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Agriculture bio


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Je crois que tous les médecins connaissent cette affirmation: un rhume, si vous ne faites rien, ça passe en huit jours, avec des médicaments c'est rêglé en une semaine.

Je connaissais l'inverse, qui est encore plus drôle.

Encore une fois, peu de choses soignent mieux qu'une authentique cure de sommeil.

Plus aucun rhume ni grippe grâce à Gary "Dieu" Taubes! icon_mrgreen.gif

Sérieusement, depuis que je mange moins de glucides et que je prends un complément vitaminé, je suis autrement moins souvent malade, et c'est carrément moins grave. Je crois sincèrement que les deux jouent un rôle : les vitamines dans l'aspect "moins souvent malade", et le low-carb pour le côté "je récupère plus vite".

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  • 5 years later...

Quand les carottes d'une enseigne bio contiennent plus de pesticides que d'autres carottes non-bios

 

Citation

Les légumes bio sont-ils vraiment sans pesticide ? Pour en avoir le cœur net, des journalistes de France 3 ont fait tester huit marques de carottes, un légume qui a tendance à retenir les pesticides. Quatre d'entre elles sont issues de l'agriculture conventionnelle et quatre autres sont certifiées biologiques.

 

Les résultats sont surprenants. Du côté des carottes classiques, aucune trace de pesticides chez les produits Leader Price et Carrefour, contrairement aux légumes Lidl et du primeur du quartier qui contiennent des traces "inférieures aux limites maximales autorisées".

 

Côté bio, si les carottes Carrefour, Naturalia et La Vie Claire sont "irréprochables", celles de Bio c'Bon présentent "des résidus de trois produits phytosanitaires", "totalement interdits dans la culture biologique". "Nos carottes non-bio achetées 89 centimes le kilo contiennent moins de résidus que ces carottes bio à 2 euros 10", constate France 3.

Contactée par la chaîne, l'entreprise dément toute fraude. "L’évolution de l’écosystème peut expliquer la présence de quantité infime de ces produits mais ne saurait remettre en cause la rigueur et le process biologique de nos producteurs.


La qualification bio n’est donc pas susceptible d’être remise en cause", estime Bio c'Bon, sans donner d'informations sur l'éventuelle contamination.

L'UFC Que Choisir estime que si les taux sont trop faibles pour provoquer un problème de santé publique, "éthiquement, ce n'est pas une bonne nouvelle". Cette enquête montre qu'aucun label, y compris bio, ne peut garantir l'absence de pesticides.

 

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  • 3 years later...

Pour ceux qui ont un potager : donnez de la bière à vos salades. Ce n'est pas une blague (enfin presque pas) :

 

Beer byproduct mixed with manure proves an excellent pesticide

 

Traduction Deepl :

 

Citation

Un sous-produit de la bière mélangé à du fumier s'avère un excellent pesticide

Il a été démontré que l'utilisation de nombreux fumigants chimiques dans l'agriculture était nocive pour la santé humaine et l'environnement et que leur utilisation était donc interdite.

Désormais, dans le but de réduire les déchets de l'industrie agricole et les quantités de produits chimiques nocifs utilisés, des chercheurs ont étudié l'utilisation de sous-produits organiques issus de la production de bière et de l'agriculture comme méthode potentielle pour désinfecter les sols, préserver les micro-organismes sains du sol et augmenter le rendement des cultures.

Dans cette étude publiée dans la revue Frontiers in Sustainable Food Systems, des chercheurs de l'Institut basque de recherche et de développement agricole Neiker, en Espagne, ont étudié l'utilisation des sous-produits agricoles que sont le tourteau de colza et la bagasse de bière (drêches de bière), ainsi que du fumier de vache frais comme deux traitements de biodésinfestation organique. L'auteur principal, Maite Gandariasbeitia, explique : "Le tourteau de colza et la bagasse de bière sont deux traitements organiques potentiels qui ont montré des résultats vraiment positifs dans des études précédentes.

"Leur forte teneur en azote favorise l'activité des micro-organismes bénéfiques dans le sol, ce qui permet de décomposer la matière organique comme le fumier et de tuer les nématodes et autres parasites qui endommagent les cultures."

Gandariasbeitia souligne également comment les nématodes peuvent avoir un impact négatif sur le rendement des cultures : "Les nématodes à galles sont un type de parasite du sol commun qui pénètre dans le tissu racinaire d'une plante pour y pondre ses œufs et cette activité entraîne la formation de galles, ou renflements en forme de nœuds, sur la racine", explique-t-elle.

 

beer-byproduct-mixed-w-1.jpg

Galle des racines causée par une infestation de nématodes à galles. Crédit : Maite Gandariasbeitia et al.

 

"Ces dommages ont un impact négatif sur le développement des racines et signifient que la culture ne peut pas absorber efficacement les nutriments, ce qui ralentit la croissance des plantes et, en fin de compte, entraîne une réduction des rendements pour les agriculteurs."

Pour désinfester le sol et réduire ces populations de nématodes, la bagasse de bière et le tourteau de colza ont été incorporés au sol avec du fumier de vache frais comme traitement biologique potentiel. Après la première culture post-traitement, les chercheurs ont constaté une réduction significative des galles sur les racines des plantes.

Prochaines étapes de la recherche

Les parcelles ont également montré une augmentation des rendements d'environ 15 % par rapport aux parcelles témoins après un an. En outre, le traitement de la matière organique a stimulé les populations de micro-organismes bénéfiques dans les sols, comme le montre un taux de respiration du sol nettement plus élevé.

L'étude démontre que ces sous-produits agricoles constituent un traitement efficace contre les nématodes à galles et d'autres parasites du sol, permettant d'obtenir de meilleurs rendements agricoles et de promouvoir des systèmes alimentaires durables afin de réduire les déchets de l'industrie agricole. Gandariasbeitia souligne que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour explorer d'autres traitements organiques potentiels qui pourraient être utilisés de manière similaire : "Il reste encore de nombreuses questions à résoudre pour mieux comprendre ce qui se passe dans le sol pendant et après ces traitements de biodisinfestation.

"Cela peut nous aider à vraiment élucider les caractéristiques que nous devrions rechercher dans d'autres traitements organiques potentiels pour être efficaces dans la lutte contre les populations de parasites du sol."

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

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La bière sur les salades c’est un recette de grand mère. C’est peut être efficace, je n’en sais rien. Ce qui me fait rigoler c’est de pointer les méchants pesticides toxiques et de les remplacer par des produits qui peuvent être plus dangereux au final.

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Le 03/06/2021 à 05:53, fm06 a dit :

Ce qui me fait rigoler c’est de pointer les méchants pesticides toxiques et de les remplacer par des produits qui peuvent être plus dangereux au final.

 

Oh, moi ce qui m'a fait rigoler dans cet article c'est l'idée de la bière. Je ne suis pas allé plus loin...

Mais en parlant de produits plus dangereux :

 

 

  • Yea 1
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Ah oui le désherbage au chalumeau, c’est pas triste. On en trouve en grande surface de bricolage au rayon jardin. Bonjour les brûlures qui vont gonfler les services d’urgence a l’hôpital.

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  • 5 months later...
il y a 17 minutes, ?????? a dit :

donc quel est votre avis dessus, et vos liens avec vos tendances (politiques)? 

Vas donc faire un tour sur Contrepoints et entre par exemple agriculture bio dans la barre de recherche. Tu trouveras des trouzaines d'articles à ce sujet. :?

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J'aurais une question, de par mon âge récent, on nous parle souvent souvent d'écologie, (car il faut avouer qu'on nous saoule avec), donc quel est votre avis dessus, et vos liens avec vos tendances (politiques)? 
Je ne sais pas si c'est le bon fil.
Cependant si le sujet t'intéresse, tu peux essayer de lire l'essai de Ferghane Azihari à ce sujet entre autre. Mon avis, et sans doute l'avis de beaucoup ici, est que je n'ai pas de soucis avec l'écologie, mais plutôt avec l'écologie politique. Beaucoup de solutions proposées par nos élus n'en sont pas (comme souvent).
D'un point de vue d'observation, une société voit et résout ses problèmes écologiques avec sa richesse. Les sociétés les moins développées ont des problèmes plus "simples" à gérer, comme l'accès à une nourriture saine, à l'eau potable, un chauffage moins toxique (mieux vaut du gaz que du pétrole, et du pétrole que du charbon, et du charbon que du bois, et du bois que des déchets, par exemple), des maladies moins transmises et mieux soignées, et s'intéressent à leur futur proche, avant de s'enrichir, de s'intéresser à leur futur lointain et leur environnement.
D'un point de vue purement libéral, la propriété privée et le marché libre sont déjà de bonnes solutions à de nombreuses problématiques. La propriété privée permet de s'intéresser à ce qu'on possède, de s'enrichir, etc. Le marché libre, par son système de prix, permet d'allouer efficacement les ressources et de réguler la consommation de chaque acteur économique.

Donc les décideurs politiques n'apportent pas les bonnes solutions parce qu'elles ne sont pas vendables ni entendables électoralement, en plus de nécessiter une certaine culture et un véritable intérêt pour le sujet
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Il y a 1 heure, ?????? a dit :

J'aurais une question, de par mon âge récent, on nous parle souvent souvent d'écologie, (car il faut avouer qu'on nous saoule avec), donc quel est votre avis dessus, et vos liens avec vos tendances (politiques)? 

Pascal Salin y avait consacré quelque chapitres dans son ouvrage Libéralisme, et Walter Block aussi il me semble dans defendre les indéfendables (je peux developper si besoin). Après je dirais de te faire tes propres recherches et ton propre opinion la dessus, mon conseil serait de prendre les dires des militants ecologistes avec une grande circonspection (et notamment les rapports du giec qu'ils brandissent comme la source d'autorité ultime en deformant ses propos). Car d'une part l'ecologie est une science (qui laisse donc place au doute, parler de "consensus scientifique" est une vaste blague)  tandis que l'ecologisme est une ideologie politique qui a plus à voir avec une secte millénariste (la fin des temps mes amis! dans 10 ans plus de banquises ni d'ours blancs !) , et d'autre part chaque scientifique sort de son domaine de compétence quand il parle de politique publique : etablir des lois scientifiques et ecrire des lois civiles sont deux choses fort différentes. C'est revel je crois qui illustrait ce phénomène quand il critiquait les positions anti armes nucléaires des Juliot Curie car il les accusait d'abuser de leurs compétences de physiciens  (et donc de leur autorité/réputation de compétence) dans un domaine où celles ci ne s'appliquent pas : la stratégie nucléaire. En d'autres termes, savoir comment fonctionne la physique nucleaire et donc comment fabriquer une arme ou un réacteur nucleaire n'implique pas que l'on sache correctement l'utiliser pour produire de l'énergie bon marché ou etablir l'equilibre diplomatique (ce serait plutôt la tâche d'un autre expert : le stratége militaire/diplomatique ou l'économiste de l'energie) .

Ce fut long mais j'espère avoir pu t'aider dans ton cheminement ?

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il y a 27 minutes, ?????? a dit :

J'ai essayé de chercher le meilleur fil 

Cherche dans la section politique : il y a les fils "Réchauffement climatique", "Écologie, développement Duracell & topinambours" et "l'éclosion d'EELV". Ils seront plus développés que celui ci

 

il y a 18 minutes, ?????? a dit :

Oui est-ce que tu pourrais développer plus, si ça ne te dérange pas trop 

Ok je vais tâcher de le faire quand je serais à nouveau chez moi (de toute facons je dois avoir les 2 pdf quelque part) 

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Il y a 11 heures, ?????? a dit :

Oui est-ce que tu pourrais développer plus, si ça ne te dérange pas trop 

1) Salin fonde sa réflexion autour du libéralisme sur le triptyque "Liberté-Propriété-Responsabilité" (qui reprend celui de Bastiat : Personnalité, la Liberté et la Propriété ? la Propriété (de soi, de ses capacités/compétences et du produit de son travail, que l'on peut ensuite échanger librement contre d'autres biens) fonde la Liberté (si tu ne possède pas même pas ton propre corps, tu es un esclave), et implique la Responsabilité : si moi, ou mes biens, cause du tort à la propriété d'autrui je lui dois une réparation. 

Cette notion de droits de propriétés sert de clef de compréhension pour le fonctionnement de la société et la résolution de problèmes juridiques/économiques:

Citation

Les droits de propriété ne concernent pas les rapports entre les hommes et les choses, mais les rapports entre les hommes. Dire qu'un homme est propriétaire d'une chose ou d'une activité c'est dire qu'il peut exclure autrui de l'usage de cette chose. Or comme les ressources existantes et celles que les hommes créent sont limitées, il existe toujours des problèmes d'exclusion. C'est dire que les droits de propriété existent toujours. Le problème qui se pose alors est de savoir s'ils sont définis de manière optimale, c'est-à-dire de manière à permettre aux êtres humains d'atteindre librement leurs propres objectifs

De nombreux problèmes résultent de l'absence de droits de propriété : s'il n'y a aucun responsable à qui incombe la faute, on ne peut demander aucune réparation (par exemple les ours relâchés dans la nature et dévorent les troupeaux des bergers n'appartiennent à personne et donc les bergers sont bien embêtes pour attaquer quelqu'un en justice et lui demander compensation) . Et inversement un individu qui décidera de l'allocation/l'exploitation de ressources qui ne lui appartiennent pas n'aura aucun motif pour le faire efficacement (ne possédant pas ces ressources il ne peut logiquement pas prétendre au fruit de leur exploitation) et ne sera donc pas récompensé s'il les utilise optimalement ni puni s'ils les dilapident dans un gâchis absurde . Ce problème d'incentives explique de nombreux désastres économiques des entreprises publiques ou nationalisés : même s'ils font faillite il seront "sauvés" par l’État et ses impôts garantis, pourquoi donc faire des efforts et s'embêter à être rentable et efficace dans ce contexte?

Après cette longue introduction, venons en au problème de l'écologie, qui est envisagé sous l'angle de l'économie (logique Salin est un économiste), dans son chapitre 16 "La défense de l'environnement : bien public ou bien privé ?"

Là encore, Salin pointe le fait que de nombreux problèmes écologiques comme la disparition de la biodiversité, la chasse, la taxe carbone sont causés par l'absence de droits propriétés et à la mauvaise exploitation des ressources qui en découle invariablement. Il prend l'exemple le braconnage des éléphants du Zimbabwe : Ceux ci étaient en voie d'extinction car 1) sauvages ils n'appartenaient à personne car la loi les instituaient comme "bien commun de l’humanité"  2) Personne n'avait donc d’intérêt économique à investir dans la défense des éléphants : les coûts sont collectifs 3) Au contraire chacun à intérêt à tuer les éléphants pour vendre son ivoire : les gains sont privés. Dans ce contexte il est rationnel pour un agent économique de chercher à tuer le maximum d'éléphants possible car son gain croît avec le nombre de morts et il ne subit quasiment aucun coût négatif (ceux ci étant collectivisés), d'où une extinction de la population d'éléphant.  L’État peut essayer de réglementer/légiférer mais c'est peine perdue car cela ne changera pas les 2 causes citées ci-dessus (cela les atténuera au mieux mais l'intérêt d'un individu restera le même : tuer les éléphants)  et de plus :

Citation

comme toujours, la corruption est fille de la réglementation

La solution consiste au contraire à "privatiser les éléphants", c'est à dire permettre à des individus ou entreprises d'en posséder, d'en acheter et d'en vendre. L'éléphant acquiert ainsi une valeur économique via l’élevage ou le tourisme (ou même la chasse), et son propriétaire a intérêt non seulement à conserver ses éléphants (en les protégeant de la convoitise d'autrui comme un bien normal) mais également à le faire croître et prospérer : plus d'éléphants = plus d'ivoire à vendre ou plus de touristes qui viennent visiter son parc. Il cite des exemples de privatisation privées au Zimbabwe où des communautés paysannes gèrent des cheptels d'éléphants :

Citation

A titre d'exemple, les villages du district de Nyaminyami ont perçu 467 000 dollars en trois ans grâce à la vente de permis de chasse, à l'organisation de safaris-photos ou à la vente de viande. On constate simultanément une très forte diminution du braconnage. La privatisation des éléphants permet donc à la fois de fournir des ressources non négligeables à des populations pauvres et de sauvegarder des espèces que l'on croyait en danger.

Ils citent également l'exemple des tortues :

Révélation

Les tortues marines n'ont pas eu la même chance que les éléphants. En effet, il existait il y a quelques années deux fermes à tortues, l'une aux îles Caïmans 187 , l'autre à Tahiti. L'intérêt de leurs propriétaires était évidemment de tout faire pour perpétuer l’espèce, en particulier en protégeant les œufs contre les rapaces – qui suppriment environ 90 % de la ponte – ou contre les humains, et en assurant le développement régulier et le renouvellement des tortues. Mais, hélas, les écologistes sont passés par là et ils ont fait interdire le commerce de l'écaille de tortue. Les fermes à tortues ont donc dû fermer, faute de débouchés. Mais cela n'empêche évidemment pas la capture illégale des rares spécimens qui subsistent. Il est maintenant presque certain, grâce à la réglementation internationale sur la protection des tortues, que celles-ci vont disparaître

Ce raisonnement s'applique aussi à la déforestation via le système de la concession : L’État est propriétaire des forêts mais il délègue l'exploitation de celle ci pour une durée de n années (disons  5 ou 10 ans) à une entreprise privée. Quel est l'intérêt de celle-ci ? Exploiter à fond le terrain quitte à mettre en danger la capacité de régénération de la forêt   : car le temps que le terrain se reconstitue elle aura perdu son mandat et ,e pourra plus en tirer parti ! Elle adopte donc une logique court-termiste, car elle ne supportera pas les coûts de sa décision (càd la dégradation du terrain)  qui se feront sentir à long terme (mais l'entreprise sera déjà repartie et c'est l’État qui en fera les frais). Au contraire si l'entreprise détenait complètement la forêt (pour l'éternité) , son raisonnement serait tout autre : la valeur de son terrain à long terme dépendrait de sa capacité à se régénérer, elle aura donc intérêt à gérer plus consciencieusement (en replantant des arbres) son domaine pour espérer le revendre dans le futur ou tout simplement continuer d'en tirer des bénéfices, le forestier serait ainsi dans la même situation que l'agriculteur et son champ ou l'éleveur et son troupeau .

Citation

Quand on regarde une carte de l'évolution des forêts au cours des décennies récentes, il est frappant de constater que leur superficie a augmenté de manière significative dans certaines zones du monde et diminué fortement dans d'autres. Or cette évolution est fortement corrélée au régime juridique : la forêt a progressé là où elle est majoritairement privée, par exemple en Europe ; elle a diminué là où elle fait l'objet d'une propriété étatique, par exemple en Afrique et en Asie.

Il conclut en disant :

Citation

Il faut d'ailleurs se méfier de la notion de «conservation » et de « conservatoire ». Si les hommes avaient été soumis, depuis l'origine des temps, à des gouvernements désireux de créer des « conservatoires » de la nature, les paysages de Toscane ou les jardins japonais n'existeraient pas. [..] Quel intérêt peut-on trouver à « conserver » un littoral ou une forêt, au moyen des « conservatoires » correspondants, si ceux-ci ne constituent que des aires sauvages, inaccessibles et sans beauté, faute d'entretien et d'imagination, risquant d'ailleurs même de devenir la proie des flammes ?

Une « richesse naturelle » n'est pas véritablement une richesse, n'a même pas d'existence aussi longtemps qu'elle ne satisfait pas des besoins humains. Une forêt conservée, préservée de toute intrusion humaine, n'a plus d'utilité, n'a plus
même d'existence. Elle n'a pas plus de valeur qu'une forêt brûlée et même peut-être moins parce qu’une forêt brûlée, elle, peut renaître, et même rapidement.

Il aborde ensuite le problème du recyclage et de la pollution mais j'avoue avoir un peu la flemme pour le moment. J'espère néanmoins avoir pu être utile

  • Ancap 1
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Il y a 13 heures, Pelerin Dumont a dit :

Cherche dans la section politique : il y a les fils "Réchauffement climatique", "Écologie, développement Duracell & topinambours" et "l'éclosion d'EELV". Ils seront plus développés que celui ci

 

Ok je vais tâcher de le faire quand je serais à nouveau chez moi (de toute facons je dois avoir les 2 pdf quelque part) 

Merci, et désolé tout de même du dérangement 

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Il y a 2 heures, Pelerin Dumont a dit :

1) Salin fonde sa réflexion autour du libéralisme sur le triptyque "Liberté-Propriété-Responsabilité" (qui reprend celui de Bastiat : Personnalité, la Liberté et la Propriété ? la Propriété (de soi, de ses capacités/compétences et du produit de son travail, que l'on peut ensuite échanger librement contre d'autres biens) fonde la Liberté (si tu ne possède pas même pas ton propre corps, tu es un esclave), et implique la Responsabilité : si moi, ou mes biens, cause du tort à la propriété d'autrui je lui dois une réparation. 

Cette notion de droits de propriétés sert de clef de compréhension pour le fonctionnement de la société et la résolution de problèmes juridiques/économiques:

De nombreux problèmes résultent de l'absence de droits de propriété : s'il n'y a aucun responsable à qui incombe la faute, on ne peut demander aucune réparation (par exemple les ours relâchés dans la nature et dévorent les troupeaux des bergers n'appartiennent à personne et donc les bergers sont bien embêtes pour attaquer quelqu'un en justice et lui demander compensation) . Et inversement un individu qui décidera de l'allocation/l'exploitation de ressources qui ne lui appartiennent pas n'aura aucun motif pour le faire efficacement (ne possédant pas ces ressources il ne peut logiquement pas prétendre au fruit de leur exploitation) et ne sera donc pas récompensé s'il les utilise optimalement ni puni s'ils les dilapident dans un gâchis absurde . Ce problème d'incentives explique de nombreux désastres économiques des entreprises publiques ou nationalisés : même s'ils font faillite il seront "sauvés" par l’État et ses impôts garantis, pourquoi donc faire des efforts et s'embêter à être rentable et efficace dans ce contexte?

Après cette longue introduction, venons en au problème de l'écologie, qui est envisagé sous l'angle de l'économie (logique Salin est un économiste), dans son chapitre 16 "La défense de l'environnement : bien public ou bien privé ?"

Là encore, Salin pointe le fait que de nombreux problèmes écologiques comme la disparition de la biodiversité, la chasse, la taxe carbone sont causés par l'absence de droits propriétés et à la mauvaise exploitation des ressources qui en découle invariablement. Il prend l'exemple le braconnage des éléphants du Zimbabwe : Ceux ci étaient en voie d'extinction car 1) sauvages ils n'appartenaient à personne car la loi les instituaient comme "bien commun de l’humanité"  2) Personne n'avait donc d’intérêt économique à investir dans la défense des éléphants : les coûts sont collectifs 3) Au contraire chacun à intérêt à tuer les éléphants pour vendre son ivoire : les gains sont privés. Dans ce contexte il est rationnel pour un agent économique de chercher à tuer le maximum d'éléphants possible car son gain croît avec le nombre de morts et il ne subit quasiment aucun coût négatif (ceux ci étant collectivisés), d'où une extinction de la population d'éléphant.  L’État peut essayer de réglementer/légiférer mais c'est peine perdue car cela ne changera pas les 2 causes citées ci-dessus (cela les atténuera au mieux mais l'intérêt d'un individu restera le même : tuer les éléphants)  et de plus :

La solution consiste au contraire à "privatiser les éléphants", c'est à dire permettre à des individus ou entreprises d'en posséder, d'en acheter et d'en vendre. L'éléphant acquiert ainsi une valeur économique via l’élevage ou le tourisme (ou même la chasse), et son propriétaire a intérêt non seulement à conserver ses éléphants (en les protégeant de la convoitise d'autrui comme un bien normal) mais également à le faire croître et prospérer : plus d'éléphants = plus d'ivoire à vendre ou plus de touristes qui viennent visiter son parc. Il cite des exemples de privatisation privées au Zimbabwe où des communautés paysannes gèrent des cheptels d'éléphants :

Ils citent également l'exemple des tortues :

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Les tortues marines n'ont pas eu la même chance que les éléphants. En effet, il existait il y a quelques années deux fermes à tortues, l'une aux îles Caïmans 187 , l'autre à Tahiti. L'intérêt de leurs propriétaires était évidemment de tout faire pour perpétuer l’espèce, en particulier en protégeant les œufs contre les rapaces – qui suppriment environ 90 % de la ponte – ou contre les humains, et en assurant le développement régulier et le renouvellement des tortues. Mais, hélas, les écologistes sont passés par là et ils ont fait interdire le commerce de l'écaille de tortue. Les fermes à tortues ont donc dû fermer, faute de débouchés. Mais cela n'empêche évidemment pas la capture illégale des rares spécimens qui subsistent. Il est maintenant presque certain, grâce à la réglementation internationale sur la protection des tortues, que celles-ci vont disparaître

Ce raisonnement s'applique aussi à la déforestation via le système de la concession : L’État est propriétaire des forêts mais il délègue l'exploitation de celle ci pour une durée de n années (disons  5 ou 10 ans) à une entreprise privée. Quel est l'intérêt de celle-ci ? Exploiter à fond le terrain quitte à mettre en danger la capacité de régénération de la forêt   : car le temps que le terrain se reconstitue elle aura perdu son mandat et ,e pourra plus en tirer parti ! Elle adopte donc une logique court-termiste, car elle ne supportera pas les coûts de sa décision (càd la dégradation du terrain)  qui se feront sentir à long terme (mais l'entreprise sera déjà repartie et c'est l’État qui en fera les frais). Au contraire si l'entreprise détenait complètement la forêt (pour l'éternité) , son raisonnement serait tout autre : la valeur de son terrain à long terme dépendrait de sa capacité à se régénérer, elle aura donc intérêt à gérer plus consciencieusement (en replantant des arbres) son domaine pour espérer le revendre dans le futur ou tout simplement continuer d'en tirer des bénéfices, le forestier serait ainsi dans la même situation que l'agriculteur et son champ ou l'éleveur et son troupeau .

Il conclut en disant :

Il aborde ensuite le problème du recyclage et de la pollution mais j'avoue avoir un peu la flemme pour le moment. J'espère néanmoins avoir pu être utile

Merci, pour ces éclaircissement, et c'est vrai qu'en y réfléchissant bien c'est parfaitement logique, d'autant plus, pour la question des arbres/forêts, si elles appartiennent à des particuliers, sur long terme ils auront tout intérêt à la garder pour en avoir des bénéfices (surtout qu'une forêt peut "se gérer seul", ormis les feux) 

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  • 2 months later...

Au sujet du retour de la famine au Sri Lanka après l'obligation de l'agriculture 100 % bio, l'avis (dommage, c'est payant, j'aurais aimé lire le développement) :

 

https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/six-mois-apres-son-entree-en-vigueur-le-sri-lanka-abandonne-le-100-bio-20211020_47JWTRXKC5H33BVLQBGRXUL7IA/

 

C'est la faute à la crise, l'État n'a pas pu compenser :lol: Conclusion : le bio ça marche lorsque c'est financé par les consommateurs qui vont payer plus cher de la bouffe plus rare, et pas forcément meilleure pour la santé.

 

Un fiasco qui n’a rien à voir avec une potentielle baisse de productivité due au passage au bio, la saison de culture de l’été ayant été réalisée grâce aux stocks d’engrais chimiques et celle d’hiver débutant à peine.

La décision d’interdire l’importation de pesticides et d’engrais chimiques, prise sans crier gare en avril, avait semé la panique chez les agriculteurs, qui représentent près d’un tiers des 21 millions d’habitants de l’île, malgré la promesse que «les inconvénients à court terme seraient compensés par les avantages à long terme» et que des intrants biologiques de substitution seraient fournis par l’Etat.

Une autre analyse, forcément :

https://www.contrepoints.org/2021/09/11/404947-sri-lanka-de-la-chimiophobie-a-lurgence-alimentaire

Et celle-ci

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/premier-pays-au-monde-passe-a-l-agriculture-100-bio-le-sri-lanka-fait-machine-arriere-et-reintroduit-les-pesticides-896948.html

 

 

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