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Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres


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Irak, Libye, Syrie et la longue ombre de l’interventionnisme américain.

Tête de bois, analyses en bois.

Par Ed Krayewski | 07/01/2014

Vous seriez pardonné si, en lisant les titres récents à propos de l’Irak, vous pensez revivre les années 2000 à 2010. Falloujah, le site de certains des combats les plus intenses au cours de la guerre américaine en Irak, est à nouveau au centre de la violence politique dans ce pays. Au cours du week-end, la ville est tombée aux mains de combattants liés à Al-Qaïda qui y ont introduit un état islamiste indépendant. Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, au pouvoir depuis 2006, a exhorté les habitants de Falloujah à riposter. L'Iran voisin, quant à lui, a offert d'aider à expulser Al-Qaïda de la ville tandis que le mois dernier l'Irak s'est tourné vers les Etats-Unis, lui demandant d'envoyer des drones et des missiles pour aider à combattre les islamistes susnommés. 75 missiles Hellfire seraient arrivés en Irak le 19 Décembre, et les drones étaient censés être en route également. Les combats à Falloujah ont été l'aboutissement d'une année de montée de la violence politique en Irak. L'Organisation des Nations Unies a indiqué que 7818 civils ont été tués en Irak en 2012, un niveau de victimes sans précédent depuis les années de la guerre en Irak.

Mais tandis que le retrait des troupes de combat américaines du pays en Décembre 2011 a marqué la fin de la guerre américaine sur ce territoire, il n'a pas, et ne pouvait pas, marquer la fin de l'influence de la guerre sur les événements postérieurs en Irak. Au contraire, ce qui se passe en Irak suit la fin de cette guerre, pas seulement chronologiquement mais par voie de conséquence. C'est l'héritage de l'interventionnisme en matière de politique étrangère par les actes, et un modèle à partir duquel les contours de l'interventionnisme américain futur peuvent être dessiné.

La dernière insurrection à laquelle l’Irak a dû se confronter remonte à 2006. Puis, à sa suite, le pays fut au bord de la guerre civile. George W. Bush avait répondu au "coup" porté par les élections de mi-mandat domestiques cette année-là, les résultats étant en partie causés par la détérioration de la situation en Irak, en envoyant une vague supplémentaire de troupe comptant plus de 20.000 bottes sur le terrain déployée en 2007. Cette poussée, et le concurrent "réveil d'Anbar" qui était une réaction des sunnites à la tactique d'Al-Qaïda dans le pays, a été suivie par une diminution de la violence à la fin de 2007 et 2008, perspectives que les dirigeants militaires américains n'avaient pas tardé de prendre à leur crédit indépendamment de savoir dans quelle mesure l'action américaine a influencé cette regression de la violence, cette accalmie créait l'espace de négociation entre les États-Unis et l'Irak pour aboutir à un accord sur le statut des forces qui verrait la fin des opérations de combat américaines en Irak. Le président Obama a essayé, et a échoué, de fixer un délai de retrait des troupes, voulant laisser une force résiduelle de 10 000 hommes, une position partagée par la plupart des républicains qui ont rivalisé et voulaient battre Obama durant les élections de 2012.

Pourtant, il n'y a aucune garantie que la présence de troupes après 2011 aurait endigué l'actuelle déferlement de violence. En fait, Juin 2011 a été le mois le plus sanglant en deux ans pour les troupes américaines en Irak, alors même que les décès de civils étaient alors encore sur le déclin. Ces événements soulignent le rôle complexe joué par les troupes américaines dans ce pays. Même si leurs activités ont contribué à un retour à la stabilité en Irak, leur présence concourt également à sa déstabilisation. Les forces d'occupation étrangères auront toujours cet effet, peu importe la pureté de leurs intentions.

Et que dire de ces intentions? Le premier engagement de Bush fut d'impliquer les États-Unis dans l'invasion de l'Irak à cause de la présence présumée d'armes de destruction massive (introuvables), mettant l'Irak dans le groupe de la menace terroriste au même titre qu'Al Qaïda. Finalement, longtemps après qu'il ait déclaré la "mission accomplie", Bush transforma le casus belli et le but de la guerre en faveur de la propagation de la démocratie. Pourtant, les deux objectifs sont loin d'être complémentaires. Alors que Bush avait d'abord insisté sur le fait qu'il y avait un lien entre l'Irak de Saddam Hussein et l'Al-Qaïda d'Oussama ben Laden, un rapport du Pentagone de l'administration Bush elle-même dissipa en dernier lieu cette idée.

Mais 11 ans après l'invasion américaine, Al-Qaïda a une côte en Irak comme elle n'en avait jamais eut auparavant. Les États-Unis ont ils vaincu Al-Qaïda en Irak? De plus en plus, la réponse semble être négative . Mais l'invasion américaine de l'Irak a certainement facilité le gain de popularité de l'organisation terroriste en Irak, chose impensable à l'époque d'Hussein, malgré les affirmations erronées de l'administration Bush.

A ce point, l'histoire risque de nous devenir familière. L'Irak n'est pas le seul pays où Al-Qaïda a été en mesure de s'établir en raison du changement de régime induit par l'intervention américaine . Al-Qaïda n'avait pas la moindre influence en Libye sous Kadhafi. Ce n'est plus le cas. Alors que le New York Times a rapporté qu'il n'y a aucune preuve qu'Al-Qaïda soit mêlé à l'attaque du consulat américain de Benghazi en 2012, il a fait relier l'attaque à l'Ansar al-Charia, qui est considéré comme étant affilié à Al-Qaïda. Al-Qaïda, a témoigné le lieutenant-colonel Andrew Wood, qui a dirigé une force d'élite de la sécurité des États-Unis en Libye avant l'attaque de Benghazi, a maintenant une plus grande présence en Libye qu'aux États-Unis. La même audience du Congrès a révélé qu'entre dix et vingt mille missiles sol-air sont toujours portés disparus après la fin de la guerre civile libyenne. L'opération soutenue par les Américains en Libye a également avivé les combattants, y compris les insurgés d’Al-Qaïda, à travers toute la région, contribuant à l'instabilité qui a conduit à une intervention française au Mali l'an dernier.

Les partisans de la participation américaine à l'intervention en Libye ont insisté avec témérité que l'incursion d'Obama n'avait rien de commun avec celle de Bush en Irak. À première vue, elles présentent en effet plusieurs différences notables notamment concernant le temps qu'elles ont duré, l'effectif militaire et autres ressources de l’armée qui ont été engagé dans les combats, et sur le genre d'opposition organisée interne aux gouvernements répressifs respectifs auxquels ils ont fait face. Pourtant, l'effet des deux interventions reste largement similaire. Toutes deux avaient pour dessein principal d'assurer un changement de régime, même si l'administration Obama s’est obstinée à prétendre qu'elle ne visait pas le colonel Kadhafi, jusqu'à ce que les drones américains contribuent à sa capture en compagnie des rebelles libyens. Il a ensuite été sodomisé et tué. Le changement de régime a été la politique officielle des États-Unis envers l'Irak depuis l'adoption de la Loi sur la libération de l'Irak en 1998, par conséquent Saddam Hussein a été pendu pour crimes de guerre en Irak en 2006. Ces deux changements ont créé une situation de fragilité sécuritaire exploitée par Al-Qaïda et les forces qui lui sont affiliées, à la fois dans les pays concernés et dans les régions environnantes. Il est difficile de nier, par exemple qu' Al-Qaïda est en mesure d'exercer une influence notable sur la rébellion syrienne en grande partie grâce au sanctuaire qu'elle s'est aménagée en Irak.

Les leçons de l'Irak et de la folie interventionniste peuvent sembler évidente même pour les législateurs de Washington qui ont soutenu la guerre, mais l'applicabilité de ces leçons à des interventions futures, et non pas seulement les interventions futures impliquant un grand nombre de troupes en Asie, reste évasive pour ces mêmes personnes. Le secrétaire d'Etat John Kerry, par exemple, a soutenu qu'une intervention des EU en Syrie ne ressemblerait en rien à celle poursuivit en Irak parce qu'il n'y aurait pas de troupes sur le terrain. Mais au-delà même des questions sur la façon dont la Russie, un allié du régime syrien, peut réagir à une intervention américaine, il n'y a que peu de doute que cette initiative n'ait pas de conséquences imprévues. Les partisans d'une intervention agressive en Syrie, comme John McCain, blâment le soutien américain insuffisant pour les rebelles visant à contrer l'influence croissante d'Al-Qaïda. Pourtant, il est clair que l'intervention américaine en Irak a aidé Al-Qaïda à maintenir sa présence parmi les rebelles syriens, tout comme les années d'intervention américaine en Somalie ont discutablement permis de pousser le groupe local islamiste insurrectionnel Al Shabaab de s'affilier à Al-Qaïda. Malgré l'absence de plus de soutien des États-Unis, les rebelles syriens ont néanmoins commencé à se battre contre les islamistes d'Al-Qaïda en son sein.

McCain a également reproché à l'administration Obama la résurgence actuelle d'Al-Qaïda en Irak, pointant du doigt le retrait des États-Unis comme étant sa cause. L'incapacité de l'impénitent apologiste de la guerre en Irak de reconnaître le rôle que l'invasion américaine a joué dans les intérêts d'Al-Qaïda pour s'installer de plein pied en Irak est une épreuve d'aveuglement dangereux; quand les conséquences inattendues de l'interventionnisme sont ignorées et même attribuées par erreur à l'inconséquence de celui ci , cet état d'esprit aide à préparer le terrain pour de futures interventions et encore de futures conséquences insoupçonnées. John Kerry promet le soutien américain en Irak dans sa lutte contre Al-Qaïda n'inclut pas de troupes de combat. Néanmoins le même constat peut être fait pour tous les combats auxquels les EU semblent vouloir intervenir. L'Amérique continuera de se convaincre de tuer des dragons à travers le monde aussi longtemps qu'elle n'aura pas la patience de comprendre que les pays le font eux-mêmes.

 

Source : http://reason.com/archives/2014/01/07/iraq-libya-syria-and-the-long-shadow-of

 

PS : N'hésitez à lire le texte et à corriger d'éventuels fautes ou incohérences.

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PS : N'hésitez à lire le texte et à corriger d'éventuels fautes ou incohérences.

 

J'ai fait quelques modif en gras (notamment en reprenant la proposition de h16) :

Irak, Libye, Syrie et la longue ombre de l’interventionnisme américain.

Tête de bois, analyses en carton.

Par Ed Krayewski | 07/01/2014

Vous seriez pardonné si, en lisant les titres récents à propos de l’Irak, vous pensez revivre les années 2000 à 2010. Falloujah, théâtre de certains des combats les plus intenses au cours de la guerre américaine en Irak, est à nouveau au centre de la violence politique dans ce pays. Au cours du week-end, la ville est tombée aux mains de combattants liés à Al-Qaïda qui y ont introduit un état islamiste indépendant. Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, au pouvoir depuis 2006, a exhorté les habitants de Falloujah à riposter. L'Iran voisin, quant à lui, a offert d'aider à expulser Al-Qaïda de la ville tandis que le mois dernier l'Irak s'est tourné vers les États-Unis, lui demandant d'envoyer des drones et des missiles pour aider à combattre les islamistes susnommés. 75 missiles Hellfire seraient arrivés en Irak le 19 décembre, et les drones étaient censés être en route également. Les combats à Falloujah ont été l'aboutissement d'une année de montée de la violence politique en Irak. L'Organisation des Nations Unies a indiqué que 7818 civils ont été tués en Irak en 2012, un niveau de victimes sans précédent depuis les années de guerre.

Mais tandis que le retrait des troupes de combat américaines du pays en décembre 2011 a marqué la fin de la guerre américaine sur ce territoire, il n'a pas, et ne pouvait pas, marquer la fin de l'influence de la guerre sur les événements postérieurs en Irak. Au contraire, ce qui se passe en Irak suit la fin de cette guerre, pas seulement chronologiquement mais par voie de conséquence. C'est l'héritage de l'interventionnisme en matière de politique étrangère par les actes, et un modèle à partir duquel les contours de l'interventionnisme américain futur peuvent être dessiné.

La dernière insurrection à laquelle l’Irak a été confronté remonte à 2006. Puis, à sa suite, le pays fut au bord de la guerre civile. George W. Bush avait répondu au "coup" porté par les élections de mi-mandat domestiques cette année-là, les résultats étant en partie causés par la détérioration de la situation en Irak, en envoyant une vague supplémentaire de troupe comptant plus de 20.000 bottes sur le terrain déployées en 2007. Cette poussée, comme le concurrent "réveil d'Anbar" qui était une réaction des sunnites à la tactique d'Al-Qaïda dans le pays, a été suivie par une diminution de la violence à la fin de 2007 et en 2008 que les dirigeants militaires américains n'avaient pas tardé à mettre à leur crédit. Indépendamment de savoir dans quelle mesure l'action américaine avait influencé cette régression de la violence, cette accalmie créait l'espace de négociation entre les États-Unis et l'Irak pour aboutir à un accord sur le statut des forces qui verrait la fin des opérations de combat américaines en Irak. Le président Obama a essayé, et a échoué, de fixer un délai de retrait des troupes, voulant laisser une force résiduelle de 10 000 hommes, une position partagée par la plupart des républicains qui ont rivalisé et voulaient battre Obama durant les élections de 2012.

Pourtant, il n'y a aucune garantie que la présence de troupes après 2011 aurait endigué l'actuel déferlement de violence. En fait, juin 2011 a été le mois le plus sanglant en deux ans pour les troupes américaines en Irak, alors même que les décès de civils étaient alors encore sur le déclin. Ces événements soulignent le rôle complexe joué par les troupes américaines dans ce pays. Même si leurs activités ont contribué à un retour à la stabilité en Irak, leur présence concourt également à sa déstabilisation. Les forces d'occupation étrangères auront toujours cet effet, peu importe la pureté de leurs intentions.

Et que dire de ces intentions? Le premier engagement de Bush fut d'impliquer les États-Unis dans l'invasion de l'Irak à cause de la présence présumée d'armes de destruction massive (introuvables), mettant l'Irak dans le groupe de la menace terroriste au même titre qu'Al Qaïda. Finalement, longtemps après qu'il ait déclaré la "mission accomplie", Bush transforma le casus belli et le but de la guerre en faveur de la propagation de la démocratie. Pourtant, les deux objectifs sont loin d'être complémentaires. Alors que Bush avait d'abord insisté sur le fait qu'il y avait un lien entre l'Irak de Saddam Hussein et l'Al-Qaïda d'Oussama ben Laden, un rapport du Pentagone de l'administration Bush elle-même écarta définitivement cette idée.

Mais 11 ans après l'invasion américaine, Al-Qaïda a une côte en Irak comme elle n'en avait jamais eut auparavant. Les États-Unis ont-ils vaincu Al-Qaïda en Irak? De plus en plus, la réponse semble être négative . Mais l'invasion américaine de l'Irak a certainement facilité le gain de popularité de l'organisation terroriste en Irak, chose impensable à l'époque d'Hussein, malgré les affirmations erronées de l'administration Bush.

À ce point, l'histoire risque de nous devenir familière. L'Irak n'est pas le seul pays où Al-Qaïda a été en mesure de s'établir en raison du changement de régime induit par l'intervention américaine. Al-Qaïda n'avait pas la moindre influence en Libye sous Kadhafi. Ce n'est plus le cas. Alors que le New York Times a rapporté qu'il n'y a aucune preuve qu'Al-Qaïda soit mêlé à l'attaque du consulat américain de Benghazi en 2012, il a fait relier l'attaque à l'Ansar al-Charia, qui est considéré comme étant affilié à Al-Qaïda. Al-Qaïda, a témoigné le lieutenant-colonel Andrew Wood, qui a dirigé une force d'élite de sécurité américaine en Libye avant l'attaque de Benghazi, a maintenant une plus grande présence en Libye qu'aux États-Unis. La même audience du Congrès a révélé qu'entre dix et vingt mille missiles sol-air sont toujours portés disparus après la fin de la guerre civile libyenne. L'opération soutenue par les Américains en Libye a également revigoré les combattants, y compris les insurgés d’Al-Qaïda, à travers toute la région, contribuant à l'instabilité qui a conduit à une intervention française au Mali l'an dernier.

Les partisans de la participation américaine à l'intervention en Libye ont insisté avec témérité que l'incursion d'Obama n'avait rien de commun avec celle de Bush en Irak. À première vue, elles présentent en effet plusieurs différences notables notamment concernant le temps qu'elles ont duré, l'effectif militaire et autres ressources de l’armée qui ont été engagés dans les combats, et sur le genre d'opposition organisée interne aux gouvernements répressifs respectifs auxquels ils ont fait face. Pourtant, l'effet des deux interventions reste largement similaire. Toutes deux avaient pour dessein principal d'assurer un changement de régime, même si l'administration Obama s’est obstinée à prétendre qu'elle ne visait pas le colonel Kadhafi, jusqu'à ce que les drones américains contribuent à sa capture en compagnie des rebelles libyens. Il a ensuite été sodomisé et tué. Le changement de régime a été la politique officielle des États-Unis envers l'Irak depuis l'adoption de la Loi sur la libération de l'Irak en 1998, par conséquent Saddam Hussein a été pendu pour crimes de guerre en Irak en 2006. Ces deux changements ont créé une situation de fragilité sécuritaire exploitée par Al-Qaïda et les forces qui lui sont affiliées, à la fois dans les pays concernés et dans les régions environnantes. Il est difficile de nier, par exemple qu'Al-Qaïda est en mesure d'exercer une influence notable sur la rébellion syrienne en grande partie grâce au sanctuaire qu'elle s'est aménagée en Irak.

Les leçons de l'Irak et de la folie interventionniste peuvent sembler évidentes même pour les législateurs de Washington qui ont soutenu la guerre, mais l'applicabilité de ces leçons à des interventions futures, et non pas seulement les interventions futures impliquant un grand nombre de troupes en Asie, reste évasive pour ces mêmes personnes. Le secrétaire d'État John Kerry, par exemple, a soutenu qu'une intervention des EU en Syrie ne ressemblerait en rien à celle poursuivie en Irak parce qu'il n'y aurait pas de troupes sur le terrain. Mais au-delà même des questions sur la façon dont la Russie, un allié du régime syrien, peut réagir à une intervention américaine, il n'y a que peu de doute que cette initiative n'ait pas de conséquences imprévues. Les partisans d'une intervention agressive en Syrie, comme John McCain, blâment le soutien américain insuffisant pour les rebelles visant à contrer l'influence croissante d'Al-Qaïda. Pourtant, il est clair que l'intervention américaine en Irak a aidé Al-Qaïda à maintenir sa présence parmi les rebelles syriens, tout comme les années d'intervention américaine en Somalie ont discutablement permis de pousser le groupe local islamiste insurrectionnel Al Shabaab à s'affilier à Al-Qaïda. Malgré l'absence de plus de soutien des États-Unis, les rebelles syriens ont néanmoins commencé à se battre contre les islamistes d'Al-Qaïda en son sein.

McCain a également reproché à l'administration Obama la résurgence actuelle d'Al-Qaïda en Irak, pointant du doigt le retrait des États-Unis comme étant sa cause. L'incapacité de l'impénitent apologiste de la guerre en Irak de reconnaître le rôle que l'invasion américaine a joué dans les intérêts d'Al-Qaïda pour s'installer de plein pied en Irak est une épreuve d'aveuglement dangereux; quand les conséquences inattendues de l'interventionnisme sont ignorées et même attribuées par erreur à l'inconséquence de celui ci, cet état d'esprit aide à préparer le terrain pour de futures interventions et encore de futures conséquences insoupçonnées. John Kerry promet que le soutien américain en Irak dans sa lutte contre Al-Qaïda n'inclut pas de troupes de combat. Néanmoins le même constat peut être fait pour tous les combats auxquels les EU semblent vouloir intervenir. L'Amérique continuera de se convaincre de tuer des dragons à travers le monde aussi longtemps qu'elle n'aura pas la patience de comprendre que les pays le font eux-mêmes.

 

Source : http://reason.com/archives/2014/01/07/iraq-libya-syria-and-the-long-shadow-of

Notamment les mois ont une minuscule en français.

Sinon j'ai un doute sur le 20.000 boots. Cela veut-bien dire 10.000 hommes?

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Oh, le joli troll :D. J'avais un peu de temps :
 

L'économie de Hitler et pourquoi vous devriez savoir une ou deux choses à son sujet ?
 
Hjalmar Schacht était le monsieur économie de Hitler. D'après Wikipédia [http://en.wikipedia.org/wiki/Hjalmar_Schacht], Schacht soutint Adolf Hitler et le Parti Nazi, puis servit dans le gouvernement de Hitler en tant que Président de la Reichsbank et Ministre de l'Economie. Ainsi, Schacht joua un rôle clef dans la mise en place des politiques attribuées à Hitler.
Aujourd'hui, nous savons tous ce qu'il est advenu de Hitler. Mais qu'en est-il de Sachs ?
 
Le 9 Juin 1947, Henry Hazlitt écrivait dans Newsweek :
"Le Nazisme a perdu la guerre. Hjalmar Schacht, le sorcier Nazi de l'économie, est en prison."
 
Hitler était donc mort, et son économiste en prison.
 
Mais que sont devenues les idées économiques que les deux avaient mises en place côte à côté ? Que leur est-il arrivé ?
 
Hazlitt continuait :
 
"Mais si Schacht et ses camarades regardent le monde aujourd'hui, ils doivent se sentir consolés. D'un point de vue intellectuel, le schachtisme a conquis l'Europe. Le système de contrôle des prix, de contrôle des salaires, de contrôle des profits, de contrôle des taux, de contrôle des changes, de contrôle du commerce international, les traités bilatéraux, les rations, priorités, allocations et quotas, avec une autorisation spéciale demandée pour presque tous, une inflation monétaire grimpante, cachée et empêchée par ces outils, c'est le schachtisme. Et c'est le système que presque tous les pays d'Europe ont adopté."
 
Ainsi les idées ne sont pas mortes, ni ne furent enfermées dans une cellule. Chacune de ces idées ne fut pas seulement adoptée par l'Europe, mais pas les Etats-Unis aussi !
 
Les ambitions de Hitler en politique étrangère ont sûrement été défaites par la guerre. Cependant, la même chose ne peut pas être dite à propos de ses politiques économiques. Ces idées seront adoptées et mises en place par les vainqueurs !
Plus qu'aucun autre système de pensée, c'est le fascisme qui devrait être le premier ennemi à défaire, sur la liste des libertariens. Les élites gouvernementales sont bien conscientes du fait que même elles ne peuvent pas survivre sous un système communiste. Cependant, elles croient que le fascisme est leur corne d'abondance.
 
Qu'est-ce-que le fascisme ?
 
Lew Rockwell [http://mises.org/daily/5752/The-Fascist-Threat] a la réponse :
 
"Le fascisme est le système de gouvernement qui cartelise le secteur privé, planifie l'économie pour subventionner la production, défend l'état policier comme source de l'ordre, nie les droits et libertés fondamentaux des individus, et fait de l'exécutif le maître illimité de la société."
 
Est-ce-que ça ressemble à l'Amérique d'aujourd'hui ? Dois-je même le demander ?
 
Nous sommes tous impliqués dans le combat de la liberté contre le fascisme.
 
Armez votre intelligence, j'ai mon exemplaire... Avez vous le votre ? [https://mises.org/store/Fascism-versus-Capitalism-Digital-Book-P10936.aspx]

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Energie : La fracturation nous préserve des Verts.

Nous avons eu vent des événements en Août, c’est à dire que les ONG vertes s'impliquaient avec détermination par le biais de Genève et Bruxelles pour obtenir l'interdiction dans l'UE de la fracturation hydraulique. Les choses devenaient sérieuses à partir d’Octobre, avec des propositions enflammées pour introduire de nouvelles lois qui s’avéraient définitive en fin de mois.

Néanmoins, l’intervention avisée d’Owen Paterson et par la suite de David Cameron lui même, semblent porter ses fruits. En Décembre, il y avait des signes montrant que le monstre législatif perdait sa fougue.

Les rumeurs sont un élément à considérer malgré tout, et nous savions que les Verts fomentaient une action discrète. Ils s’étaient investit dans le jeu politique pour soutenir ce bannissement et n’allaient pas abandonner si facilement la partie.

Les nouvelles arrivaient quelques jours après dans un article de Bloomberg. La Commission avait décidé de se retenir de créer plus de lois et annonça qu’elle préférait plutôt produire des lignes directrices non contraignantes, dont la publication est annoncée pour le 22 Janvier.

Même à ce moment, il y avait encore possibilité d'un changement de dernière minute, mais il n'arriva pas. Hier, nous pouvions entendre les cris de protestations des Verts, clamant que ces nouveaux plans «démontraient, sans aucun doute, que les citoyens européens ne pouvaient escompter aucune aide ou protection contre les dangers de la fracturation venant de Bruxelles». «L’intérêt des industriels polluants», nous entendions, «doit à nouveau passer devant celui des citoyens.»  

Ces critiques étaient clamées notamment par Antoine Simon, spécialiste de la question du gaz de schiste au Friends of the Earth Europe, et Geert de Cock, responsable politique auprès de la Food&Water Europe. Les institutions européennes, et spécialement Jose Manuel Barroso, disaient ils, ont faillit dans la défense des intérêts des citoyens européens au cœur du processus décisionnel.   

Et, de la bouche même des Verts, nous apprenions que «la fracturation pourrait s’implanter sans régulation, et les communautés locales, les circonscriptions devront vivre avec ses désastres conséquences : la contamination des eaux, la pollution de l’air et l’industrialisation de leurs régions.»

Enfin, nous distinguions l’avertissement suivant : qu’il fallait s’attendre «à une montée des résistances locales à travers l’Europe, comme celles survenues au RU, en Roumanie et en Pologne, ainsi qu’un approfondissement du fossé séparant les intérêts des citoyens et celui de politiciens dont la fonction est de les protéger.»

Toutefois, la sévérité du ton employait nous laisse penser qu’une grande victoire a été gagné. Seulement quelques mois auparavant, les Verts étaient tellement certains de leur succès qu’ils chantaient littéralement leur prise de pouvoir. Mieux valait ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Ceci n’est toutefois pas la fin du combat, mais, pour le moment, la fracturation a échappé à la poing du pouvoir.

 

SOurce : http://eureferendum.com/blogview.aspx?blogno=84636

 

Je me suis certainement donner un peu trop de liberté dans la traduction du passage en gras mais il me semble que je respecte le sens de la phrase.

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