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Obligations Et Trucs, Où Se Procurer De La Viande Exotique & Confiture


jabial

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Relis-moi soigneusement, je n'ai pas écrit "communisme=libéralisme". Par contre "le vrai libéralisme n'a jamais existé", c'est une proposition dont la valeur est strictement équivalente à "le vrai communisme n'a jamais existé".

Et c'est tout à fait vrai. Qui a écrit cette sottise d'ailleurs?

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C'est absolument faux, elles sont catalysées par le vote démocratique, pas canalisées. C'est une bien funeste erreur que de le croire.

C'est un point de vue intéressant, j'espère que tu as raison. J'aurai tendance à être plus pessimiste.
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https://www.opensecrets.org/lobby/top.php?indexType=c

Second plus gros lobby (ou plutôt premier après "Divers") : Finance / Assurance / Immobilier.

Ça alors, marrant d'avoir ces 3 trois là :P

Je suis sur le cul. Et tu oublies les services aux collectivités (poubelle, assainissement de l'eau).

 

Et comme par hasard les secteurs des services de poubelle et compagnie sont dans de nombreux pays infestés par la mafia(voir le cas emblématique de l'Italie et de Naples en particulier). Et l'immobilier aussi. Et la finance aussi. Et tiens, le jeu aussi (en France, c'est un monopole d'Etat).

 

Ca en fait des coïncidences quand même.

 

Comment se fait-il que ni l'Etat, ni la mafia, ne s'intéresse aux boulangeries? Pourquoi?

 

La réponse : il n'y a pas de fonctionnaires à corrompre, l'Etat n'ayant pas de Ministère de la Boulangerie, donc pas de levier à actionner pour gagner de la thune, aucun intérêt.

 

Et on observe que le secteur ne se repolitise pas spontanément.

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Relis-moi soigneusement, je n'ai pas écrit "communisme=libéralisme". Par contre "le vrai libéralisme n'a jamais existé", c'est une proposition dont la valeur est strictement équivalente à "le vrai communisme n'a jamais existé". Elle ne veut rien dire, parce qu'elle définit son objet d'une manière telle que, nécessairement, il ne peut exister dans la réalité. Et dans la réalité, il y a bien eu des régimes libéraux comme il y a eu des régimes communistes, et il est légitime de les juger sur pièces. Je ne vois pas ce que ça a de tellement affreux, puisque la comparaison ne dessert en rien le libéralisme.

 

Vous jonglez entre deux propositions : 1° Le libéralisme a en commun avec le communisme de n'avoir jamais existé à l'état pur et 2° les libéraux ont en commun avec les communistes de balayer les critiques dirigées contre ce que leurs adversaires pensent être des échecs historiques de mise en oeuvre desdites idées en expliquant qu'il ne s'agit pas du "vrai" libéralisme/du "vrai" communisme.

 

Je ne conteste aucun de ces points mais je fais observer, s'agissant du 2°, que l'analogie n'est que superficielle et ne saurait, pour les raisons indiquées dans mon commentaire, disqualifier par avance la parade (légitime) des libéraux quand on les attaque, par exemple, sur la récession 2007-200X. 

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C'est absolument faux, elles sont catalysées par le vote démocratique, pas canalisées. C'est une bien funeste erreur que de le croire.

 

Les boulangeries sont des commerces privatisés depuis longtemps (depuis que le prix du pain n'est plus décidé par l'Etat). Existe-t-il le moindre, je dis bien le moindre courant politique qui réclame ceci ou cela en matière de boulangerie? Nada, aucun, rien. Tout au plus a-t-on cette problématique parfois soulevée parce que certains villages perdent leur dernière boulangerie, auquel cas le maire s'occupe tout bêtement de trouver un remplaçant, son rôle se limite à cela. Pas de théorie, pas de politique, rien, juste de l'action. Il n'y a pas une vision de gauche de la boulangerie, et une de droite.

 

Ainsi : lorsqu'un domaine n'est pas atteint par la politique de manière imposée par l'Etat (nationalisation, réglementation, etc.) alors il n'est pas politisé, et ne se repolitise pas spontanément. Remplacer boulangerie par boucherie, salle de sport, crèmerie, mercerie, etc.

 

Dans les années 1960, c'est Alain Peyrefitte, ministre de l'information, qui expliquait à la TV ce qu'allait être la nouvelle grille de programme. Cet aspect a été largement politisé et ne l'est (presque) plus. Quelle est l'opinion de Mélenchon, de Fillon, de Hollande, de Le Pen, etc. sur par exemple l'émission The Voice? Sur Koh Lanta?

 

Pourquoi les partis ne cherchent pas à politiser le choix des programmes TV de TF1, France 2, etc? Parce qu'ils ne peuvent pas, parce que les leviers à actionner sont bien trop indirects, bien trop éloignés de la décision finale pour être efficace.

 
Rien n'est politique par nature, absolument rien : cela le devient.

 

Maintenant regardons les autres secteurs, ceux où l'Etat est présent. Là, évidemment, il y a de la politique. Pourquoi y-a-t-il de la politique? Car il y a un ministre, une ou des règlementations, une administration. La politique étant l'art de la prise de contrôle de l'Etat, les lobbys s'activent, se déchirent, intriguent dans les couloirs, pour aller pécho une petite place au soleil et les prébendes qui vont avec. Ai-je besoin de détailler? Finance, énergie, etc. Nul besoin de détailler.

 

 

C'est surtout que une vraie explication anarcap (pas THE explication n'est pas ce paragraphe complètement à côté de la plaque, c'est ce que je décris ci-dessus.

 

Je ne vis pas dans le monde des fées et des lutins, où tout d'un coup, sans que personne n'explique pourquoi ni comment, la politique fait irruption dans un secteur donné.

 

Tiens, et à la surprise générale, aucun des autres arguments que j'ai donné n'a été discuté. Et ce que j'écris ci-dessus non plus, ça passera à la trappe.

 

Je ne sais pas si tu te rends compte que ton message sur la télévision ne répond absolument pas à celui de Bézoukhov quand il parle de réaction du corps social, et où il explique que la politique ne se réduit pas à l'action de l'Etat. Ce qui confirme la thèse selon laquelle les anarcaps, ou en tout cas une certaine vulgate, confondent la politique et l'Etat parce qu'ils nient la nature politique de l'homme. Mauvaise anthropologie donc.

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J'ai une question à poser.

 

Dans le temps, il y avait des émeutes de la faim, notamment lorsque le prix du pain atteignaient des niveaux trop élevés. Cela existe ou a existé récemment dans certains pays comme la Tunisie.

 

Cela fait un bail qu'il n'y a plus eu ce genre d'émeutes en France. Pourquoi d'après vous? Parce que le prix du pain n'est plus décidé par l'Etat depuis le milieu des années 80.

 

Le secteur de la fixation du prix du pain a-t-il été l'objet d'une politisation? Des gens, des particuliers, ont-ils voulu demander à l'Etat un retour à un prix administré? Non, personne, jamais, nul part.

 

Un député a essayé il y a quelques temps, son projet à la con est vite retourné dans les ténèbres

 

Rendez-vous compte : même les hommes politiques se sont rendus compte que politiser cela était ridicule, anti-naturel, c'est dire si c'est une évidence aveuglante.

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Je ne sais pas si tu te rends compte que ton message sur la télévision ne répond absolument pas à celui de Bézoukhov quand il parle de réaction du corps social, et où il explique que la politique ne se réduit pas à l'action de l'Etat. Ce qui confirme la thèse selon laquelle les anarcaps, ou en tout cas une certaine vulgate, confondent la politique et l'Etat parce qu'ils nient la nature politique de l'homme. Mauvaise anthropologie donc.

 

Tu n'as rien compris à mon message, et tu fais montre d'un manque de respect absolu en ne détaillant pas ton raisonnement.

 

Ton post est nul, sans intérêt, et ne réponds en rien à l'enjeu du débat. Tout simplement parce que tu n'es absolument pas en mesure de répondre à quelque argument que ce soit. Par contre, pour tacler les anarcaps, oui tu es champion. Mais le fond?

 

Et tu n'as rien compris à ce que j'ai écrit au sujet de l'Etat, et tu n'as même rien compris à ce que tu as écrit toi-même, le dialogue si tant est que c'en était un n'a absolument pas d'intérêt.

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Et c'est tout à fait vrai. Qui a écrit cette sottise d'ailleurs?

 

Pour toute personne ayant lu le commentaire en cause dans son contexte, les mots "analogie communisme/libéralisme" (devenus entre-temps, sous la plume de Mélodius, "communisme=libéralisme") ne pouvaient être interprétés que comme un raccourci de la thèse de Mélodius selon laquelle "le communisme n'a jamais existé" = "le libéralisme n'a jamais existé". 

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Pour toute personne ayant lu le commentaire en cause dans son contexte, les mots "analogie communisme/libéralisme" (devenus entre-temps, sous la plume de Mélodius, "communisme=libéralisme") ne pouvaient être interprétés que comme un raccourci de la thèse de Mélodius selon laquelle "le communisme n'a jamais existé" = "le libéralisme n'a jamais existé". 

Ah oui, technique classique, faire passer l'analogie d'un contradicteur pour une identité dans le but de le ridiculiser.

 

Exemple : si je dis "Nicolas Sarkozy est le Zidane de l'économie", comme l'avait dit le Baron Seillière, alors certains vont répondre : "mais qu'est-ce que tu racontes Chitah, Sarko est politicien, pas footballeur, et il est bien trop vieux pour être en équipe de France voyons. Allons, les anarcaps ne comprennent vraiment rien à la politique et au footbal, non mais non mais non mais".

 

Mais bon, les vieux singes, la grimace, etc.

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Un banquier n'est pas libre d'avoir moins de 8% de réserves mais aucune loi ne lui interdit d'avoir des réserves de 100%. Et pourtant, ça n'arrive jamais. Ergo la réserve fractionnaire et l'augmentation de la masse monétaire qui en résulte sont la conséquences de choix délibérés, que le banquier fait pour conserver sa place et gagner plus d'argent. Tout le monde sur ce forum ne souscrit pas à la théorie de l'innocence des banquiers (cf les N fils sur la fraude supposée de la réserve fractionnaire).

 

En matière bancaire, la "loi" n'a qu'une importance limitée ; les autorités administratives ont un pouvoir de décision quasi discrétionnaire. Mais, en l'occurrence, la loi attribue à l'ex-commission bancaire le pouvoir de "veille[r] à la préservation de la stabilité du système financier" et de préserver "le bon fonctionnement du système bancaire".

 

Or, une banque qui ne prêterait jamais l'argent des déposants aurait rapidement une action extrêmement déstabilisatrice sur le système bancaire, dans la mesure où elle demanderait systématiquement le remboursement en cash des chèques tirés sur les autres banques et occasionnerait ainsi une fuite des réserves chez les banques pratiquant la réserve fractionnaire.

 

D'où je conclus que l'ACP s'opposerait sans doute au développement de banques à 100% et que ce faisant elle pourrait s'appuyer sur une disposition légale spécifique. 

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En quoi le retrait total de l'état du secteur financier aurait-il permis d'éviter la crise des subprimes?

Déjà, en ne provoquant pas la création des subprimes, par définition cette crise n'aurait pas existé. Pourquoi il n'y a pas eu de crise de subprime français ni dans aucun autre pays du monde? Parce que le Community Reinvestment Act n'existe pas en France (Sarkoko souhaitait en 2007 l'importer).

Et, histoire d'anticiper sur certains arguments, oui les politiques désiraient étendre la propriété immobilière, mais ce n'est pas le motif principal de la généralisation du crédit trop facile; c'est un marché saturé couple à des politiques commerciales agressives.

Juste un détail : il y aurait beaucoup à dire sur cette affirmation, mais personne n'a jamais affirmé que les banques n'avaient aucune responsabilité.

Et les instruments financiers qu'on a construit sur ces subprimes et qui ont mis en place des effets de levier immenses, je ne vois pas en quoi ç'aurait été la faute de l'état.

Ces instruments financiers, cela s'appelle la titrisation.

 

Allons voir le cas américain, comme décrit sur Wikipedia Francophone, qui est un repaire bien connu d'anarcaps qui cherchent à changer la réalité :

La titrisation des actifs a débuté aux États-Unis dans les années 19702. Auparavant les banques prêtaient à des clients et conservaient les portefeuilles de prêts jusqu'à l'échéance, en les finançant par les dépôts de leurs clients. L'envolée du crédit après la Seconde Guerre mondiale contraignit les banques à trouver de nouvelles ressources, en particulier avec des débuts de titrisation, d'abord appliqués aux prêts immobiliers puis de plus en plus élargis à d'autres produits12.

Ah bah en fait mea culpa, l'Etat n'a rien à voir avec cela. :(

 

Oh wait, poursuivons la lecture :

En février 1970 le département américain au logement et au développement urbain effectua la première véritable titrisation, sur des prêts immobiliers13.

Encore une coïncidence certainement.

 

Ca fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de coïncidences quand même.

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Un monde sans politique n'existera jamais, c'est vite dit et dit ainsi, un postulat pas moins arbitraire qu'un autre, mais admettons pour les besoins de la discussion. Il ne s'ensuit pas que cela justifie d'appeler un chat un chien. Un bail out est bien "l'antithèse du laissez faire". Postuler qu'il n'y aura jamais de monde sans politique n'y change rien.

 

Ce n'est pas juste un postulat, c'est une réalité vérifiable, mais soit. Sinon que je sache personne ne prétend que le bail-out serait une application du laissez-faire. Mais le laissez-faire précisément, c'est une vue de l'esprit. Personne ne "laisse faire" ce qui nuit à ses intérêts s'il existe une possibilité de l'empêcher. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'un hypothétique régime anarcap serait en place?

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Je ne réponds pas à tes autres arguments parce que ce sont pour la plupart des strawmen (ce n'est pas parce qu'on doute au sujet de certains points extrêmes qu'on tombe nécessairement dans l'excès inverse, par exemple ce n'est pas parce qu'on déplore la surpêche qu'on veut nécessairement l'interdire ou la règlementer) mais je vais répondre à celui-là.

Des strawmen?

 

Sur mon histoire de Gérard qui se fait licencier, ils sont où les strawmen? J'accuse qui de quoi? Tu peux citer des passages? Sur mes histoires de boulangerie, où ai-je écrit "ce que veut SCMarco, c'est que l'Etat nationalise les boulangeries"?

 

Et sur le cas de la pêche que tu évoques justement, les strawmen sont où?

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Sinon que je sache personne ne prétend que le bail-out serait une application du laissez-faire. Mais le laissez-faire précisément, c'est une vue de l'esprit. Personne ne "laisse faire" ce qui nuit à ses intérêts s'il existe une possibilité de l'empêcher. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'un hypothétique régime anarcap serait en place?

 

Que je sache, personne ne prétend que le meurtre serait une application des idées des anti-meurtres. Mais l'absence de meurtre est une vue de l'esprit. Il y aura toujours des gens pour "assassiner" ceux qui nuisent à leurs intérêts s'ils en ont la possibilité. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'une hypothétique législation anti-meurtres serait en place ? Pourquoi donc essayer de lutter contre le meurtre ?

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Ce n'est pas juste un postulat, c'est une réalité vérifiable, mais soit. Sinon que je sache personne ne prétend que le bail-out serait une application du laissez-faire. Mais le laissez-faire précisément, c'est une vue de l'esprit. Personne ne "laisse faire" ce qui nuit à ses intérêts s'il existe une possibilité de l'empêcher. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'un hypothétique régime anarcap serait en place?

Ce que j'ai souligné est un jeu de mot.

 

Le laissez faire est un concept qui concerne l'Etat ("laissez nous faire, laissez nous passer", sous entendu les règlementations nuisent au commerce).

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Que je sache, personne ne prétend que le meurtre serait une application des idées des anti-meurtres. Mais l'absence de meurtre est une vue de l'esprit. Il y aura toujours des gens pour "assassiner" ceux qui nuisent à leurs intérêts s'ils en ont la possibilité. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'une hypothétique législation anti-meurtres serait en place ? Pourquoi donc essayer de lutter contre le meurtre ?

:mrgreen:

 

Je vais plus loin : le laissez faire n'est pas une vue de l'esprit juste parce qu'on cherche à lutter contre. C'est par exemple le rôle des équipes d'une entreprise de faire en sorte de se trouver une bonne niche, à l'écart de la concurrence (et donc du laissez faire), afin d’asseoir une suprématie et gagner beaucoup d'argent.

 

Seulement, beaucoup d'appelés, peu d'élus : une entreprise, même si elle essaie très fort, finira toujours tôt ou tard par se faire rejoindre, par se faire tailler des croupières, et finalement par disparaître.

 

Pourtant, elle ne voulait pas se laisser faire, elle a tout fait pour lutter contre ce qui nuit à ses intérêts, ça a marché un temps, mais cela a eu une fin.

 

Ce que j'écris est valable pour toutes les entreprises  sauf celles qui bénéficient d'un monopole d'Etat. Elles peuvent faire de la daube tant qu'elles veulent, de toute façon les gens n'ont pas le choix. Au pire elles se feront renflouer chaque année.

 

 C'est précisément en la libérant elle-même du monopole de l'Etat qu'elle pourra, si ses équipes sont au niveau, rêver d'un destin enviable.

 

Bref.

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Déjà, en ne provoquant pas la création des subprimes, par définition cette crise n'aurait pas existé. Pourquoi il n'y a pas eu de crise de subprime français ni dans aucun autre pays du monde? Parce que le Community Reinvestment Act n'existe pas en France (Sarkoko souhaitait en 2007 l'importer).

Je dirais même pour rajouter de l'eau au moulin que les aides à la construction européenne en ont provoqué de belles en Espagne.

Le livre de Vincent Bénard est plutôt pas mal à ce sujet.

C'est aussi ce que je réponds comme argument quand on me parle du Glass Steagle Act dont l'abrogation aurait ouvert la porte aux pires folies.

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Ce n'est pas juste un postulat, c'est une réalité vérifiable, mais soit. Sinon que je sache personne ne prétend que le bail-out serait une application du laissez-faire. Mais le laissez-faire précisément, c'est une vue de l'esprit. Personne ne "laisse faire" ce qui nuit à ses intérêts s'il existe une possibilité de l'empêcher. Ca aussi c'est un fait vérifiable. Et pourquoi donc cette caractéristique de la nature humaine changerait-elle subitement sous prétexte qu'un hypothétique régime anarcap serait en place?

 

Je réponds à quelqu'un qui le pose explicitement comme "postulat". Son terme. Que ce soit un réalité vérifiable ou non est une autre affaire. 

Dans le contexte de l'échange auquel je participe, SCM suggère justement que le bail out relève du laissez faire, en nous disant que le laissez faire a montré sa limite avec les bail out. On est dans la confusion sémantique et par voie de conséquence peut être, la confusion conceptuelle. Et tu ajoutes ta propre équivoque avec cette histoire de "personne ne laisse faire etc."

Et ce n'est pas la peine de me demander pourquoi il ne serait plus vrai en anarchie que personne ne laisse faire ce qui nuit à des intérêts s'il existe une possibilité de l'empêcher comme si j'avais dit ou suggéré une telle chose. Et je n'ai pas parlé "d'anarcapie". De toute manière on ne peut pas parler de 50 sujets à la fois et je ne le fais pas. Le contexte dans l'échange auquel je participe est que lorsque yozz rappelle l'évidence selon laquelle le bail out ne relève pas du laissez faire, on lui répond qu'il n'y aura jamais d'anarcapie comme si ça avait un rapport évident avec la choucroute. Tout ce que j'ai dit en rapport avec l'anarcapie c'est ça. Non mais WTF franchement. Sauter de "pas d'anarcapie" à "bailout des institutions financières" à la requalifification de bailout en politique de laissez faire, qu'est-ce que ça veut dire? C'est le chaos là. On est bien dans la taverne.

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La prédiction de poney va-t-elle se réaliser ?

 

 

Ah le threesome.

 

On sait depuis 2 pages que c'est carrément une orgie.

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Je réponds à quelqu'un qui le pose explicitement comme "postulat". Son terme. Que ce soit un réalité vérifiable ou non est une autre affaire. 

Dans le contexte de l'échange auquel je participe, SCM suggère justement que le bail out relève du laissez faire, [...]

 

Si c'est le cas, c'est involontaire vu que ce n'est pas du tout ce que je pense. Je dis en revanche que le laisser-faire est une illusion lorsque l'aléa moral existe, c'est-à-dire lorsque les banques centrales et les états garantissent le sauvetage des acteurs économiques voire du système en cas de gros pépin. Et je dis aussi que certains libéraux le sont par beau temps mais se réfugient dans les jupes de l'état et des banques centrales dès que la tempête gronde. Friedman et Greenspan en sont des exemples.

 

Si j'admets volontiers que le système actuel n'est pas libéral, certaines libertés persistent, notamment les choix de placements quand on est une banque ou un fonds, en tout cas aux Etats-Unis. En général, les banques et les financiers n'étaient pas obligés de prêter aux subprimes (à part peut-être trois exemples de minorités visibles qui auront gagné un procès pour obtenir un prêt bancaire) ou aux états. Or le fait d'être soumis à des règlementations excessives ou de payer des impôts ne dispense pas de la responsabilité des choix qu'on fait sans contrainte.

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Des strawmen?

 

Sur mon histoire de Gérard qui se fait licencier, ils sont où les strawmen? J'accuse qui de quoi? Tu peux citer des passages? Sur mes histoires de boulangerie, où ai-je écrit "ce que veut SCMarco, c'est que l'Etat nationalise les boulangeries"?

 

Et sur le cas de la pêche que tu évoques justement, les strawmen sont où?

 

J'aimerai que l'on me donne l'équivalent, en terme de malfaisance commise par une entreprise privée, un agent privé, ou quelqu'un de non-politique, des catastrophes suivantes (je ne vais bien évidemment pas évoquer ni guerres ni génocide, ce serait trop facile) :

- Tchernobyl : Fukushima a été très très bien géré à côté

- les famines en Ukraine : OK, la crise turbolibérale de 2008  créé un peu de chomage. Certes. Le grand ami des conservateurs, l'Etat, a tout simplement organisé des famines, et a fait que le grenier de l'Europe, l'Ukraine, a été littéralement asséché

- la mer d'Aral et son assèchement (à cause des récoltes de coton en Ouzbekistan)

- l'affaire du sang contaminé en France.

Toutes ces catastrophes se sont produites sous des régimes socialistes, j'imagine que ce n'est pas un hasard. C'est un strawman parce que nous ne comparons pas le capitalisme et le socialisme mais ce qui devrait être si on écoutait certains et la réalité. D'un côté: le dow jones serait à 36000 points si seulement on baissait les impôts et si on dérégulait et de l'autre: la liberté n'apporte pas que des gains mais aussi des pertes qui, grossies de l'aléa moral c'est certain, aboutissent à des crises et des dépressions.

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Greenspan n'est pas anarcho-capitaliste mais il fut libéral tout au long de son mandat. Il a laissé augmenter la masse monétaire et laissé faire les erreurs des financiers parce qu'il croyait que la part libre de l'économie croîtrait à tout jamais mis à part quelques récessions épisodiques rapidement effacées par l'ouverture des robinets à liquidités. C'est typiquement un credo libéral, en tout cas conforme à ce que j'appelais le "dogme de Friedman" précédemment.

 

Non, le "dogme de Friedman" en matière monétaire n'est pas typiquement un credo libéral. Ca c'est l'association scabreuse Friedman = libéral donc whatever Friedman says = libéral.

Friedman a lui même été clair à ce sujet. Lorsqu'il considérait que les arrangements monétaires ne devaient pas être laissés au marché, il qualifiait bien de "libérale" la politique de laisser cela au marché, et donc par implication sa préférence de non libérale.

 

In Friedman’s Program for Monetary Stability, published a quarter of a century ago, he asked the question “whether monetary and banking arrangements could be left to the market, subject only to the general rules applying to all other economic activity.” “I am by no means certain,” he wrote, “that the answer is indubitably in the negative. What is clear is that monetary arrangements have seldom been left entirely to the market, even in societies following a thoroughly liberal policy in other respects, and that there are good reasons why this should have been the case” [Friedman (1959, p. 4)].

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Si c'est le cas, c'est involontaire vu que ce n'est pas du tout ce que je pense. Je dis en revanche que le laisser-faire est une illusion lorsque l'aléa moral existe, c'est-à-dire lorsque les banques centrales et les états garantissent le sauvetage des acteurs économiques voire du système en cas de gros pépin. Et je dis aussi que certains libéraux le sont par beau temps mais se réfugient dans les jupes de l'état et des banques centrales dès que la tempête gronde. Friedman et Greenspan en sont des exemples.

 

Si j'admets volontiers que le système actuel n'est pas libéral, certaines libertés persistent, notamment les choix de placements quand on est une banque ou un fonds, en tout cas aux Etats-Unis. En général, les banques et les financiers n'étaient pas obligés de prêter aux subprimes (à part peut-être trois exemples de minorités visibles qui auront gagné un procès pour obtenir un prêt bancaire) ou aux états. Or le fait d'être soumis à des règlementations excessives ou de payer des impôts ne dispense pas de la responsabilité des choix qu'on fait sans contrainte.

 

D'accord, il y a des "libéraux par beau temps" mais sauf contorsion sémantique, tout ce que ça montre est ce que tu suggères là, qu'ils ne prennent pas au sérieux les idées qu'ils prétendent incarner. 

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