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Réforme constitutionnelle à risque en ce moment

 

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D'un référendum à l'autre, du Royaume-Uni à l'Italie, l'avenir de l'Europe va encore être suspendu au verdict des urnes ce 4 décembre. Les Italiens sont appelés à se prononcer sur une réforme constitutionnelle qui veut réduire les pouvoirs du Sénat.

 

Si le "oui" l'emporte, ce sera une victoire de la politique de réformes du premier ministre Matteo Renzi. Le sénat ne votera plus que les lois constitutionnelles, la participation de l'Italie à l'UE ou la protection des minorités linguistiques. De 315 membres élus, il passera à 100 membres nommés.

 

Mais si le non l'emporte, cela pourrait être la petite étincelle qui relance la crise des dettes souveraines en Europe. Pour l'heure, c'est le scénario le plus probable d'après les sondages, même s'il faut les prendre avec des pincettes tant les indécis sont nombreux.

 

"Les investisseurs vont fuir"

"Une victoire du non voudrait dire que l'Italie ne veut pas se réformer, alors qu'elle est victime d'une chute de la productivité et d'un fort endettement", analyse Daniel Gerino, de la société de conseil en investissement Carlton Selection.

 

Matteo Renzi serait contraint à la démission, du moins s'il s'en tient à sa promesse, ouvrant une nouvelle phase d'instabilité politique. En cas d'élection anticipée, les opposants d'extrême-gauche à l'extrême-droite, en passant par les populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, seraient en position de force.

"Les investisseurs vont fuir. La BCE serait absolument obligée d'intervenir pour racheter de la dette italienne massivement. Sans intervention, si les taux d'intérêts remontent à 3%, l'Italie est morte", sanctionne Daniel Gerino. La dette publique, supérieure à 130% du PIB, engloutirait très vite l'essentiel de ses ressources budgétaires, au point de devenir insoutenable.

Or, cette crise interviendrait alors que les banques italiennes sont dans un état de fragilité extrême. "Elles concentrent 300 milliards de 'bad loans' [des créances douteuses qui ne seront que partiellement, voire pas du tout, honorées, NDLR], soit un tiers du total en Europe", décrypte Carlton Selection.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour relancer une crise européenne. La victoire du "non" stopperait la politique de réformes économiques, pousserait les investisseurs à se débarrasser de la dette italienne. La hausse des taux rendrait l'emprunt plus cher pour les entreprises et les banques déjà exsangues, alors que la croissance est faible.

Si rien n'empêche ce scénario noir, c'est bel et bien l'appartenance de l'Italie à l'Union européenne et à la zone euro qui peut être remise en question.

Les Italiens enthousiastes à l'idée de quitter l'UE

La faillite d'une ou plusieurs banques conduirait à un bras de fer avec Bruxelles. L'UE, Allemagne en tête, exige que les solutions de soutien aux banques respectent les règles européennes. Or, depuis le 1er janvier, le sauvetage d'une banque doit se faire d'abord en mettant à contribution les actionnaires, créanciers et déposants de plus de 100.000 euros, ce qu'on appelle le "bail-in". C'est-à-dire qu'elles interdisent la nationalisation (bail-out).

D'après un récent sondage, les Italiens sont les plus enthousiastes d'Europe à l'idée de quitter l'UE si la question leur était posée, sur le modèle du Brexit. Nul doute que l'opposition à Matteo Renzi, Mouvement 5 Etoiles en tête, l'a très bien compris.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/04/pourquoi-un-echec-du-referendum-italien-aurait-tout-pour-relance/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

Selon les sondages sortis des urnes le non l'emporterai largement

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Il paraît en effet que le non est entrain de l'emporter largement. Si cette histoire peut faire sortir l'Italie de l'UE ce serait vraiment pas mal, d'autant plus que sur les plans symbolique et historique (l'Italie étant un des pays fondateurs de la CEE) ce serait bien plus fort que la sortie du Royaume-Uni.

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Ils ne sortiront pas. le referendum ne portait pas cette question. Renzi partira et un autre gogol le remplacera.

 

Oui mais si au moins l'autre gogol qui le remplacera peut les faire sortir de l'UE ce serait pas mal.

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Je connais bien l'Italie, j'habite à 20km. Le Nord est riche, dynamique et vraiment pro-business. Le problème c'est le sud qui est l'exact contraire. Le gros problème de l'Italie c'est le bordel même pour payer sa facture d'électricité. Ils ont besoin de se moderniser sur tout un tas de points: infrastructures, système bancaire, et d'autres. L'Italie c'est un pays formidable mais qui a tout laisser faire à l'Etat sans que celui-ci ne prenne trop pendant des années. L'Etat était pauvre et les Italiens "riches" et ils n'ont pas modernisé le pays. Ils se sont foirés.

  • Yea 1
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Sur le fond la réforme voulue était de réduire le nombre de sénateurs mais aussi diminuer les pouvoirs du sénat au profit de l'exécutif. Perso je ne pense pas que cette réforme allait dans le bon sens si on préfère un système de checks and balances.

En revanche la grave crise institutionnelle dont tout le monde flippe va accoucher d'une souris, les italiens ont tellement connu de changements de gouvernements! Encore une fois les médias adorent jouer à se faire peur, vraiment ces gens s'emmerdent dans leur vie.

  • Yea 2
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Ma femme est italienne, du sud, elle a voté comme son père lui a dit de le faire...sans trop comprendre...contre Renzi!

J'ai l'impression que dans cette société encore archaïque la tradition entraine que beaucoup ont eu le même comportement.

Sinon j'ai la même vision que Bob sur le pays.

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Ma femme est italienne, du sud, elle a voté comme son père lui a dit de le faire...sans trop comprendre...contre Renzi!

J'ai l'impression que dans cette société encore archaïque la tradition entraine que beaucoup ont eu le même comportement.

Sinon j'ai la même vision que Bob sur le pays.

Je connais bien l'Italie, j'habite à 20km. Le Nord est riche, dynamique et vraiment pro-business. Le problème c'est le sud qui est l'exact contraire. Le gros problème de l'Italie c'est le bordel même pour payer sa facture d'électricité. Ils ont besoin de se moderniser sur tout un tas de points: infrastructures, système bancaire, et d'autres. L'Italie c'est un pays formidable mais qui a tout laisser faire à l'Etat sans que celui-ci ne prenne trop pendant des années. L'Etat était pauvre et les Italiens "riches" et ils n'ont pas modernisé le pays. Ils se sont foirés.

Je ne connais pas bien l'Italie de l'intérieur , mais dans mon travail j'ai souvent eu à travailler avec des italiens du nord et ce sont des gens top, très professionnels, et l'histoire de l'Italie du nord est très intéressante pour nous les libéraux.

Votre description irait pas mal avec l'Espagne, avec d'un côté les 2/3 nord et de l'autre le tiers sud. C'est très visible.

Après il y a des côtés sympas chez tout le monde, même les belges regardez....

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Votre description irait pas mal avec l'Espagne, avec d'un côté les 2/3 nord et de l'autre le tiers sud. C'est très visible.

Pour avoir de la famille (cousins) en Italie du Nord, je confirme les propos de BoB.

Les italiens sont globalement plus riches, et l'État est plus pauvre mais partout.

Même dans ma famille, ils ont attendu des années avant de "finir" la maison (crépi) pour ne pas payer d'impôts dessus.

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  • 3 months later...
  • 2 weeks later...
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Lundi, les salariés d'Alitalia ont rejeté un projet de relance drastique pour la compagnie aérienne italienne qui risque désormais la liquidation, a annoncé la direction. Entre jeudi et lundi après-midi, près de 90% des 12 500 membres du personnel ont ainsi participé à la consultation. Dans la soirée, bien avant la fin du dépouillement, le non a dépassé la barre des 50%. 

 

Le plan prévoyait la suppression de 1700 emplois et une baisse des salaires de 8%. "Ils nous ont fait payer, à nous, toutes les crises. Nous sommes en colère. Ce nouveau plan ne sert à rien", a expliqué un pilote au quotidien La Stampa, assurant que la compagnie se retrouverait "au même point dans neuf mois". 

 

Tout le week-end, le gouvernement, qui fait la médiation ces dernières semaines, a répété qu'il n'y avait pas de solution alternative pour sauver la compagnie qui transporte, chaque année, 24 millions de personnes à bord de 120 avions. Les caisses de la compagnie sont en effet à sec, et ses actionnaires (Etihad Airways qui détient 49%, UniCredit, Intesa Sanpaolo, etc.) n'entendent pas remettre la main à la poche en cas de rejet de l'accord. 

 

Le conseil d'administration d'Alitalia a été convoqué mardi "pour une évaluation du résultat négatif de la consultation", a annoncé la compagnie dans un court communiqué. La mise en place d'une "administration extraordinaire" devrait être lancée, en vue d'une hypothétique reprise ou d'une liquidation.

lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-compagnie-aerienne-alitalia-au-bord-de-la-liquidation_1902024.html

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  • 5 months later...

Example de mauvais journalisme : le Monde utilise le terme militant ou terroriste en fonction de son parti pris idéologique. Ce qui en fait un journal gerbant. 

 

Autre personne gerbante : l'ultra corrompu président Lula qui a accordé l'immunité à cet assassin multirécidiviste en fuite. Un autre héros de la gauche altermondialiste. 

 

Et je ne parle pas des gouvernements, artistes, hommes politiques, policiers Francais, BHL... À ajouter aux nombreux crimes de l'Etat francais depuis 1945.

 

Le Monde - Brésil : l’ancien militant d’extrême gauche Cesare Battisti libéré

Détenu depuis jeudi 5 octobre, l’Italien de 62 ans a été relâché samedi alors que l’Italie réclame au gouvernement brésilien son extradition.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/10/07/bresil-l-ancien-militant-d-extreme-gauche-cesare-battisti-libere_5197822_3222.html

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  • 2 weeks later...

Le Monde - Les référendums d’autonomie en Lombardie et Vénétie en questions

Les consultations, organisées dimanche dans ces régions italiennes, interviennent trois semaines après le scrutin catalan, dont elles diffèrent fortement.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/22/les-referendums-d-autonomie-en-lombardie-et-venetie-en-questions_5204316_3214.html

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  • 3 weeks later...
  • 2 months later...

Dans un mois, ce sont les élections générales en Italie. Quand soudaint-à-coup, deux meurtres à Macerata. Pamela Mastropietro, 18 ans, est tuée et retrouvée démembrée dans deux valises, et un demandeur d'asile nigérian devenu irrégulier et du nom de Innocent Oseghale est arrêté. Entendant ça à la radio, un certain Luca Traini, sympathisant fasciste, prend un flingue et tire en pleine rue, blessant six Africains.

 

L'ambiance a l'air bonne, dites-donc...

 

http://www.ilgiornale.it/news/cronache/macerata-18enne-fatta-pezzi-fermato-spacciatore-nigeriano-1489362.html

http://www.italianinsider.it/?q=node/6362

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/arme-a-feu-et-mein-kampf-qui-est-luca-traini-le-tireur-presume-de-macerata_1982024.html

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Ce qui m'agace dans le commentaire de l'actualité italienne, c'est de se demander (comme France 2), si on n’assisterait pas à un retour-des-heures-les-moins-éclairées.

 

L'antifascisme est devenu le prêt à penser dès qu'il s'agit de décrire des phénomènes liés à la droite "populiste" ou à l'extrême-droite. Alors que les sujets du moment, ce sont les problématiques identitaires et migratoires, pas le bien-fondée de la démocratie ou la menace du communisme révolutionnaire.

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A leur décharge, t'as un mec ouvertement faciste, lecteur d'Hitler, qui dégomme des Noirs.

 

Et puis le facisme en Italie à gardé une bonne part de nostalgique et en moyenne, les Italiens sont assez bien racistes, beaucoup plus qu'en France ou en Belgique, ça me choque toujours un peu quand j'y vais (et j'y vais souvent). J'ai quand même entendu des romains dire à des Erasmus Belges et Français de rentrer dans leur pays...

 

J'ai aussi acheté pas mal de trucs mussoliniens, ça se vend à même la rue à Rome. On imagine mal des types vendre en rue à Paris des disques avec les discours de Pétain. A Rome, oklm, j'en vois à chaque fois. Moi ça me fait marrer d'acheter ça mais je ne pense pas que l'acheteur moyen achète un disque de Mussolini pour en rigoler avec ses potes à la maison.

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  • 4 weeks later...

Voilà un pays plus fun que l'Allemagne :

 

 

Cette carte me rappelle quelque chose...

 

800px-Italia_1843-fr.svg.png

 

Faudrait que je regarde la carte au détail, parce que ça fait mal au mouvement global "grandes villes" v. "périphéries". Mais je connais très mal l'Italie.

  • Yea 2
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De ce que je comprend Berlu n'a pas vraiment réussi son retour, du coup j'ai pas suivi le programme des 5 stars c'est quoi? et la ligue du Nord c'est le FN italien ou pas vraiment (il me semble que le chef avait glissé centre-droit)?

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il y a une heure, Fagotto a dit :

du coup j'ai pas suivi le programme des 5 stars c'est quoi?

 

C'est absolument illisible dans la presse française et je parle pas un mot d'italien (enfin, si, un mot). J'ai l'impression que c'est un blob démocratie participative, avec tendances de centre-gauche écolos, toujours un peu dans la hype du moment (genre revenu universel j'ai cru comprendre). Le côté anti-establishment est surtout là pour faire chier les politiques en place, l'UE et les journalistes on dirait.

A Bruxelles, ils siègent moins par conviction que par intérêt avec l'UKIP et quelques autres groupuscules, mais avaient voulu se barrer pour partir à l'ALDE (et c'est l'ALDE qui avait refusé le groupe, parce que bon, hein, c'est un peu pas bien le populismeuh).

 

il y a une heure, Fagotto a dit :

et la ligue du Nord c'est le FN italien ou pas vraiment (il me semble que le chef avait glissé centre-droit)?

 

Par définition, ça reste un parti plutôt régionaliste, donc difficilement comparable au FN (même si ils ont des alliances au niveau UE). Ils réussissent à dérégionaliser le parti en passant de la préférence régionale à la lutte contre l'immigration ; je sais pas si on peut dire centre-droit... Par contre, clairement pas de l'extrême droite d'extrême gauche comme le FN.

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    • By Hayek's plosive
      Ca a l'air de gentiment secouer au Belarus:
       
       
      Est-ce que c'est un "soulevement populaire" facon revolution orange ukrainienne (avec la CIA pour emmerder les popov), ou est-ce que c'est Poutine qui manoeuvre en sous-main pour remplacer Loukachenko?
    • By Cugieran
      Hier les Suisses se sont prononcés à 50.3% pour l'initiative UDC sur la fin de l'immigration de masse.
      La réponse est plus complexe qu'il n'y parait.
      Déjà régionalement :
      http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/17/03/blank/key/2014/013.html
      Un battle ville-campagne très clair, hors Tessin qui en manifestement vraiment ras-le bol.
      Un battle alemanique-romand aussi.
       
      A chaud, ça me fait penser à deux choses :
      - en 92, les Suisses ne voulaient pas de l'UE.
      - en 02 ils ont eu les bilatéraux et la libre circulation des personnes sans plus de question
      Vu le score, que certains n'aient pas apprécié ce petit jeu (classique en Europe mais pas en Suisse) me parait possible.
       
      Ensuite, les cantons (hors Tessin) qui ont voté pour sont ruraux avec souvent plus de 80% de Suisses de plus de deux générations. Bref, ils voient passer des étrangers pour les vacances. On est dans la crispation.
       
      La pomme de discorde porte sur les infrastructures qui seraient surchargées. Comparativement aux voisins, c'est discutable mais on ne peut pas niveler par le bas.
      En revanche, Zurich, riche, qui a su s'organiser urbanistiquement pour répondre à l'afflux de population depuis longtemps, n'a pas ce genre de problème.
      Etant entendu que la croissance Suisse (globale) est directement corrélée à la démographie, le PIB/hab reste stable ou à peu près.
      Conclusion : il y a bien apport de richesses suffisant. Les problèmes d'infrastructure sont donc dus à une mauvaise allocation des ressources...
       
      Dénonciation complète des accords bilatéraux par l'UE? Je vois bien cette dernière assouvir sa petite vengeance contre le "paradis fiscal"... Bref, galère.
    • By Bézoukhov
      Je sais pas si on a un sujet sur nos concitoyens des Bouches-de-la-Meuse et cie.
       
       
      "le très libéral Mark Rutte [...], un projet qui vise à taxer les bénéfices de grands groupes qui échappaient jusqu’ici à l’impôt, même si leur siège principal est établi dans le royaume. "
       
      WTF ?
    • By Hayek's plosive
      Un fil sur les omelettes scandinaves, ca manquait. Je viens de tomber sur ca:
       
      Goodbye Sweden
       
    • By Lameador
      D'après les sondages de sortie des urnes, la majorité absolue est atteignable.
       
      http://www.zerohedge.com/news/2015-01-25/greek-exit-polls-hint-massive-victory-syriza-live-webcast
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