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Énergies renouvelables


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Exact: ce pour quoi il faut la remettre en cause:

- Industrie très dangereuse. Grand nombre de morts et blessés.

Voilà. Mais bon, il ya encore des boîtes crâniennes récurées à l'urine verte à qui ça ne va pas suffire, donc

- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

- Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

- Paysages ruraux entiers idustrialisés et défigurés

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

- Coût du kWh élevé

- Investissement non rentable

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

En voilà quelques uns, à compléter.

  • Ancap 1
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Exact: ce pour quoi il faut la remettre en cause:

- Industrie très dangereuse. Grand nombre de morts et blessés.

Voilà. Mais bon, il ya encore des boîtes crâniennes récurées à l'urine verte à qui ça ne va pas suffire, donc

- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

- Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

- Paysages ruraux entiers idustrialsiés et défigurés

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

- Coût du kWh élevé

- Investissement non rentable

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

En voilà quelques uns, à compléter.

excellent resume, poste le sur Facebook et je partagerais.

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Quelle innommable tragédie.

Eagles have been killed in large numbers by wind turbines, e.g. 3.000 golden eagles over 25 years at the huge Altamont Pass windfarm near San Francisco. It was built on the very hills where young, transient “goldies” come from all over California to hunt and interact. This is causing a decline in the California population of golden eagles. See ANNEX (A) of the following article: www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp?Id=4242

White-tailed Sea Eagles are being killed by windfarms in Norway, Sweden, Germany, Japan, Scotland and the Netherlands; Bald Eagles in Canada; Golden eagles in the US, Sweden, Scotland and Spain; Wedge-tailed Eagles and White-bellied Sea Eagles in Australia; eagles from 5 different species in Spain, all condemned to disappear because of the government’s “green” policy: www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp?Id=3071

In Australia, the Tasmanian Wedge-tailed Eagle will become extinct because of a biased, faulty and misleading environmental study which permitted the construction of 7 windfarms in its habitat: www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp?Id=4382

The eagles and millions of other birds (and bats) are being decimated worldwide by windfarms and their power lines. Yet it has been demonstrated that wind turbines are redundant, as they need the help of fossil fuel power plants to be viable: http://www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp?Id=4540

More on birds, bats, and windfarms:

http://www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp?Id=1875

Pictures & videos (bird & bat collisions, and more): see Multimedia on the menu bar.

http://savetheeaglesinternational.org/

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En voilà quelques uns, à compléter.

- la production des turbines n'est pas écolo (terres rares qui sont extraites en Chine)

- le recyclage des vieilles éoliennes, qui en fait, qui y a pensé ?

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- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

Vrai, mais une méthode utilisée pour exploiter et stocker les productions excédentaires des éoliennes consiste à les coupler avec des techniques de pompage-turbinage au sein de centrales hydro-éoliennes.

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

Vrai, mais il existe le géothermique, la biomasse, le solaire, et puis, cf précédemment.

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

Preuves ? Ce n'est pas la dizaine de photos d'oiseaux morts sur un site écolophobe qui vont me convaincre que c'est vrai. :icon_up:

- Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

NB : idem

- Paysages ruraux entiers idustrialsiés et défigurés

Vrai, mais l'éolienne produit de l'électricité plus localement (décentralisé) : elle évite beaucoup le déploiement de gigantesques réseaux de pylônes électriques (pas très esthétiques), contrairement à une énergie centralisée qu'est le nucléaire. Fatalement, la défiguration des paysages existe déjà donc par l'énergie que tu défends sur ce forum.

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

Subjectif et preuves ?

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

Subjectif et preuves ?

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

Preuves ?

- Coût du kWh élevé

Vrai. Technologie jeune et encore rare, donc chère. Plus on l'utilisera, moins elle sera chère. Comme toute technologie nouvelle.

- Investissement non rentable

Preuves ? Le rapport bénéfices/risques du nucléaire n'est pas très rentable non plus.

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

La concurrence s'opposant au monopole et le nucléaire ayant le monopole, je ne comprends pas pourquoi l'éolienne serait non-concurrentielle.

Le vent est une énergie illimitée, mais à utiliser de façon optimisée ; ce qui n'est pas fait et qui cause la colère de nombreuses personnes. Je les comprends ! Elle se substituerait très bien avec toutes les autres formes d'énergies renouvelables. Et on risque fort d'en découvrir d'autres dans le futur. Il y a du boulot je le conçois.

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- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

Vrai, mais une méthode utilisée pour exploiter et stocker les productions excédentaires des éoliennes consiste à les coupler avec des techniques de pompage-turbinage au sein de centrales hydro-éoliennes.

Ce n'est pas faisable partout. Et d'ailleurs, ce n'est fait quasiment nulle part.

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

Vrai, mais il existe le géothermique, la biomasse, le solaire, et puis, cf précédemment.

Il existe aussi la fusion (le soleil, ça fonctionne, hein). Bon. L'idée, c'est de parler des trucs réalistes et qui fonctionnent.

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

Preuves ? Ce n'est pas la dizaine de photos d'oiseaux morts sur un site écolophobe qui vont me convaincre que c'est vrai. :icon_up:

Tu plaisantes ? Les morts de rapaces sont documentées et malheureusement, le bilan est désastreux.

Staff Article, “Altamont Avian Mortality Continues; Improvements Grounded,” California Energy Markets, January 23, 1998, p. 2

et http://www.sciencemag.org/content/330/6006…e6-b1e2472041d7

- Paysages ruraux entiers idustrialsiés et défigurés

Vrai, mais l'éolienne produit de l'électricité plus localement (décentralisé) : elle évite beaucoup le déploiement de gigantesques réseaux de pylônes électriques (pas très esthétiques), contrairement à une énergie centralisée qu'est le nucléaire. Fatalement, la défiguration des paysages existe déjà donc par l'énergie que tu défends sur ce forum.

Ce n'est pas la décentralisation qui pose problème, mais le mode de production. Des petits réacteurs nucléaires enfouis produiraient suffisamment, de façon constante, sans danger, et pourtant, on choisit de grosses éoliennes (60 m, tout de même). Bref, ton contre-argument tape à côté de la plaque.

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

Subjectif et preuves ?

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

Subjectif et preuves ?

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

Preuves ?

Ca, c'est de l'ingénierie de base, mon brave.

- Coût du kWh élevé

Vrai. Technologie jeune et encore rare, donc chère. Plus on l'utilisera, moins elle sera chère. Comme toute technologie nouvelle.

Il est vrai que le principe du moulin à vent est tout jeune. On l'emploie depuis maximum … 1000 ans à tout casser :doigt:

Il est vrai que le principe de l'alternateur est révolutionnaire. Ça doit faire à peine 150 ans que ça existe.

- Investissement non rentable

Preuves ? Le rapport bénéfices/risques du nucléaire n'est pas très rentable non plus.

Là encore, faudrait voir à pas se foutre de la gueule du monde. Même les centrales à charbon ont un rendement très supérieur à l'éolien.

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

La concurrence s'opposant au monopole et le nucléaire ayant le monopole, je ne comprends pas pourquoi l'éolienne serait non-concurrentielle.

Pfff. Il n'y a pas monopole puisqu'il y a plusieurs sources disponibles en concurrence. L'hégémonie actuelle est d'ailleurs sur le charbon, et pas le nucléaire (moins de 20% à l'échelle mondiale). Tu t'es renseigné un peu avant de participer ?

Le vent est une énergie illimitée, mais à utiliser de façon optimisée ; ce qui n'est pas fait et qui cause la colère de nombreuses personnes. Je les comprends ! Elle se substituerait très bien avec toutes les autres formes d'énergies renouvelables. Et on risque fort d'en découvrir d'autres dans le futur. Il y a du boulot je le conçois.

Il y a surtout un énorme travail d'information de ton côté.

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1 - Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

Vrai, mais une méthode utilisée pour exploiter et stocker les productions excédentaires des éoliennes consiste à les coupler avec des techniques de pompage-turbinage au sein de centrales hydro-éoliennes.

2 - Quand on a besoin, elles ne produisent pas

Vrai, mais il existe le géothermique, la biomasse, le solaire, et puis, cf précédemment.

3 - Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

Preuves ? Ce n'est pas la dizaine de photos d'oiseaux morts sur un site écolophobe qui vont me convaincre que c'est vrai. :icon_up:

4 - Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

NB : idem

5 - Paysages ruraux entiers idustrialsiés et défigurés

Vrai, mais l'éolienne produit de l'électricité plus localement (décentralisé) : elle évite beaucoup le déploiement de gigantesques réseaux de pylônes électriques (pas très esthétiques), contrairement à une énergie centralisée qu'est le nucléaire. Fatalement, la défiguration des paysages existe déjà donc par l'énergie que tu défends sur ce forum.

6 - Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

Subjectif et preuves ?

7 - Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

Subjectif et preuves ?

8 - Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

Preuves ?

9 - Coût du kWh élevé

Vrai. Technologie jeune et encore rare, donc chère. Plus on l'utilisera, moins elle sera chère. Comme toute technologie nouvelle.

10 - Investissement non rentable

Preuves ? Le rapport bénéfices/risques du nucléaire n'est pas très rentable non plus.

11 - Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

La concurrence s'opposant au monopole et le nucléaire ayant le monopole, je ne comprends pas pourquoi l'éolienne serait non-concurrentielle.

Le vent est une énergie illimitée, mais à utiliser de façon optimisée ; ce qui n'est pas fait et qui cause la colère de nombreuses personnes. Je les comprends ! Elle se substituerait très bien avec toutes les autres formes d'énergies renouvelables. Et on risque fort d'en découvrir d'autres dans le futur. Il y a du boulot je le conçois.

- Point un : pas dans tous les paysages. Et quel écologiste es-tu pour vouloir inonder tant de terrains peuplés d'espèces protégées.

- point deux : toutes les autres solutions que tu proposes sont encore plus chères, les adopter représente donc un apprauvrissement à grande échelle de tous

- point trois et quatre, il y a quand même un lien dans le lien sur les 3.000 aigles royaux massacrés en 25 pour espèce plus rare que le moineau. c'est une stat officielle. Même le site réchauffiste wikipédia parle de millions de morts de chauves souris

- point cinq : tandis que quand tu mets de l'eolien tu dois mettre les deux, les éoliennes ET les pylones (ou tu enterres les lignes pour planquer ta mauvaise foi, mais c'est 5 fois plus cher !)

- point six. Si tu savais. Il a environ 15 ans, l'industrie (Flenders pour être précis) a inventé un nouveau mot pour décrire une usure du metal spécifique : Graufläkigkeit. On a inventé des huiles ultra hautes viscosité (ISO VG 320) en huiles de bases synthétiques à pas de prix (PAO) et bourrés d'additifs qu'on a du inventer pour la cause. Eh bien, à ce jour, la spécification Flenders Graufläkigkeit n'est toujours pas finalisée, et le problème pas réglé. Et je ne te parle que de l'huile, tout est à l'avenant. Je peux t'en parler plus, si tu souhaites.

Point 7. elle sont loin de tout et en hauteur. Tu ne vois pas la différence en terme d'accessibilité entre 1.000 éoliennes avec l'espacement nécessaire et 1 une turbine à vapeur ?

- point 8. M'enfin ?

- point 9. "Comme tout technologie". N'imp.

- point 10. Personne n'investit là dedans sans subventions. Personne.

- Point 11. Euh, il n'y a pas que le nucléaire comme éprouvé. Mais prenons le nucléaire. Supprime toutes les subventions, toutes. Dans le futur, il y aura probablement du nucléaire. Peut-être pas, mais probablement. Il n'y aura pas d'éolien.

Et le mieux, c'est que tout ça n'est même pas le pire : http://ef-magazin.de/2011/04/11/2952-energ…or-dem-blackout

Je vois que tu as un beau rêve. Si tu es jeune c'est normal, je trouve ça bien. Mais tu dois te renseigner sur les questions techniques et les dimensions qui sont en jeu, les chiffres, le coût du kWH hors TOUTE aide (et attention, les chiffres présentés sur l'éolien sont toujours truqués, il reste toujours des aides qui se veulent cachées. Toujours).

Sans blague, renseigne toi un peu.

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- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

Vrai, mais une méthode utilisée pour exploiter et stocker les productions excédentaires des éoliennes consiste à les coupler avec des techniques de pompage-turbinage au sein de centrales hydro-éoliennes.

… avec un rendement déplorable, je suppose. Pourrais-tu étayer cette proposition et fournir quelques chiffres (parc existant, rendement, investissement avec/sans subventions sous la législation actuelle, etc.) ?

Soit dit en passant, les centrales nucléaires du parc existant (uranium et eau bouillante) produisent une énergie relativement constante dans le temps. Aussi pour ajuster la consommation à la production, on utilise la grande modulabilité de la production des barrages hydroélectriques. En Europe ce sont principalement la Suisse et la Suède qui fournissent les barrages de réserve.

http://incoteco.com/upload/CIEN.158.2.66.pdf

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

Vrai, mais il existe le géothermique, la biomasse, le solaire, et puis, cf précédemment.

… géothermique : constant, biomasse : modulable, solaire : évolutif dans la journée et l'année, pas modulable. A ce jour pour produire de l'électricité aucun de ces 3 ne rivalise avec les énergies fossiles, il reste un facteur 2 à 10 en matière de coûts (sauf la canne à sucre ?), et la montée en puissance du gaz de schiste laisse présager une maitrise des prix pour plusieurs décennies (sauf crise moyen orientale dans les mois qui viennent, doinbt l'influence reste forte avec l'inertie du parc industriel pétrolier).

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

Preuves ? Ce n'est pas la dizaine de photos d'oiseaux morts sur un site écolophobe qui vont me convaincre que c'est vrai. :icon_up:

- Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

NB : idem

Je ne sais pas ce que pourrait vouloir dire "grande échelle" en la matière. En tous cas les riverains signalent des oiseaux morts fréquents sur chaque éolienne.

- Paysages ruraux entiers idustrialsiés et défigurés

Vrai, mais l'éolienne produit de l'électricité plus localement (décentralisé) : elle évite beaucoup le déploiement de gigantesques réseaux de pylônes électriques (pas très esthétiques), contrairement à une énergie centralisée qu'est le nucléaire. Fatalement, la défiguration des paysages existe déjà donc par l'énergie que tu défends sur ce forum.

Elle n'évite rien du tout. L'éolienne n'est pas fiable en matière de production d'électricité. Aussi les réseaux de transports électriques doivent être calibrés pour acheminer de l'électricité centralisée en mêmes quantités que si l'éolienne n'existait pas. La seule exception couramment pratiquée sont les sites isolés à plusieurs kilomètres de toute connexion, pour laquelle les propriétaires préfèrent une couteuse autarcie à une encore plus couteuse connexion. En France, il n'y en a pas beaucoup, surtout que les pouvoirs publics ont souvent subventionné les connexions histoire d'être sur que la population serait en dépendance énergétique de l'opérateur national syndicraté. Plus drôle encore : l'éolienne doit être chauffée quand il faut trop froid. Aussi lors des pics de consommation des grands froids, elle consomme plus qu'elle ne produit.

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

Subjectif et preuves ?

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

Subjectif et preuves ?

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

Preuves ?

- Coût du kWh élevé

Vrai. Technologie jeune et encore rare, donc chère. Plus on l'utilisera, moins elle sera chère. Comme toute technologie nouvelle.

- Investissement non rentable

Preuves ? Le rapport bénéfices/risques du nucléaire n'est pas très rentable non plus.

Exemple :

http://wattsupwiththat.com/2011/03/19/the-…lifornia-video/

Rapport :

http://carbon-sense.com/wp-content/uploads…d-wont-work.pdf

Jeune, jeune… connue depuis le moyen âge !!! Peu utilisée par le marché à l'époque industrielle parceque jamais rentable. Déjà industrialisée avec les subventions mafieuses étatiques, ses gains d'échelle seront sans doute faibles, et ses gains de technologie sans doute plus lents que ceux d'autres énergies, dont nucléaire, géothermie, solaire…

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

La concurrence s'opposant au monopole et le nucléaire ayant le monopole, je ne comprends pas pourquoi l'éolienne serait non-concurrentielle.

La production d'électricité est à présent en situation (petitement) concurrentielle en France. Les énarques ont "privatisé" l'opérateur historique … d'un bloc, histoire que tout le monde comprenne bien que c'était pour de rire. On a le choix entre la corruption par la syndicratie ou par les valises… Blague à part, les éoliennes sont subventionnées et les hydrocarbures taxés. Sans cela personne n'installerait des éoliennes, sauf pour les propriétés isolées situées à plusieurs kilomètres des connexions aux réseaux électriques.

Le vent est une énergie illimitée

… mouahahahahouhouhou ^^

A moins de transformer tous nos paysages en pelote d'épingle, l'énergie éolienne est très loin de pouvoir produire les quantités nécessaires, sans parler du problème du lissage dans le temps de sa production erratique.

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Ca, c'est de l'ingénierie de base, mon brave.

J'appuie totalement (10 ans de pratique en maintenance industrielle + 5 ans de formateur dans ce domaine). J'ajoute, en ce qui concerne l'offshore, que, ce que je n'ai pas vu exprimer jusqu'à présent, qu'un pétrolier qui va se viander sur un champ d'éoliennes, ça donnera du travail aux écolos (qui a dit que si vous pouvez avoir un pb vous l'aurez ?)

Il est vrai que le principe du moulin à vent est tout jeune. On l'emploie depuis maximum … 1000 ans à tout casser :icon_up:
(wikipédia) Le moulin à vent est apparu en Orient, en Égypte antique et en Iran (il est utilisé en Perse pour l'irrigation dès l'an 600)
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J'ajoute, en ce qui concerne l'offshore, que, ce que je n'ai pas vu exprimer jusqu'à présent, qu'un pétrolier qui va se viander sur un champ d'éoliennes, ça donnera du travail aux écolos (qui a dit que si vous pouvez avoir un pb vous l'aurez ?)

:icon_up: ça, ce sera marrant que ça arrivera.

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La lumière serait techniquement exploitable sous sa forme magnétique non électrique, quand elle circule avec force dans un matériaux non conducteur, par exemple le verre. La technologie solaire qui en serait issue pourrait alors produire de l'électricité plus efficacement que les cellules photovoltaïques actuelles, qui nécessitent de couteux semi conducteurs dans leur fabrication et un glouton échauffement local préalable dans leur fonctionnement. Des expériences de laboratoire viennent pour la 1ère fois donner une vie pratique à cette ancienne théorie qui avait fini par tomber en désuétude.

http://wattsupwiththat.com/2011/04/14/sola…ors-discovered/

http://michigantoday.umich.edu/2011/04/sto…mp;auid=8154157

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La lumière serait techniquement exploitable sous sa forme magnétique non électrique, quand elle circule avec force dans un matériaux non conducteur, par exemple le verre. La technologie solaire qui en serait issue pourrait alors produire de l'électricité plus efficacement que les cellules photovoltaïques actuelles, qui nécessitent de couteux semi conducteurs dans leur fabrication et un glouton échauffement local préalable dans leur fonctionnement. Des expériences de laboratoire viennent pour la 1ère fois donner une vie pratique à cette ancienne théorie qui avait fini par tomber en désuétude.

http://wattsupwiththat.com/2011/04/14/sola…ors-discovered/

http://michigantoday.umich.edu/2011/04/sto…mp;auid=8154157

Merci beaucoup, xavdr, de m'avoir fait découvrir cette piste de recherche fort passionnante….

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  • 2 weeks later...

Il y a aussi Solid Oxide-fuel-cell qui pourrait transformer les égouts et les fosses septiques en fournisseur de méthane et ainsi produire de l'électricité…

Mais pour pouvoir se l'offrir, il faudrait que l'on paye moins de taxes. Au moins on pourrait choisir la technologie que l'on préfère…

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In 1983, s study by Booz, Allen & Hamilton for the Solar Energy Industries Association, American Wind Energy Association, and Renewable Energy Institute concluded:

The private sector can be expected to develop improved solar and wind technologies which will begin to become competitive and self-supporting on a national level by the end of the decade if assisted by tax credits and augmented by federally sponsored R&D.” (1)

In 1986, Amory Lovins of the Rocky Mountain Institute lamented the untimely scale back of tax breaks for renewable energy, since the competitive viability of wind and solar technologies was “one to three years away.” (2)

In 1990, two energy analysts at the Worldwatch Institute predicted an almost complete displacement of fossil fuels in the electric generation market by, well, about now:

Within a few decades, a geographically diverse country such as the United States might get 30 percent of its electricity from sunshine, 20 percent from hydropower, 20 percent from wind power, 10 percent from biomass, 10 percent from geothermal energy, and 10 percent from natural-gas-fired cogeneration. (3)

Wind Power Exaggerations

In 1986, a representative of the American Wind Energy Association testified:

The U.S. wind industry has … demonstrated reliability and performance levels that make them very competitive. It has come to the point that the California Energy Commission has predicted windpower will be that State’s lowest cost source of energy in the 1990s, beating out even large-scale hydro. (4)

He added: “We are not quite there. We have hopes.” (5)

Christopher Flavin of the Worldwatch Institute has been predicting competitive viability since the 1980s:

Tax credits have been essential to the economic viability of wind farms so far, but will not be needed within a few years. (6)

Although wind farms still depend on tax credits, they are likely to be economical without this support within a few years. (7)

Early evidence indicates that wind power will soon take its place as a decentralized power source that is economical in many areas…. Utility-sponsored studies show that the better windfarms can produce power at a cost of about 7¢ per kilowatt-hour, which is competitive with conventional power sources in the United States. (8)

Solar Power Exaggerations

In 1976, solar advocate Barry Commoner stated:

Mixed solar/conventional installations could become the most economical alternative in most parts of the United States within the next few years. (9)

In 1987 the head of the Solar Energy Industries Association stated:

I think frankly, the—the consensus as far as I can see is after the year 2000, somewhere between 10 and 20 percent of our energy could come from solar technologies, quite easily. (10)

In 1988, Cynthia Shea of the Worldwatch Institute wrote:

In future decades, [photovoltaic technologies] may become standard equipment on new buildings, using the sunlight streaming through windows to generate electricity. (11)

Conclusion

Wind and solar are not infant industries; they are perennially government-dependent industries that penalize consumers and/or taxpayers. “Buyer beware” should also apply to the pronouncements of purveyors of political energy. Self-interested consumer decisions in the energy marketplace should be respected—and false promises about inferior energies exposed. Only then can lawmakers get the message that the government should not be in the energy business.

http://www.masterresource.org/2011/04/joe-romm-solar-wind-competitive/

D'ici quelques années, ça sera concurrentiel. Promis. Depuis 30 ans.

Il y a des traductions qui se perdent.

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  • 1 month later...

Exact: ce pour quoi il faut la remettre en cause:

- Industrie très dangereuse. Grand nombre de morts et blessés.

Voilà. Mais bon, il ya encore des boîtes crâniennes récurées à l'urine verte à qui ça ne va pas suffire, donc

- Quand on n'a pas besoin d'électricité, elles produisent (de nos jours, ça veut dire : surcoût repassé discrètement sur ta facture, merci l'UE et la France)

- Quand on a besoin, elles ne produisent pas

- Massacres d'oiseaux à grande échelle. NB : aucune autre industrie n'obtiendrait un permis avec de telles performances

- Massacres de chauves souris à grande échelle. NB : idem

- Paysages ruraux entiers idustrialisés et défigurés

- Fiabilité atroce, environnement incroyablement exigeant, par exemple pour la boîte vitesse (alternances chaud froid humide, jamais de régime constant, beaucoup de chocs, un cauchemar)

- Coûts d'intervention installation et maintenance astronomiques (pour l'offshore, n'en parlons pas)

- Centaines de km de routes à bâtir pour lesdites réparations et maintenance

- Coût du kWh élevé

- Investissement non rentable

- Non concurrentiel avec les modes de production éprouvés

En voilà quelques uns, à compléter.

Les plate-formes pétrolières, l'extraction du gaz et du charbon, les oléoducs sont également coûteux et provoquent de nombreux dégâts environnementaux. Je ne pense pas que construire un parc éoliennes soit plus coûteux qu'installer et à entretenir une plate-forme pétrolière ou un barrage hydraulique.

Quand à l'énergie solaire, son coût ne cesse de diminuer. Avec la raréfaction des énergie fossiles elle pourrait devenir très compétitive. Il faut savoir que le coût élevé de fabrication des panneaux photo-voltaïques est lié au degré de pureté du silicium utilisé : on utilise aujourd'hui le silicium produit pour l'électronique alors que du silicium d'un niveau de pureté inférieur, moins cher, serait suffisant. De plus la technologie et le rendement des panneaux ne cessent de progresser. Or le véritable décollage industriel du solaire photo-voltaïque est assez récent.

J'ai l'impression que certains ici se déchaînent contre les énergies renouvelables par idéologie, parce qu'ils les associent aux idées gauchistes et socialistes…

Mais dans une société libre, avec une véritable concurrence sur le marché de l'énergie, les consommateurs choisiront le producteur et l'origine qu'ils souhaitent pour leur électricité. Certains accepteront de payer plus cher pour utiliser des énergies renouvelables.

Et ne nous parlez pas des oiseaux dont vous vous moquez éperdument…

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Je pense que les énergies renouvelables, dans les formes qu'elles prennent actuellement ne sont pas intéressantes (éolien, solaire), au vu du rapport "production générée par chaque unité de production". De plus, on en arrivera à des problèmes : l'épuisement des ressources nécessaires à la fabrication des panneaux solaires et le problème du retraitement des déchets. Vu les coûts financiers actuels de ces énergies, l'intérêt me paraît tout limité. Par contre, je suis très intéressé par les énergies hydrauliques (notamment les barrages ou les éoliennes sous-marines : les hydroliennes) qui paraissent plus adaptées aux contraintes actuelles.

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Le dossier de Science et Vie du mois sur le solaire envisage des unités de production très centralisées et puissantes, dans les zones désertiques.

J'imagine que ça ne plaît pas aux écolo.

Marrant la tour creuse d'1km5 de haut où le différentiel de pression suffit à produire un courant ascensionnel puissant pour actionner des turbines.

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    • By Prouic
      (wayto t’a tué ma soirée ^_^)
       
      Bien que je n'ai qu'un background assez mince en architecture aéro, voici selon moi une liste des  problèmes techniques que l'aéronautique aurait à dégrossir avant de proposer un avion CIVIL grande capacité propulsé avec une source hydrogène.
       
       
      En exemple ci-dessous plusieurs dimensions qui laissent à penser que contrairement à certaines déclarations de presse, les designers d'avions civils auront certainement affaire à un défi technologique important:
       
       
      - La taille de la bombonne et ou la mettre.
      - L'avion autour.
      - Quelle techno de bombonne, 700 bars ou -253 °c ?
      - Design parlant, c'est facile ou c'est dur de rentrer une bombonne dans un avion?
      - La proposition business et l'utilisation au quotidien pour les compagnies.
      - Les particular risks, et les moteurs précisément.
      - D'ailleurs ils vont où les moteurs ? (On ne demandera pas s’ils existent … :p puisque selon la coutume il faut d’abord un moteur pour faire un avion… )
      - L'EASA et la FAA qui vont recommencer du début, frileux comme ils sont actuellement, surtout depuis le 737 max ...
      - D'un point de vue certification ça ressemblerait à quoi comme travail ?
       
       
       
       
      Je passerais sur la "facilité" d'amener de l'hydrogène au pied d'un avion, car je n'ai pas idée de la méthode, même si je doute un peu du rendement nécessaire pour pressuriser ou refroidir les volumes nécessaires à l'aviation civile. J'imagine que les éoliennes feront de l'électrolyse le week end quand elles ne seront plus occupées à remplir les voitures électriques...
       
       
       
       
      Quelques idées des temps et volumes:
      Aujourd'hui un avion de la famille A320 (spoiler alert : ne rêvons pas, on ne pourra pas prendre plus gros comme comparateur) consomme dans les 20 tonnes de carburant sur son range maximum, 7000km plus un poids à vide d'environ 40 tonnes. On note que 7000km ça suffit à traverser l’atlantique depuis que les autorités sont d’accord, accord qui a couté 2 programmes à Airbus, mais passons.  On parle ici d'un avion dont les paramètres de masse, moteur, consommation générale et utilisation compagnies sont optimisés continuellement depuis 35 ans.
      La recherche de réduction de poids est d'ailleurs devenue tellement compliquée qu'on en trouve simplement plus: il faut payer trop cher en design et fabrication pour réduire le poids des avions, ce n'est juste plus rentable. Les technos nouvelles, qui ne sont pas sur ces vieux avions, n'aident que peu au final: le 3D print n'a que peu d'applications, surtout qu'il n'est pas certifié pour les métaux en aéronautique, et le carbone laisse passer la foudre et crée un véritable casse-tête de design avec de la structure additionnelle et de la haute résistivité de partout, et en plus c'est très cher à fabriquer et à maintenir. (Il parait que le fuselage aime pas la grêle ….)
       
       
       
       
      Dans les 20 tonnes de fuel on a coutume de penser que 40% sont cramés au décollage. Ce n’est pas tout à fait vrai, puisque c'est en fait le type de destinations qui prime sur le reste: on peut très bien ne pas remplir un avion sur une petite distance. Les compagnies ne le font pas, pour gagner en rotations: hé oui sur des vols de type A320, un avion au sol perd instantanément de l'argent, il faut le faire partir au plus vite. Aussi la rotation au sol s'effectue maintenant en dessous de 45  minutes, (sortie des passagers/nettoyage/remplissage/initialisation du vol)  ce qui est plus de temps que pour remplir le réservoir, qui prend au moins 45 minutes. Aussi les compagnies remplissent l'avion à plein même si elles n'ont pas besoin du fuel pour un Paris-Nice qui ne nécessite qu’un 7ème du range max: ça fait gagner du temps de remplissage en journée, tant pis pour le surpoids. (chut il faut pas le dire, ça donnerait du grain à moudre aux écolos)
       
       
      C'est donc une première info importante: pour que l'avion hydrogène soit rentable par rapport aux avions actuels, il doit rentrer en compétition avec une rotation de 45 minutes, puisque ces avions seront assurément en compétition sur le court courrier uniquement, au vu de la suite. Il faudra donc vérifier que le remplissage de la bombonne se fasse en moins de 45 min,  ou que l'avion puisse faire de multiples rotations avec un remplissage.
       
       
      Concernant la bombonne, je n'ai pas de chiffre précis en tête, mais les quelques documents lus par ci par là laissent à penser que le réservoir serait 4 à 6 fois plus important que les réservoirs actuels, H2 étant 1000 fois moins dense que le fuel, qui l'air de rien à une particularité dévastatrice: il est liquide a pression atmo et 20 degrés. Ce n'est pas le cas de l'hydrogène, il faut compresser le gaz ou refroidir à l'état liquide, pour rentrer dans une taille raisonnable, taille qui serait 6 fois plus grande à équivalent de litres si on met en surpression, ou 4 fois plus grande si on met en basse température.
      A première vue, l'aéro va faire le choix du liquide, la raison est simple: le poids, et la plus petite taille possible. Dans un premier cas, la bombonne devra tenir un bar de pression, ( ou moins si pression negative) dans l'autre 700 bars. Tenir 700 bars sur de tels volumes, c'est juste une utopie, la bombonne pèserait des centaines de tonnes, et à la première fuite , on se retrouve sur la lune. donc -253° it is. Comme sur les fusées, quand ça vole, c'est froid.
      Le problème c'est que -253° c'est vraiment froid, il va falloir éviter les fuites et maintenir le tout à pression constante, donc ) contrario des reservoirs actuels ou on met du fuel dans les ailes, la géométrie va être simple: (encore plus si pression négative) Il n'y a donc pas de raison que ça soit pas un cylindre. Et ça, ben c'est un peu le début des grosses grosses emmerdes. Actuellement, pour rentrer les 20 tonnes de fuel, on remplit déjà les ailes, puis la partie entre les ailes, puis on ajoute entre 2 et 4 reservoirs additionnels, à condition que les compagnies poussent à la réduction du nombre de valises.
      Ici on parle d'un volume à minima 4 fois plus gros.  Donc 80 tonnes en terme d'équivalent volume: 1 kg de fuel c'est a peu près 1.2kg d'eau donc faut ajouter 20% soit 25 mêtres cubes. Donc on doit trouver 100m3 pour que l'avion, a masse égale, et a rendement moteur égal (qui n’existe pas d'ailleurs, ce moteur, mais passons) parcoure le même range avec le même nombre de passagers. Notez qu'à ce moment-là on n’a pas ajouté le poids de la cuve, par contre on a pas enlevé les ailes ^^. On supposera pour se faciliter la vie que la géométrie de l'avion sera grossièrement la même, une saucisse avec des ailes au milieu. Il y a bien une aile delta sur les photos de temps en temps, mais au vu de la galère sur un design qu'on connaît, je n’imagine pas si on en prend un qu'on connaît pas.
       
       
      Donc 100 m3. L’avion fait 35mètres de long en moyenne, on enlève un peu devant et un peu derrière, il faut donc une section de 3m², et donc 1 mètre de rayon. A première vue, on ne fera pas une ballaste de 35 mètres sous les ailes qui ne font pas 2 mètres d'épaisseur et qui bougent, donc on va la mettre dans le fuselage. Voyons:
       
       
       

       
       
       
      Aieaie, ça va pas être facile-facile à rentrer. Surtout qu'il n'y a pas que du carburant dans une soute, il y a des valises, il y a de l'hydraulique, des calculateurs énormes, un tout petit système de ventilation qui doit ventiler un avion entier en 3 minutes, et ..... UN MOTEUR, les gens n'y pensent pas mais les avions ont 3 moteurs, pas deux: si les moteurs se coupent, il faut quand même de l'électricité gérer l’avion qui planne et avoir de l'air pour les gens et des freins, donc il faut un moteur électrique annexe. ON est gentil on ne demandera pas s’il s’alimente à l’hydrogène, pour froisser personne.
       
       
      Il y a aussi un tout petit détail: les ailes. Ça ne se voit pas de l'extérieur, mais la structure cubique centrale, qu’on appelle bêtement le centre wing box,, qui relie les 2 ailes et qui est un réservoir, est l'endroit qui prend évidemment le plus cher dans l'avion: elle laisse passer les efforts de la portance à travers le fuselage, et encaisse les atterrissages.. Ce truc est très lourd, se déforme dans tous les sens pendant le vol (vous le savez peut-être pas mais les fuselage d’avions sont plus proche des knackis que des saucissons secs) et surtout ON NE LE TRAVERSE PAS, on ne fait surtout pas un trou de 2mètre de rayon dedans. Ceci est donc un problème, il n'y a aura pas une bombonne, il y en aura deux car on ne peut pas traverser la voilure.
       
       
      il va donc falloir faire certainement plus petit, ou alors l'avion n'aura pas la forme d'un A320. D'ailleurs, on en a pas parlé, mais la cuve, elle ne risque pas d'être en bas. Car des fois un avion, ça peut ne pas atterrir sur ses roues, mais directement sur son fuselage, si un train d'atterissage reste coincé, ou si l'hudson passe par là. Et là, catastrophe.
      Il faut donc la mettre au DESSUS des gens, il faut donc 3 étages au lieu de deux. Ca commence à merder question « à masse équivalente » 
       
       
      Donc il semble à peu près établi que si la géométrie ne change pas, l'avion ne fera pas la même distance, et ce pourtant si le rendement et le poids global sont égaux à un avion qui a 35 ans d'optimisations dans tous les domaines techniques possibles....
       
       
      Maintenant remplissons une bombonne de 100m3 (enfin il est a peu près établi qu'elle ne fera pas 100m3 maintenant). Le Fuel rentre à 7 bars (sur une section de maximum 90mm, mais c'est pas très important) . Cette vitesse et ce diamètre sont dûs au fait qu'il faut quand même envoyer une bonne pression en entrée pour remplir vite, donc des pompes costaudes, mais aussi qu'après 7 bars le fuel commence à avoir une friction avec le tube, et qu'il se met à faire des décharges d’électricité statique dues à la friction dans le tuyau et.... ben boum. Donc on va rester sous 7 bars. Je ne connais pas les propriétés de l'hydrogène liquide a -253° mais déjà que 7 bars à température ambiante c 'est énervé, j'imagine 7 bars à -253°, les pompes vont se marrer. Mais gardons 7 bars. Donc le calcul est simple: ou la section du tuyau fait x 4 vu que le réservoir est 4 fois plus grand, ou il faudra bien plus de 45 minutes pour remplir. Hors 7 bars sur 350mm de diamètre, ça pousse pas mal. Il va falloir que les tubes encaissent, que les camions soient équipés etc, les pompes vont être épiques, puis il faut encore rentrer un truc super gros dans le fuselage...  (+10 point au premier qui se demande « mais au fait ils viennent d’où les 100 m3 ? » )
       
       
      Petit détail qui a son importance: l'avion est autorisé à être rempli partiellement de fuel pendant le remplissage passager, car l'avion est connecté du coté ou il n'y a pas les portes. Là on a le réservoir dans le fuselage, c'est donc niet d'avance, encore du temps en plus. Il faut donc connecter à chaque fois, temps en plus. Il faut respecter les contrôles de sécurités et faire toute la procédure, temps en plus.
       
       
      En résumé on a donc une bombonne qui rentre pas car elle est environ 3 fois trop grosse, et ce si on est très gentil, et un remplissage qui est 4 fois plus long qu'actuellement. Ca commence à devenir intéressant. Voyons un peu le reste. Dans une fusée l'épaisseur de la bombonne est très fine, mais malheureusement ca ne sera pas le cas ici: l'avion ne fait pas que monter sur l'axe Z, et il faut en plus qu'il ne fuit pas (car les passagers ne vont pas apprécier les -253°sui leur souffle au visage, vu que la bombonne est en haut). Ca veut dire: Une seconde bombonne autour de la bombonne, allez hop, on augmente le poids ou on réduit encore la bombonne.
       
       
      Et elle bouge bien cette bombonne ? car vu son poids il ne vaudrait mieux pas. Malheureusement, on va mettre donc mettre deux ballastes de 30 tonnes autour d'un cube qui en encaissait déjà 50 , il va falloir augmenter la résistance ... et donc monter le poids. Et il ne faudra pas que ça bouge. Malheureusement² un avion, structurellement parlant ca bouge. Vous pourrez trouver sur youtube des vidéos ou on se rend compte dans un long courrier que sous fortes turbulences, il arrive que les gens derrière ne voient pas devant .... car le plafond de devant est physiquement en dessous du plancher de derrière. Ca bouge, A CE POINT LA. (c’est d’ailleurs pour ça qu’on met des cloisons, si les gens voyaient les 70m dans un A380, ça leur filerait la gerbe comme quand on regarde le désaxage des rames de métro)  Je résume donc, on va vouloir installer des bombonnes pas lourde pleines de tonnes d’H2 (surtout qu'il y en a une dans l'autre) dans un avion ou entre le devant et le derrière de la bombonne cylindrique de 1mètre de rayon il peut y avoir ... 1 mètre. le tout en gardant -253°, sans fuite. EZ PZ.
      -253° dont on a pas parlé de combien d'energie il faut pour le maintenir ... la ou on ne maintenait pas la témpérature du fuel. Il faudrait pas un pti moteur d’ailleurs ?!
       
       
      Mais attendez il y a plus fun. Les P. R. A.
       
       
      Les PRA ou particular risk analysis, sont tous les cas de casse critiques qui mettent en danger direct un avion. Il y a le feu, il y a des blagues très drôle genre maman qui jette une couche dans les chiottes (le cauchemar du commandant de bord ca, annoncer que les toilettes ne marchent plus pour les 8 prochaines heures à 200 personnes), ou un moteur qui casse, ou un pneu qui pête, ou un avion qui se prend un oiseau, ou un très gros trou dans la carlingue, ou un avion qui atterrit sans trains, comme dit plus haut. Il doit y en avoir une bonne vingtaine.
      (ce post n’est pas pour les gens qui ont peur de voler, j’aurai sans doute dû le marquer au début J )
       
       
      Un bon design, c'est donc au moins un design ou aucun PRA n'en croise un autre. Par exemple, disons, à tout hasard, qu'un moteur casse. Une pale est éjectée vers l'extérieur .... éjection  qui se trouve être en plein dans la direction du  fuselage. Bon premier point, sur cette pale touche l'autre moteur, j'ai une mauvaise nouvelle, mais je ne crois pas que ce soit arrivé dans l’histoire de l’aviation civile récente.
       Mais disons qu'elle ne fait que scier en deux 5 ou 6 passagers (ne vous asseyez pas à plus ou moins 2 mètres de l'axe moteur , seriously) car ces pales sont considérées inarrétable lors de la casse, au vu de la vitesse de rotation. Bon, il se trouve que maintenant, par-là, se trouve aussi la bombonne, qui non contente de devoir rester pressurisée, est le seul et unique réservoir de l'avion.... bref. Pas de bombonne près des moteurs: donc moteurs à l'arrière, et encore moins de range.
      Moteurs à l'arrière ? Moteur auxiliaire pas à l'arrière. Encore une fois moins de distance possible.
      Notez qu'on a géré qu'un PRA, il y en a 20: loin des pneus, loin de l'hydraulique pour les freins, pas en dessous de la cabine, et... mais au fait ça serait pas devenu un PRA cette bombonne ? 🙂
       
       
      L'avion ressemble donc de moins en moins à un avion actuel.
      Pour donner une idée des problèmes de design annexes, la liste des paramètres indiscutable donnés par les autorités comme l'EASA pour dessiner un tube de carburant fait .... 400 lignes. Pas de foudre, pas de fuites, pas de charge électrique, pas d'efforts sur le tube, rien doit toucher le tube, rien ne doit être à moins de 25mm de distance au cas où le tube se déforme, les simples tresses de métallisation pour éviter la foudre ont 50 lignes de paramètres. (exemple: pendre vers le bas pour éviter le frottement, ne pas se prendre les pieds dedans si au sol, les doubler au cas ou une des deux casse) etc. etc. On parle de tubes de 1 mètre par 90mm de diamètre. Imaginez si on parle d'un tube de 30m par 2m.
       
       
      Bref, un aperçu d'intégration d'une simple bombonne qui tourne au casse-tête, et tout autour prendra la même ampleur: la structure : poubelle, on recommence de A à Z. Même l'in flight Entertainment (les télés) vont prendre super cher, le calculateur central rentrera plus On a parlé des dizaines de kilomètre de câble électrique autour ? Bref, du sport, mais c'est presque anecdotique à côté de sa source hydrogène à gérer.
       
       
      La coutume du fuel c'est de dire que si ça ne vole pas depuis le concorde, on le monte pas. Heureusement, ce n'est pas du fuel
       
       
      Pour résumer, ça ressemble de plus en plus à un avion qui porte 70 passagers au lieu de 200, qui fait 1500km au lieu de 7000, qui a besoin de 2h de refuel par arrêt obligatoire au lieu de 45 min facultatives. Il faut que les avions aient un taux d'effectivité de minimum 98% (car le 320/737 en ont 99, c 'est à dire une heure de retard toutes les 100 heures) et qui concurrence un marché ou les low cost actuels vendent des places à 40€. Et il va falloir 20 ans pour le faire, et la compétence n'existe pas sur le marché du design, sauf chez airliquide, qui fait des bombonnes qui restent ancrées au sol.
      Et enfin, last but not least, si on exclut le 737max et les facéties de boeing, l’aviation civile a fait 0 morts pour problèmes techniques les 3 dernières années, il y a donc un standing.
       
       
      Mais bon il paraît que ce n’est pas un défi technologique majeur.
       
       
      TL ; Dr : c’est mal parti pour rentrer ça en 15 ans…
       
       
    • By Nick de Cusa
      En quoi le nombre de blessés et de morts par unité d'énergie produite n'est-il pas un bon critère pour porter un jugement ?
    • By Nick de Cusa
      Ah, voilà un post intéressant.
      Sans aller jusqu'à de tels niveaux de miniaturisation, l'industrie automobile bossait il y a 15 ans sur des modes de propulsion turbine + électrique:
      http://www.ntnu.no/gemini/1993-dec/8b.html
      Maintenant, ça semble avoir complètement disparu de l'écran radar. Le moteur à combustion interne semble avoir remporté la victoire comme générateur:
      http://en.wikipedia.org/wiki/Chevrolet_Volt
      Pourquoi?
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