-ce que ça pourrait bien vouloir dire?)

Plus généralement, il faut se méfier des prétentions réformatrices pour améliorer l'efficacité de l'Etat, car on peut facilement mobiliser des arguments simili-libéraux pour des objectifs étatistes. C'est même souvent à ça que sert de fait l'industrie des think-tanks libéraux. Veut-on vraiment par exemple que l'impot soit plus facile à recouvrir, ou que les taux soient ajustés, de manière à ce que la recette soit maximisée (argument souvent entendu de la part de libéraux pour vendre des baisses de taux à l'establishment)? Veut-on sous prétexte de simplification administrative qu'il soit plus facile d'obtenir des revenus de redistribution?

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Guest Arn0
Certes, mais il faut bien rappeler que le «mérite» mesuré par un client libre d'acheter ou de ne pas acheter n'est pas de même nature que le «mérite» d'un fonctionnaire au service de sa hiérarchie. Dans le premier cas, les intérêts des citoyens sont satisfaits, dans le deuxième non.

C'est surtout que le mérite n'a absolument aucun sens dans un marché libre alors qu'il en a un au sein d'une organisation. Dans ce cas le mérite c'est la capacité à atteindre des objectifs prédéterminé : et tout dépend évidemment de ces objectifs.

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Plus généralement, il faut se méfier des prétentions réformatrices pour améliorer l'efficacité de l'Etat, car on peut facilement mobiliser des arguments simili-libéraux pour des objectifs étatistes. C'est même souvent à ça que sert de fait l'industrie des think-tanks libéraux. Veut-on vraiment par exemple que l'impot soit plus facile à recouvrir, ou que les taux soient ajustés, de manière à ce que la recette soit maximisée (argument souvent entendu de la part de libéraux pour vendre des baisses de taux à l'establishment)? Veut-on sous prétexte de simplification administrative qu'il soit plus facile d'obtenir des revenus de redistribution?

J'appuie. Dans un domaine différent, je déplore que l'on ait mis en place des procédures dites, à tort, de "service minimum" dans la gestion des grèves dans les transports en commun. Il vaudrait mieux laisser les syndicats les plus durs gêner au maximum les utilisateurs les plus contraints jusqu'à ce que l'on ne puisse trouver personne pour dire en micro-trottoir qu'il faut comprendre les grévistes qui doivent bien avoir de bonnes raisons…bla, bla,bla

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Guest Berti

Tout à fait d'accord pour dire qu'il y a des propositions de réformes qui se disent libérales mais qui ne le sont pas (demander à ce que les français soit obligés/fortement incités par l'Etat de placer de l'argent dans des fonds de pensions pour leur retraite par exemple).

En revanche, il faut bien que nous libéraux, nous fassions des propositions concrètes de réformes (sauf à ne pas vouloir être entendu).

Demander l'instauration de la véritable promotion au mérite (la possibilité pour chaque supérieur hiérarchique de promouvoir, sanctionner, voire licencier ses subordonnées) dans la fonction publique me semble être une de celle là.

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Guest Berti
Frédéric Bastiat dit par exemple dans un texte (ou il dénonce l'égalitarisme imposé par l'Etat) qu'un mètre de drap d'un paresseux/maladroit ne vaudra jamais sur le marché deux mètres de drap d'un besogneux/habile.

Il dit également (autant que je m'en souvienne) que si on rémunère de la même manière le paresseux/maladroit et le besogneux/habile, alors tout le monde deviendra paresseux/maladroit car c'est le plus rentable.

Et ça, c'est la fonction publique française aujourd'hui.

L'extrait exact du texte de Bastiat ( http://bastiat.org/fr/propriete_et_loi.html ) :

À cet égard, le Luxembourg nous a présenté récemment un spectacle fort extraordinaire. N'a-t-on pas entendu, en plein dix-neuvième siècle, quelques jours après la révolution de Février, faite au nom de la liberté, un homme plus qu'un ministre, un membre du gouvernement provisoire, un fonctionnaire revêtu d'une autorité révolutionnaire et illimitée, demander froidement si, dans la répartition des salaires, il était bon d'avoir égard à la force, au talent, à l'activité, à l'habileté de l'ouvrier, c'est-à-dire à la richesse produite; ou bien si, ne tenant aucun compte de ces vertus personnelles, ni de leur effet utile, il ne vaudrait pas mieux donner à tous désormais une rémunération uniforme? Question qui revient à celle-ci: Un mètre de drap porté sur le marché par un paresseux se vendra-t-il pour le même prix que deux mètres offerts par un homme laborieux? Et, chose, qui passe toute croyance, cet homme a proclamé qu'il préférait l'uniformité des profits, quel que fût le travail offert en vente, et il a décidé ainsi, dans sa sagesse, que, quoique deux soient deux par nature, ils ne seraient plus qu'un de par la loi.

Voilà où l'on arrive quand on part de ce point que la loi est plus forte que la nature.

L'auditoire, à ce qu'il paraît, a compris que la constitution même de l'homme se révoltait contre un tel arbitraire; que jamais on ne ferait qu'un mètre de drap donnât droit à la même rémunération que deux mètres. Que s'il en était ainsi, la concurrence qu'on veut anéantir serait remplacée par une autre concurrence mille fois plus funeste; que chacun ferait à qui travaillerait moins, à qui déploierait la moindre activité, puisque aussi bien, de par la loi, la récompense serait toujours garantie et égale pour tous.

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Guest Arn0
J'appuie. Dans un domaine différent, je déplore que l'on ait mis en place des procédures dites, à tort, de "service minimum" dans la gestion des grèves dans les transports en commun. Il vaudrait mieux laisser les syndicats les plus durs gêner au maximum les utilisateurs les plus contraints jusqu'à ce que l'on ne puisse trouver personne pour dire en micro-trottoir qu'il faut comprendre les grévistes qui doivent bien avoir de bonnes raisons…bla, bla,bla
La politique du pire donne souvent… le pire !

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C'est surtout que le mérite n'a absolument aucun sens dans un marché libre alors qu'il en a un au sein d'une organisation. Dans ce cas le mérite c'est la capacité à atteindre des objectifs prédéterminé : et tout dépend évidemment de ces objectifs.

-1

La "rémunération au mérite" c'est la version française approximative de l'anglais "pay-for-performance". Le marché rémunère à quelques chose qui ressemble beaucoup à la performance. La hiérarchie essaye mais est souvent un peu plus approximative car au final elle a moins d'information malgré ses procédures de remontées de l'information, notamment parceque ce qu'elle achète est un travail qui n'(est que le maillon d'une longue chaine. Ensuite même si on utilise le mot mérite en opposition au mot performance, le marché met parfois en place des labels éthiques, et mèle volontiers dons charitatifs et achats qui auraient pu être fait ailleurs (genre calendrier des popîer ou cartes de voeux peintes par des tétraplégiques. Qui parmi nous n'a pas privilégié un fournisseur dont on pense que c'est une brave femme ou un chic type ? Tant que les prestations sont raisonablement concurrentielles, on fait intervenir d'autres facteurs dont on pense à tort où à raison qu'ils participent de la salubrité du monde dans lequel nous vivons. Une sorte de jardinage social mutualisé.

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-1

La "rémunération au mérite" c'est la version française approximative de l'anglais "pay-for-performance". Le marché rémunère à quelques chose qui ressemble beaucoup à la performance. La hiérarchie essaye mais est souvent un peu plus approximative car au final elle a moins d'information malgré ses procédures de remontées de l'information, notamment parceque ce qu'elle achète est un travail qui n'(est que le maillon d'une longue chaine. Ensuite même si on utilise le mot mérite en opposition au mot performance, le marché met parfois en place des labels éthiques, et mèle volontiers dons charitatifs et achats qui auraient pu être fait ailleurs (genre calendrier des popîer ou cartes de voeux peintes par des tétraplégiques. Qui parmi nous n'a pas privilégié un fournisseur dont on pense que c'est une brave femme ou un chic type ? Tant que les prestations sont raisonablement concurrentielles, on fait intervenir d'autres facteurs dont on pense à tort où à raison qu'ils participent de la salubrité du monde dans lequel nous vivons. Une sorte de jardinage social mutualisé.

+1 C'est exactement ça.

Je pense que les libéraux ne devraient pas défendre la "promotion au mérite" dans la fonction publique : ce que les gens attendent, c'est simplement que le service rendu soit perçu comme efficace, juste, rapide, bref, soit délivré avec qualité. Après, le reste, c'est la cuisine interne du service d'Etat correspondant : prime individuelle, collective, prix de l'employé du mois ou je ne sais quoi on s'en fout.

Il ne faut pas promouvoir l'idée que la fonction publique est un ensemble de service dont le mode de fonctionnement est collectivement géré. Moi, je ne sais pas comment on fait pour implanter des services de sécurité comme la police dans une ville, je ne sais pas comment on manage des policiers, ni comment on les rémunère, combien, comment on les motive, comment on les forme, etc. Donc il vaut mieux laisser cela à des gens qui s'y connaissent.

Et en plus, cette conception des choses prépare la privatisation, donc que demande le peuple.

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Tout à fait d'accord pour dire qu'il y a des propositions de réformes qui se disent libérales mais qui ne le sont pas (demander à ce que les français soit obligés/fortement incités par l'Etat de placer de l'argent dans des fonds de pensions pour leur retraite par exemple).

En revanche, il faut bien que nous libéraux, nous fassions des propositions concrètes de réformes (sauf à ne pas vouloir être entendu).

En admettant "qu'il faille bien", il ne s'ensuit pas qu'il faille proposer n'importe quoi.

Demander l'instauration de la véritable promotion au mérite (la possibilité pour chaque supérieur hiérarchique de promouvoir, sanctionner, voire licencier ses subordonnées) dans la fonction publique me semble être une de celle là.

Bah ce n'est pas évident. D'abord on ne sait toujours pas de quel standard il serait question, standard pour évaluer le "mérite". Par ailleurs, il faudrait se rappeler que parmi les activités des fonctionnaires, il y en a qui sont liberticides et nuisibles en elles-mêmes. Et celles-là certainement, on ne veut pas qu'elles soient gérées plus efficacement, on ne veut même pas qu'elles soient privatisées. Si un fonctionnaire de police se retrouve mieux incité à faire respecter une loi liberticide (ça ne manque pas), on a gagné quoi?

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Guest Berti
En admettant "qu'il faille bien", il ne s'ensuit pas qu'il faille proposer n'importe quoi.

Heureusement que tu es là pour nous le rappeler.

Bah ce n'est pas évident. D'abord on ne sait toujours pas de quel standard il serait question, standard pour évaluer le "mérite".

Le standard, c'est le supérieur hiérarchique qui le défini. C'est lui qui juge, qui évalue le travail de ses subordonnés, leur mérite. C'est son boulot.

Par ailleurs, il faudrait se rappeler que parmi les activités des fonctionnaires, il y en a qui sont liberticides et nuisibles en elles-mêmes. Et celles-là certainement, on ne veut pas qu'elles soient gérées plus efficacement, on ne veut même pas qu'elles soient privatisées. Si un fonctionnaire de police se retrouve mieux incité à faire respecter une loi liberticide (ça ne manque pas), on a gagné quoi?

La loi liberticide, on la supprimera d'abord, donc…

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C'est mieux comme ça :

[dailymotion]xhzuz9_agnier-verdier28mars2011_news[/dailymotion]

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