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zyggy

Et La Poésie?

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De la musique avant tout chose et pour cela préfère l'impair 

plus vague et plus soluble dans l'air sans rien en lui qui pèse ou qui pose

Il faut aussi que tu n'ailles point choisir tes mots sans quelque méprise

Rien de plus cher que la chanson grise où l'indécis au précis se joint

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L'Art Poétique de Verlaine en effet.

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Un autre à ne pas mettre au frigo

 

Si tous avec le pain et le vin

avaient la liberté

Pas de femmes gangrénées de travaux

mais clair de lune à volonté

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La traduction en anglais d'une vieille chanson auvergnate.


 

They Told Me, Martin

They told me, Martin, that you liked the girls.
They told me, Martin, that you liked wine. [x2]
 
I like it all, the wine as well as the girls.
I like it all, the girls as well as the wine. [x2]
 
But to choose, I’d like the girls more.
But to choose, I’d like the wine more. [x2]
 
I’m telling you, Martin, don’t worry.
Take both of them1, no need to choose. [x2]
 
They told me, Martin, that you liked the girls.
They told me, Martin, that you liked wine. [x2]
 
I like it all, the wine as well as the girls.
I like it all, the girls as well as the wine. [x2]
 
But to choose, I’d like the girls more.
But to choose, I’d like the wine more. [x2]
 
I’m telling you, Martin, don’t worry.
Take both of them, no need to choose. [x
 
L'originale en occitan.
 

M'an dit Martin

M'an dit Martin qu'aimavas los dròlles.
M'an dit Martin qu'aimavas lo vin. [x2]
 
Ieu aimi tot, lo vin amai los dròlles.
Ieu aimi tot, los dròlles amai lo vin. [x2]
 
Mes per causir, aimariái mai los dròlles.
Mes per causir, aimariái mai lo vin. [x2]
 
Ieu te disi, Martin te'n fagues.
Pren-te los dos, pas besonh de causir. [x2]
 
M'an dit Martin qu'aimavas los dròlles.
M'an dit Martin qu'aimavas lo vin. [x2]
 
Ieu aimi tot, lo vin amai los dròlles.
Ieu aimi tot, los dròlles amai lo vin. [x2]
 
Mes per causir, aimariái mai los dròlles.
Mes per causir, aimariái mai lo vin. [x2]
 
Ieu te disi, Martin te'n fagues.
Pren-te los dos, pas besonh de causir. [x2]
 
 

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L’école

Gaston Couté

Les p’tiots matineux sont ‘jà par les ch’mins
Et, dans leu’ malett’ de grousse touél’ blue
Qui danse et berlance en leu’ tapant l’cul,
I’s portent des liv’s à coûté d’leu pain.

L’matin est joli coumm’ trent’-six sourires,
Le souleil est doux coumm’ les yeux des bêtes…
La vie ouvre aux p’tiots son grand liv’ sans lett’es
Oùsqu’on peut apprend’ sans la pein’ de lire :
Ah ! les pauv’s ch’tiots liv’s que ceuss’ des malettes !

La mouésson est mûre et les blés sont blonds ;
I’ s’ pench’nt vars la terr’ coumm’ les tâcherons .
Qui les ont fait v’ni’ et les abattront :
Ça sent la galette au fournil des riches
Et, su’la rout’, pass’nt des tireux d’pieds d’biche.
Les chiens d’ deux troupets qui vont aux pâtis,
Les moutons itou et les mé’s barbis
Fray’nt et s’ent’erlich’nt au long des brémailles
Malgré qu’les bargers se soyin bouquis
Un souér d’assemblé’, pour eune garçaille.
Dans les ha’s d’aubier qu’en sont ros’s et blanches,
Les moignieaux s’accoupl’nt, à tout bout de branches,
Sans s’douter qu’les houmm’s se mari’nt d’vant l’maire,
Et i’s s’égosill’nt à quérrier aux drôles
L’Amour que l’on r’jitt’ des liv’s’de l’école
Quasi coumme eun’ chous’ qui s’rait pas à faire.
A l’oré’ du boués, i’ s’trouve eun’ grand crouéx,
Mais les peupéiers sont pus grands dans l’boués.
L’fosséyeux encave un mort sous eun’ pierre,
On baptise au bourg : les cloches sont claires
Et les vign’s pouss’ vart’s, sur l’ancien cim’tiére !

Ah ! Les pauv’s ch’tiots liv’s que ceuss’ des malettes !
Sont s’ment pas foutus d’vous entrer en tète
Et, dans c’ti qu’est là, y a d’quoué s’empli l’coeur !
A s’en empli l’coeur, on d’vienrait des hoummes,
Ou méchants ou bons – n’importe ben coumme! –
Mais, vrais coumm’ la terre en friche ou en fleurs,
L’souleil qui fait viv’e ou la foud’ qui tue.
Et francs, aussi francs que la franch’ Nature,
Les p’tiots ont marché d’leu’s p’tit’s patt’s, si ben
Qu’au-d’ssus des lopins de seigle et d’luzarne,
Gris’ coumme eun’ prison, haut’ coumme eun’ casarne
L’Ecole est d’vant eux qui leu’ bouch’ le ch’min.

L’mét’ d’école les fait mett’e en rangs d’ougnons
Et vire à leu’têt’ coumme un général :
 » En r’tenu’, là-bas !… c’ti qui pivott’ mal !… »
Ça c’est pou’ l’cougner au méquier d’troufion.

On rent’ dans la classe oùsqu’y a pus bon d’Guieu :
On l’a remplacé par la République !
De d’ssus soun estrad’ le met’ leu-z-explique
C’qu’on y a expliqué quand il ‘tait coumme eux.
I’leu’ conte en bieau les tu’ri’s d’ l’Histouére,
Et les p’tiots n’entend’nt que glouère et victouére :
I’ dit que l’travail c’est la libarté,
Que l’Peuple est souv’rain pisqu’i’ peut voter,
Qu’les loués qu’instrument’nt nous bons députés
Sont respectab’s et doiv’nt êt respectées,
Qu’faut payer l’impôt…  » Môssieu, j’ai envie ! …
– Non ! .., pasque ça vous arriv’ trop souvent ! »
I veut démontrer par là aux enfants
Qu’y a des régu’s pour tout, mêm’ pou’la vessie
Et qu’i’ faut les suiv’déjà, dret l’école.

I’pétrit à mêm’ les p’tits çarvell’s molles,
I’rabat les fronts têtus d’eun’ calotte,
I’ varse soun’ encr’ su’ les fraîch’s menottes
Et, menteux, fouéreux, au sortu’ d’ses bancs
Les p’tiots sont pus bons qu’â c’qu’i’ les attend:

Ça f’ra des conscrits des jours de r’vision
Traînant leu’ drapieau par tous les bordels,
Des soldats à fout’e aux goul’s des canons
Pour si peu qu’les grous ayin d’la querelle,
Des bûcheux en grippe aux dents des machines,
Des bons citoyens à jugeotte d’ouée :
Pousseux d’bull’tins d’vote et cracheux d’impôts,
Des cocus devant l’Eglise et la Loué
Qui bav’ront aux lév’s des pauv’s gourgandines,
Des hounnètes gens, des gens coumme i’faut
Qui querv’ront, sarrant l’magot d’un bas d’laine,
Sans vouer les étouel’s qui fleuriss’nt au ciel
Et l’Avri’ en fleurs aux quat’ coins d’la plaine !…

Li ! l’vieux met’ d’école, au fin bout d’ses jours
Aura les ch’veux blancs d’un déclin d’âg’ pur ;
I’ s’ra ensarré d’l’estime d’tout l’bourg
Et touch’ra les rent’s du gouvernement…
Le vieux maît’ d’écol’ ne sera pourtant
Qu’un grand malfaiseux devant la Nature !..

Gaston Couté

 

 

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Mais elle était du monde, où les plus belles choses
                Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
                L’espace d’un matin.

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PETIT MORT POUR RIRE

 


Va vite, léger peigneur de comètes !
Les herbes au vent seront tes cheveux ;
De ton œil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes…

Les fleurs de tombeau qu’on nomme Amourettes
Foisonneront plein ton rire terreux…
Et les myosotis, ces fleurs d’oubliettes…

Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes
Pour les croque-morts sont de simples jeux, 
Boîtes à violon qui sonnent le creux…
Ils te croiront mort — Les bourgeois sont bêtes —
Va vite, léger peigneur de comètes !

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Jacques Prévert ("Déjeuner du Matin")

 

Il a mis le café 

Dans la tasse 

Il a mis le lait 

Dans la tasse de café 

Il a mis le sucre 

Dans le café au lait 

Avec la petite cuillère

Il a tourné 

Il a bu le café au lait 

Et il a reposé la tasse 

Sans me parler

Il a allumé 

Une cigarette 

Il a fait des ronds 

Avec la fumée 

Il a mis les cendres 

Dans le cendrier 

Sans me parler 

Sans me regarder

Il s’est levé 

Il a mis 

Son chapeau sur sa tête 

Il a mis son manteau de pluie 

Parce qu’il pleuvait 

Et il est parti 

Sous la pluie 

Sans une parole 

Sans me regarder

Et moi j’ai pris 

Ma tête dans ma main 

Et j’ai pleuré

 

 

 

 

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Citation

 

The Road goes ever on and on

Down from the door where it began.

Now far ahead the Road has gone,

And I must follow, if I can,

Pursuing it with eager feet,

Until it joins some larger way

Where many paths and errands meet.

And whither then? I cannot say.

 

 

Tolkien (LOR)


 

Citation

 

Roads go ever ever on,

Over rock and under tree,

By caves where never sun has shone,

By streams that never find the sea;

Over snow by winter sown,

And through the merry flowers of June,

Over grass and over stone,

And under mountains in the moon.

 

Roads go ever ever on

Under cloud and under star,

Yet feet that wandering have gone

Turn at last to home afar.

Eyes that fire and sword have seen

And horror in the halls of stone

Look at last on meadows green

And trees and hills they long have known.

 

 

Tolkien (the Hobbit)

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