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Obligations Et Trucs, Où Se Procurer De La Viande Exotique & Confiture


jabial

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J'aimerais bien reprendre à mon compte le mot coquetèle mais j'y vois comme un vol moral de F.mas.

 

Tu peux le reprendre, c'est libre de droit : j'ai dû pêcher ça dans Nimier ou Blondin.

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Je fulmine, j'ai perdu une réponse rédigée patiemment pendant 15 minutes à la théorie de Xara.

 

Je disais en substance que l'expérience montre ceci: l'exubérance due à la psychologie des marchés a toujours existé depuis l'antiquité, la cartélisation des banques et ses ramifications politico-financières remonte au moins au XIXè siècle avec de retentissantes faillites et scandales (banque Rotschild, puis Creditanstalt). L'histoire est jonchée aussi de banqueroutes publiques dans lesquelles sont impliqués des spéculateurs, donc rien de nouveau sous le soleil. De plus le crack de l'agiotage en 1882 qui consistait à manipuler les cours de bourse au crick, et le crack de 29 ont eu lieu en régime d'étalon or il me semble.  

 

Donc je veux bien qu'on répète l'histoire de John Law et des assignats en fabriquant des bulles de crédit, mais je ne vois pas ce qui permet d'attribuer uniquement l'exubérance des spéculateurs à la mauvaise politique monétaire plutôt qu'aux passions humaines, ce que les grecs appelaient l'hybris (la démesure), aux biais cognitifs (la croyance que les prix montent), à l'instinct des combinaisons et au talent d'habiles escrocs.

 

n.b : A l'époque, il n'y avait certes pas la dimension systémique actuelle avec les robots à haute fréquence, point de produits dérivés et autres CDS, mais ça ne change rien à la pérennité des comportements.

 

 

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Sauf à avoir un raisonnement socialiste ces comportements ne sont pas un problème en soit, et l'on ne peut de toute manière les changer. Il n'est donc guère étonnant qu'on les retrouve au cours de l'Histoire.

Simplement à chaque fois, le pouvoir à permis à certains de ne pas être punis par leur propres erreurs. Il n'y a absolument rien de compliqué là dedans.

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Entendons-nous bien, je reste persuadé qu'il faut limiter au minimum le pouvoir de nuisance des Etats de manipuler la monnaie et instaurer des contre-pouvoirs aux oligarchies politico-financières. J'ajoute que tous ces cycles historiques de dépression et de décadence évoqués plus haut ont eu lieu à une époque où la taille de l'Etat et la réglementation étaient insignifiantes par rapport à aujourd'hui. Donc je reviens à mon topo de départ, il me paraît réaliste d'arriver à une situation de moindre mal, mais totalement utopique et idéologique de croire mettre un terme à la spoliation, légale ou illégale, en espérant le dépérissement des Etats.

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Donc je reviens à mon topo de départ, il me paraît réaliste d'arriver à une situation de moindre mal, mais totalement utopique et idéologique de croire mettre un terme à la spoliation, légale ou illégale.

 

Mais qui défend cette position ? C'est comme de croire qu'on peut abolir le meurtre, ce n'est pas parce que c'est impossible que ça empêche de vouloir qu'il y ai le minimum d'incitants à le faire.

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Je fulmine, j'ai perdu une réponse rédigée patiemment pendant 15 minutes à Xara.

 

Je disais en substance que l'expérience montre ceci: l'exubérance due à la psychologie des marchés a toujours existé depuis l'antiquité, la cartélisation des banques et ses ramifications politico-financières remonte au moins au XIXè siècle avec de retentissantes faillites et scandales (banque Rotschild puis, Creditanstalt). L'histoire est jonchée aussi de banqueroutes publiques dans lesquelles sont impliqués des spéculateurs, donc rien de nouveau sous le soleil. De plus le crack de l'agiotage en 1882 qui consistait à manipuler les cours de bourse au crick, et le crack de 29 ont eu lieu en régime d'étalon or il me semble.  

 

Donc je veux bien qu'on répète l'histoire de John Law et des assignats en fabriquant des bulles de crédit, mais je ne vois pas ce qui permet d'attribuer uniquement l'exubérence des spéculateurs à la mauvaise politique monétaire plutôt qu'aux passions humaines, ce que les grecs appelaient l'hybris (la démesure), aux biais cognitifs (la croyance que les prix montent), à l'instinct des combinaisons et au talent d'habiles escrocs.

 

Je n'attribue pas l'exubérance de spéculateurs uniquement à la politique monétaire. Ce que le cadre institutionnel change à tout cela c'est la sanction de l'exubérance. Plus il y a possibilité de socialiser les pertes, moins on va se préoccuper des risques impliqués dans un choix, plus on va le faire, ce choix. C'est tout. Il n'y a aucune hypothèse psychologique impliquée là dedans. Tout au plus il faut supposer de la part des acteurs une capacité cognitive minimale qui les rend capables de percevoir des opportunités de reporter les conséquences adverses de leurs choix sur autrui, voire de les provoquer en investissant dans les activités de lobbying adéquates. 

Il est concevable que beaucoup de gens se plantent en même temps, et se plantent dans la même direction, quel que soit le cadre institutionnel dans lequel ils évoluent, y compris dans le marché libre. Mais qui nie cela? Il se pourrait bien que des gens soient toujours mu par certaines passions, biais cognitifs, etc. Quelle que soit la vérité dans ce domaine, le fait est qu'indépendamment de la source d'une erreur de jugement impliquée dans un investissement, on ne peut pas continuer dans cette voie lorsqu'on perd les moyens de le faire. Et c'est précisément la fonction sociale des profits et pertes que de redistribuer les moyens de ceux qui font n'importe quoi vers ceux qui servent mieux leurs congénères. Alors évidemment, dans la mesure où on socialise les pertes, c'est la prime au n'importe quoi. On doit s'attendre à plus de n'importe quoi qu'autrement.

Et plus la crise est massive, plus l'exigence de dépasser l'explication de "l'appat du gain" ou de la seule exubérance "naturelle" est grande. Car la simple idée que les gens peuvent se planter, et qu'ils peuvent se planter en raison de tel ou tel biais cognitif, n'explique aucunement pourquoi autant de monde se planterait en même temps et autant. Et surtout, elle n'explique pas comment les comportements décriés se rencontrent de manière plus affirmée dans le secteur financier que dans la boulangerie par exemple. Seuls les facteurs institutionnels constituent une explication. Ou alors il reste la thèse d'une coïncidence, mais elle est d'autant moins probable qu'il y a plus d'étoiles alignées.

Enfin, personne ne dit qu'avant 1971, c'était le meilleur des mondes. Simplement, plus on s'éloigne du cadre institutionnel du marché libre, moins la sanction financière de spéculations hasardeuses se fait ressentir sur leurs auteurs et en 71, il y a eu un pas de plus, un pas décisif, dans cette direction. Et un pas de plus, ça veut bien dire qu'il y a eu d'autres pas avant. En 29, il y avait un type d'étalon or en place. Il y avait un frein à l'expansion monétaire qui a été définitivement éliminé en 71. Mais il y avait déjà institutionnalisation de l'irresponsabilité, à une échelle moindre. Par exemple, il y a la Fed qui avait été créée quelques 15 ans avant. On peut bien avoir un étalon or, si on a un système permettant de coordonner l'expansion des substituts monétaires à l'or (de diminuer la fraction de réserves dans un système de réserves fractionnaires), alors on a déjà avancé très loin dans le processus. C'est juste qu'il reste encore de la place pour faire pire... en supprimant toute attache à l'or.

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J'ajoute que tous ces cycles historiques de dépression et de décadence évoqués plus haut ont eu lieu à une époque où la taille de l'Etat et la réglementation étaient insignifiantes par rapport à aujourd'hui.

 

A notre époque, la taille de l'Etat fait X, la taille de l'économie (ie ce sur quoi l'Etat met ses sales pattes) est Y.

 

Ce qu'affirme free jazz, sans démonstration, c'est qu'à l'instant T, l'économie est de taille Y/N et l'Etat de taille inférieure, bien inférieure à X/N.

 

Cela reste à démontrer, et c'est loin, très très loin d'être évident.

 

C'est ça les posts de free jazz, une tonne de petites choses comme ça qui passent comme une lettre à la poste.

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:D

Vu les bugs du forum c'est plus que crédible (déjà un smiley de trop et PAF).

Il faut utiliser Lazarus Form Recovery pour survivre.

 

Il n'a jamais répondu longuement, jamais répondu en plus de deux lignes (il a du poster une bonne trentaine de messages sur ce topic), et quand il veut le faire ça plante.

 

Pratique ça.

 

Free jazz, si tu veux, appelle-moi au téléphone et dicte-moi la réponse que tu avais faite ça te prendra peu de temps et de mon côté je me fais fort de la restituer ici, ça prendra le temps que ça prendra.

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Arrêtez de vous prendre la tête avec le troll de Melodius : "la crise financière c'est la faute à la dérégulation". Melodius c'est le genre de mec qui peux poster 35 000 messages dans le playmate's topic avant de s'apercevoir qu'en fait il est gay. Mais plutôt que de quitter le terrain en avouant qu'il part rejoindre un club plus en adéquation avec sa véritable orientation sexuelle, il préfère rationaliser ex post et claquer la porte en traitant les autres de tarés. Bon, c'est humain 35 000 messages, c'est une sacrée dissonance cognitive à gérer.

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Privatiser l'air pour le faire payer.

Ben voyons.

Tu m'expliques comment tu fais? Comment va faire la Snow Air Production Company pour vendre l'air de l'atmosphère qu'elle se sera approprié? Vendre comment, et à qui?

Tu sais, il y a une boîte qui a récemment fêté un siècle de cotation à la Bourse de Paris. Elle s'appelle Air Liquide. ;)

C'est pas 30% aujourd'huii avec Bâle2/3/chaiplucombien?

Ca n'a jamais été 30 % dans Bâle 1, 2 ou 3, mais 8 %. D'abord 8 % brut (Bâle 1), puis 8 % en pondérant les éléments du numérateur (Bâle 2), puis 8 % en recalculant le dénominateur de façon plus ajustée et en multipliant les ratios à calculer (Bâle 3).

Sauf que dans la vraie vie elles ont des réserves de 30%.

Ah oui ? J'aimerais que tu nous cites des banques importantes avec des réserves égales à au moins 30 %.

Un banquier n'est pas libre d'avoir moins de 8% de réserves mais aucune loi ne lui interdit d'avoir des réserves de 100%. Et pourtant, ça n'arrive jamais.

Ceci dit, dans les petites banques, et notamment les banques privées, il n'est pas rare d'avoir 15 ou 20 % de fonds propres.

Pour moi il s'agit plutôt d'un modèle à garder à l'esprit si on veut mener une politique libérale sans se fourvoyer dans les "néo-libéralismes" bâtards qui sont typiquement l'objet des critiques des conservateurs. Le nord d'une boussole, mais pas la terre promise.

En termes techniques, ça s'appelle une utopie critique.

Quoi, comment ça j'arrive après la bataille ?

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Ceci dit, dans les petites banques, et notamment les banques privées, il n'est pas rare d'avoir 15 ou 20 % de fonds propres.

 

Oui les banques privées qui typiquement ont une barrière à l'entrée s'élevant à plusieurs millions d'euros peuvent souvent se permettre de le faire, mais c'est pas tout à fait le même marché que les banques qui ont des dépôt et qui prêtent aux familles qui veulent construire.

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Quoi, comment ça j'arrive après la bataille ?

Pas qu'un peu puisqu'on m'a déjà corrigé sur les 30% et que j'ai évidemment accepté la correction de bonne grâce :P

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En termes techniques, ça s'appelle une utopie critique.

 

Après une recherche rapide ce terme a l'air d'être utilisé principalement par des communistes, ça m'inquiète :online2long:

 

 

En tout cas j'ai beaucoup apprécié cette discussion qui me rappelle les débats du temps où je n'étais qu'un jeune lurker.

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Après une recherche rapide ce terme a l'air d'être utilisé principalement par des communistes, ça m'inquiète :online2long:

Par F.mas aussi, si ça peut te rassurer. ;)
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En tout cas j'ai beaucoup apprécié cette discussion qui me rappelle les débats du temps où je n'étais qu'un jeune lurker.

Tant mieux pour toi, j'en suis content, mais ça n'a pas été vraiment mon cas étant donnée la masse de mauvais souvenirs que cela m'a remis en tête.

 

A l'époque j'avais dit (en m'incluant dans cette remarque bien entendu) qu'on avait affaire non à un problème d'idéologie, de raisonnement, ou de je ne sais quoi, mais de personnes.

 

C'est comme entre Chirac et Giscard, aucun ne loupe la moindre occasion d'être désagréable avec l'autre, alors que pourtant sur le papier à deux ils auraient pu tout déchirer et rester au pouvoir après 1981.

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