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Le nukléaire, c'est mâle


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Si il perd de l'energie et qu'on n'en remet pas dedans, comment il peut survivre ?

Je suis d'accord, vu en boite noire, il ne le peut pas, mais c'est le piege des machins non analytiques, vu en boite blanche, ça a des comportements a court terme louches qui font interpoler de travers, en vision boite noire, c'est évident, mais la vision boite noire ne parle pas de la survie de la population vu qu'elle fait partie de la boite noire, donc formellement, NaZor a raison, si on veut comprendre l'intérieur, il faut rentrer dedans, c'est inutile d'un point de vue étude du rendement externe d'un parc d'éolienne, mais c'est funky.

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Juste un dernier résumé et j'arrête.

Vous disiez que si il faut X éoliennes pour produire une éolienne, alors si X est supérieur à un, un système constitué d'un parc d'éoliennes ne peut que perdre de l'énergie. Je dis que ce raisonnement est simpliste et que la valeur limite, d'un point de vue purement théorique, n'est pas 1 mais 1/ln(2).

Si il faut X éoliennes pour produire une éolienne, ça veut dire que une éolienne est capable de produire 1/X fraction de l'énergie nécessaire à son renouvellement. En supposant qu'on maintienne correctement les éoliennes pour leur assurer une grande fiabilité jusqu'à un certain âge à partir duquel on les démonte pour récupérer les pièces, on peut récupérer la production électrique pour fabriquer d'autres unités de production pendant la durée de vie des unités de production existantes. La prodution électrique suit alors une progression géométrique.

Pour qu'un tel système puisse au moins se renouveler, il faut que:

e^(1/X) = 2.

Et donc X = 1/ln(2) = 1.44

C'est à dire qu'une éolienne doit être capable de produire environ 69% de l'énergie nécessaire à son renouvellement.

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Ah, 69%, c'est tout ?

Oh, bah ça la place dans le très haut de gamme en rendement, ça.

Bien.

Dans le monde réel, quand on fait plus de 16% avec ces moulins, on est content (chiffre observé en Allemagne et aux Pays-Bas).

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Dans le monde réel, quand on fait plus de 16% avec ces moulins, on est content

Peut-être qu'ils tablent sur une réduction des couts d'entretien et de fabrication, sur une hausse des prix de l'énergie. Je ne sais pas. Peut-être que les choses ne sont pas si simples qu'elles n'y paraissent. Peut-être que quand un ingénieur payé par le gouvernement (il y en a aussi dans le nucléaire, au passage) fait quelque chose que je ne comprends pas, je n'ai peut-être pas besoin pour autant d'imaginer un complot international pour l'expliquer.

(chiffre observé en Allemagne et aux Pays-Bas).

Donner des chiffres à quelqu'un qui ne sait manifestement pas faire autre chose qu'une règle de trois, je me demande si ça sert à quelque chose.

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Donner des chiffres à quelqu'un qui ne sait manifestement pas faire autre chose qu'une règle de trois, je me demande si ça sert à quelque chose.

J'essaie quand même, vois-tu. C'est mon côté libéral optimiste. Peut-être cela finira-t-il par percoler ?

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Peut-être qu'ils tablent sur une réduction des couts d'entretien et de fabrication, sur une hausse des prix de l'énergie.

Une hausse des prix de l'énergie, ça fera augmenter le prix de l'input aussi, pas seulement du prix de l'output d'une éolienne. Et comme input(X éoliennes) > output(X éoliennes)….

Fail, again. Mais c'est un style de vie chez toi.

Cela dit, si tu n'aimes pas les oiseaux, et que tu as un double vitrage, c'est cool de s'en acheter une chez soi en cas de SHTF (vois tu, je ne suis pas phobique), même si je te conseillerais un panneau solaire (moins voyant et moins chère, rendement tout aussi naze). Mais ça s'arrête là, à produire de l'énergie pour un frigo et deux ampoules (et encore, le frigo, c'est risqué), pas pour extraire et transformer des ressources rares en nouvelles éoliennes, ça non, tu auras besoin d'énergie un peu mieux ordonnée. Et pour la minute culture, l'énergie du vent est une des premières apprivoisées par l'homme, au premier siècle en Grèce, au quatrième en Chine. Depuis le temps que ça existe, si c'était la meilleur façon de faire des choses utiles, en consommant le moins de ressources rares et sans se fatiguer, on ne se serait jamais emmerdé à faire des mines de charbon ou à perdre notre énergie à la chasse à l'huile de baleine. Depuis le temps, on aurait déjà un énorme parc de milliards d'éoliennes étalées sur toute la planète, si c'est si cool et facile que tu le prétends. ça existe depuis 2 000 ans ces conneries, ils auraient eu le temps de les reproduire si c'était une bonne idée, non ?

Mais le fait est, qu'à l'apogée des moulins, il y en aurait eu 200 000 éoliennes en Europe, produisant de l'électricité, qui furent remplacée par les moteurs à vapeur au 19ième.

Maintenant, invente moi encore un post plein d'équations pourrites pour me donner tort, le résultat est déjà là : input > output => FAIL.

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C'est à dire qu'une éolienne doit être capable de produire environ 69% de l'énergie nécessaire à son renouvellement.

Bon, je vais faire des graphes et tout pour rire, parce que la seule source d'énergie infinie c'est le Someone is WRONG on the internet.

Mais petalol, c'est assez facile de faire un simple système gravitationnel a eau et roues qui ai un ROI de 0.69, tu peux le faire toi même, et la richesse est tienne, mouhaha !

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Tiens, même a 0.9, ça ne marche pas, étonnant non, et quand on a un modèle stochastique simple de mortalité, c'est encore bien plus évident, si toi perdre grosso merdo 10 machine par an, et toi produire 5 nouvelles machines par an, compose tes intérêts autant que tu le souhaite !

Si tu veux une formule qui tache, parce que ça impressionne les jeunes filles (hint: NOT !)

Le théoreme du transport:

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Ou la façon la plus imbitable et pédante de dire que le stock corresponds à ce qu'on a plus ce qui rentre, moins ce qui sors, mais en mode analytique qui se la raconte…

Depuis le temps, on aurait déjà un énorme parc de milliards d'éoliennes étalées sur toute la planète, si c'est si cool et facile que tu le prétends. ça existe depuis 2 000 ans ces conneries, ils auraient eu le temps de les reproduire si c'était une bonne idée, non ?

J'irai même plus loin, si un ROI inférieur à l'unité était magique comme le raconte NaZor, la masse de la terre serait depuis longtemps convertie en gray goo par la première bactérie a être capable de digérer n’importe quoi (parce que si on y met assez d'énergie en input, y a pas de souci, tout est digérable :D)

PS: Je ne suis pas climatologue, désolé, je fournis mon code:

LolOliennes.zip

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J'ai 2 panneaux solaires pour la production eau chaude uniquement, ça marche bien

La question n'est pas là. Combien as-tu payé pour ces panneaux, combien es-tu subventionnée, et combien te coûte ton eau chaude si tu te passes de panneaux ? Et là, c'est plus aussi magique.

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Ah, mais pour chauffer, le soleil, c'est génial hein, c'est juste dommage de passer par une étape photovoltaique pourrie avec un investissement conséquent quand 'quelques' plaques d'acier chromé et une chaudière toute simple sont bien plus fiables.

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Ah, mais pour chauffer, le soleil, c'est génial hein, c'est juste dommage de passer par une étape photovoltaique pourrie avec un investissement conséquent quand 'quelques' plaques d'acier chromé et une chaudière toute simple sont bien plus fiables.

Il y a aussi des équipements de toit (tubes avec de l'eau qui circule dedans) qui marchent bien, dit-on.

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ça te donne de l'eau chaude le matin les pannaux solaires ? Parce que les réservoirs à eau sur le toit, c'est bien en fin de journée, mais le matin, ça caille.

Les panneaux solaires sont moins chers que les éoliennes ?!

Je ne sais pas, j'extrapole de mes observations de mes sites préféres de survivalisme, tous ceux qui ont opté pour un production d'énergie off-grid ont choisi le photo et le thermique, et non l'éolien.

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Sinon, dans l'esprit boboisant, source de chaleur inepuisable et confiture a l'échalotte, quelqu'un s'y connait en géothermie? Si la géothermie a haute température est vraiment efficace (j'en doute, mais sait-on jamais)?

C'est efficace, mais coûteux. Dit autrement : la géothermie pour une maison, il faut qu'elle soit vraiment grande ou le propriétaire aisé financièrement pour que ce soit valable.

Mais dans le principe, cela revient à forer un petit puits de X mètres de profondeur (pas besoin lorsqu'une source chaude existe, bien sûr), injecter de l'eau froide d'un côté et récupérer de l'eau chaude de l'autre, "gratuitement", tant que le circuit ne se bouche pas. C'est rentable dès que les thermies récupérées compensent le coût de forage et de fonctionnement de la pompe…

Pour le moment, la plupart des géothermies sont soit ad hoc (sur des sources) soit à base de pompes à chaleur. Si on fore un puits très profond (plusieurs centaines de mètres), la chaleur naturelle du manteau peut alors être utilisée (sans pompe, par convection). Evidemment, c'est plus cher, mais c'est très efficace.

Pour le moment, les technos employées sont tout sauf bluffantes.

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Bon alors, j'avoue être un gros parasite mou et avoir profité du système

J'ai obtenu un ptz important soit 58% de mon emprunt et quelques subventions pour mon installation qui m'a coûté 3500euros (chauffe eau et capteurs), j'ai aussi une pac pour 3200euros

Je peux rester jouer avec vous ?

Ceci était mon coming out de pastèque

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Bah tu profites du systeme, grand-bien te fasse. Le probleme c'est pas toi. Le probleme c'est le systeme.

Apres, si t'as besoin de subventions futures pour retomber sur tes pattes ou que ton PTZ se transforme en credit revolving, par contre, faudra pas chouiner. :)

Au contraire, c'est tres bien de parler de sa propre hypocrisie. C'est juste le miroir de l'hypocrisie du systeme. Ayn Rand s'est fait soigner son cancer au frais du contribuable américain. Comme quoi.

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Pour le moment, la plupart des géothermies sont soit ad hoc (sur des sources) soit à base de pompes à chaleur. Si on fore un puits très profond (plusieurs centaines de mètres), la chaleur naturelle du manteau peut alors être utilisée (sans pompe, par convection). Evidemment, c'est plus cher, mais c'est très efficace.

Plus cher, je confirme, même si sur du résidentiel dense sur du terrain hors de prix, c'est facile a lisser dans le prix pour que ça ne fasse pas mal, maintenant, j’attends de voir sur le cout d’entretien si les charges d’entretien réelles sont aussi faibles par rapport a l’économie énergétique qu’annoncé…

Et ils ont creusé un puits de 600m pour la pompe en question, elle est sensée avoir un bon rendement :P

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Bah j'en sais rien, j'en ai aucune idée. A priori le PTZ ca restera un PTZ. Trop risqué que ca change.

Pour les subventions, est-ce que tu as des déductions d'impots? C'est juste une subvention déguisée pour l'Etat. Si oui, p'tet qu'un jour si le PS a envie de dire "fuck" aux écolos, ils pourraient dire "bon bin on réduit cette niche fiscale", et pouf.

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J'ai 2 panneaux solaires pour la production eau chaude uniquement, ça marche bien

:D

Ceci dit, si ca te réduit ta facture, grand-bien te fasse.

Mes parents ont couvert leur toit (c'était défiscalisé à l'époque, le système est con mais il serait encore plus de pas en profiter).

Résultat : baisse de 60% de leur conso générale, été comme hiver (il y a une cassette a pelé pour l'hiver).

Remboursé en quelques années (j'ai plus le chiffre en tête).

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poney, ça veut dire quoi, "y a une cassette a pelé" pour l'hiver ?

pour répondre à hayek, j'ai pas de déduction d'impôt, autre que celle sur mon 2ème prêt avec intérêt (y a pas de petit profit), c'est juste que le ptz est accordé et majoré quand t'as une maison en bbc. Je règle 60euros mensuels à edf pour 80m2, et j'ai pas de gaz

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Mettons qu'une éolienne ait une durée de vie de 100 ans. Et que pour construire une éolienne, il faut 1MJ. Chiffres bidons aussi mais puisque vous y tenez. Supposons une puissance de 0.009 MJ/an. Ca veut dire qu'en 100 ans, une éolienne n'aura produit que 0.9 MJ. Pas assez pour construire une autre éolienne. Pas assez pour renouveler le parc donc. Est-ce que ça veut dire qu'un parc de 1 000 000 d'éoliennes ne peut pas autofinancer son renouvellement? Qu'au bout de cent ans on aura 900 000 éoliennes ?? Et bien non.

Avec un million d'éoliennes, tu as une production de 9 000 MJ/an. Ca veut dire qu'après seulement un an, tu peux ajouter neuf mille éoliennes à ton parc de un million d'éoliennes. Soit déjà une augmenttion de 0.9%.

Or, combien ça fait sur cent ans un accroissement cumulé de 0.9% ? Il se trouve que ça fait 2.44.

Donc après cent ans tu te retrouves avec 2,440,000 éoliennes, auquel tu dois enlever le million d'éoliennes initiales qui ont atteint leur fin de vie. Soit au final 1,440,000 éoliennes. Et pas 900 000. Non seulement tu as renouvelé ton parc, mais en plus tu l'as agrandit.

C'est mathémagique.

Puisque je suis d’accord avec les simulations de neuneu2k (j’ai fait les mêmes), j’en conclus que ce raisonnement est faux quelque part.

Par contre je vois pas où est l’erreur.

Edit : ha, j’ai trouvé. Les 1440 000 éoliennes (1449 720 en fait) qu’on a au bout de 100 ans n’ont pas une durée de vie de 100 ans. Comme quoi simulation > modélisation, si j’avais voulu modéliser j’aurais fait la même erreur que Nicolas je pense…

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    • By Prouic
      (wayto t’a tué ma soirée ^_^)
       
      Bien que je n'ai qu'un background assez mince en architecture aéro, voici selon moi une liste des  problèmes techniques que l'aéronautique aurait à dégrossir avant de proposer un avion CIVIL grande capacité propulsé avec une source hydrogène.
       
       
      En exemple ci-dessous plusieurs dimensions qui laissent à penser que contrairement à certaines déclarations de presse, les designers d'avions civils auront certainement affaire à un défi technologique important:
       
       
      - La taille de la bombonne et ou la mettre.
      - L'avion autour.
      - Quelle techno de bombonne, 700 bars ou -253 °c ?
      - Design parlant, c'est facile ou c'est dur de rentrer une bombonne dans un avion?
      - La proposition business et l'utilisation au quotidien pour les compagnies.
      - Les particular risks, et les moteurs précisément.
      - D'ailleurs ils vont où les moteurs ? (On ne demandera pas s’ils existent … :p puisque selon la coutume il faut d’abord un moteur pour faire un avion… )
      - L'EASA et la FAA qui vont recommencer du début, frileux comme ils sont actuellement, surtout depuis le 737 max ...
      - D'un point de vue certification ça ressemblerait à quoi comme travail ?
       
       
       
       
      Je passerais sur la "facilité" d'amener de l'hydrogène au pied d'un avion, car je n'ai pas idée de la méthode, même si je doute un peu du rendement nécessaire pour pressuriser ou refroidir les volumes nécessaires à l'aviation civile. J'imagine que les éoliennes feront de l'électrolyse le week end quand elles ne seront plus occupées à remplir les voitures électriques...
       
       
       
       
      Quelques idées des temps et volumes:
      Aujourd'hui un avion de la famille A320 (spoiler alert : ne rêvons pas, on ne pourra pas prendre plus gros comme comparateur) consomme dans les 20 tonnes de carburant sur son range maximum, 7000km plus un poids à vide d'environ 40 tonnes. On note que 7000km ça suffit à traverser l’atlantique depuis que les autorités sont d’accord, accord qui a couté 2 programmes à Airbus, mais passons.  On parle ici d'un avion dont les paramètres de masse, moteur, consommation générale et utilisation compagnies sont optimisés continuellement depuis 35 ans.
      La recherche de réduction de poids est d'ailleurs devenue tellement compliquée qu'on en trouve simplement plus: il faut payer trop cher en design et fabrication pour réduire le poids des avions, ce n'est juste plus rentable. Les technos nouvelles, qui ne sont pas sur ces vieux avions, n'aident que peu au final: le 3D print n'a que peu d'applications, surtout qu'il n'est pas certifié pour les métaux en aéronautique, et le carbone laisse passer la foudre et crée un véritable casse-tête de design avec de la structure additionnelle et de la haute résistivité de partout, et en plus c'est très cher à fabriquer et à maintenir. (Il parait que le fuselage aime pas la grêle ….)
       
       
       
       
      Dans les 20 tonnes de fuel on a coutume de penser que 40% sont cramés au décollage. Ce n’est pas tout à fait vrai, puisque c'est en fait le type de destinations qui prime sur le reste: on peut très bien ne pas remplir un avion sur une petite distance. Les compagnies ne le font pas, pour gagner en rotations: hé oui sur des vols de type A320, un avion au sol perd instantanément de l'argent, il faut le faire partir au plus vite. Aussi la rotation au sol s'effectue maintenant en dessous de 45  minutes, (sortie des passagers/nettoyage/remplissage/initialisation du vol)  ce qui est plus de temps que pour remplir le réservoir, qui prend au moins 45 minutes. Aussi les compagnies remplissent l'avion à plein même si elles n'ont pas besoin du fuel pour un Paris-Nice qui ne nécessite qu’un 7ème du range max: ça fait gagner du temps de remplissage en journée, tant pis pour le surpoids. (chut il faut pas le dire, ça donnerait du grain à moudre aux écolos)
       
       
      C'est donc une première info importante: pour que l'avion hydrogène soit rentable par rapport aux avions actuels, il doit rentrer en compétition avec une rotation de 45 minutes, puisque ces avions seront assurément en compétition sur le court courrier uniquement, au vu de la suite. Il faudra donc vérifier que le remplissage de la bombonne se fasse en moins de 45 min,  ou que l'avion puisse faire de multiples rotations avec un remplissage.
       
       
      Concernant la bombonne, je n'ai pas de chiffre précis en tête, mais les quelques documents lus par ci par là laissent à penser que le réservoir serait 4 à 6 fois plus important que les réservoirs actuels, H2 étant 1000 fois moins dense que le fuel, qui l'air de rien à une particularité dévastatrice: il est liquide a pression atmo et 20 degrés. Ce n'est pas le cas de l'hydrogène, il faut compresser le gaz ou refroidir à l'état liquide, pour rentrer dans une taille raisonnable, taille qui serait 6 fois plus grande à équivalent de litres si on met en surpression, ou 4 fois plus grande si on met en basse température.
      A première vue, l'aéro va faire le choix du liquide, la raison est simple: le poids, et la plus petite taille possible. Dans un premier cas, la bombonne devra tenir un bar de pression, ( ou moins si pression negative) dans l'autre 700 bars. Tenir 700 bars sur de tels volumes, c'est juste une utopie, la bombonne pèserait des centaines de tonnes, et à la première fuite , on se retrouve sur la lune. donc -253° it is. Comme sur les fusées, quand ça vole, c'est froid.
      Le problème c'est que -253° c'est vraiment froid, il va falloir éviter les fuites et maintenir le tout à pression constante, donc ) contrario des reservoirs actuels ou on met du fuel dans les ailes, la géométrie va être simple: (encore plus si pression négative) Il n'y a donc pas de raison que ça soit pas un cylindre. Et ça, ben c'est un peu le début des grosses grosses emmerdes. Actuellement, pour rentrer les 20 tonnes de fuel, on remplit déjà les ailes, puis la partie entre les ailes, puis on ajoute entre 2 et 4 reservoirs additionnels, à condition que les compagnies poussent à la réduction du nombre de valises.
      Ici on parle d'un volume à minima 4 fois plus gros.  Donc 80 tonnes en terme d'équivalent volume: 1 kg de fuel c'est a peu près 1.2kg d'eau donc faut ajouter 20% soit 25 mêtres cubes. Donc on doit trouver 100m3 pour que l'avion, a masse égale, et a rendement moteur égal (qui n’existe pas d'ailleurs, ce moteur, mais passons) parcoure le même range avec le même nombre de passagers. Notez qu'à ce moment-là on n’a pas ajouté le poids de la cuve, par contre on a pas enlevé les ailes ^^. On supposera pour se faciliter la vie que la géométrie de l'avion sera grossièrement la même, une saucisse avec des ailes au milieu. Il y a bien une aile delta sur les photos de temps en temps, mais au vu de la galère sur un design qu'on connaît, je n’imagine pas si on en prend un qu'on connaît pas.
       
       
      Donc 100 m3. L’avion fait 35mètres de long en moyenne, on enlève un peu devant et un peu derrière, il faut donc une section de 3m², et donc 1 mètre de rayon. A première vue, on ne fera pas une ballaste de 35 mètres sous les ailes qui ne font pas 2 mètres d'épaisseur et qui bougent, donc on va la mettre dans le fuselage. Voyons:
       
       
       

       
       
       
      Aieaie, ça va pas être facile-facile à rentrer. Surtout qu'il n'y a pas que du carburant dans une soute, il y a des valises, il y a de l'hydraulique, des calculateurs énormes, un tout petit système de ventilation qui doit ventiler un avion entier en 3 minutes, et ..... UN MOTEUR, les gens n'y pensent pas mais les avions ont 3 moteurs, pas deux: si les moteurs se coupent, il faut quand même de l'électricité gérer l’avion qui planne et avoir de l'air pour les gens et des freins, donc il faut un moteur électrique annexe. ON est gentil on ne demandera pas s’il s’alimente à l’hydrogène, pour froisser personne.
       
       
      Il y a aussi un tout petit détail: les ailes. Ça ne se voit pas de l'extérieur, mais la structure cubique centrale, qu’on appelle bêtement le centre wing box,, qui relie les 2 ailes et qui est un réservoir, est l'endroit qui prend évidemment le plus cher dans l'avion: elle laisse passer les efforts de la portance à travers le fuselage, et encaisse les atterrissages.. Ce truc est très lourd, se déforme dans tous les sens pendant le vol (vous le savez peut-être pas mais les fuselage d’avions sont plus proche des knackis que des saucissons secs) et surtout ON NE LE TRAVERSE PAS, on ne fait surtout pas un trou de 2mètre de rayon dedans. Ceci est donc un problème, il n'y a aura pas une bombonne, il y en aura deux car on ne peut pas traverser la voilure.
       
       
      il va donc falloir faire certainement plus petit, ou alors l'avion n'aura pas la forme d'un A320. D'ailleurs, on en a pas parlé, mais la cuve, elle ne risque pas d'être en bas. Car des fois un avion, ça peut ne pas atterrir sur ses roues, mais directement sur son fuselage, si un train d'atterissage reste coincé, ou si l'hudson passe par là. Et là, catastrophe.
      Il faut donc la mettre au DESSUS des gens, il faut donc 3 étages au lieu de deux. Ca commence à merder question « à masse équivalente » 
       
       
      Donc il semble à peu près établi que si la géométrie ne change pas, l'avion ne fera pas la même distance, et ce pourtant si le rendement et le poids global sont égaux à un avion qui a 35 ans d'optimisations dans tous les domaines techniques possibles....
       
       
      Maintenant remplissons une bombonne de 100m3 (enfin il est a peu près établi qu'elle ne fera pas 100m3 maintenant). Le Fuel rentre à 7 bars (sur une section de maximum 90mm, mais c'est pas très important) . Cette vitesse et ce diamètre sont dûs au fait qu'il faut quand même envoyer une bonne pression en entrée pour remplir vite, donc des pompes costaudes, mais aussi qu'après 7 bars le fuel commence à avoir une friction avec le tube, et qu'il se met à faire des décharges d’électricité statique dues à la friction dans le tuyau et.... ben boum. Donc on va rester sous 7 bars. Je ne connais pas les propriétés de l'hydrogène liquide a -253° mais déjà que 7 bars à température ambiante c 'est énervé, j'imagine 7 bars à -253°, les pompes vont se marrer. Mais gardons 7 bars. Donc le calcul est simple: ou la section du tuyau fait x 4 vu que le réservoir est 4 fois plus grand, ou il faudra bien plus de 45 minutes pour remplir. Hors 7 bars sur 350mm de diamètre, ça pousse pas mal. Il va falloir que les tubes encaissent, que les camions soient équipés etc, les pompes vont être épiques, puis il faut encore rentrer un truc super gros dans le fuselage...  (+10 point au premier qui se demande « mais au fait ils viennent d’où les 100 m3 ? » )
       
       
      Petit détail qui a son importance: l'avion est autorisé à être rempli partiellement de fuel pendant le remplissage passager, car l'avion est connecté du coté ou il n'y a pas les portes. Là on a le réservoir dans le fuselage, c'est donc niet d'avance, encore du temps en plus. Il faut donc connecter à chaque fois, temps en plus. Il faut respecter les contrôles de sécurités et faire toute la procédure, temps en plus.
       
       
      En résumé on a donc une bombonne qui rentre pas car elle est environ 3 fois trop grosse, et ce si on est très gentil, et un remplissage qui est 4 fois plus long qu'actuellement. Ca commence à devenir intéressant. Voyons un peu le reste. Dans une fusée l'épaisseur de la bombonne est très fine, mais malheureusement ca ne sera pas le cas ici: l'avion ne fait pas que monter sur l'axe Z, et il faut en plus qu'il ne fuit pas (car les passagers ne vont pas apprécier les -253°sui leur souffle au visage, vu que la bombonne est en haut). Ca veut dire: Une seconde bombonne autour de la bombonne, allez hop, on augmente le poids ou on réduit encore la bombonne.
       
       
      Et elle bouge bien cette bombonne ? car vu son poids il ne vaudrait mieux pas. Malheureusement, on va mettre donc mettre deux ballastes de 30 tonnes autour d'un cube qui en encaissait déjà 50 , il va falloir augmenter la résistance ... et donc monter le poids. Et il ne faudra pas que ça bouge. Malheureusement² un avion, structurellement parlant ca bouge. Vous pourrez trouver sur youtube des vidéos ou on se rend compte dans un long courrier que sous fortes turbulences, il arrive que les gens derrière ne voient pas devant .... car le plafond de devant est physiquement en dessous du plancher de derrière. Ca bouge, A CE POINT LA. (c’est d’ailleurs pour ça qu’on met des cloisons, si les gens voyaient les 70m dans un A380, ça leur filerait la gerbe comme quand on regarde le désaxage des rames de métro)  Je résume donc, on va vouloir installer des bombonnes pas lourde pleines de tonnes d’H2 (surtout qu'il y en a une dans l'autre) dans un avion ou entre le devant et le derrière de la bombonne cylindrique de 1mètre de rayon il peut y avoir ... 1 mètre. le tout en gardant -253°, sans fuite. EZ PZ.
      -253° dont on a pas parlé de combien d'energie il faut pour le maintenir ... la ou on ne maintenait pas la témpérature du fuel. Il faudrait pas un pti moteur d’ailleurs ?!
       
       
      Mais attendez il y a plus fun. Les P. R. A.
       
       
      Les PRA ou particular risk analysis, sont tous les cas de casse critiques qui mettent en danger direct un avion. Il y a le feu, il y a des blagues très drôle genre maman qui jette une couche dans les chiottes (le cauchemar du commandant de bord ca, annoncer que les toilettes ne marchent plus pour les 8 prochaines heures à 200 personnes), ou un moteur qui casse, ou un pneu qui pête, ou un avion qui se prend un oiseau, ou un très gros trou dans la carlingue, ou un avion qui atterrit sans trains, comme dit plus haut. Il doit y en avoir une bonne vingtaine.
      (ce post n’est pas pour les gens qui ont peur de voler, j’aurai sans doute dû le marquer au début J )
       
       
      Un bon design, c'est donc au moins un design ou aucun PRA n'en croise un autre. Par exemple, disons, à tout hasard, qu'un moteur casse. Une pale est éjectée vers l'extérieur .... éjection  qui se trouve être en plein dans la direction du  fuselage. Bon premier point, sur cette pale touche l'autre moteur, j'ai une mauvaise nouvelle, mais je ne crois pas que ce soit arrivé dans l’histoire de l’aviation civile récente.
       Mais disons qu'elle ne fait que scier en deux 5 ou 6 passagers (ne vous asseyez pas à plus ou moins 2 mètres de l'axe moteur , seriously) car ces pales sont considérées inarrétable lors de la casse, au vu de la vitesse de rotation. Bon, il se trouve que maintenant, par-là, se trouve aussi la bombonne, qui non contente de devoir rester pressurisée, est le seul et unique réservoir de l'avion.... bref. Pas de bombonne près des moteurs: donc moteurs à l'arrière, et encore moins de range.
      Moteurs à l'arrière ? Moteur auxiliaire pas à l'arrière. Encore une fois moins de distance possible.
      Notez qu'on a géré qu'un PRA, il y en a 20: loin des pneus, loin de l'hydraulique pour les freins, pas en dessous de la cabine, et... mais au fait ça serait pas devenu un PRA cette bombonne ? 🙂
       
       
      L'avion ressemble donc de moins en moins à un avion actuel.
      Pour donner une idée des problèmes de design annexes, la liste des paramètres indiscutable donnés par les autorités comme l'EASA pour dessiner un tube de carburant fait .... 400 lignes. Pas de foudre, pas de fuites, pas de charge électrique, pas d'efforts sur le tube, rien doit toucher le tube, rien ne doit être à moins de 25mm de distance au cas où le tube se déforme, les simples tresses de métallisation pour éviter la foudre ont 50 lignes de paramètres. (exemple: pendre vers le bas pour éviter le frottement, ne pas se prendre les pieds dedans si au sol, les doubler au cas ou une des deux casse) etc. etc. On parle de tubes de 1 mètre par 90mm de diamètre. Imaginez si on parle d'un tube de 30m par 2m.
       
       
      Bref, un aperçu d'intégration d'une simple bombonne qui tourne au casse-tête, et tout autour prendra la même ampleur: la structure : poubelle, on recommence de A à Z. Même l'in flight Entertainment (les télés) vont prendre super cher, le calculateur central rentrera plus On a parlé des dizaines de kilomètre de câble électrique autour ? Bref, du sport, mais c'est presque anecdotique à côté de sa source hydrogène à gérer.
       
       
      La coutume du fuel c'est de dire que si ça ne vole pas depuis le concorde, on le monte pas. Heureusement, ce n'est pas du fuel
       
       
      Pour résumer, ça ressemble de plus en plus à un avion qui porte 70 passagers au lieu de 200, qui fait 1500km au lieu de 7000, qui a besoin de 2h de refuel par arrêt obligatoire au lieu de 45 min facultatives. Il faut que les avions aient un taux d'effectivité de minimum 98% (car le 320/737 en ont 99, c 'est à dire une heure de retard toutes les 100 heures) et qui concurrence un marché ou les low cost actuels vendent des places à 40€. Et il va falloir 20 ans pour le faire, et la compétence n'existe pas sur le marché du design, sauf chez airliquide, qui fait des bombonnes qui restent ancrées au sol.
      Et enfin, last but not least, si on exclut le 737max et les facéties de boeing, l’aviation civile a fait 0 morts pour problèmes techniques les 3 dernières années, il y a donc un standing.
       
       
      Mais bon il paraît que ce n’est pas un défi technologique majeur.
       
       
      TL ; Dr : c’est mal parti pour rentrer ça en 15 ans…
       
       
    • By FabriceM
      Edit : Officiellement, pas de fuites de particules radioactives pour le moment
      http://www.hanford.gov/c.cfm/eoc/?page=290
       
       
    • By Nick de Cusa
      http://www.wind-watch.org/video-wisconsin.php
    • By Nick de Cusa
      Ah, voilà un post intéressant.
      Sans aller jusqu'à de tels niveaux de miniaturisation, l'industrie automobile bossait il y a 15 ans sur des modes de propulsion turbine + électrique:
      http://www.ntnu.no/gemini/1993-dec/8b.html
      Maintenant, ça semble avoir complètement disparu de l'écran radar. Le moteur à combustion interne semble avoir remporté la victoire comme générateur:
      http://en.wikipedia.org/wiki/Chevrolet_Volt
      Pourquoi?
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