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Nick de Cusa

Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres

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il y a 56 minutes, Bisounours a dit :

 Autrement, des forumeurs hispanophones de bonne volonté pour traduire des articles relatifs aux derniers événements cubains, à extraire de ce site :

@TODA   @Nathalie MP ..... ou d'autres, même des hommes cisgenres ou alternatifs

 

https://www.14ymedio.com/blogs/generacion_y/

Tu veux spécialement des articles du blog de Yoani Sanchez ou de l'ensemble de 14 y medio ?

De toute façon, je jette un oeil.

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il y a 1 minute, Nathalie MP a dit :

Tu veux

Vois ça avec @F. mas :)

L'idée c'est de publier Yoani Sanchez en fait. Tu avais traduit un article publié en juillet 2018, c'est pour cela que je me permets de te solliciter

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Le 21/10/2019 à 12:03, RaHaN a dit :

J'ai commencé un premier trait. Je trouve l'argumentation assez faible, et surtout elle se répète souvent (12xfast-food, 13xdrive, 26xban !). Si encore l'article était long, ça se comprendrait, mais ça n'est même pas le cas.

 

image.png.3757dd75beb8fd368abd11c246caa0e0.png

 

Oui on est toujours très sensibles quand on lit le mot "interdiction", même seulement une fois ;)

Fais comme tu le sens, ce n'était qu'une proposition pour un article plus léger du week-end...

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il y a 5 minutes, Séverine B a dit :

 

Oui on est toujours très sensibles quand on lit le mot "interdiction", même seulement une fois ;)

Fais comme tu le sens, ce n'était qu'une proposition pour un article plus léger du week-end...

Avec la semaine passée, je l'ai zappé. J'essaie de boucler un article sur l'AVC ce week-end pour mardi (vu que c'est la journée nationale), et je m'occupe de ça.

 

Même sans être sensible, fais un Ctrl+F "Ban" pour voir par toi-même que même en étant léger, la redondance est particulièrement frappante. Je veux bien trouver des alternatives au départ pour éviter les répétitions, mais au bout de dix fois, je tourne en rond :D 

 

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il y a 2 minutes, RaHaN a dit :

Avec la semaine passée, je l'ai zappé. J'essaie de boucler un article sur l'AVC ce week-end pour mardi (vu que c'est la journée nationale), et je m'occupe de ça.

 

Même sans être sensible, fais un Ctrl+F "Ban" pour voir par toi-même que même en étant léger, la redondance est particulièrement frappante. Je veux bien trouver des alternatives au départ pour éviter les répétitions, mais au bout de dix fois, je tourne en rond :D 

 

 

T'inquiète, on allègera ;)

Reason force toujours le trait dans l'emploi de "ban", c'est quasi de la gourmandise !.

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Le 25/10/2019 à 12:39, Bisounours a dit :

Vois ça avec @F. mas

Frédéric, je suis disposée à faire un peu de trad de Yoani Sanchez  cet après-midi (lundi 28). Peux-tu m'orienter sur quelques textes ?

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Merci @Nathalie MP, je vais regarder. Je me demande si elle écrit encore sur son blog (j'ai l'impression qu'elle fait plutôt des podcasts). Tu as vu passer des choses @Bisounours ?

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@F. mas et @Nathalie MP

 

J'ai trouvé ceci, donc il semblerait qu'elle publie en anglais... youpi ?

Par exemple ce texte datant de septembre de cette année

 

https://generacionyen.wordpress.com/2019/09/26/a-country-waiting-for-a-ship/

 

 

Ou ceux-ci, du mois d'octobre

 

https://generacionyen.wordpress.com/2019/10/12/elections-in-cuba-the-curtain-falls/

 

https://generacionyen.wordpress.com/2019/10/03/a-barometer-to-measure-corruption-in-latin-america/

 

En fait, y en pas mal :)

https://generacionyen.wordpress.com/

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Le dernier texte sur la corruption me parait intéressant. Qu'en penses-tu @Nathalie MP ?

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Il y a 21 heures, F. mas a dit :

texte sur la corruption

 

Je  croyais avoir posté hier que je traduisais l'article corruption, mais j'ai du oublier d'enregistrer le message.
Je signalais que j'allais partir du texte d'origine en espagnol (https://www.dw.com/es/un-barómetro-para-medir-la-corrupción-en-américa-latina/a-50650314) sachant qu'il existe une traduction en anglais. En fait, Yoani Sánchez écrit en espagnol et est traduite en 15 langues. C'est un bel accomplissement !

 

Note : j'ai rajouté le lien vers le baromètre.

Je ne sais pas si c'est utilisable du point de vue des droits, mais j'ai aussi extrait 2 schémas se référant aux chiffres cités par Yoani :

--------------------------------------

 

Un baromètre pour mesurer la corruption en Amérique latine

 Yoani Sánchez, Deutsche Welle, 30 septembre 2019.
 

Le « Baromètre mondial de la corruption » élaboré par l’ONG Transparency International révèle que la majorité des citoyens est d’avis que les gouvernements n’en font pas assez pour la combattre.

 

Des sourires, quelques verres qui s’entrechoquent… et des billets changent de main, tandis que les convives échangent aussi des faveurs, nouent des alliances, promettent de favoriser certains appels d’offres et font bouger les eaux politique locales. La scène pourrait se dérouler en n’importe quel lieu d’Amérique latine, continent encore et toujours vérolé par la corruption, la mauvaise gestion des fonds publics et l'achat de votes.

 

La 10ème édition du « Baromètre mondial de la corruption » élaboré par l’ONG Transparency International constitue une radiographie minutieuse de ce cancer qui ronge les institutions, le monde des affaires et la vie quotidienne. Le rapport reconnait qu’au cours « des cinq dernières années, de grands progrès ont été réalisés », et il cite en exemple l’enquête sur l’opération Lava Jato au Brésil, mais il révèle également que la majorité des citoyens est d’avis que les gouvernements « n’en font pas assez pour combattre la corruption. »

 

Interrogés sur une possible augmentation de la corruption au cours des 12 derniers mois, les résidents des 18 pays du continent analysés se classent de la façon suivante : en tête de ce triste palmarès, le Venezuela, où 87 % des participants au sondage considèrent que le fléau s’est amplifié. Cet avis est également partagé par 66 % des Dominicains, 65 % des Péruviens, 52 % des Colombiens et 37 % des Barbadiens.

 

De plus, le baromètre alerte sur les effets délétères et disproportionnés que les pratiques de corruption infligent aux groupes les plus vulnérables de la société, en particulier les femmes. Nombreuses sont celles qui « se voient obligées d’accorder des faveurs sexuelles afin d’accéder à des services publics tels que la santé et l’éducation. Cette pratique est connue sous le nom d’extorsion sexuelle ou ‘sextorsion’ », souligne le rapport. Jusqu’à présent, cette situation n’avait pas été intégrée aux baromètres annuels mais son incidence a conduit à ce qu’elle soit divulguée avec plus de force.

 

Le problème devient encore plus grave lorsqu’on apprend que 21 % des Sud-Américains qui ont participé à l’enquête estiment que la majorité voire la totalité des personnes qui travaillent dans le secteur de la presse sont corrompues. Si ceux qui sont censés utiliser les pages des journaux et les micros de la télévision ou de la radio pour dénoncer les souillures du pouvoir ont été achetés pour se taire ou déformer les faits, l’impunité est encore plus grande.

 

Par chance, cette concomitance entre presse et pouvoir, entre plume et prébendes, n’atteint pas tous les journalistes ni tous les médias. N’oublions pas que de nombreux cas de dénonciation de pots-de-vin, subornation et corruption sont parvenus à notre connaissance par les journaux, la radio ou la télévision, avec pour effet d’obliger les institutions compétentes à ouvrir des enquêtes judiciaires et à mettre les personnes impliquées derrière les barreaux. Mais beaucoup reste encore à faire.

 

Que diraient les citoyens latino-américains si on les interrogeait sur leurs propres actions quotidiennes vis-à-vis de la corruption ? En plus de pointer la responsabilité des gouvernements, des institutions, des ONG et des journalistes dans cette décomposition, seraient-ils disposés à reconnaître leur propre rôle dans cette si néfaste pratique ? Peu importe que les faits proviennent de qui porte une toge ou des galons militaires ou la cravate de l’entrepreneur ou le micro du journaliste ou le simple bleu de travail de l’ouvrier. C’est tous ensemble et avec une conscience de tous les instants que nous devons affronter ce monstre aux mille visages.

 

Texte d’origine 

Un barómetro para medir la corrupción en América Latina

Baromètre de la corruption 2019 Transparency International 1.png

Baromètre de la corruption 2019 Transparency International 2.png

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Oui toujours, tu peux y aller ;)

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Le grand miracle de l’industrialisation :

 

Révélation

 

Le grand miracle de l’industrialisation

https://humanprogress.org/article.php?p=1906

 

Notre espèce a 300 000 ans. Pendant les 290 000 premières années, nous étions des chasseurs-cueilleurs, un mode de vie encore observable parmi les autochtones du désert du Kalahari ou les Sentinelles des îles Andaman. Même après l'adoption de l'agriculture par l'Homo sapiens, les progrès ont été incroyablement lents. Une personne née dans la région de Sumer en 4000 av. J.-C. trouverait assez familières les ressources, emplois et technologies disponible en Angleterre au temps de la conquête normande ou dans l’empire aztèque à l’époque de Christophe Colomb. Puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le niveau de vie de nombreuses personnes a grimpé en flèche. Qu'est-ce qui a entraîné cette amélioration spectaculaire, et pourquoi ?

 

Il nous faut commencer par le revenu, car, comme l'a fait remarquer l'économiste d'Oxford Paul Collier, "la croissance n'est pas miraculeuse, mais l’absence de croissance est calamiteuse" (“growth is not a cure-all, but lack of growth is a kill-all”). L'histoire de la croissance économique, comme Angus Maddison et son équipe de l'Université de Groningen l'ont découvert, ressemble à une crosse de hockey. Pendant des milliers d'années, la croissance a été négligeable. Cette période est représentée par le manche de la crosse. Vers la fin du XVIIIe siècle, cependant, la croissance économique a commencé à s'accélérer, d'abord en Grande-Bretagne, puis dans le reste du monde. La palette de la crosse représente ce tournant serré vers le haut.

 

Mesuré en dollars américains de 2011, le revenu global par personne et par jour au cours de la première année de notre ère s'élevait à 2 $, tout comme lorsque Guillaume le Conquérant prit la mer en 1066 pour réclamer la couronne d'Angleterre. Cette stagnation des revenus ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de croissance économique au cours de ce millénaire. Il y a bien eu de la croissance, mais celle-ci était faible, localisée et épisodique. En fin de compte, les gains étaient toujours réduits à néant.

 

En 1800, le revenu moyen par jour était de 2,80 $. Au cours des 18 siècles qui ont séparé le règne d’Auguste de la présidence de Thomas Jefferson, le revenu par habitant a augmenté de moins de 40 %. Encore une fois, il y avait des différences régionales, mais elles étaient faibles. Au début du XIXe siècle, l’Américain et le Britannique moyens étaient environ deux fois plus prospères que la moyenne mondiale.

 

Puis l'industrialisation a tout changé. Entre 1800 et 1900, le PIB par personne et par jour a doublé. En d'autres termes, le revenu a augmenté deux fois plus en un siècle qu'au cours des 18 siècles précédents réunis. En 2016, ce montant était passé à 40 $. En définitive, les niveaux de vie mondial et américain ont été multipliés respectivement par 12 et par 24 au cours des deux derniers siècles.

 

Le revenu global par personne et par jour a augmenté à un taux composé d'environ 1,8 % par an au cours des cent dernières années. Il atteindra 166 $ par personne et par jour en 2100 si la tendance se maintient. Aux États-Unis, il atteindra 605 $ par personne et par jour, toujours en suivant la tendance.

 

On pourrait objecter que les chiffres du PIB ne sont pas les mêmes que le salaire net. Malheureusement, un salaire horaire global est difficile à calculer - les gens travaillent un nombre d'heures différent, les économies sont composées de différents types de travailleurs, la proportion des rémunérations non salariales diffère, etc. Mais nous savons comment a été rémunéré le travail des américains au cours des 200 dernières années.

 

Selon Lawrence H. Officer de l'Université de l'Illinois à Chicago et Samuel H. Williamson de l'Université de Miami, les salaires horaires nominaux des travailleurs américains non qualifiés ont augmenté de 31 627 % entre 1800 et 2016. La rémunération horaire nominale des ouvriers de production a augmenté de 79 775 % au cours de la même période. En tenant compte de l'inflation, Gale Pooley, économiste à l'Université Brigham Young de Hawaii, estime que la rémunération des ouvriers de production a été multipliée par 40,2 entre 1800 et 2017 et les salaires non qualifiés par 16,3.

 

Qu'est-ce qui est à l’origine de ces améliorations sans précédent ? Les spécialistes offrent des explications différentes, bien que liées. L'économiste Douglass North, lauréat du prix Nobel d'économie, soutient que l'évolution des institutions, tels que les constitutions, les lois et les droits de propriété, a joué un rôle clé dans le développement économique. Deirdre Nansen McCloskey, économiste à l'Université de l'Illinois à Chicago, attribue les origines de ce "grand enrichissement" à l'évolution des mentalités vis-à-vis des marchés et de l'innovation. Steven Pinker, psychologue de l'Université Harvard, soutient que le progrès matériel et spirituel est enraciné dans les Lumières et la montée concomitante de la raison, de la science et de l'humanisme.

 

Quelles qu'en soient les causes exactes, la révolution industrielle, qui a commencé au milieu du XVIIIe siècle, a apporté des changements considérables, notamment en ce qui concerne les nouveaux combustibles, comme le charbon et le pétrole ; les nouvelles forces motrices, comme la machine à vapeur et le moteur à combustion interne ; les nouvelles machines, comme la machine à filer et le métier à tisser hydraulique ; et le système industriel, qui réorganise le travail et demande une division du travail beaucoup plus stricte et la spécialisation des fonctions. Ces changements ont augmenté l'utilisation des ressources naturelles et permis la production en série de biens manufacturés.

 

La révolution industrielle a également entraîné des changements fondamentaux en dehors de l’économie. L'amélioration de la productivité agricole a permis à une plus grande population de se nourrir. Cela, ainsi que de nouvelles possibilités de travail en usine, a accru l'urbanisation et a contribué au développement d'une prise de conscience politique parmi les couches inférieures de la société. Dans le même temps, les richesses se répartissaient plus largement, les intérêts fonciers cédant la place aux intérêts de la nouvelle bourgeoisie. Dans l'ensemble, les anciens modèles d'autorité se sont érodés et la société est devenue plus démocratique.

 

D'importants événements politiques, tels que la libéralisation du commerce, ont permis aux avantages de l'industrialisation de se répandre à l'échelle mondiale. Le volume des échanges a augmenté et, grâce au processus de convergence des prix, les coûts ont baissé. L'étalon-or et l'invention du télégraphe ont facilité les transferts de capitaux. Attirés par des bénéfices plus élevés, les investissements sont passés des pays les plus développés aux pays les moins développés.

 

Il est vrai que la croissance des revenus n'est qu'un des nombreux indicateurs du bien-être humain. Après tout, Alexandre le Grand, qui était l'homme le plus riche et le plus puissant du monde, est mort à l'âge de 32 ans de la fièvre typhoïde, une maladie qui est facilement guérissable aujourd'hui. Mais une société riche peut financer davantage de scientifiques, acheter des médicaments de pointe et construire de meilleures infrastructures sanitaires. La richesse facilite (presque) tout.

 

Notons que la croissance des revenus au cours des deux derniers siècles s'est accompagnée d'autres évolutions salutaires.

 

Jusqu'en 1870, l'espérance de vie en Europe, en Amérique et dans le monde était respectivement de 36, 35 et 30 ans. Aujourd'hui, elle est de 81, 79 et 72 ans.

 

En 1820, 90 % de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, on est à moins de 10 %.

 

En 1800, 88 % de la population mondiale était analphabète. Aujourd'hui, 13 % de la population mondiale est analphabète.

 

En 1800, 43 % des enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. Aujourd'hui, ils sont moins de 4 %.

 

En 1816, 0,87 % de la population mondiale vivait en démocratie. En 2015, c’est le cas de 56 % de la population.

 

En 1800, l'approvisionnement alimentaire par personne et par jour en France, l'un des pays les plus avancés du monde à l’époque, n'était que de 1 846 calories. En 2013, l'approvisionnement alimentaire par personne et par jour en Afrique, le continent le plus pauvre du monde, était de 2 624 calories en moyenne.

 

La guerre, qui a été l'état par défaut de l'humanité pendant des millénaires, est en déclin. Au début des années 1800, le taux combiné de mortalité militaire et civile due aux conflits était d'environ 65 pour 100 000 habitants. En 2000, ce taux était tombé à environ 2 pour 100 000. La dernière guerre entre grandes puissances, qui a opposé la Chine et les États-Unis au sujet de l'avenir de la péninsule coréenne, a pris fin en 1953. 

 

L'esclavage, qui sévissait dans la plupart des régions du monde en 1800, est maintenant illégal dans tous les pays.

 

Enfin, pour la première fois depuis le début de l'industrialisation, l'inégalité mondiale diminue à mesure que les pays en développement rattrapent le monde développé. Selon Branko Milanovic de la City University of New York, entre 1990 et 2017, le coefficient de Gini mondial, qui mesure l'inégalité des revenus entre tous les habitants de la planète, a diminué en passant de 0,70 à 0,63.

 

Aujourd'hui, il est de bon ton de se concentrer sur les aspects négatifs de l'industrialisation, mais les observateurs de l’époque avaient compris qu'ils vivaient à une ère d'amélioration sans précédent de la condition humaine. Karl Marx et Friedrich Engels ont observé dans le Manifeste communiste (1848) :

 

« La Bourgeoisie, depuis son avènement, à peine séculaire, a créé des forces productives plus variées et plus colossales que toutes les générations passées prises ensemble. La subjugation des forces de la nature, les machines, l'application de la chimie à l'industrie et à l'agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la canalisation des rivières, des populations entières sortant de terre comme par enchantement, quel siècle antérieur a soupçonné que de pareilles forces productives dormaient dans le travail social ? » 1

 

Si l’on souhaite que le progrès se poursuive, il est indispensable que les peuples du monde entier, y compris les socialistes américains, comprennent mieux l'ampleur des améliorations du bien-être humain au cours des deux derniers siècles et les raisons de ces améliorations.

 

Cet article est d’abord paru dans le National Review.

 

1. Traduit de l'allemand par Laura Lafargue en 1893 : http://classiques.uqac.ca/classiques/labriola_antonio/essais_materialisme_historique/Essai_3_Manifeste_PC/Le_manifeste_PC.html

 

 

 

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Le 01/11/2019 à 23:35, Tipiak a dit :

Le grand miracle de l’industrialisation :

 

  Révéler le contenu masqué

 

Le grand miracle de l’industrialisation

https://humanprogress.org/article.php?p=1906

 

Notre espèce a 300 000 ans. Pendant les 290 000 premières années, nous étions des chasseurs-cueilleurs, un mode de vie encore observable parmi les autochtones du désert du Kalahari ou les Sentinelles des îles Andaman. Même après l'adoption de l'agriculture par l'Homo sapiens, les progrès ont été incroyablement lents. Une personne née dans la région de Sumer en 4000 av. J.-C. trouverait assez familières les ressources, emplois et technologies disponible en Angleterre au temps de la conquête normande ou dans l’empire aztèque à l’époque de Christophe Colomb. Puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le niveau de vie de nombreuses personnes a grimpé en flèche. Qu'est-ce qui a entraîné cette amélioration spectaculaire, et pourquoi ?

 

Il nous faut commencer par le revenu, car, comme l'a fait remarquer l'économiste d'Oxford Paul Collier, "la croissance n'est pas miraculeuse, mais l’absence de croissance est calamiteuse" (“growth is not a cure-all, but lack of growth is a kill-all”). L'histoire de la croissance économique, comme Angus Maddison et son équipe de l'Université de Groningen l'ont découvert, ressemble à une crosse de hockey. Pendant des milliers d'années, la croissance a été négligeable. Cette période est représentée par le manche de la crosse. Vers la fin du XVIIIe siècle, cependant, la croissance économique a commencé à s'accélérer, d'abord en Grande-Bretagne, puis dans le reste du monde. La palette de la crosse représente ce tournant serré vers le haut.

 

Mesuré en dollars américains de 2011, le revenu global par personne et par jour au cours de la première année de notre ère s'élevait à 2 $, tout comme lorsque Guillaume le Conquérant prit la mer en 1066 pour réclamer la couronne d'Angleterre. Cette stagnation des revenus ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de croissance économique au cours de ce millénaire. Il y a bien eu de la croissance, mais celle-ci était faible, localisée et épisodique. En fin de compte, les gains étaient toujours réduits à néant.

 

En 1800, le revenu moyen par jour était de 2,80 $. Au cours des 18 siècles qui ont séparé le règne d’Auguste de la présidence de Thomas Jefferson, le revenu par habitant a augmenté de moins de 40 %. Encore une fois, il y avait des différences régionales, mais elles étaient faibles. Au début du XIXe siècle, l’Américain et le Britannique moyens étaient environ deux fois plus prospères que la moyenne mondiale.

 

Puis l'industrialisation a tout changé. Entre 1800 et 1900, le PIB par personne et par jour a doublé. En d'autres termes, le revenu a augmenté deux fois plus en un siècle qu'au cours des 18 siècles précédents réunis. En 2016, ce montant était passé à 40 $. En définitive, les niveaux de vie mondial et américain ont été multipliés respectivement par 12 et par 24 au cours des deux derniers siècles.

 

Le revenu global par personne et par jour a augmenté à un taux composé d'environ 1,8 % par an au cours des cent dernières années. Il atteindra 166 $ par personne et par jour en 2100 si la tendance se maintient. Aux États-Unis, il atteindra 605 $ par personne et par jour, toujours en suivant la tendance.

 

On pourrait objecter que les chiffres du PIB ne sont pas les mêmes que le salaire net. Malheureusement, un salaire horaire global est difficile à calculer - les gens travaillent un nombre d'heures différent, les économies sont composées de différents types de travailleurs, la proportion des rémunérations non salariales diffère, etc. Mais nous savons comment a été rémunéré le travail des américains au cours des 200 dernières années.

 

Selon Lawrence H. Officer de l'Université de l'Illinois à Chicago et Samuel H. Williamson de l'Université de Miami, les salaires horaires nominaux des travailleurs américains non qualifiés ont augmenté de 31 627 % entre 1800 et 2016. La rémunération horaire nominale des ouvriers de production a augmenté de 79 775 % au cours de la même période. En tenant compte de l'inflation, Gale Pooley, économiste à l'Université Brigham Young de Hawaii, estime que la rémunération des ouvriers de production a été multipliée par 40,2 entre 1800 et 2017 et les salaires non qualifiés par 16,3.

 

Qu'est-ce qui est à l’origine de ces améliorations sans précédent ? Les spécialistes offrent des explications différentes, bien que liées. L'économiste Douglass North, lauréat du prix Nobel d'économie, soutient que l'évolution des institutions, tels que les constitutions, les lois et les droits de propriété, a joué un rôle clé dans le développement économique. Deirdre Nansen McCloskey, économiste à l'Université de l'Illinois à Chicago, attribue les origines de ce "grand enrichissement" à l'évolution des mentalités vis-à-vis des marchés et de l'innovation. Steven Pinker, psychologue de l'Université Harvard, soutient que le progrès matériel et spirituel est enraciné dans les Lumières et la montée concomitante de la raison, de la science et de l'humanisme.

 

Quelles qu'en soient les causes exactes, la révolution industrielle, qui a commencé au milieu du XVIIIe siècle, a apporté des changements considérables, notamment en ce qui concerne les nouveaux combustibles, comme le charbon et le pétrole ; les nouvelles forces motrices, comme la machine à vapeur et le moteur à combustion interne ; les nouvelles machines, comme la machine à filer et le métier à tisser hydraulique ; et le système industriel, qui réorganise le travail et demande une division du travail beaucoup plus stricte et la spécialisation des fonctions. Ces changements ont augmenté l'utilisation des ressources naturelles et permis la production en série de biens manufacturés.

 

La révolution industrielle a également entraîné des changements fondamentaux en dehors de l’économie. L'amélioration de la productivité agricole a permis à une plus grande population de se nourrir. Cela, ainsi que de nouvelles possibilités de travail en usine, a accru l'urbanisation et a contribué au développement d'une prise de conscience politique parmi les couches inférieures de la société. Dans le même temps, les richesses se répartissaient plus largement, les intérêts fonciers cédant la place aux intérêts de la nouvelle bourgeoisie. Dans l'ensemble, les anciens modèles d'autorité se sont érodés et la société est devenue plus démocratique.

 

D'importants événements politiques, tels que la libéralisation du commerce, ont permis aux avantages de l'industrialisation de se répandre à l'échelle mondiale. Le volume des échanges a augmenté et, grâce au processus de convergence des prix, les coûts ont baissé. L'étalon-or et l'invention du télégraphe ont facilité les transferts de capitaux. Attirés par des bénéfices plus élevés, les investissements sont passés des pays les plus développés aux pays les moins développés.

 

Il est vrai que la croissance des revenus n'est qu'un des nombreux indicateurs du bien-être humain. Après tout, Alexandre le Grand, qui était l'homme le plus riche et le plus puissant du monde, est mort à l'âge de 32 ans de la fièvre typhoïde, une maladie qui est facilement guérissable aujourd'hui. Mais une société riche peut financer davantage de scientifiques, acheter des médicaments de pointe et construire de meilleures infrastructures sanitaires. La richesse facilite (presque) tout.

 

Notons que la croissance des revenus au cours des deux derniers siècles s'est accompagnée d'autres évolutions salutaires.

 

Jusqu'en 1870, l'espérance de vie en Europe, en Amérique et dans le monde était respectivement de 36, 35 et 30 ans. Aujourd'hui, elle est de 81, 79 et 72 ans.

 

En 1820, 90 % de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, on est à moins de 10 %.

 

En 1800, 88 % de la population mondiale était analphabète. Aujourd'hui, 13 % de la population mondiale est analphabète.

 

En 1800, 43 % des enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. Aujourd'hui, ils sont moins de 4 %.

 

En 1816, 0,87 % de la population mondiale vivait en démocratie. En 2015, c’est le cas de 56 % de la population.

 

En 1800, l'approvisionnement alimentaire par personne et par jour en France, l'un des pays les plus avancés du monde à l’époque, n'était que de 1 846 calories. En 2013, l'approvisionnement alimentaire par personne et par jour en Afrique, le continent le plus pauvre du monde, était de 2 624 calories en moyenne.

 

La guerre, qui a été l'état par défaut de l'humanité pendant des millénaires, est en déclin. Au début des années 1800, le taux combiné de mortalité militaire et civile due aux conflits était d'environ 65 pour 100 000 habitants. En 2000, ce taux était tombé à environ 2 pour 100 000. La dernière guerre entre grandes puissances, qui a opposé la Chine et les États-Unis au sujet de l'avenir de la péninsule coréenne, a pris fin en 1953. 

 

L'esclavage, qui sévissait dans la plupart des régions du monde en 1800, est maintenant illégal dans tous les pays.

 

Enfin, pour la première fois depuis le début de l'industrialisation, l'inégalité mondiale diminue à mesure que les pays en développement rattrapent le monde développé. Selon Branko Milanovic de la City University of New York, entre 1990 et 2017, le coefficient de Gini mondial, qui mesure l'inégalité des revenus entre tous les habitants de la planète, a diminué en passant de 0,70 à 0,63.

 

Aujourd'hui, il est de bon ton de se concentrer sur les aspects négatifs de l'industrialisation, mais les observateurs de l’époque avaient compris qu'ils vivaient à une ère d'amélioration sans précédent de la condition humaine. Karl Marx et Friedrich Engels ont observé dans le Manifeste communiste (1848) :

 

« La Bourgeoisie, depuis son avènement, à peine séculaire, a créé des forces productives plus variées et plus colossales que toutes les générations passées prises ensemble. La subjugation des forces de la nature, les machines, l'application de la chimie à l'industrie et à l'agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la canalisation des rivières, des populations entières sortant de terre comme par enchantement, quel siècle antérieur a soupçonné que de pareilles forces productives dormaient dans le travail social ? » 1

 

Si l’on souhaite que le progrès se poursuive, il est indispensable que les peuples du monde entier, y compris les socialistes américains, comprennent mieux l'ampleur des améliorations du bien-être humain au cours des deux derniers siècles et les raisons de ces améliorations.

 

Cet article est d’abord paru dans le National Review.

 

1. Traduit de l'allemand par Laura Lafargue en 1893 : http://classiques.uqac.ca/classiques/labriola_antonio/essais_materialisme_historique/Essai_3_Manifeste_PC/Le_manifeste_PC.html

 

 

 

Merci :)

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Urgent : est-ce que quelqu'un peut traduire ce communiqué du LP russe :

 

Citation

Dear friends, apologies for the mass text but the Libertarian Party of Russia urgently needs your help. Earlier today, our prominent activist Mikhail Svetov had his house searched and himself arrested. He is now facing what we are sure is a fabricated criminal crime.
 
In the last couple of months he visited 30 cities all over Russia with lectures dedicated to libertarian ideas. In every single city local governments made attempts to disrupt his talks or ban them whatsoever. He has been arrested and physically attacked a number of times but today’s events seems more serious than anything he faced before. Apparently, the Russian government finally decided to shut him down. I’m thinking of all the possible ways to make it public. Raising awareness on a global level could save him from going to prison (and trust me, a Russian prison is the last place you’d want to end up at).
 
If you could help us spread the word that would be immensely helpful. As I’m not in Moscow right now, I’m adding my colleagues who are following the situation 24/7. They are happy to answer any questions. This is the official statement of the Head of the Libertarian Party Sergei Boiko:


Latest news update: https://meduza.io/en/feature/2019/11/06/russian-libertarian-leader-searched-interrogated-in-pedophilia-case-reportedly-sparked-by-instagram-pictures
 
Once again, sorry for the mass text, feel free to leave this group. If you can think of someone else who can be helpful please add them to this group. Many thanks. Russia will be free!

 

Update:

 

Citation

Mikhail Svetov was released, witness status assigned. His lawyer says that interrogators asked about his political activities mostly, which confirms suspicions about political motives of the prosecution.  

LPR thanks all activists, who went to the streets all over the Russia demanding prosecution to stop, although the battle is not won yet.

 

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Le 08/11/2019 à 06:04, Nick de Cusa a dit :

Pourquoi certains environnementalistes n'apprécient pas la prospérité 

 

https://humanprogress.org/article.php?p=2115

 

Pourquoi les écologistes n’aiment pas la prospérité

Marian TupyHuman Progress, 24 septembre 2019.

 

Parcourez les journaux, regardez les nouvelles du soir, et vous vous rendrez compte rapidement que les préoccupations environnementales sont plus vivement ressenties dans les pays riches où les citoyens bénéficient généralement d‘un environnement d’excellente qualité. L’épicentre des sentiments apocalyptiques à propos de l’état de la planète se situe en Europe de l’Ouest, talonnée de près par l’Amérique du Nord. Certains chercheurs estiment que cette « anxiété écologique » est liée à une crise du sens dans les pays riches. La concomitance d’une vie relativement confortable avec le déclin du fait religieux a créé un vide que l’écologie tend à combler de plus en plus.

 

Naturellement, toutes les religions ont leurs prophètes. Greta Thunberg, la jeune écologiste suédoise de 16 ans qui a navigué d’Europe en Amérique pendant deux semaines sur un voilier alimenté à l’énergie solaire afin d’assister à deux conférences sur le réchauffement climatique, avait refusé de voyager en avion en raison de l’impact climatique de ce mode de transport – et comme les saints d’autrefois, elle a souffert pour ses convictions. Étant donné la célébrité et la notoriété de Greta, il n’est sans doute pas inutile de réfléchir à certaines des raisons psychologiques qui alimentent la frénésie environnementale d’aujourd’hui et de reconnaitre que l’écologie joue un rôle important dans la vie des gens riches, indépendamment de l’état réel de la planète.

 

Les préoccupations des pauvres consistent à assurer leurs besoins fondamentaux, c’est-à-dire essentiellement l’accès à une alimentation adéquate, à l’eau, à la chaleur et à la sécurité. Pour le dire sans détour, ils se sentent d’abord concernés par leur survie. Toute autre considération est secondaire. À la suite de l’effondrement de l’économie du Zimbabwe en 2008, les habitants se sont mis à tuer les espèces protégées pour nourrir leur famille. De la même façon, la sévère faillite de l’économie vénézuélienne au milieu des années 2010 poussa les Vénézuéliens les plus désespérés à tuer et à manger les animaux du zoo de Caracas. Lorsque les gens doivent choisir entre leur survie et des considérations environnementales, ils ont tendance à donner la priorité à la première.

 

À l’inverse, les gens riches s’intéressent avant tout à leur réalisation personnelle, aux poursuites créatives et à la recherche de sens. Ils en ont d’autant plus la possibilité que leurs besoins fondamentaux sont bien pris en charge en vertu du fait qu’ils vivent dans des pays prospères. De plus, les gens riches disposent de plus de temps libre et ils ont accès à plus de ressources, deux ingrédients nécessaires à la satisfaction de leurs besoins d’accomplissement personnel. Cela peut paraître étrange aux yeux de l’homme moderne, mais la bonne façon de penser à la protection de l’environnement consiste à y voir un « produit de luxe ». Les gens sont prêts à payer pour obtenir une meilleure protection de l’environnement quand ils ont des ressources disponibles, mais pas quand ils n’en ont pas. Selon un article du National Bureau of Economic Research (Bureau national de recherche économique) intitulé « Préoccupation environnementale et cycle économique : l’effet paralysant de la récession » (2010) :

 

« Une augmentation du taux de chômage d’un État américain diminue les recherches Google sur le terme ‘changement climatique’ et augmente les recherches sur le terme ‘chômage’ … Les enquêtes nationales montrent qu’une augmentation du taux de chômage d’un État s’accompagne d’une diminution de la probabilité que les résidents pensent que le réchauffement climatique a lieu ainsi que d’une réduction du soutien populaire en faveur des politiques fédérales visant à l’atténuer. »

 

En fait, les économistes suspectent depuis longtemps qu’il existe un lien entre prospérité grandissante et préoccupation accrue pour l’environnement. D’après l’hypothèse largement adoptée par les chercheurs en économie qu’on appelle communément la Courbe de Kuznets (Environmental Kuznets Curve ou EKC), l’environnement se dégrade avec la croissance économique jusqu’à ce qu’un certain revenu par personne soit atteint. À partir de là, l’argent commence à affluer en direction de la protection de l’environnement et l’écosystème est restauré.

 

En 2006, un article publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (Comptes-rendus de l'Académie nationale des Sciences des États-Unis d'Amérique) intitulé « Les forêts renaissantes analysées avec l’identité de la forêt » mit en évidence que « parmi 50 pays dotés de forêts extensives listées dans l’évaluation des ressources forestières mondiales menée en 2005 par la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), aucun pays où le PIB annuel par personne dépassait les 4 600 $ n’avait un taux négatif d’évolution de ses stocks forestiers. Autrement dit, les sociétés où les revenus excèdent 6 200 $ (en dollars de 2019) soit arrêtent la déforestation, soit se lancent dans l’afforestation. Des effets EKC similaires ont été observés à propos de l’eau et de la pollution de l’air, ainsi que pour les eaux usées et les émissions de dioxyde de soufre, d’oxyde d’azote, de plomb, de chlorofluorocarbures, etc.

 

Les gens riches ont donc tendance à se soucier davantage de l’environnement et à jouir d’une meilleure qualité environnementale que les pauvres. Il est dès lors frappant de constater qu’une étude publiée en 2017 par la revue JAMA Psychiatry sous le titre « Comparaison transversale de l’épidémiologie du trouble anxieux généralisé dans le monde » et portant sur environ 150 000 adultes répartis dans 26 pays révéla que l’anxiété « est significativement plus répandue et plus handicapante dans les pays à hauts revenus que dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires. » Pour le dire autrement, les gens qui bénéficient de la meilleure qualité environnementale et des niveaux de vie les plus élevés sont aussi les plus disproportionnellement susceptibles d’être pessimistes, anxieux et désabusés par le monde qui les entoure.

 

L’écologiste américain Michael Shellenberger, qui fut lauréat du prix « Héros de l’environnement » décerné par Time Magazine en 2008 et qui fonda le think-tank californien Environmental Progress, remarquait récemment dans un podcast du site Quillette que la vie dans les sociétés riches « est plutôt ennuyeuse. Il n’y a plus de lutte pour la survie, donc se pose une énorme question de sens, qui se trouve bien sûr aggravée par le fait que nous sommes de moins en moins nombreux à croire en un dieu traditionnel. » Selon Shellenberger :

 

« Nous avons tous besoin de nous penser comme des héros…  Or qu’est-ce que signifie devenir un héros dans une société où tant de nos besoins fondamentaux nous sont déjà fournis ? Les gens veulent se sentir puissants… Pour moi, il est très révélateur de constater que beaucoup d’histoires des fondateurs d’Extinction Rebellion, tout comme l’histoire de Greta Thunberg, racontent des expériences réelles de dépression sévère… Nietzsche et d’autres ont souligné que… la dépression est en fait l’expérience de l’impuissance. Et que lorsque vous vous sentez puissant, vous vous sentez heureux, et quand vous vous sentez sans pouvoir vous devenez malheureux. Et je pense que c’est exactement ce qu’on voit dans les histoires des écologistes radicaux. On parle de gens qui sont passablement déprimés pour toutes sortes de raisons et qui se mettent alors à raconter des histoires excitantes sur la fin du monde, tout ça va finir dans 12 ans, etc. Et cela leur apporte… de la reconnaissance sociale – les médias parlent d’eux et ils reçoivent des tonnes de témoignages de gens qui leur disent combien leur voix est précieuse. Je pense que pour eux, c’est une façon de surmonter leur dépression. » 

 

Le psychologue Clay Routledge de l’Université d’État du Dakota du Nord est d’accord avec Shellenberger. « Le fait que presque tout s’améliore du point de vue des richesse matérielles, du confort, de la sécurité et de la santé est un facteur important pour comprendre pourquoi tant de gens se mettent à paniquer », explique-t-il. Pour lui :

 

« Les citoyens des pays pauvres trouvent plus de sens à leur vie et sont moins susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale et de mourir par suicide. Pourquoi ? Parce qu’ils sont confrontés tous les jours aux raisons qui donnent du sens. Autrement dit, le plus grand prédicteur empirique du sentiment d’être significatif consiste à croire que l’on compte et que d’autres ont besoin de nous. Ironiquement, les personnes dont la vie est encore proche de la lutte pour la survie peuvent trouver plus facilement des raisons de vivre… Les gens ont besoin de sentir qu’ils ont de l’importance et aucun degré de sécurité matérielle ou de confort n’est capable de combler ce besoin. »

 

Routledge estime que la recherche du sens fonctionne sur deux niveaux interdépendants. Les gens ont besoin de sentir qu’ils ont de l’importance à la fois sur le plan du sens social immédiat (ils sont nécessaires aux autres) et sur le plan d’un sens transcendental plus vaste (ils font partie de quelque chose de plus grand et de plus significatif que leur fragile et mortelle existence). « L’un des bénéfices majeurs du sentiment religieux traditionnel », explique Routledge, « c’est qu’il excelle à promouvoir à la fois l’importance sociale immédiate (en guidant les gens les uns vers les autres au sein de communautés morales) et la transcendance personnelle (en donnant aux gens un espace où combler leurs besoins spirituels et sentir qu’ils font partie de quelque chose de plus vaste et de plus durable). Dès lors, note-t-il :

 

« Quand les gens sont arrachés à leurs sources organiques traditionnelles de sécurité existentielle, nombreux sont ceux qui deviennent psychologiquement vulnérables et anxieux et qui se retrouvent attirés par des idéologies ‘séculaires’ extrêmes. »

 

Le déclin des religions dans les pays riches a créé un vide qui se remplit de plus en plus par la préoccupation environnementale. Comme le formule l’économiste et historienne de l’Université de l’Illinois à Chicago Deirdre McCloskey dans son livre de 2010 Bourgeois Dignity : Why Economics Can't Explain the Modern World (La dignité bourgeoise : pourquoi l’économie ne peut pas expliquer le monde moderne) :

 

« En Suède, le culte de la nature commence à la maison et dans les jardins d’enfants avec les histoires du bon troll Mulle et il se poursuit tout au long de la scolarité sous la forme d’une sorte d’instruction religieuse qui occupe une part non négligeable du programme scolaire. Arrivées à l’âge adulte, les Suédoises sont des adoratrices passionnées de la nature et elles passent leurs dimanches à cueillir des baies dans les bois. Les humains ont besoin d’entretenir de tels contacts avec la transcendance (les théologiens font cependant remarquer que vénérer des objets sans Dieu pose le problème de l’idolâtrie pour des choses qui passeront). La Suède d’aujourd’hui n’est pas plus séculaire qu’elle ne l’était au temps des dieux Norse ou au temps du luthéranisme. Les Suédois dédaignent Allah, et pourtant ils vouent un culte passionné à la transcendance de Mulle, Laxe, Fjällfina et Nova.” 

 

Greta Thunberg est à la fois le produit d’une société riche et laïque en général et du système scolaire suédois en particulier. Si sa préoccupation pour l’état de la planète est certainement authentique, nous ne pouvons ignorer les forces psychologiques qui alimentent l’écologie moderne. C’est dans ce contexte que nous devrions évaluer la véracité des affirmations environnementales les plus farfelues.

 

Texte d’origine : Why Some Environmentalists Don't Appreciate Prosperity

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On 11/25/2019 at 7:12 PM, Nick de Cusa said:

Les propositions de l'OCDE pour perpétuer la pauvreté en Afrique 

 

https://danieljmitchell.wordpress.com/2019/11/23/the-oecds-recipe-for-continuing-poverty-in-africa/

 

Voilà.  L'article est truffé de liens vers des articles en Anglais.  Je ne les ai pas repris dans la traduction. Par ailleurs je ne sais pas trop comment mettre les images.

 

Spoiler

Comment l’OCDE propose de maintenir l’Afrique dans la pauvreté

Un article de Dan Mitchell. Traduction fm06 pour Contrepoints.

Le marché libre et un Etat limité sont une recette éprouvée pour la croissance et la prospérité. C’est même le seul moyen par lequel une nation pauvre peut devenir une nation riche.  Ce sont ces politiques qui ont aidé l’Amérique du nord et l’Europe de l’ouest à s’enrichir au XIXème siècle et c’est comme ça que l’Asie s’est enrichie dans la deuxième moitié du XXème.  Inversement, il n’y a aucun pays pauvre ayant mis en œuvre des politiques étatistes qui soit devenu riche (c’est pourquoi aucun de mes amis de gauche n’a jamais pu trouver une bonne réponse à mon défi en deux parties[1]).

Mais cela n’empêche pas certaines bureaucraties internationales d’inciter les nations pauvres à adopter de mauvaises politiques.  J’ai écrit l’an dernier au sujet des efforts pernicieux du Fonds Monétaire International qui veut faire augmenter les impôts en Afrique.  A présent c’est l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques qui cherche à pérenniser la pauvreté au sein du plus pauvre des continents.  Cette bureaucratie parisienne avance qu’il est « urgent » de lever des impôts supplémentaires :

Le ratio impôts/PIB moyen pour les 26 pays participant à la nouvelle édition des Statistiques des recettes publiques en Afrique est resté inchangé en 2017, à 17.2 % pour la troisième année consécutive […] soulignant la nécessité d’agir de toute urgence pour accroître la mobilisation des ressources intérieures en Afrique. […]  la structure fiscale en moyenne dans les pays participants a évolué au cours de la dernière décennie, avec une progression des recettes tirées de la TVA et de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) en 2017 par rapport à 2008. Toutefois, les recettes fiscales issues de l’IRPP (15.4 % du total) et des cotisations de sécurité sociale (8.1 % du total) restent faibles en Afrique. Des réformes visant à élargir la base de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, […] et à étendre la couverture sociale peuvent accompagner les efforts de mobilisation des ressources intérieures et contribuer à une croissance inclusive. […]  Les impôts sur le patrimoine occupent une place beaucoup plus modeste dans la structure fiscale en Afrique que dans la région ALC et dans la zone OCDE, mais ont le potentiel de jouer un rôle clé.

Avant d’expliquer pourquoi l’analyse de l’OCDE est erronée, voici quelques graphiques pour ceux qui veulent des détails par pays.   Voici d’abord les taux d’imposition en pourcentage du PIB.  Je comprends pourquoi l’Afrique du sud va si mal.

 

Voici maintenant l’évolution de la fiscalité sur les 10 dernières années.  Félicitations au Botswana.

 

La grande question est naturellement de savoir pourquoi l’OCDE insiste pour faire monter les impôts dans les pays pauvres.  La véritable raison c’est que l’OCDE représente les intérêts des Etats, et que les politiciens veulent instinctivement plus de moyens.

Pourtant la raison officielle, celle que les bureaucrates veulent nous faire croire – malgré des montagnes de preuves du contraire – c’est que les impôts favorisent la prospérité.  Et il n’y a pas que l’OCDE qui soutient cette théorie bizarre.  Il est maintenant banal dans les bureaucraties internationales de promouvoir cette analyse à contrepied, sur la base de la croyance que l’économie prospère lorsque l’Etat augmente ses dépenses.

P.S. : Le grand défi économique de l’Afrique n’est pas la mauvaise politique fiscale.  Si on examine les données du rapport sur la liberté économique de l’Institut Fraser, le continent a d’énormes problèmes de réglementation excessive et de mauvaise gouvernance.  Ce qui est tragique c’est que l’OCDE n’incite pas à réformer ces aspects.  Cet organisme veut plutôt aggraver la fiscalité.

P.P.S. : A vrai dire, l’OCDE ne fait pas de discrimination. Ces bureaucrates plaident aussi pour plus d’impôts dans d’autres régions pauvres, telles que l’Amérique latine et l’Asie.


[1] NdT. Partie 1 : citez un pays qui est devenu riche grâce à une politique étatiste. Partie 2 : citez un pays interventionniste avec une grosse administration qui fait mieux qu’un pays comparable ayant adopté le marché libre et une petite administration.

 

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Il y a 1 heure, fm06 a dit :

 

Voilà.  L'article est truffé de liens vers des articles en Anglais.  Je ne les ai pas repris dans la traduction. Par ailleurs je ne sais pas trop comment mettre les images.

 

  Révéler le contenu masqué

Comment l’OCDE propose de maintenir l’Afrique dans la pauvreté

 

Un article de Dan Mitchell. Traduction fm06 pour Contrepoints.

 

Le marché libre et un Etat limité sont une recette éprouvée pour la croissance et la prospérité. C’est même le seul moyen par lequel une nation pauvre peut devenir une nation riche.  Ce sont ces politiques qui ont aidé l’Amérique du nord et l’Europe de l’ouest à s’enrichir au XIXème siècle et c’est comme ça que l’Asie s’est enrichie dans la deuxième moitié du XXème.  Inversement, il n’y a aucun pays pauvre ayant mis en œuvre des politiques étatistes qui soit devenu riche (c’est pourquoi aucun de mes amis de gauche n’a jamais pu trouver une bonne réponse à mon défi en deux parties[1]).

 

Mais cela n’empêche pas certaines bureaucraties internationales d’inciter les nations pauvres à adopter de mauvaises politiques.  J’ai écrit l’an dernier au sujet des efforts pernicieux du Fonds Monétaire International qui veut faire augmenter les impôts en Afrique.  A présent c’est l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques qui cherche à pérenniser la pauvreté au sein du plus pauvre des continents.  Cette bureaucratie parisienne avance qu’il est « urgent » de lever des impôts supplémentaires :

 

Le ratio impôts/PIB moyen pour les 26 pays participant à la nouvelle édition des Statistiques des recettes publiques en Afrique est resté inchangé en 2017, à 17.2 % pour la troisième année consécutive […] soulignant la nécessité d’agir de toute urgence pour accroître la mobilisation des ressources intérieures en Afrique. […]  la structure fiscale en moyenne dans les pays participants a évolué au cours de la dernière décennie, avec une progression des recettes tirées de la TVA et de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) en 2017 par rapport à 2008. Toutefois, les recettes fiscales issues de l’IRPP (15.4 % du total) et des cotisations de sécurité sociale (8.1 % du total) restent faibles en Afrique. Des réformes visant à élargir la base de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, […] et à étendre la couverture sociale peuvent accompagner les efforts de mobilisation des ressources intérieures et contribuer à une croissance inclusive. […]  Les impôts sur le patrimoine occupent une place beaucoup plus modeste dans la structure fiscale en Afrique que dans la région ALC et dans la zone OCDE, mais ont le potentiel de jouer un rôle clé.

 

Avant d’expliquer pourquoi l’analyse de l’OCDE est erronée, voici quelques graphiques pour ceux qui veulent des détails par pays.   Voici d’abord les taux d’imposition en pourcentage du PIB.  Je comprends pourquoi l’Afrique du sud va si mal.

 

 

 

 

 

Voici maintenant l’évolution de la fiscalité sur les 10 dernières années.  Félicitations au Botswana.

 

 

 

 

 

La grande question est naturellement de savoir pourquoi l’OCDE insiste pour faire monter les impôts dans les pays pauvres.  La véritable raison c’est que l’OCDE représente les intérêts des Etats, et que les politiciens veulent instinctivement plus de moyens.

 

Pourtant la raison officielle, celle que les bureaucrates veulent nous faire croire – malgré des montagnes de preuves du contraire – c’est que les impôts favorisent la prospérité.  Et il n’y a pas que l’OCDE qui soutient cette théorie bizarre.  Il est maintenant banal dans les bureaucraties internationales de promouvoir cette analyse à contrepied, sur la base de la croyance que l’économie prospère lorsque l’Etat augmente ses dépenses.

 

P.S. : Le grand défi économique de l’Afrique n’est pas la mauvaise politique fiscale.  Si on examine les données du rapport sur la liberté économique de l’Institut Fraser, le continent a d’énormes problèmes de réglementation excessive et de mauvaise gouvernance.  Ce qui est tragique c’est que l’OCDE n’incite pas à réformer ces aspects.  Cet organisme veut plutôt aggraver la fiscalité.

 

P.P.S. : A vrai dire, l’OCDE ne fait pas de discrimination. Ces bureaucrates plaident aussi pour plus d’impôts dans d’autres régions pauvres, telles que l’Amérique latine et l’Asie.

 


[1] NdT. Partie 1 : citez un pays qui est devenu riche grâce à une politique étatiste. Partie 2 : citez un pays interventionniste avec une grosse administration qui fait mieux qu’un pays comparable ayant adopté le marché libre et une petite administration.

 

 

Merci !

Pour les images, habituellement on s'en occupe.
Pour les liens (et pour une prochaine fois ;) ) s'il est possible de les insérer dans l'article, c'est très apprécié ;)

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On 12/12/2019 at 9:04 AM, Nick de Cusa said:

Greta, Personnalité de l'Année de Time; ce n'est pas très grave, mais tout de même. https://reason.com/2019/12/11/greta-thunberg-time-person-of-the-year/

 

Voilà:

Spoiler

Greta Thunberg personnalité de l’année de Time – ce qui ne va pas

Les ados activistes sont furieusement en colère – mais une juste colère ne fait pas une politique publique pertinente.

Par Robby Soave

La canonisation séculière de Greta Thunberg est accomplie. Le magazine Time l’a nommée personnalité de l’année 2019, en la préférant aux manifestants de Hong-Kong ou aux lanceurs d’alerte du gouvernement Trump.

La désignation est plutôt arbitraire – comment mesure-t-on l’influence au juste ? – et ne devrait pas être prise trop au sérieux (en tout cas pas depuis 2006).  Bien que le ton de l’article de Time sur Thunberg soit largement hagiographique, la désignation n’est pas forcément une approbation du vainqueur : Adolf Hitler a été personnalité de l’année en 1939.  Tout ça pour dire que le fait de gagner le titre de personnalité de l’année n’a pas vraiment d’importance et personne ne devrait être trop contrarié que cette année ce soit une activiste du changement climatique de 16 ans.

Et pourtant, cette distinction renforce l’idée que Thunberg est quelqu’un dont la juste colère devrait se traduire automatiquement en politique publique.  Comme Nick Gillespie l’a fait remarquer dans un article sur son activisme, Thunberg est un avatar de la « pensée catastrophique » et porte un message de désespoir :

Les représentations théâtrales de Greta Thunberg sont probablement sincères, mais ni elles ni les réactions déplorables qu’elles suscitent ne sont un bon moyen de promouvoir une politique environnementale efficace dans un monde qui s’enrichit chaque jour davantage. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la moitié de la population mondiale appartient à la classe moyenne ou est désormais plus riche, et le taux de mortalité due aux catastrophes naturelles est bien inférieur à ce qu’il était il y a quelques décennies encore. Protéger toutes ces avancées est aussi important que la protection de l’environnement et, plus important encore, ces deux objectifs ne s’excluent pas mutuellement.

Après avoir traité les enfants à peine mieux que des animaux de compagnie pendant des décennies, les médias accordent maintenant trop de poids aux opinions d’ados activistes, en particulier lorsqu’ils manifestent pour des questions telles que le changement climatique, la violence avec armes à l’école, les inégalités de revenus, etc.  Comme Ilya Somin l’a écrit, les jeunes – même ceux qui peuvent revendiquer de façon crédible qu’ils ont été particulièrement lésés par une crise – n’ont généralement pas de vision particulière ni de forte connaissance en matière de politiques publiques.  D’après Somin :

Les jeunes, en règle générale, en savent moins sur l’administration et les politiques publiques que les autres tranches d’âges.   C’est pourquoi ils sont aussi moins susceptibles d’avoir des idées valables pour traiter des problèmes difficiles. […]

Ce serait une erreur que de rejeter a priori les propositions politiques simplement sur la base de l’âge de leurs adeptes.  Mais ce serait aussi une erreur que d’attribuer une sagesse politique particulière aux jeunes.  Le fait que de nombreux jeunes soutiennent une cause politique n’ajoute pas grand-chose, au mieux, à ses mérites.

Thunberg est la personnalité de l’année de Time mais cela ne rend pas ses affirmations concernant le futur de la planète moins fausses : nous ne sommes pas « au début d’une extinction de masse » et la fin du monde n’aura pas lieu dans 10-12 ans, et ce même si nous n’adoptons pas ses idées radicales.

Pour en savoir plus sur l’activisme des ados, voir mon livre Panic Attack : Young Radicals in the Age of Trump.

 

 

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Je voudrais redire aux traducteurs : s'il vous plaît, repassez après DeepL qui ne fournit qu'un travail robotisé et non une traduction exploitable pour Contrepoints (ce qui nous fait quasiment reprendre la traduction intégralement, donc n'est pas un gain de temps).
Le but n'est pas d'avoir un texte "juste compréhensible", mais un article qui se lit comme s'il avait été écrit en français directement.

Je signale aussi que DeepL a une fonctionnalité intéressante : quand on passe le curseur sur un mot, il fait des propositions de traduction plus appropriées selon le contexte.

Merci.

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