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Ils se sont gourrés de a à z, comme tous les Malthusiens.

Dennis Meadows l'avait même reconnu

... et puis la vague réchauffiste est survenue,

et Dennis Meadows, sans vergogne, est reparti faire un tour de surf dessus.

 

Pour rappel :

- oil peak : remis à demain depuis des décennies, et sans doute à jamais (car, comme d'hab, substitution par autre énergie),

- baby peak : passé récemment.

 

Bref, un fantasme pessimiste personnel soutenu par absolument rien, contredit totalement dans les faits,

mais qui n'empêche en rien de dessiner des courbes 100% inventées

et qui trouveront néanmoins leur lot de gobeurs.

 

 

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disons que presque tous les gens ont un penchant pour croire a ce genre de chose (culpabiliser). Le contenu du "mal" importe peu, c'est une hydre : réchauffement, corail, plastique dans les océans, rareté de l'eau, "millions de morts" de la pollution atmosphérique (on a même eu Bisounours qui nous défendait ça bec et ongles ici), déchets nucléaires, pesticides, herbicides, disparition des abeilles, etc. etc. etc., le contenu lui-même importe peu en fin de compte

 

C'est un peu le même plaisir que les films d'horreur

 

C'est des films d'angoisse, en gros

  • Yea 2

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il y a 13 minutes, Nick de Cusa a dit :

disons que presque tous les gens ont un penchant pour croire a ce genre de chose (culpabiliser). Le contenu du "mal" importe peu, c'est une hydre : réchauffement, corail, plastique dans les océans, rareté de l'eau, "millions de morts" de la pollution atmosphérique (on a même eu Bisounours qui nous défendait ça bec et ongles ici), déchets nucléaires, pesticides, herbicides, disparition des abeilles, etc. etc. etc., le contemu lui-même importe peu en fin de compte

 

C'est un peu le même plaisir que les films d'horreur

 

C'est des films d'angoisse, en gros

Pour une raison evopsy évidente : on survit davantage quand on est un peu plus inquiet que ce qu'il faudrait, que quamd on ne s'inquiète pas assez. 

 

(Ceci étant ce n'est pas incompatible avec le frisson gratuit du film d'horreur).

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Il y a 3 heures, Liber Pater a dit :

 

 Ca me dit "qui" mais pas "comment". 

 

Il y a 2 heures, Rübezahl a dit :

Ils se sont gourrés de a à z, comme tous les Malthusiens.

Dennis Meadows l'avait même reconnu

 

 Tu as une source ? 

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il y a 3 minutes, Nigel a dit :

 Ca me dit "qui" mais pas "comment". 

 

Ça répond peut-être à ta question, mais va trouver tous les paramètres.

https://majorityrights.com/weblog/comments/forresters_limits_to_growth_model_for_your_personal_computer/

 

Sinon il existe certainement un version à faire tourner sur ton ordinateur en jouant sur les différents paramètres.

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Il y a 2 heures, Nigel a dit :

Tu as une source ? 

là, ça me revient pas du tout,

mais si vraiment ça t'intéresse, je pense que en grattant un poil ça devrait se retrouver.

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Il y a 2 heures, Nick de Cusa a dit :

disons que presque tous les gens ont un penchant pour croire a ce genre de chose (culpabiliser)

Pour la culpabilité, je pense que ce ne sont pas des raisons evopsy à l'oeuvre.

C'est plutôt le refus de croire à la possibilité de créer de la richesse.

Le mythe hallucinant du gâteau fini. Démonté tous les jours depuis des milliers d'années, 24/7/365

... mais rien n'y fait, on continue de se vautrer dedans avec le plus grand sérieux.

Et on invente de nouvelles versions : 4 planètes etc.

 

Nous pouvons juste nous dépouiller les uns les autres.

Dans un sens, c'est pas faux, car, ceux qui croient ça sont effectivement, incapables de produire de la richesse de leur propre chef.

Ils ne peuvent vivre qu'aux crochets des autres ... et pour se rassurer, se racontent que c'est pareil pour les autres.

Et là, dieu merci, c'est faux.

 

Se rajoute là-dessus effectivement le pessimisme evopsy qui, pour le coup, est effectivement un trait des survivants.

 

On va vivre avec ça probablement jusqu'à l'extinction du soleil.

 

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moui, je vois nos instincts comme formés en tant que chasseurs cueilleurs, pour qui la taille fixe du gateau est juste 

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C'est vrai qu'en intragénérationnel, le mythe du gâteau fini pouvait avoir du sens.

Je me souviens d'au moins un roman de Giono, où un soc de charrue s' hérite (avec émotion) sur au moins 3 générations.

 

Mais quand même, de nos jours, en 2018, penser qu'on vit comme nos ancêtres néanderthaliens ?

Franchement ? C'est bien raisonnable ?

Le fer, l'acier, le verre, etc, etc.

En même temps, on enseigne sans doute plus les dernières avancées cruciales des LGBTFREZSAQUIBCDRRES dans les écoles étatiques today.

 

 

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Il y a 3 heures, Nick de Cusa a dit :

moui, je vois nos instincts comme formés en tant que chasseurs cueilleurs, pour qui la taille fixe du gateau est juste 

This.

 

il y a une heure, Rübezahl a dit :

Mais quand même, de nos jours, en 2018, penser qu'on vit comme nos ancêtres néanderthaliens ?

Franchement ? C'est bien raisonnable ?

Ce n'est pas raisonnable non plus, à l'heure où l'on a des traitements de qualité croissante contre le paludisme, de garder les allèles responsables du favisme, de la drépanocytose et de la beta-thalassémie. Et pourtant, on les garde, parce que tu n'as pas la bonne échelle de temps. ;)

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19 hours ago, Rübezahl said:

C'est vrai qu'en intragénérationnel, le mythe du gâteau fini pouvait avoir du sens.

Je me souviens d'au moins un roman de Giono, où un soc de charrue s' hérite (avec émotion) sur au moins 3 générations.

 

Mais quand même, de nos jours, en 2018, penser qu'on vit comme nos ancêtres néanderthaliens ?

Franchement ? C'est bien raisonnable ?

Le fer, l'acier, le verre, etc, etc.

En même temps, on enseigne sans doute plus les dernières avancées cruciales des LGBTFREZSAQUIBCDRRES dans les écoles étatiques today.

 

 

là, sans mauvaises intentions aucune de ta part, tu m'homme de pailles grave (je mets le s de la 2ème personne sur paille, oui, j'ose)

 

je ne parlais en rien de l'analyse rationnelle mais des instincts "hard wired" dans nos corps et systèmes nerveux. Qui remontent à loin

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...

Le 2° paragraphe de mon post ne te visait en rien. (Je connais un peu tes positions sur le sujet depuis le temps).

Mon 2° § visait ceux qui nient la réalité du progrès.

 

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ha ha, présomption de pertinence de ma part alors 

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Le 16/05/2018 à 14:26, Rübezahl a dit :

Mais quand même, de nos jours, en 2018, penser qu'on vit comme nos ancêtres néanderthaliens ?

Franchement ? C'est bien raisonnable ?

Le fer, l'acier, le verre, etc, etc.

 

J'ai déjà fait le coup de la vie à l'âge de pierre à certains de mes potes ayant tenu des propos malthusiens, ils m'ont bien ri au nez :D

Avant le gâteau fini c'était "Pierre ne pend s'enrichir de X sans appauvrir Paul de X" non ?

Maintenant c'est plus "Bon ok, Pierre et Paul peuvent s'enrichir sans appauvrir personne mais du coup ça épuise les ressources naturelles" Ça prend une dimension écologique en fait, les écolos disent qu'autrefois on considérait que les ressources de la Terre étaient inépuisables mais maintenant on se rend compte qu'elles sont limitées. Donc ils intègrent ça à leur système.

Selon moi, ça découle d'une vision matérialiste de la richesse. Comme la notion de richesse est purement matérielle, ils se croient permis d'y appliquer le principe de Lavoisier ou autres. Rien ne se perd, rien ne se crée ect. Quand une maison se crée, les "ressources" s'épuisent d'un tas de briques.

A mon avis, les gens qui pensent l'économie comme un ensemble de réactions chimiques équilibrées ne le font pas parce qu'ils ne peuvent pas créer de richesses, c'est plus une conséquence de l'évopsy (quand une pomme se retrouve dans mon estomac, elle disparait de l'arbre) et ce qu'on leur a enseigné qu'ils appliquent maladroitement pour confirmer leur vision.

 

 

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il y a 11 minutes, Domino a dit :

Maintenant c'est plus "Bon ok, Pierre et Paul peuvent s'enrichir sans appauvrir personne mais du coup ça épuise les ressources naturelles"

 

Le fait même d'exister implique une consommation de ressources environnementales. Les adeptes du développement durable devraient saisir qu'il n'y a qu'une conclusion compatible avec leur prémisse.

 

latest?cb=20110123152846

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C'est ce que font certains. Enfin ils se suicident pas mais ils refusent de faire des gosses. Et militent pour que les autres fassent de même. Bon, là par contre j'ai pas d'explication evopsy :huh:

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il y a 2 minutes, Domino a dit :

Selon moi, ça découle d'une vision matérialiste de la richesse.

oui, entre autres.

Mais du matérialisme mal compris : ce n'est pas parce qu'une ressource est finie ... qu'il y a forcément souci. Jusqu'ici on a systématiquement permuté d'un truc A vers un truc B avant d'avoir épuisé A. Mais bon, même après des milliers d'exemples, ça serait vraiment trop dommage de se priver d'une source d'inquiétude.

Encore hier soir, il y a le R.C. qui va nous priver de chocolat. On ne se lasse pas. Soupir.


Plus que le matérialisme, il y a aussi le refus obstiné de l'émergence, de l'enrichissement par l'échange (bonbons framboise appréciés de Paul mais pas par Pierre, bonbons fraise appréciés de Pierre mais pas par Paul). Tout ça n'existe pas, la seule chose qui compte est de pouvoir piquer x euros à l'un pour le donner à l'autre. Le voilà l'enrichissement concret.

 

Toutes ces simplifications s'accordant évidemment parfaitement avec la monodimensionnalité voulue de l'être humain, une simplification extrême, qui voudrait que chaque être humain se résume à un chiffre au bas d'une fiche de paie. Toute l'humanité classée sur ce brave critère unidimensionnel. C'est à gerber.

 

De nos jours, par dessus tout ça, on a maintenant droit à une couche LGBTGTTDD, juste histoire de dire que : "non, vous voyez bien qu'on n'est pas juste obsédés par le fric".

 

Le gauchiste est vraiment un pauvre type. (Qui devient craignos dès qu'ils sont 2.)

 

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1 hour ago, Johnathan R. Razorback said:

 

Le fait même d'exister implique une consommation de ressources environnementales. Les adeptes du développement durable devraient saisir qu'il n'y a qu'une conclusion compatible avec leur prémisse.

 

latest?cb=20110123152846

la banderole est fausse pourtant, elle devrait dire I save the planet, I kill myself

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Le 5/15/2018 à 18:03, Nick de Cusa a dit :

C'est un peu le même plaisir que les films d'horreur

 

Les films d'horreur sont comme le sucre : avant d'en prendre, on n'en a pas envie. Une fois qu'on commence, on en veut toujours plus. Au final, après coup, il est clair qu'on s'est juste fait du mal.

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il y a une heure, Rübezahl a dit :

 

 

Il y a des erreurs intellectuelles spécifiques, mais les causes fondamentales de l'extension de l'écologisme ne sont pas intellectuelles mais sociales. Or comme dirait Marx, pour renverser des idées il faut renverser les structures sociales qui les produisent (ce qui est beaucoup plus difficiles):

 

 


"Notre démonstration générale peut donc se traduire ainsi : les nouveaux petits intellectuels déclassés et les intellectuels prolétaroïdes tendent à investir leurs compétences culturelles inemployées (c’est-à-dire leur maîtrise semi-savante du monde social, scientifique, politique, etc. acquises de manière scolaire ou autodidacte) dans une entreprise subversive propre à bouleverser l’ensemble du marché des biens symboliques, et susceptible de leur offrir en conséquence les débouchés professionnels (ou politiques) et la reconnaissance sociale qu’ils attendent.
Il s’agit dans cette thèse de rendre intelligible le processus qui préside au foisonnement de l’idéologie écologiste, et cela, indépendamment des argumentations directement environnementalistes (comme l’effet de serre par exemple). Nous avons donc résolument orienté notre réflexion vers la recherche des conditions sociales qui ont rendu possible l’existence d’un mouvement de protestation sociale en concentrant davantage notre attention sur la position sociale des agents que sur l’état objectif de la situation environnementale qu’ils dénoncent.
L’axe général de notre travail tend principalement à rendre compte du système de médiation entre le registre protestataire des agents et les circonstances sociohistoriques dont procède l’émergence spécifique de l’écologisme
." (p.21)



"À partir de toutes ces descriptions (position, trajectoire, situation, capital), nous pouvons caractériser la situation occupée par cette nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle qui occupe massivement les rangs des militants écologistes, comme étant celle d'une fraction dominée située à la lisière inférieure de la classe dominante. Autrement dit, ces agents appartiennent à la classe dominante par leur formation intellectuelle accumulée à l'école et dans l'enseignement supérieur, mais ils n’en restent pas moins dominés puisqu'ils ne participent en rien au pouvoir de décision de la classe dominante, que ce soit au niveau politique ou au niveau économique. De plus, ils n’occupent qu’une position faiblement hégémonique ou marginale dans le champ culturel lui-même.
C'est l'analyse de l'ensemble de ces rapports de forces qui nous permet de faire l'hypothèse du lien fondamental entre l’ambivalence propre à la position sociale de la nouvelle petite bourgeoisie et les caractéristiques propres aux revendications contenues dans la protestation utopique-hérétique du discours écologiste alternatif, discours revendicatif d’ordre « romantique » qui ne laisse qu'une très faible place aux revendications en rapport avec la défense des intérêts sociaux des classes populaires…
" (p.48)

"L'espoir, souvent caressé mais toujours déçu, d'accéder à des fonctions socialement plus valorisantes et économiquement plus rémunératrices (ce qui
fournirait ainsi une reconnaissance de leurs compétences et leur légitimité à exercer ces fonctions), s'associe intimement à une forme de contestation de l'autorité des spécialistes institutionnellement reconnus (quel que soit le champ d'exercice de leurs compétences). Ce hiatus entre leur désir d’autonomie et leur insertion obligée dans un jeu de relations de dépendance envers les institutions en place, engendre une protestation anti-institutionnelle d’ordre hérétique. Les petits intellectuels subalternes manifestent ainsi le souhait de se soustraire à la domination des détenteurs du savoir légitime pour mieux imposer et revendiquer la légitimité de leurs propres pratiques, qu'elles soient domestiques, professionnelles ou politiques. Cette demande de légitimité se fonde sur un savoir demi-savant et un savoir-faire informel constitué le plus souvent de compétences « humaines » et de capacités « créatives » aux contours plutôt flous.
Le souci du respect de la « personne humaine », les préoccupations visant à « libérer les hommes », l’attention pacifique à l’égard « des autres », qui caractérisent le « doux » pacifisme écologiste, doivent se comprendre en fait comme des revendications portant sur la demande de reconnaissance d’un type de compétences particulières, à la fois « pédagogiques » et « humaines », que requiert par exemple la distribution de biens de santé (infirmières), de savoirs culturels (professeurs), de service public (animateurs, cadres de la fonction publique) ; autant de « compétences » en affinité avec les dispositions dont seraient dotés ces membres de la nouvelle classe moyenne, du fait de la nature de leur profession. Ne disposant pas d'une position dominante dans chacun de ces champs professionnels, ils tendent à promouvoir des « savoir-faire » (telles que la pratique pédagogique de « terrain », les relations humaines interpersonnelles, « l’écoute », le savoir-faire technique ou psychologique) qui entrent en concurrence avec les formes de compétences constituées exclusivement d'un savoir, jugé par eux « abstrait » ou « théorique », et dont sont détenteurs ceux qui occupent une position
hégémonique
." (p.57)

"Face à une société désignée à la fois comme « artificielle » et « contraignante », car inconsciemment perçue comme réticente à répondre aux espoirs de promotion sociale qu'ils avaient pu attendre de leur trajectoire, les militants écologistes s'engagent dans une lutte anti-institutionnelle dont la dimension
utopique tient tout autant à l’insatisfaction de leur situation professionnelle, qu'à la transformation idéaliste et demi-savante qu'ils lui font subir du fait de leur passage dans l'institution scolaire et universitaire.
Manifestant une moindre intégration sociale en partie à cause de leur acculturation scolaire, ils peuvent éprouver le sentiment de ne pas se sentir « à leur place », ou plutôt de ne pas « être reconnu à leur juste valeur » dans leur champ professionnel. Ce qui ne peut que renforcer leur prétention au marginalisme et à la prétention à l’avant-gardisme politico-intellectuel
." (p.59)

"Nous trouvons ici les raisons sociologiques qui sont au principe des particularités de l'écologisme : l'action revendicative porte exclusivement sur des domaines de la vie sociale hors-travail (traduisant un refus inconscient de remettre en cause la division sociale du travail); le radicalisme porte sur le domaine de la morale (fournissant le marchepied à une conquête de légitimité nouvelle); le discours politique manifeste sa singularité en refusant de se positionner sur l'axe droite-gauche, préférant se définir dans un ailleurs caractéristique d'un non-lieu politique et de toute production utopique.
La population écologiste, qui se recrute majoritairement dans la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle, occupe donc une position ambiguë dans la structure des rapports de classe; ce qui lui confère cet ethos particulier
." (p.64)


 

"Il est alors possible d'interpréter la production actuelle de l'utopie écologiste, et en particulier la vision très catastrophiste et dramatique de l'état de l’environnement naturel, comme l'expression symbolique de l'impuissance pratique d'une fraction de couche sociale déterminée à transformer un monde où elle vit mal du fait des contradictions et de l’ambiguïté de sa position dans les rapports sociaux.
Le sentiment de fermeture, la situation d'impasse sociale, le déclassement social relatif, la dévalorisation symbolique des professions intellectuelles moyennes et les frustrations sociales qui résultent de cette situation, portent les intéressés à suspecter toute notion de progrès économique et technique comme la manifestation de la violence pratique et symbolique d’une « rationalité instrumentale » (portée par les fractions sociales économiquement dominantes) qui s'exercerait brutalement aussi bien sur le monde social que sur le monde naturel.
Par conséquent, l’intérêt renouvelé pour la protection de l'environnement naturel et la tournure catastrophiste (parfois apocalyptique) des discours écologistes n'est en aucun cas une irruption de « l'irrationnel » dans leur univers mental et social : il faut davantage analyser la production sociale de cette vision tragique de l’univers naturel (maltraité, méprisé, souillé, pollué par l’industrialisation) comme une représentation symbolique (ou médiatisée) des incertitudes, des angoisses, des menaces et des contraintes sociales que
ressentent confusément les catégories d'agents considérés. En témoigne la forte coloration anti-institutionnelle, anti-bureaucratique et anti-hiérarchique qui accompagne invariablement la critique écologiste contemporaine.
Les petits intellectuels de la classe moyenne se trouvent cependant contraints, dans leur révolte, de réaliser un énorme travail idéologique. Mêlant étroitement considérations environnementales, dénonciation des inégalités sociales et moralisme anti-économique, ils produisent alors une nouvelle forme de contestation. Et du même coup, ils tentent de récupérer la maîtrise du reclassement symbolique de leur situation sociale, un présent décevant qu’ils ne peuvent pas s’avouer. Ils dénoncent alors les dégradations portées à l'environnement naturel par le « capitalisme », la « société de consommation », le « totalitarisme étatique » ou le « productivisme » (définis comme des univers « répressifs », « inhumains », « uniformes », « barbares », etc.) à l’aide d’images d’autant plus apocalyptiques que leur propre situation leur apparaît plus insupportable et préoccupante. La nature en danger qu’ils cherchent à défendre n’est plus alors que la forme transfigurée de leur propre situation sociale
." (p.69-70)

"Les militants écologistes utilisent ainsi la médiation d'une description dramatisée de l'état de la nature pour faire une critique globale du monde social tout en restant dans les limites de la censure et de la bienséance propre à un champ politique policé et pacifié. Cette médiation par la défense d'une cause universelle (défense de la planète, des générations futures, de la santé, de la « vie », et de toute l’humanité en général) leur permet de mettre en avant leur désintéressement. Ils tentent en fait d’obtenir les profits d'universalisation par lesquels ils entendent concurrencer l'arbitraire culturel dominant en imposant inconsciemment leur propre vision sociale de la nature.
Rejoignant les hypothèses de départ, cette courte analyse montre que la production du discours catastrophiste et l'invention corrélative des thématiques écologistes de défense de la nature demeurent une construction symbolique et idéologique (et non pas nécessairement une production scientifique objective).
" (p.73)


-Hubert Billemont, L'écologie politique : une idéologie de classes moyennes. Thèse de doctorat en sociologie, Université d'Evry-Val d'Essonne, 2006.
 

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il y a 48 minutes, L'affreux a dit :

Les films d'horreur sont comme le sucre : avant d'en prendre, on n'en a pas envie. Une fois qu'on commence, on en veut toujours plus. Au final, après coup, il est clair qu'on s'est juste fait du mal.

:wub:

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Je remarque d'ailleurs qu'en matant le graphique, on est censé avoir dépasser le "pic" de la production industrielle par habitant. Or j'ai pas l'impression de l'avoir vu passé. 

 

 On est censé être en plein pic de "la nourriture par habitant". J'ai pas l'impression qu'on stagne à ce niveau aussi. 

 

 C'est pour ça que je voulais les indices utilisés. 

 

Image associée

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Comme prolongement de courbes, c'est déjà assez délirant,

mais aussi, la manière dont le pic se planque juste derrière l'horizon temporel du moment.

Ils sont obligés de placer le mensonge (toujours) dans l'avenir, car les data réelles leurs donnent toujours tort.

 

ça mériterait pour le coup un schéma analogue en historique, avec la vague de pics successifs vers la droite.

Histoire de bien se moquer. la vague de pics sur laquelle surfent les vendeurs de peur.

 

La seule courbe où ils peuvent mentir dès maintenant, c'est "stock"

qui doit encore être estimée absolument au pif de comme ça chante,

parce que, par nature, c'est infalsifiable.

 

Faut vraiment pas avoir honte.

 

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 Bon pour la bouffe, visiblement, c'est pas bon : 

 

http://global.alltech.com/canadafr/news/le-sondage-alltech-global-feed-survey-2018-estime-la-production-mondiale-daliments-à

 

Citation

Le sondage Alltech Global Feed Survey de 2018 estime que le tonnage international d'aliments a dépassé 1 milliard de tonnes pour la deuxième année consécutive, avec un total de 1,07 milliard de tonnes d'aliments produits en 2017. La croissance vue en 2017 était forte à 2,57% de plus que l'année dernière. L'industrie des aliments pour animaux, évaluée à 430 milliards de dollars, a connu une croissance de 13% au cours des cinq dernières années, ce qui équivaut à une moyenne de 2,49% par an. Cette croissance substantielle est soutenue par la consommation plus élevée de viande, de lait et d'œufs déclarée.

La septième édition de l'enquête annuelle est la plus complète à ce jour, couvrant désormais 144 pays. Les résultats montrent que la Chine et les États-Unis restent les deux premiers pays, produisant un tiers des aliments pour animaux et que la croissance prédominante provient des secteurs des porcs, des poulets de chair et des produits laitiers ainsi que des régions européennes et Asie-Pacifique.

 

 Je cherche un truc sur la production industrielle. Car si on en croit la courbe, on est censé être revenu à un niveau des années 2000... 

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 Bon c'est bon j'ai : http://www.coe-rexecode.fr/public/Analyses-et-previsions/Synthese-conjoncturelle/Toujours-dynamique-a-l-echelle-mondiale-la-production-industrielle-recule-en-Chine-et-au-Japon

 

Production industrielle mondiale (graphique) 

La production industrielle mondiale reste très dynamique (+4,9% sur un an en janvier) et cette performance est largement partagée même si quelques divergences apparaissent.

La production industrielle chinoise est revenue en février à son niveau de mai 2017 (+4,3% l'an sur 3 mois), en zone euro elle recule entre décembre et janvier mais le glissement annuel reste favorable, et au Japon sa baisse de 6,6% annule quasiment la croissance de l'année 2017.

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 Suite à mes nombreux débats écolos ces derniers temps. Je me suis rendu compte d'une chose. 

 

 L'argument "on ne peut pas consommer à l'infini des ressources finies" est percutant car appréhensif par le plus grand monde. Tout le monde consomme ( bouffe, essence, etc). Et donc l'idée qu'il y aurait une limite à notre consommation qui est déjà un petit miracle en soi ( on va au supermarché et hop), suffit à ébranler les esprits.

 

 Alors qu'à l'inverse, montrer que le progrès technique est exponentiel, c'est vrai mais non appréhensif. Car la majorité des gens sont des "puceaux mentaux" comme disait Laurent Alexandre, ils n'ont jamais eu aucun idée d'innovation quelconque. Surtout dans les domaines ultra-techniques d'aujourd'hui. 

Et donc l'idée qu'un jour, on ne trouverait pas de solutions à nos problèmes, est tout à fait compréhensible pour la masse sans idées. Car si c'est naturel pour un individu de consommer à l'infini, ce n'est pas naturel pour lui d'avoir des idées en continu. L'absence d'innovation est donc un stade "normal" pour beaucoup. 

 

 Réflexion du jour. 

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Ta pensée du jour est applicable à tous les raisonnements libéraux.

Ou presque. 

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14 minutes ago, Nigel said:

 Suite à mes nombreux débats écolos ces derniers temps. Je me suis rendu compte d'une chose. 

 

 L'argument "on ne peut pas consommer à l'infini des ressources finies" est percutant car appréhensif par le plus grand monde. Tout le monde consomme ( bouffe, essence, etc). Et donc l'idée qu'il y aurait une limite à notre consommation qui est déjà un petit miracle en soi ( on va au supermarché et hop), suffit à ébranler les esprits.

 

 Alors qu'à l'inverse, montrer que le progrès technique est exponentiel, c'est vrai mais non appréhensif. Car la majorité des gens sont des "puceaux mentaux" comme disait Laurent Alexandre, ils n'ont jamais eu aucun idée d'innovation quelconque. Surtout dans les domaines ultra-techniques d'aujourd'hui. 

Et donc l'idée qu'un jour, on ne trouverait pas de solutions à nos problèmes, est tout à fait compréhensible pour la masse sans idées. Car si c'est naturel pour un individu de consommer à l'infini, ce n'est pas naturel pour lui d'avoir des idées en continu. L'absence d'innovation est donc un stade "normal" pour beaucoup. 

 

 Réflexion du jour. 

oui, c'est pour ça que le job de Mélenchon est facile et le tiens / le nôtre très difficile

 

Et de quoi tire-t-on le plus de plénitude ultime ? D'une mission facile ou d'une mission très difficile ?

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    • Par Nick de Cusa
      En quoi le nombre de blessés et de morts par unité d'énergie produite n'est-il pas un bon critère pour porter un jugement ?
    • Par Nick de Cusa
      Ah, voilà un post intéressant.
      Sans aller jusqu'à de tels niveaux de miniaturisation, l'industrie automobile bossait il y a 15 ans sur des modes de propulsion turbine + électrique:
      http://www.ntnu.no/gemini/1993-dec/8b.html
      Maintenant, ça semble avoir complètement disparu de l'écran radar. Le moteur à combustion interne semble avoir remporté la victoire comme générateur:
      http://en.wikipedia.org/wiki/Chevrolet_Volt
      Pourquoi?
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