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Japon : déflation et keynésianisme


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Ce que je ne fais que remarquer c'est que le fait que cette éducation soit public rend possible voire prévisible ce type de mesures.

 

 

M'oui mais la mesure reste idiote.

 

 

Ce qui me gène c'est que la défense des sciences humaines soit moraliste. En plus elle est dérisoire, l'état japonais, le plus endetté du monde, décide de rediriger ses investissements éducatifs et on agite le fanion de la menace fasciste, ce n'est pas sérieux, ça décrédibilise encore plus les sciences humaines.

 

Ils ne connaissent pas le signaling !

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Le Japon a vu les prix à la consommation reculer en août pour la première fois en plus de deux ans, nouveau camouflet pour le premier ministre, Shinzo Abe, et la banque centrale qui peinent à relancer la troisième économie mondiale. « La fin de la déflation est à portée de main », assurait pourtant M. Abe jeudi 24 septembre au soir.

Las, les prix, hors ceux des produits périssables, ont diminué de 0,1 % le mois dernier sur un an, selon des données officielles publiées vendredi, après une stagnation en juillet et une petite hausse de 0,1 % en juin. Le Japon n’avait pas connu pareille déconvenue depuis le lancement en avril 2013 par la Banque du Japon (BoJ) d’une vaste offensive monétaire précisément destinée à vaincre la déflation, un phénomène pernicieux qui incite particuliers et entreprises à reporter achats et investissements dans l’attente de prix plus bas encore.

 

Ce n’est pas pour autant une surprise : le gouverneur de l’institution, Haruhiko Kuroda, avait évoqué en mars cette possibilité en raison de la chute des prix du pétrole, sans rendre les armes. Car, insiste-t-il régulièrement, « la tendance des prix est positive à long terme ». Si on exclut l’alimentation et l’énergie, ceux-ci ont effectivement progressé de 0,8 % en août, contre +0,6 % en juillet.

Les « abenomics » en échec

Cette statistique « conforte la BoJ dans ses propos, et dans sa volonté de maintenir sa politique monétaire inchangée », juge Takuji Okubo, directeur de Japan Macro Advisors à Tokyo. La banque centrale est cependant encore très loin de l’objectif ultime de 2 % qu’elle vise courant 2016, et certains observateurs pronostiquent une augmentation du programme de rachat d’actifs – actuellement de 80 000 milliards de yens par an – lors de sa réunion de fin octobre.

Mise en oeuvre fin 2012 autour de trois axes (assouplissement monétaire, largesses budgétaires et réformes structurelles), la stratégie « abenomics » n’est pas parvenue pour l’heure à revigorer la croissance. « Malheureusement, la politique monétaire est le seul élément qui fonctionne sous les abenomics », fustige Junichi Makino, de SMBC Nikko Securities. Elle a provoqué de fait un net affaiblissement du yen, qui a gonflé les profits des grands groupes exportateurs et porté la Bourse de Tokyo à des sommets, avant les récentes turbulences liées à la Chine.

L’agence de notation financière Standard and Poor’s a joint la semaine dernière sa voix aux critiques, en dégradant d’un cran la note souveraine du Japon au motif que les abenomics avaient échoué à redonner son lustre économique à l’Archipel malgré des « débuts prometteurs ».

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/09/25/les-prix-reculent-de-nouveau-au-japon-une-deconvenue-pour-shinzo-abe_4771097_3216.html#Kwv2BXvW6uhzbMpu.99

 

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Mais pourquoi pleurer une baisse des prix ?

Parce que ça incite à l'épargne et ça c'est carrément antisocial. Et puis ça incite aussi à la consommation et ça c'est carrément anti-planète !

La vraie raison est que les salariés refusent de baisser leur prix et finissent vite au chômage à cause des actionnaires méchants. Parfois ça finit avec des défilés d'idiots dans les rue et après on brule des livres et quelques juifs, mais parfois ça dégénère vraiment. Du coup les libéraux se rajoutent "neo" devant et le RPR devient l'UMP, Alain Juppé instaure le smic à 3000 francs, les oiseaux apprennent à éviter les pales d'éoliennes et Tramp devient riche.

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  • 1 month later...

 

Le gouvernement japonais, aux prises avec une économie de nouveau en récession, s'apprête à dévoiler une série de mesures de relance incluant notamment une augmentation du salaire minimum et un coup de pouce aux petites retraites.

Le plan gouvernemental, dont l'agence Reuters a pris connaissance lundi, n'ouvrir cependant pas de nouveaux chantiers de réforme que des analystes jugent indispensables pour sortir le Japon du marasme.

Les statistiques publiées il y a une semaine ont montré que le pays était retombé en récession au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) se contractant de 0,8% en rythme annualisé. La réticence des entreprises à investir apparaît comme un des principaux facteurs de ce retournement de conjoncture. Au deuxième trimestre, le PIB s'était déjà contracté de 0,7% en rythme annualisé. (voir )

Ces chiffres sont un revers pour le Premier ministre Shinzo Abe, au pouvoir depuis fin 2012, et montrent les limites de sa politique économique, les "Abenomics", dont les trois "flèches" (politique monétaire accommodante; relance budgétaire; réformes structurelles) étaient censées ramener le pays dans une ère de croissance durable.

Le plan tel que consulté par Reuters table notamment sur un relèvement du salaire minimum. Citant des sources non identifiées, le quotidien Nikkei précise que cette augmentation serait de l'ordre de 3%. Le salaire minimum national est aujourd'hui de 780 yens de l'heure (environ 6 euros).

Une augmentation des salaires est considérée comme un préalable indispensable pour relancer la consommation intérieure et espérer sortir le Japon de quinze ans de déflation. Mais le projet ne satisfait pas certains économistes qui le jugent insuffisant sur la question de la productivité des salariés japonais. De même, ils estiment regrettable que le gouvernement ne s'attaque pas à la réforme du marché du travail, jugé trop rigide.

"Ça ressemble à un plan de relance à court terme alors que le Japon a besoin de réformes de structures davantage que de mesures de relance. Nous pourrions avoir un sursaut de croissance l'année prochaine ou sur deux ans, mais cela ne conduira pas à une croissance plus forte à long terme", estime Marcel Thieliant, économiste chez Capital Economics à Singapour.

Le projet gouvernemental sera présenté mardi en séminaire gouvernemental par le ministre de l'Economie, Akira Amari. Il sera finalisé d'ici la fin du mois. (Takashi Umekawa et Stanley White; Henri-Pierre André pour le service français)

 

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  • 2 months later...

 

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son conseil de politique monétaire, la Banque du Japon a expliqué qu'elle "réduira ses taux d’intérêt un peu plus en territoire négatif si elle le juge nécessaire".

Pour la première fois de son histoire, la banque du Japon a décidé ce vendredi d'instaurer des taux d'intérêt négatifs afin de "choquer" les marchés pour remédier à la déflation. Ce nouvel outil aura pour but de dynamiser une économie qui souffre des turbulences actuelles sur les marchés. Cette annonce a fait grimper l'indice Nikkei qui a terminé en hausse de 2,80%. 

En décembre 2015, le gouverneur Haruhiko Kuroda se disait pourtant hostile à l'idée de faire payer les banques qui placent leurs liquidités dans ses coffres au lieu de les prêter aux particuliers et entreprises.

Selon Capital Economics, ce dernier "a bâti sa réputation en changeant de cap sans crier gare, et la décision de ce jour ne fait que conforter sa réputation".

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son conseil de politique monétaire, la Banque du Japon a expliqué qu'elle "réduira ses taux d’intérêt un peu plus en territoire négatif si elle le juge nécessaire".

Seuls cinq des neuf membres du conseil se sont prononcés favorablement à cette mesure qui a pour but de forcer les banques commerciales à ne pas conserver auprès de la banque centrale des réserves trop excessives et à se montrer donc plus généreuses en prêts avec les acteurs de l’économie réelle.

http://www.atlantico.fr/pepites/banque-japon-decide-adopter-taux-interet-negatifs-2567432.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1454083702

 

 

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  • 4 weeks later...

 

Cette nuit en Asie : si les taux négatifs de la Banque du Japon ne profitaient qu’aux fabricants de coffres-forts ?

 

Cette explosion de la demande de coffres-forts est portée par une population déboussolée par l’impact de la nouvelle politique monétaire sur leurs propres économies.

 

Pendant 48 heures, la Banque du Japon (BoJ) aura pu croire que l’annonce, fin janvier, de la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur une partie des réserves bancaires excédentaires avait réussi. Le yen avait reculé face au dollar et la Bourse de Tokyo avait repris un mouvement haussier. Mais très vite, cette reprise s’était interrompue. Et trois semaines après cette initiative, les analystes s’interrogent sur l’intérêt de cette politique monétaire.

 

Dans l’Archipel, une seule profession semble se réjouir de l’initiative de la banque centrale : les producteurs de coffres-forts. Shimachu Co., un distributeur de meubles et d’équipements ménagers, vient de révéler qu’il avait enregistré un bond, en glissement annuel, de 60% de ses ventes à la mi-février. « Nous n’arrivons pas à suivre au niveau de la production et il y a maintenant une pénurie sur certains modèles », a expliqué à l’agence Jiji un cadre de la société. Dans les magasins Cainz concurrents, la poussée des ventes a atteint 70% après l’annonce de la BoJ.

 

Cette explosion de la demande est portée par une population déboussolée par l’impact de la nouvelle politique monétaire sur leurs propres économies. Prenant compte des taux négatifs de la BoJ, plusieurs grandes banques commerciales nippones viennent d’annoncer une baisse des taux de rémunération des comptes courants de leurs clients. Cette semaine, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ a ainsi baissé son taux annuel de rémunération sur les dépôts de 0,020% à 0,001%. Les autres géants Sumitomo Mitsui Banking Corp. et Mizuho Bank ont annoncé un effondrement des taux similaire.

 

Beaucoup de particuliers, qui redoutent désormais l’introduction de taux négatifs sur leurs comptes ou une hausse des frais bancaires, notamment sur les retraits en guichets automatiques, préfèrent donc stocker du liquide chez eux, au grand dam des autorités qui avaient cru pouvoir espérer un mouvement de cette épargne vers des actifs plus risqués.

Refroidis depuis des décennies par les mouvements de la Bourse de Tokyo, les ménages japonais continuent de se méfier du marché actions. La récente chute des indices japonais ne les a pas incités à se montrer plus audacieux. Depuis le 1er janvier, l’indice Nikkei 225 a déjà perdu plus de 15%.

 

 
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Un revers de plus pour les "Abenomics" du Premier ministre japonais Shinzo Abe. Le taux d'inflation est retombé à zéro en janvier au Japon, après deux mois de hausse modeste, loin de l'objectif de 2% de la banque centrale, a annoncé vendredi le ministère des Affaires intérieures nippon. Les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont stagné le mois dernier comparé à ceux d'un an plus tôt, sous l'effet de la chute des tarifs du pétrole et d'une reprise atone dans la troisième économie mondiale. Si l'on exclut l'alimentation et l'énergie, ils ont augmenté de 0,7%, ce qui montre que le taux d'inflation global est lesté par l'or noir.

Les taux négatifs, mesure contestée

Pièce maîtresse des "abenomics", stratégie de relance lancée fin 2012 par le Premier ministre Shinzo Abe, la Banque du Japon (BoJ) ne parvient pas à doper l'inflation malgré tous les efforts mis en oeuvre depuis trois ans. Signe de sa détermination, elle a décidé fin janvier d'instaurer des taux négatifs, mesure qui consiste à pénaliser les banques plaçant leurs liquidités dans ses coffres au lieu de les faire circuler, dans l'espoir de stimuler le crédit, et donc l'activité économique.

Cette initiative, jugée extrême, ne fait cependant pas l'unanimité parmi les experts - dont certains membres de la Banque du Japon- craignant qu'elle ne fasse "plus de mal que de bien" à l'économie, selon les termes de Capital Economics.

"Le ministre des Finances, Taro Aso, a mis le doigt sur le problème",
soulignaient les analystes de Mizuho Securities dans une récente note: "
Le problème avec l'économie japonaise aujourd'hui du point de vue des institutions financières, c'est qu'elles ont de l'argent mais que la demande n'est pas là".

Des freins à l'emprunt

Les entreprises et consommateurs sont en effet réticents à emprunter dans un archipel confronté à un environnement extérieur difficile, avec le ralentissement en Chine et dans les pays émergents, et marqué par des années de déflation. Désireuse d'en finir avec ce phénomène pernicieux, la BoJ a profondément réformé en avril 2013 la politique monétaire en ciblant une inflation de 2% via un massif programme dit d'"assouplissement qualitatif et quantitatif" (QQE).

Vers un abaissement des taux d'intérêt?

Le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, espérait initialement atteindre son objectif en deux ans, mais il a été contraint de repousser l'échéance à plusieurs reprises et vise désormais "le premier semestre 2017-2018" (avril-septembre 2017). Au vu de ces nouvelles statistiques d'inflation, la BoJ n'aura d'autre choix que d'assouplir encore sa politique, prédit Capital Economics. "Nous pensons qu'elle va abaisser les taux d'intérêt et augmenter son programme de rachat d'actifs le mois prochain", estime l'analyste Marcel Thieliant.

http://www.latribune.fr/economie/international/l-inflation-au-japon-apres-deux-mois-de-timide-remontee-retombe-a-zero-en-janvier-554026.html

 

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J'ai écouté un reportage de BFM sur les nouvelles formes de lieu de vente.

Le reportage parlait un moment du Japon et j'ai été stupéfié d'apprendre le point suivant : au Japon, il n'existe des entrepreneurs que depuis 2 à 5 ans.

Les jeunes japonais entrent dans des entreprises mais n'en créent pas.

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  • 1 month later...
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