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Parti anarcap


ts69

Parti anarcap  

49 members have voted

  1. 1. Pensez-vous qu'un parti anarcap soit souhaitable?

    • Oui
      23
    • Non
      26
  2. 2. Vous impliqueriez-vous dans ce parti s'il voyait le jour?

    • Oui
      18
    • Non
      31


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Etre juste pour la baisse des impôts et des dépenses publics n'est pas une condition suffisante pour dire qu'on est libéral même classique. Sinon à ce rythme-là Bayrou est libéral.

Mais on est d'accord qu'il faut déjà commencer par-là. De toute façon je ne sais pas ce que tu veux dire par libertarien, parce que Ron paul est libertarien et il n'est pas pour abolir l'Etat non plus, on est loin de la révolution anarcapiste.

Oui en matière électorale la ligne entre les deux est très difficile à tracer. En revanche, je crois qu'on peut assez facilement distinguer les sous-bassements idéologiques des libéraux classiques/conservateurs de ceux des libertariens, tandis que leurs idéaux diffèrent assez sensiblement - quoique la frontière demeure très poreuse.

Le cas de Ron Paul est très difficile à traiter puisque la donne est compliquée par contexte américain, où le mot libéral a perdu sa signification, et où le conservatisme se confond parfois avec ce que nous français appelons libéralisme. Cela dit, en plaquant ma grille d'analyse française, j'aurais tendance à classer Ron Paul parmi les libéraux classiques, en raison de ses références répétées à la Constitution et à l'Histoire comme sources légitimes d'inspiration en matière de politiques publiques, mais également parce qu'il manie régulièrement des concepts qui traitent de réalités supra-individuelles, tels que la Nation ou le peuple.

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Gnagnagna, j'en ai marre que tout le monde ressorte ces statistiques à la con (parce que oui, ç'en est).

75% des jeunes rêvent d'être "fonctionnaires" ou juste d'exercer une profession qui, pas de bol, se trouve être monopolisée par l'état ? Parce que si on part par là, moi aussi je vais sûrement finir "fonctionnaire", c'est pas pour ça que je ne suis pas anarcap.

80% des gens attachés à la SS ? C'est bien peu, ça voudrait dire que 20% connaissent les démarches pour la quitter (ce n'est pas mon cas) et sont prêts à braver un torrent de merde administrative (ce n'est pas mon cas non plus).

Les 75% montrent à mes yeux que les jeunes ont peur de l'inconnu et donc de l'avenir (à mes yeux des sans couilles).

Les 80% montrent à quel point les gens ne sont pas conscient que la SS a un rapport qualité prix merdique. J'avais chercher sur internet mais je crois que c'est impossible de quitter la SS (légende urbaine) si quelqu'un a réussi qui le dise je suis intérressé. :icon_biggrin:

Tout ça pour conclure qu'un long travail de pédagogie est nécessaire car les clichés sur les libéraux sont entretenus par toute la classe politique française.

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Les 75% montrent à mes yeux que les jeunes ont peur de l'inconnu et donc de l'avenir (à mes yeux des sans couilles).

Les 80% montrent à quel point les gens ne sont pas conscient que la SS a un rapport qualité prix merdique. J'avais chercher sur internet mais je crois que c'est impossible de quitter la SS (légende urbaine) si quelqu'un a réussi qui le dise je suis intérressé. icon_biggrin.gif

Tout ça pour conclure qu'un long travail de pédagogie est nécessaire car les clichés sur les libéraux sont entretenus par toute la classe politique française.

Claude Reichman.com Il a quitté la sécu, après quelques années de galère administrative, mais il a gagné !
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Claude Reichman.com Il a quitté la sécu, après quelques années de galère administrative, mais il a gagné !

J'avais fait des recherches il y a quelques temps et j'étais tombé sur le site dont tu parles ainsi que sur le blog "quitter la sécu". J'ai passé pas mal de temps à lire car j'étais très intéressé par cette possiblilité mais après des jours de recherches j'avais après avoir lu je ne sais plus quel document que c'était encore illégal et que je risquais de me prendre un procès au fesse si je tente le coup.

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Là je crois que tu te fourres le doigt dans l'oeil si tu crois que les libéraux classiques ne sont pas pris pour des idéologues et des sectaires par le reste de la population.

Nan vraiment? Nous sommes des sectaires et des idéologues pour les gens qui ne pensent pas comme nous?

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J'ouvre ce matin le Dictionnaire du libéralisme de Mathieu Laine : pas d'article Spooner, mais beaucoup de pages sur le "libertarianisme ".

Alors, un parti anarcap -- réellement radical, et qui affirmerait en premier lieu que les vices ne sont pas des crimes ( en se fondant sur la démonstration de Sponner ) , i-e qui revendiquerait d'abord la liberté de l'individu , en faisant passer au second plan les sempiternelles questions économiques ?

O oui, en acceptant de partir de zéro ( échelle Kelvin ) , et de se faire traiter d' alien (é) par les libéraux-centristes !

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Stefan Molyneux par exemple considère que passer par le vote n'est pas légitime ni utile, je l'avais entendu dire dans un de ses podcasts : "on ne peut pas transformer de l'intérieur une organisation criminelle, sinon ça se saurait"

(c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il ne soutient pas Ron Paul dans sa tentative d'accès au pouvoir)

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  • 2 weeks later...

Il ne faut pas confondre "philosophie politique" et "pratique de la politique".

L'histoire montre que communiquer sur des idées politiques (et éventuellement obtenir des suffrages) n'ont que peu de rapports avec la nature même de ces idées. Cela ne veut pas dire que pour avoir un poids politique, il faut trahir ses idées ou même chercher le compromis, mais il est vain de croire qu'une stratégie de communication politique doit avoir pour but de promouvoir ses idées. Son seul but, c'est convaincre.

Imaginons que l'on ait trois sujets à exposer: liberté de vente du cannabis, réduction drastique de l'imposition, abandon des taxes douanières. Ensuite, on prend trois publics: un jeune de banlieue, un notable niçois conservateur et un entrepreneur qui se lance dans le commerce international.

On va pas se mentir, selon les combinaisons discours/public que l'on forme, l'adhésion électorale ne sera pas du tout la même.

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  • 2 weeks later...
  • 3 months later...

Le site du Libertarische Partij est, en moins de deux mois devenu aussi bien classé aux Pays-Bas que CP en France, et aussi bien classé mondialement que le Libertarian Party américain (pour un pays de 16 millions d'habitants et une lanque parlée par personne d'autre).

C'est à l'occasion de la campagne pour la 2ème chambre, élection du 12 septembre.

http://www.libertarischepartij.nl

Et il sont arrivé à un peu de couverture de presse dans des organes nationaux majeurs.

Qu'on se le dise.

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Petit pays foncièrement libéral, avec deux partis libéraux qui se partagent déjà le pouvoir. En France, les libéraux doivent déjà faire leurs preuves de leur viabilité (scissions, discours illisible, dispersion). Il naît des structures toutes les semaines, combien ont duré et de sont développées ?

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Il faudrait arrêter d'appeler libéraux des partis qui augmentent la dépense publique déjà délirante d'une sociale démocratie européenne.

Qu'ils se nomment libéraux, c'est triste, mais leur action en fait une simple fraude.

Après, je vois les choses exactement à l'opposé de toi. C'est justement parce qu'il n'y a pas d'espace qu'un parti lib-dem mou centriste n'a aucune chance et qu'un parti, disons, extrême, lui, peut avoir un impact.

De toutes façons, ça viendra tôt ou tard et que le meilleur gagne.

discours illisible

Comme d'appeler une fois tous les 5 ans à voter poour un neuneu bouseux sans espoir ?

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Ta critique du PLD "mou centriste" est absurde. Pour 99,9% du public, le PLD est radical, ultra. Enduite, la viabilité d'un projet, c'est aussi une question d'engagement et de moyens… dans la durée de surcroit.

Liberté Chérie est morte, Contrepoints ne nécessite pas de gros moyens, pas d'action de terrain et l'équipe est minuscule. C'est un projet aussi génial que fragile. Un parti, c'est un travail de réseau, d'engagement sur le terrain et de recherche de fonds considérable.

Enfin, le public radical français est dans l'ensemble passif et instable. Il te soutient un jour, le FN le lendemain, et puis plus personne me surlendemain. Il fait fuir les sympathisants et le grand public par ses attaques continues des "déviances", du "manque de cohérence".

Je trouve cette initiative contreproductive : division des ressources, entretien d'une image confuse. Mais bon, il faut croire que les libéraux aiment perdre comme les socialistes aiment les pauvres.

Une suggestion alternative : reprendre liberté chérie qui est une marque un peu connue et la redresser.

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Ta critique du PLD "mou centriste" est absurde. Pour 99,9% du public, le PLD est radical, ultra.

Comme tu y vas. Pour le moment, le public, il est quasi-inexistant.

entretien d'une image confuse.

C'est pas faute de t'avoir prévenu.

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Je trouve cette initiative contreproductive : division des ressources, entretien d'une image confuse. Mais bon, il faut croire que les libéraux aiment perdre comme les socialistes aiment les pauvres.

En l'occurence tous les partis sont plus ou moins socialistes, si c'est pas de la dispersion ça, pourtant ils ont tous les pouvoirs dans ce pays.

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La France est l'un des pays les plus socialistes du monde occidental. Les partis de pouvoir ont construit et verrouillé le système. Je juge essentiel d'accepter notre faiblesse et les règles du jeu (cirque médiatique, financement, règles électorales) pour construire une stratégie du faible au fort si on veut rentrer dans l'arène et peser. Quelques modèles existent : lo, lcr/npa, fn, verts. Regardez leur stratégie, leurs alliances en fonction de leur position et leurs résultats indépendamment du contenu (tous sont radicaux et Anti système). Trouvons un bateleur et un multimillionnaire pour nous inspirer du fn, personnellement je n'en ai pas vu chez les libéraux, jouons plus collectif en meute pour nous inspirer des verts (dont le discours a finalement bien plus imprégné les esprits), ce qui me paraît plus réalisable (et sain, cela évite le népotisme à la Le Pen).

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La France est l'un des pays les plus socialistes du monde occidental. Les partis de pouvoir ont construit et verrouillé le système. Je juge essentiel d'accepter notre faiblesse et les règles du jeu (cirque médiatique, financement, règles électorales) pour construire une stratégie du faible au fort si on veut rentrer dans l'arène et peser. Quelques modèles existent : lo, lcr/npa, fn, verts. Regardez leur stratégie, leurs alliances en fonction de leur position et leurs résultats indépendamment du contenu (tous sont radicaux et Anti système). Trouvons un bateleur et un multimillionnaire pour nous inspirer du fn, jouons plus collectif en meute pour nous inspirer des verts (dont le discours à finalement bien plus imprégné les esprits).

OK pour le cirque médiatique, le financement, les règles électorales et l'utilité d'un ou plusieurs partis (même si ce n'est pas suffisant), mais pas sur les alliances douteuses qui nous forcent à modifier nos positions sur certains sujets. C'est ce qu'il s'est passé après le soutien à Bayrou puis Sarkozy jusqu'aux législatives, certains candidats étiquetés PLD avaient des propositions très très nuancées sur certains sujets qui s'éloignaient franchement du programme original du PLD qui est lui-même complètement libéral mais prudent.

J'aimerais savoir si le soutien à Bayrou 2.0 a été profitable. Non parce qu'on en a débattu en 2007 puis cette année, et à chaque fois on oublie de refaire une analyse ensuite sur le bilan.

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Le soutien ponctuel à Bayrou a coûté comme n'importe quel choix politique propre à ce type d'engagement. Un parti ne peut rester en retrait d'une présidentielle. A ceux qui ne veulent pas mouiller le maillot et se salir les mains, je recommande d'éviter la politique. Ce choix a eu pour avantage de nous crédibiliser en tant qu'acteurs politiques aupres des libéraux qui sont déjà engagés (au centre, à l'UMP ou independants) ou qui souhaitent s'engager en politique. Même auprès de ceux qui rejettent Bayrou. Maintenant, nous regardons de l'avant. J'espère que nous serons en position d'avoir notre propre candidat en 2017.

Plusieurs candidats qui ont demandé à porter nos couleurs n'étaient pas aussi libéraux que nous aurions pu l'espérer. De même que beaucoup de libéraux défendent des positions inconciliables (interdiction de l'avortement, peine de mort, port d'arme, homoparentalité, étalon or, neoconservateurs,…).

La perfection n'est pas de ce monde. Et je crois que c'est une bonne chose ainsi. Nous tentons de faire au mieux possibles avec les cartes que le destin nous distribue. Et surtout avec les bonnes volontés qui s'impliquent et sont chaque jour un peu plus nombreuses. Le PLD sera ce que ses membres en feront.

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le public radical français est dans l'ensemble passif et instable. Il te soutient un jour, le FN le lendemain, et puis plus personne me surlendemain. Il fait fuir les sympathisants et le grand public par ses attaques continues des "déviances", du "manque de cohérence".

Je trouve cette initiative contreproductive : division des ressources, entretien d'une image confuse. Mais bon, il faut croire que les libéraux aiment perdre comme les socialistes aiment les pauvres.

Passif, je ne sais pas, mais sur le reste cela me paraît assez vrai.

Les partis qui ont durablement cartonné : le FN, et les Verts; tous deux ont un point commun, être structuré par un message fort, unique, simple ("nous détruisons la planète il faut faire quelque chose" et "il y a trop d'immigrés il faut faire quelque chose". Ensuite ce message est décliné sur tous les champs politiques. C'est comme cela que ces deux mouvances sont parvenues à unifier leurs minorités turbulentes.

Le mouvement politique libéral devrait faire la même chose, avec un message qui n'est ni abscons ("sortons du constructivisme, maintenant!") ni trop vague ("il y a trop d'impôts en France"). Encore que sur la stratégie anti-impôts peut marcher.

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Ta critique du PLD "mou centriste" est absurde. Pour 99,9% du public, le PLD est radical, ultra.

D'accord avec ça. C'est pour ça que c'est (pardon) con de s'accrocher désespérément à la notion de "centre" qui 1. n'a rien n'a voir, et 2. est la moins sexy, charismatique, excitante, motivante de tout le paysage. C'est là que tu te fais rentrer de force (et absurdement) dans la case "mou".

Ça fait que tu te retrouves toujours à vouloir poser sur la photo avec les pires losers.

Et à force, pour toi, ça va finir en "effet de halo" inversé, si tu me suis. C'est toi qui aura cette image. A tort, à mes yeux, mais si ta com' c'est de t'associer systématiquement à des losers, c'est ce qui va t'arriver.

PS: la version courte c'est, ça ne sert à rien de chercher un raccourci, il n'y a pas de raccourci. Il faut d'abord gagner les esprits.

…Et surtout avec les bonnes volontés qui s'impliquent et sont chaque jour un peu plus nombreuses. Le PLD sera ce que ses membres en feront.

Mes voeux de succès. Quand je dis, que le meilleur gagne, j'entends exactement ça, je ne fais pas le malin.

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J'ai répondu oui aux deux, mais le réalisme m'oblige à reconnaître qu'un tel parti ne marcherais tout simplement pas.

Par contre, un parti libertarien avec beaucoup d'argent (pourquoi les socialistes sont si riches alors que les méchants libéraux n'ont même pas de quoi créer un parti digne de ce nom ?), une bonne couverture médiatique (donc, des copains dans les médias, surtout en haut. D'ailleurs, pourquoi les médias qui sont dirigés par des méchants capitalistes sont ils tous socialistes ?) et un contexte favorable (cassage de gueule de l'UMP) ça peut le faire.

Ah, et même si ça me brise le coeur, il faudrait éviter de se faire appeler "libéraux" ou "capitalistes" ou "individualistes" c'est trop connoté négativement. Libertarien c'est pas mal, même si c'est un peu barbare ça reste un mot nouveau pour la majorité des votants.

Et puis les trucs de base : copiner avec les plus grands, mais discrètement, avoir une ligne pro petit entreprenariat, ne pas parler de réduire les dépenses, mais de réduire les impôts.

Et s'il faut parler de réduire des dépenses, ne pas parler d'EdNat ou de la santé, les gens vont avoir peur. Parler surtout de non-interventionnisme militaire, assouplissement du code de la route, coupage de subventions aux grandes entreprises…

Et à côté, être très durs sur la criminalité, ce qui donne un côté "France forte" qui plait.

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Nous ne sommes pas "au centre" mais appartenons au camp du centre et de la droite. Chercher à sortir de cette bipolarisation nous semble contreproductive aujourd'hui.

Tarik, les Français qui ont de l'argent sont radins (la seule explication des impôts ne suffit pas, il faut vraiment repartir de cette infantilisation des individus par l'Etat, et le repli sur soi que cela entraîne), et beaucoup d'entre eux sont bien plus proches des libéraux classiques, voire socio démocrates quand il s'agit d'aide sociale ou de services publics, que des libertariens (même si je ne les connais pas tous, j'en fréquente un certain nombre). Les grands donateurs ne se trouvent donc pas forcément du côté des anarchistes purs et durs (et je rappelle qu'en politique, les dons sont plafonnés, ce qui complique l'apport d'un "sauveur").

Les médias veulent des figures médiatiques qui font de gros scores, qui menacent l'establishment dans l'arène politique, ou des auteurs à succès. Sachant que les élus bénéficient de la plus grande légitimité pour prendre la parole dans les grands débats TV/radio. Les règles étant ce qu'elles sont, ma priorité est donc de rassembler les libéraux jusqu'à des personnalités médiatiques comme Charles Beigbeder et Arnaud Dassier, de m'adresser à un large public sur quelques thèmes (réduire la dépense publique pour revenir à un Etat limité, fin du statut de la fonction publique et écoles totalement indépendantes par exemple) et d'obtenir des co-investitures d'un grand parti pour nos candidats importants afin qu'ils soient élus et puissent parler demain au nom du PLD avec cette fameuse légitimité incontournable.

Jubal, tu sais très bien ce que je veux dire. Il nait un projet libéral tous les jours, avec des bonnes volontés qui ne veulent surtout pas rejoindre d'autres organisations pour les faire grossir, mais veulent réinventer la poudre. Avec leur nom dessus. Après 6 mois, ils sont exténués et le projet stagne, voire s'éteint.

Quand tu demandes de l'aide, plein de doigts se lèvent, et il ne reste pas grand monde au moment de finaliser le RdV. Il faut donc recruter de nouvelles têtes qui n'ont pas acquis cet espèce de cynisme qui coupe de la réalité et n'incite à ne rien faire dans l'espoir que le système tombe tout seul comme un fruit trop mûr. Ca me rappelle ce sketch de Coluche : "Allez, va militer, la France a besoin de toi. Tu y diras qu'elle m'attende pas, j'vais être en retard aujourd'hui…"

Le pire, c'est que quand un projet marche, l'équipe doit passer plus de temps à se défendre contre les attaques de ceux qui se posent un grands inquisiteurs, qu'à développer leur stratégie. je ne parle même pas d'aide. Au final, l'exemple donné est celui de ne pas comprendre comment fonctionne le "marché des idées" mais d'expliquer les principes des marchés à la terre entière. Faites ce que je dis, pas ce qe je fais. Pas étonant que les libéraux aient une image de secte éthérée coupée des réalités, des individus et de leurs attentes avec tout ce cirque que les militants des autres sensibilités observent avec délectation.

L'extrême gauche est nulle, vide, mais elle a compris qu'il fallait jouer collectif pour gagner la bataille des idées. Le moindre crétin gauchiste qui monte son petit collectif, même de traviole, est soutenu, diffusé, il rentre dans un réseau dont il sera certes un simple pion. Mais c'est cette méthode qui l'emporte, pas le division permanente en micro-cellules qui ne se parlent pas parce qu'untel a soutenu untel, ou parce que sur un point, il y a divergence. J'appelle ça l'attrait pour la loose, et au moins, ça fait bien rire le grand public qui a le temps de regarder.

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Tarik, les Français qui ont de l'argent sont radins (la seule explication des impôts ne suffit pas, il faut vraiment repartir de cette infantilisation des individus par l'Etat, et le repli sur soi que cela entraîne), et beaucoup d'entre eux sont bien plus proches des libéraux classiques, voire socio démocrates quand il s'agit d'aide sociale ou de services publics, que des libertariens (même si je ne les connais pas tous, j'en fréquente un certain nombre). Les grands donateurs ne se trouvent donc pas forcément du côté des anarchistes purs et durs (et je rappelle qu'en politique, les dons sont plafonnés, ce qui complique l'apport d'un "sauveur").

Ah, j'avais oublié. Les salauds ont vraiment pensé à tout.

Les médias veulent des figures médiatiques qui font de gros scores,

Il y a de ça, mais pas que. Prenons Effa Choli Eva Jolie par exemple. Elle n'a pas de charisme, elle n'est pas sympathique, elle n'est pas jolie, elle n'est pas menaçante et son score est ridiculement faible. Comment expliquer son succès médiatique durant la présidentielle ?

qui menacent l'establishment dans l'arène politique,

Disons plutôt qui braille fort pour ne pas dire grand chose.

ou des auteurs à succès.

Ça par contre je ne pense pas une seconde que ça fasse la différence.

Sachant que les élus bénéficient de la plus grande légitimité pour prendre la parole dans les grands débats TV/radio. Les règles étant ce qu'elles sont, ma priorité est donc de rassembler les libéraux jusqu'à des personnalités médiatiques comme Charles Beigbeder et Arnaud Dassier,

Personnalité médiatique ? T'y va un peu fort.

de m'adresser à un large public sur quelques thèmes (réduire la dépense publique pour revenir à un Etat limité, fin du statut de la fonction publique et écoles totalement indépendantes par exemple) et d'obtenir des co-investitures d'un grand parti pour nos candidats importants afin qu'ils soient élus et puissent parler demain au nom du PLD avec cette fameuse légitimité incontournable.

Tu te fais avoir. Ne jamais parler de réduire les dépenses publiques. Parle de réduire les impôts. C'est simple : les gens veulent deux choses : des dépenses publiques élevées, et des impôts faibles. Evidemment c'est incompatible.

Est-ce que les socialiste disent "On va augmenter les impôts" ? Non, et pourtant ils le font.

De la même manière, il ne faut pas parler de diminuer les dépenses (sauf dans des domaines qui concernent peu de monde, les grandes entreprises ou les étrangers par exemple, ou encore la guerre).

Ne dis pas "fin du statut de la fonction publique" mais "nous allons ouvrir la fonction publique à des apports extérieurs pour la rendre plus profitables"

Et ne touche même pas à l'école, EdNat a formaté les petits cerveaux, le mentra "Ecole publique, gratuite et obligatoire" et trop bien inscrit dans les consciences.

Bonne chance en tout les cas, je devrais vous rejoindre dans quelques années.

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