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Bézoukhov

École & éducation : Le temps des secrets

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Tant qu'on ne s'est pas mis d'accord sur les buts que l'on assigne à l'institution, il me semble assez inutile de débattre.

Par ailleurs, il existe de fait des classes de niveaux selon l'origine sociale des parents et la localisation de l'établissement.

Une école de banlieue ou une majorité de parents parlent mal français ne peut avoir les mêmes objectifs concrets qu'une école dont les parents sont français et très concernés par l'éducation de leurs enfants, c'est un fait qu'aucune directive ministérielle ne pourra changer, une inégalité "naturelle". Néanmoins, il semble nécessaire que l'institution réserve une partie de ses moyens pour détecter les meilleurs éléments et favoriser une forme de sélection élitiste.

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Ça commence :

http://etudiant.lefigaro.fr/article/resultats-du-bac-a-lille-des-1-sur-20-se-transforment-mysterieusement-en-16-sur-20_8df0c27e-80e9-11e8-86d7-8173784e1d0f/

Apparemment, le proviseur a interdit la calculatrice alors qu'elle était autorisée, surement pour des raisons de triche, et ce, sans prévenir le rectorat. Résultat, on donne le bac a tout le monde pour couvrir les fautes de l'administration.

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On n'est toujours pas sur une critique libérale de l'Ednat, mais il y a ici et là des choses à prendre: http://www.sauv.net/muglioni.htm

 

Exemple: "Jacques Muglioni ose écrire ce que chacun d’entre nous sait pertinemment, à savoir que le taux de réussite au baccalauréat est administrativement décidé avant même que l’examen ait lieu. Le baccalauréat, en cela, ressemble à la taille royale. Cet impôt de l’Ancien Régime était un impôt par répartition dont le pouvoir royal définissait a priori le montant global laissant le soin à son administration d’en affermer la perception et à aux fermiers de répartir la somme à prélever entre les différent foyers assujettis. Le baccalauréat est devenu au fil des années un diplôme par répartition, d’essence purement statistique, octroyé sans égard pour le mérite de celui à qui on le décerne. L’important est désormais d’être dans la " fourchette " et de se gargariser avec l’hypothétique " performance  globale " du système."

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2 hours ago, Johnathan R. Razorback said:

On n'est toujours pas sur une critique libérale de l'Ednat, mais il y a ici et là des choses à prendre: http://www.sauv.net/muglioni.htm

Il n'est pas avare de conneries.


 

Quote

 

Est-ce par hasard, par simple inadvertance, que la gauche s'emploie aujourd'hui à défaire l'école qu'elle a jadis instituée ou, si l'on préfère, à la transformer en un simple rouage, aussi performant que possible, de la société existante ? Comment la réforme sociale a-t-elle pu se muer en révolution culturelle ? Ne serait-ce pas que, sans même s'en apercevoir, la gauche s'est mise à aimer cette société qu'elle essayait, naguère encore, de changer ou, tout au moins, de rendre meilleure ? D'abord sous l'influence d'une certaine interprétation du marxisme, le politique comme tel a été découronné ou refoulé, tout pouvoir étant censé se réduire à l'expression de forces économiques et le productif seul définissant l'homme. Ensuite l'influence d'un certain courant, dont on ne peut oublier l'origine confessionnelle et qui a emprunté notamment la voie syndicale, a converti la gauche au spontanéisme, à l'autogestion et, par un glissement naturel, à la libre entreprise et à la concurrence, bref au capitalisme. L'école n'aura guère d'autre fonction désormais que de pourvoir aux emplois.

 

[...]

 

Modernité est le mot de passe, mot magique paralysant toute réflexion, autorisant tous les abandons, désignant le chatoiement démocratique qui, selon Platon, précipite la perte des cités. C'est bien le triomphe du capitalisme. Mais il ne s'agit plus du capitalisme ascétique du siècle dernier, qui confondait investissement et privation. Désormais, l'économie de marché entend résumer toute la société, foire multicolore où l'on ne sait plus si l'on produit pour consommer ou si l'on consomme pour produire toujours davantage. La panoplie d'un supermarché, voilà maintenant la référence pour l'école : modèle optionnel, style concurrentiel, compétitivité, adaptation, sont les catégories de la pédagogie officielle. L'école de la réussite est ce bazar où tout le monde peut se servir, quitte à ne s'offrir que pacotille. Finie la politique ! Mais dans ce désert, il faut bien trouver des compensations : superstitions, intégrismes, réveil de communautés orgueilleuses et exclusives. D'où le paradoxe : un monde absorbé par l'économie, homogène, unidimensionnel, n'évite pas le fanatisme et la violence.

 

[...]

 

Les sciences sociales ont cette supériorité absolue sur les sciences de la nature de pouvoir produire par le discours les situations qui vérifient après coup leurs théories.

 

 

 

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Le 02/07/2018 à 22:20, Jean_Karim a dit :

Ca tombe bien, l'école n'est pas faite pour lls supers génies dans ton genre. Vu que tu n'as jamais eu besoin d'elle, le problème  est reglé.

Mais elle est faite pour qui alors ?

Ceux qui s'en sortent en ne trouvant là que quinze ans d'emmerdements n'en ont pas besoin.

Ceux qui font encore des fautes de français ainsi que ceux ne sachant toujours pas conduire un raisonnement correct à 20 ans n'en tirent manifestement aucun enseignement.

 

Donc il reste qui à part les académiques ? À quoi sert l'instruction publique sinon de bande démo pour passer le capes ?

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il y a 31 minutes, Neomatix a dit :

À quoi sert l'instruction publique sinon de bande démo pour passer le capes ?

 

A se trouver une meuf qui ne soit pas ta cousine.

  • Haha 1

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il y a 42 minutes, Bézoukhov a dit :

A se trouver une meuf qui ne soit pas ta cousine.

Toi t'as pas fréquenté mon collège/lycée catholique de province.

  • Haha 1

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Ça existe pas les rallyes en province ? Ou c'est que c'était toutes tes cousines ?

 

Edit : j'ai jamais foutu les pieds dans un rallye ; je tiens à le préciser.

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