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Lancelot

Logorrhées et salades de mots

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Un commentaire de la "pensée" de Zizek:

 

"Pourtant nous alerte Žižek, une autre violence est d’autant plus active qu’elle reste invisible. C’est la violence qui, justement, soutient ce « niveau-zéro », lui est incorporée, mais de telle


sorte qu’elle n’est pas immédiatement visible, qu’elle ne s’en distingue pas. C’est la violence du cours « normal » des choses, que Žižek compare à la « matière noire » de la physique, matière massivement constitutive de l’univers mais a priori indétectable, qui seule pourtant peut rendre compte d’effets inattendus. Seule la mise à jour de cette violence objective peut nous permettre de comprendre des explosions de violence subjective qui paraissent sinon proprement « irrationnelles » et gratuites. A suivre Žižek, cette forme de violence a pris, avec le capitalisme, une place inédite."

-Bénédicte Vidaillet (maître de conférences, Université de Lille 1), ISSN [International Journal of Zizek Studies -sic !] 1751-8229, Volume Five, Number Three, p.3.

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On ne peut pas tous habiter sur la place du village, c'est vraiment pas juste ! :

 

"Pour expliquer la notion de « restes », on peut

recourir brièvement à l’arithmétique. Par exemple, si l’on divise 100 par 11, le reste est 1. Il s’agit alors de problématiser le statut de ce « reste ». Je m’appuie sur la définition de « reste » (remainder) par Honig (1993). Celle-ci suppose que le reste de 1 n’existe pas avant et en-dehors du processus de division: c’est l’opération qui en fait un reste. La notion rappelle donc utilement l’importance des processus qui produisent les restes. Pour Honig, en théorie politique, ce sont les processus de fermeture qui produisent les restes : on peut donc, par exemple, considérer comme  « restes » les résultantes de tout processus de fermeture, de l’ordre du discours, de la théorie, ou du projet hégémonique. Ce qui est important, c’est de se concentrer sur le processus, et non simplement sur la forme, et de déterminer si le discours, la théorie ou le projet hégémonique en question instrumentalisent les restes qu’ils produisent comme source de légitimité.

 

J’utilise la notion de « restes » à la fois littéralement et métaphoriquement pour parler à la fois de « ceux qui restent » et de « ceux qui sont mis au rebut ». On peut illustrer le premier sens à partir d’un rapport de l’OCDE sur « l’intégration des zones urbaines en difficulté ». D’après ce rapport, le marché du logement, par le biais de dynamiques de distribution et redistribution, produit de la concentration. Le développement massif d’habitat social au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, en réponse à la pénurie de logement liée à l’accroissement démographique et à l’immigration, a été suivi de l’émergence d’un marché de logements privés destinés aux ménages à revenus faibles ou moyens, qui a conduit beaucoup de ces derniers à quitter leur logement social. « Ceux qui restent dans les logements sociaux sont, dans la plupart des cas, ceux qui sont les moins compétitifs sur les marchés du travail, et de ce fait, ceux qui ont les plus grandes chances de subir le chômage » (OCDE, 1998, les italiques sont de moi). Ceci conduit à un déclin des prélèvements fiscaux, donc des investissements, et une spirale de paupérisation, ressentie d’abord dans l’environnement matériel, s’enclenche :

 

Lorsque les acteurs locaux (notamment les propriétaires, les chefs d’entreprises, les entrepreneurs potentiels, les assureurs, les banquiers et les fonctionnaires locaux) perçoivent ce processus, ils réagissent de façon à protéger leurs investissements et minimiser leur prise de risque, et beaucoup choisissent de partir [ OECD, 1998 : 51 ]

Ce processus mène finalement à un « cercle vicieux » :

 

Premièrement […] une fois que les problèmes commencent à s’accumuler les résidants les plus aisés commencent à partir. Les plus pauvres, qui n’ont pas le choix, restent […]. Deuxièmement, la situation qui se dégrade dans le quartier, particulièrement en termes de sécurité, décourage les entreprises plus encore qu’avant […]. Troisièmement, la résignation et l’échec tendent à s’enraciner dans les écoles. L’échec scolaire tend à devenir la norme et sans échappatoire via l’éducation, le « piège de la pauvreté » dans l’espace se transmet alors d’une génération à la suivante (OECD, 1998: 58 ; les italiques sont de moi).

 

Les grands absents sont les « restes » eux-mêmes, ceux qui n’ont d’autre choix que de rester : ils ne figurent même pas parmi les « acteurs locaux ». Ces citations avaient pour but d’illustrer la notion littérale de « restes » : ceux qui sont  « pris au piège de l’espace » (Harvey, 1989), ou « enchaînés à un lieu » (Bourdieu, 1999), dont le devenir illustre bien la spatialité de l’injustice."

-Mustafa Dikeç, « L’espace, le politique et l’injustice » [archive], justice spatiale - spatial justice, no 01, septembre 2009.

 

http://www.jssj.org/article/lespace-le-politique-et-linjustice/

 

Quel scandale de vivre dans un monde doté de contraintes. Vivement que le Dieu-Etat y fasse quelque chose, n'importe quoi, du moment que les experts en charlatanisme soient subventionnés et que les électeurs aient le sentiment apaisant qu'on se soucie d'eux...

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il y a 31 minutes, ttoinou a dit :

Ce texte est beaucoup trop profond

Creux, voulais-tu sans doute dire. ;)

 

Nom de nom, il y a quinze ou vingt ans, les piposophes tentaient d'impressionner le bourgeois et arnaquer leurs lecteurs en invoquant le théorème de Gödel ou l'entropie et la thermodynamique ; aujourd'hui, ils en sont réduits aux quatre opérations. Quelle déchéance... Et après, qu'on ne vienne pas nier que le niveau ne baisse pas !

 

Il reste quand même une constante, à savoir le sacré complexe d'infériorité que les tenants des sciences sociales continuent à avoir face aux sciences dures. On devrait interdire le recours aux sciences dures quand on parle de société. Ou le faire payer très cher pour financer les départements de sciences. :mrgreen:

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il y a 19 minutes, Rincevent a dit :

les piposophes tentaient d'impressionner le bourgeois et arnaquer leurs lecteurs en invoquant le théorème de Gödel

 

Debray ne s'est jamais présenté comme philosophe, me semble-t-il. Il y a déjà assez de sophistes qui usurpe le titre.

 

À l'inverse Jacques Bouveresse, philosophe spécialiste en épistémologie, a rédigé de son côté un opuscule,

Prodiges et vertiges de l'analogie, où il soutient largement Sokal et Bricmont et où il s'intéresse de près à une « imposture » particulière : l'usage douteux que fait Régis Debray des travaux de Kurt Gödel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Impostures_intellectuelles

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Oh, j'ai lu aussi il y a des années une page où BHL tentait d'utiliser lui aussi le théorème du pauvre Kurt (et du coup, BHL, on lui donne du phisolophme en veux tu, en voilà). Quoiqu'il en soit, "piposophe" désignait les producteurs incontinents de discours fumeux dont les media et autres demi-habiles raffolent, prenant leur vacuité pour de la profondeur ; à distinguer des philosophes, les vrais, qui se tiennent généralement à l'écart des media, et dans tous les cas essaient au moins de produire quelque chose qui se tienne et qui nous apprenne quelque chose sur le monde.

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Dès qu'on parle esthétique, le bullshitomètre tend à s'affoler (cet article mérite aussi un prix niveau name-dropping):

 

Nous prenons comme point de départ la figure obsidionale de la crise de la culture, que nous associons, d’un côté, à l’effondrement des universels (notamment à l’effondrement des idées de bien, beau et juste), et d’autre part, au fait que la société actuelle s’est transformée en une « société de communication généralisée », au moyen de l’implantation globale des réseaux de communication électronique. En fait, les technologies de l’information et de la communication sont en train de nous investir et mobiliser, et en conséquence nous vivons le vertige d’un temps accéléré, d’une « mobilisation totale » ou, suivant les paroles de Peter Sloterdijk (2000), d’une « mobilisation infinie ». Nous vivons donc en situation de crise, avec ce malaise de l’époque à configurer la crise de la communauté humaine, enfin, la crise de l’humain même, ce qui dans les mots de Baudrillard constitue la mort du réel, ou dans ceux de Žižek « le désert du réel ».



https://www.cairn.info/revue-societes-2011-1-page-17.htm

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Recracher du Lukács - Marcuse -Debord en 2017...

 

Dans

La Société autophage, Anselm Jappe s'intéresse au sujet narcissique-fétichiste, qu'il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise. La " critique de la valeur " élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce livre s'adresse à tous ceux qui se préoccupent de la " pulsion de mort " de la société actuelle et qui pensent qu'elle est le résultat d'une véritable crise de civilisation.

Le mythe grec d'Érysichthon nous parle d'un roi qui s'autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d'une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l'enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la " critique de la valeur " – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l'argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l'idée, forgée par la Raison moderne, que le " sujet " est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l'intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd'hui le réceptacle d'une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l'illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu'Anselm Jappe appelle la " pulsion de mort du capitalisme " : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres " gratuits " qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l'émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d'une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d'une véritable " mutation anthropologique " ayant tous les atours d'une dynamique régressive.

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Qui peut sérieuse the prendre une telle bouillie de mots pour de l'intelligence ? 

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il y a 5 minutes, NoName a dit :

Qui peut sérieuse the prendre une telle bouillie de mots pour de l'intelligence ? 

 

Si un éditeur prend le risque commercial de vendre ça (et 22 euros les 280 pages !), on peut supposer qu'il y a une demande. En tout cas ce n'est pas le premier livre du gugus.

 

J'imagine que ça peut impressionner un public étudiant naïf et parler à ceux qui sont déjà convaincus...

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Je pense que l'article serait aussi nawak que son chapeau, alors qu'il est juste banal avec des conclusions qui ne découlent pas des prémices:

 

Aux débuts de la physique contemporaine, Heisenberg formula le fameux « principe d’incertitude », mieux nommé « principe d’indétermination », qui postule qu’on ne peut connaître simultanément la vitesse et la position d’une particule donnée. Si par métaphore nous devions reprendre ces termes, le principe d’indétermination propre à notre démarche théorique pourrait se résumer en ceci qu’il nous est devenu impossible de saisir simultanément la situation objective du prolétariat dans le capital et son devenir révolutionnaire, alors même que c’est la tâche théorique que nous nous sommes assignés. Cette impossibilité est similaire à la situation de la classe elle-même, à son impossibilité propre. La théorie de la communisation est une théorie de la rupture, elle ne peut être scientifique : elle est emportée dans le mouvement de son objet et contient toutes les contradictions et les apories qui lui sont propres. La fin de son objet est sa fin propre. C’est une théorie aussi impossible que l’est le prolétariat, cette impossibilité est l’objet de ce texte.

https://carbureblog.com/2017/11/23/principe-dincertitude-lutte-des-classes-et-theorie/

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C'est un peu la version loi physique de "on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre" alors tant mieux si ils en prennent conscience

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Pour obtenir de la bouillie produite à échelle industrielle, taper "post-moderne" sur son moteur de recherche préféré est une tactique éprouvée:

 

L'homme s'est perdu. Il semble n'avoir plus de références sûres dans le monde. Le changement brutal de la vie quotidienne dans la vitesse urbaine oblige l'

homo oeconomicus à changer constamment ses habitudes. Il faut s'adapter à n'importe quel prix. L'instant (kairos) est devenu presque divin, de sorte que nous pouvons percevoir notre croissante fixation à un présent délié des autres dimensions temporelles. A ce titre, tout ce qui a déjà glissé dans le passé n'importe plus et le futur ne nous donne aucun sens, nous ne vivons que pour de nouveaux instants, autrement dit il n'y a pas d'Histoire. Après le fameux dévoilement de la finitude au 20ème siècle nous sommes en train de nous plonger une nouvelle fois dans l'infinitude, ou dans l'atemporel, sous la forme d'une fixation au présent. Comment est-il possible que la radicalisation de l'accent sur l'immédiat nous ait sournoisement dérobé le sens historique du monde ? L'apparence d'intensité dans « l'immédiatisme » dissimule l'inauthenticité qui vient fréquenter nos jours.1 Cette contradiction se nourrit du système lui-même et cache la base de ses dissimulations les plus scandaleuses.

https://www.sens-public.org/article480.html

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J'aime ce topic.

 

il y a une heure, Johnathan R. Razorback a dit :

L'instant (kairos)

Toujours bon à savoir et impressionne la gallerie

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il y a 22 minutes, ttoinou a dit :

Toujours bon à savoir et impressionne la gallerie

 

Et en plus kairos ne signifie pas l'instant, mais l'instant approprié pour faire une chose spécifique...

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Souvenir d'un cours de "philosophie de l'art" (qui se cachait mal d'être un cours d'anticapitalisme appliqué):

 

"L'appareil photo exige de son propriétaire (de celui qui est possédé par lui) qu'il prenne sans cesse des clichés, qu'il produise des images de plus en plus redondantes. Cette photomanie de l'éternel retour du même (ou du très semblable) finit par aller si loin que sans appareil, le photographe amateur se sent aveugle: c'est l'accoutumance toxicomaniaque qui commence. Alors, le photographe amateur ne peut plus considérer le monde qu'à travers son appareil et selon les catégories de la photographie. Loin de se tenir "au-dessus" de l'acte de photographier, il est dévoré par l'avidité de son appareil ; il est devenu le prolongement du déclencheur automatique de son appareil. Son comportement ne fait plus qu'un avec le fonctionnement automatique de l'appareil photo."
-Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie, 1983.

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Il y a 12 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

L'appareil photo exige de son propriétaire (de celui qui est possédé par lui)

Que serait l'anticapitalisme pseudo-subtil sans ses incessants hypallages...

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On peut combattre le sophiste en soulignant l'inconsistance de ses raisonnements. Mais comment combattre la logorrhée ?

 

Ce texte a pour objectif de montrer comment cet excès de l’ontologie peut avoir le sens d’une éthique et, plus précisément, d’une éthique de l’écriture, fondée sur la primauté de la finitude et sur son irréductible « vérité ». Le fait que cette finitude radicale se communique dans l’« écriture » pourrait alors suspendre l’opposition dépense-projet qui a animé et continue d’animer le débat Sartre-Bataille. La thèse que je voudrais donc tenter de soutenir est la suivante : seul ce qui dans la communication se montre sans qu’il puisse pour cela se dire en tant que tel, peut donner une signification à l’action qui projette : ce qui revient à dire qu’un projet n’a de valeur pour l’homme – n’est digne d’être vécu – que si ses racines plongent dans l’impossible. Sinon c’est un calcul insensé.



https://www.cairn.info/revue-lignes1-2000-1-page-107.htm

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En humiliant les logorratheurs ? 

La moquerie c'est particulièrement efficace et ça devrait être considéré comme universitairement acceptable pour évacuer le bullshit ambiant. 

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il y a 17 minutes, NoName a dit :

La moquerie c'est particulièrement efficace

 

Disons que c'est un art et ça demande une patience difficilement compatible avec l'énervement induit par la matière elle-même.

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Quote

seul ce qui dans la communication se montre sans qu’il puisse pour cela se dire en tant que tel, peut donner une signification à l’action qui projette

 

40 minutes ago, NoName said:

En humiliant les logorratheurs ? 

La moquerie c'est particulièrement efficace et ça devrait être considéré comme universitairement acceptable pour évacuer le bullshit ambiant. 

Il nous faut un nouveau Schopenhauer ou Nietzsche.

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Le 18/04/2018 à 22:39, Lancelot a dit :

 

Il nous faut un nouveau Schopenhauer ou Nietzsche.

 

Je pense que tu connais, Geoffrey Miller est pas mal du tout dans le genre. 

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6 hours ago, NoName said:

Je pense que tu connais, Geoffrey Miller est pas mal du tout dans le genre. 

 

Quote

En novembre 2009 il publie dans le journal britannique The Economist une tribune intitulée "une crise imminente dans la génétique humaine". Il déclare ne pas attendre de la génétique une révolution dans les méthodes de soins, mais en craindre des effets pervers sur l'évolution humaine et les inégalités, notamment en répertoriant de possibles différences génétiques entre les classes, ethnies, races, etc.

 

Mmmmmmh...

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il y a 48 minutes, Lancelot a dit :

 

 

Mmmmmmh...

 

au lieu de lire les conneries de the economist et te faire un avis sur un article à la con va plutôt sur son twitter lire le mec

je sais que ça fait mal au cul mais quelqu'un avec qui on peut être en désaccord une fois n'est pas forcément mauvais, Miller est absolument intraitable sur les questions de free-speech, est une des bêtes noires absolues des SJW (et pour cause), des féministes et des racialistes de gauche, a une position libertarienne  tout sauf molle sur la thune et les impôts, et pourtant ne tombe pas du tout dans les stupidités altiriteuse à la PJW ou Walter Block.

 

au passage, et sans vouloir t'accuser de quoi que ce soit, j'aimerais savoir comment ça se fait qu'on te vois faire preuve de tant de mansuétude envers les libertariens qui servent la soupe depuis des mois et des mois à trump et à l'alt-right quand ils sont clairement irrécupérables alors que dans le même temps, t'en as mis plein la gueule à Tucker et SFL sous prétexte qu'ils ont été une fois du côté des antifa. Ou bien là avec Geoffrey Miller parce que c'est pas un transhumaniste.

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53 minutes ago, NoName said:

au lieu de lire les conneries de the economist et te faire un avis sur un article à la con va plutôt sur son twitter lire le mec

J'ai fait la même chose que n'importe qui de raisonnable en entendant parler de quelqu'un que je ne connais pas, je l'ai cherché sur wikipédia.

 

Mais l'article anglais mentionne effectivement ses aventure twitteresques :

Quote

On June 2, 2013, Miller posted a tweet on Twitter stating: "Dear obese PhD applicants: if you didn't have the willpower to stop eating carbs, you won't have the willpower to do a dissertation #truth".[11] Miller subsequently removed the tweet and issued two apologies, one of which said: "My sincere apoplogies to all for that idiotic, impulsive, and badly judged tweet. It does not reflect my true views, values, or standards", but not before the post was picked up by major news sources.

 

Ça me le rend un peu plus sympathique même si, au vu de l'auto-flagellation, il a l'air de se laisser pas mal écraser par les SJW au final. Peut-être qu'il a changé sur ce point depuis 2013.

 

53 minutes ago, NoName said:

et pourtant ne tombe pas du tout dans les stupidités altiriteuse à la PJW ou Walter Block.

[...]

Ou bien là avec Geoffrey Miller parce que c'est pas un transhumaniste.

Alors c'est marrant parce que j'ai justement perçu des vibes alt-righteuses de sa part avec des red flags comme l'évopsy, la mention de races et de QI, l'anti-progressisme (technique et culturel), la collaboration avec un PUA... C'était ça que je visais dans mon message. Juste à partir de wikipédia j'aurais du mal à le différencier d'un Molynex.

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le fait qu'il ne parle pas sans cesse d'immigration, qu'il ne lèche pas les couilles de trump, qu'il ne fait pas spécialement preuve de mansuétude pour la droite, qu'il ne parle pratiquement jamais de religion ?

 

c'est pas grand chose mais comme cracher sur les bougnoules et sur les femmes (et c'est pas son cas) fait à peu près 90% du discours audible des altrighteux...

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Si j'étais un SJW ça me suffirait pour conclure que c'est un islamophobe anti-immigration. Pareil pour ses conseils de drague et ses histoires d'évopsy qui suffiraient à me convaincre qu'il est affreusement sexiste.

 

Comme je ne suis pas un SJW je suis prêt à entendre ce qu'il a à dire par ailleurs, dont je ne doute pas que ça puisse être intéressant, mais disons que ça explique ma première réaction.

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Il y a 5 heures, NoName a dit :

le fait qu'il ne parle pas sans cesse d'immigration, qu'il ne lèche pas les couilles de trump, qu'il ne fait pas spécialement preuve de mansuétude pour la droite, qu'il ne parle pratiquement jamais de religion ?

Je crois que tu fais erreur. C'est important de remarquer que les gens d'alt-right ne parlent quasiment jamais de religion (encore moins que d'économie, c'est dire), et pour cause : ils ne sont pas d'accord, entre les néo-fascistes athées, les cathos tradis, les protestants réac, les néo-païens métalleux... Le seul point d'accord, c'est "pas de musulmans", et encore, je crois que tu leur présenterais un Bosniaque aux yeux bleus, ou même une jolie Indonésienne, ça pourrait passer.

Il y a 7 heures, Lancelot a dit :

de possibles différences génétiques

No shit, nous ne sommes pas tous des clones ? :lol:

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https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00958964.2016.1249330

Quote

Using the figuration of queer tango, we conceive this essay as a performance that responds to three Canadian Journal of Environmental Education articles, each of which calls for the creation and circulation of more queer scholarship in environmental education. We explore Vagle’s (2015) suggestion of working along the edges and margins of phenomenology using poststructuralist concepts and ideas, with a view to engaging with J. Russell’s (2013) phenomenological interpretation of queer theory, with particular reference to Sara Ahmed’s (2006) phenomenological exploration of “(dis)orientation.” Although Vagle (2015) uses the Deleuzean concepts of multiplicity and line of flight to explore the phenomenological notion of intentionality, we suggest that engaging other, somewhat lesser used, Deleuzean concepts might better pair with J. Russell’s (2013) use of the phenomenological ideas of orientation and embodied experiences. Thus, we draw on the Deleuzean creative conceptions of the molar/molecular, body without organs, and assemblages to queer(y) phenomenological notions of subjects, objects, lived bodies, and (dis)orientations. Through our inquiry, we found that dancing around the edges of phenomenology requires a redrawing of the boundaries of subjectivity and objectivity that moves from the individual to the collective, from static objects to material-semiotic generative nodes. Our provocation is that such a queer dance—one that prods and probes the geometries and optics of relationality (Barad, 2003)—can not only reinvigorate environmental education scholarship but also help to reimagine curriculum as a collective inquiry into the practices of enacting and policing boundaries.

 

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