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Italie e pasta


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Les italiens sont champions du monde dans l'élaboration de règles électorales imbitables.

 

Le programme 5 étoiles c'est de la salade au mesclun : anti immigration, pro écologie, anti europe, pro tax cut, 

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il y a une heure, Bézoukhov a dit :

Par définition, ça reste un parti plutôt régionaliste, donc difficilement comparable au FN (même si ils ont des alliances au niveau UE). Ils réussissent à dérégionaliser le parti en passant de la préférence régionale à la lutte contre l'immigration ; je sais pas si on peut dire centre-droit... Par contre, clairement pas de l'extrême droite d'extrême gauche comme le FN.

 

Vu de loin la Ligue ressemble à UKIP, d'ailleurs Farage a twitté pour les féliciter.

 

Je suis surpris de la percée du Mouvement 5 étoiles, je croyais ces guignols en recul. Mais l'information sur l'Italie est honteusement limitée.

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  • 2 months later...

L'alliance rouge-brun théorisée par certains se dessinent...

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En Italie, un gouvernement antisystème se met sur les rails

 

L'appétit du pouvoir est le plus fort. Depuis les élections du 4 mars, Matteo Salvini et Luigi Di Maio ont passé leur temps à se chamailler. Au terme d'une semaine fertile en rebondissements, et confrontés à la perspective d'un retour aux urnes durant l'été, le leader de la Ligue et celui du Mouvement 5 étoiles (M5S) ont fini par ouvrir des négociations directes pour former un gouvernement commun, le premier au monde peut-être à traction entièrement populiste. Dimanche, ils devraient communiquer leur programme et la liste de leurs ministres au président de la République, Sergio Mattarella. Il appartiendra alors au chef de l'État de pressentir la personnalité que les deux hommes lui auront indiquée pour former ce gouvernement.

 

Entre la rupture qui paraissait définitive lundi sur le perron du Quirinal, et la journée de vendredi, au cours de laquelle les deux leaders se sont vus au Parlement pour élaborer en commun leurs priorités, un retournement semble s'être passé. Le tournant est intervenu mercredi, quand les deux hommes, toujours en contact permanent via Twitter, ont demandé un délai de 24 heures à Sergio Mattarella. Et ce, alors même que le chef de l'État s'apprêtait à désigner un gouvernement «neutre» pour conduire le pays aux élections, le président du Conseil Paolo Gentiloni ayant démissionné le 31 mars comme l'exige la Constitution, lors de la prise de fonction du nouveau Parlement.

 

Une fois ce délai accordé, Silvio Berlusconi, partenaire de Matteo Salvini dans la coalition de centre droit arrivée en tête (37 % des voix) aux élections du 4 mars, annonçait le soir même qu'il ne poserait «aucun veto» au gouvernement que son allié voulait constituer avec le M5S. Il ne lui votera pas sa confiance, mais annonce une «opposition constructive».

Très vite, Luigi Di Maio et Matteo Salvini ont compris que s'ils voulaient constituer un exécutif «jaune-vert» ayant quelque chance de durer, ils devaient remiser leurs ambitions personnelles. Aussi ont-ils convenu d'une tierce personne. Vendredi encore, on parlait de l'ambassadeur Giampiero Massolo (63 ans), diplomate de longue carrière et actuel président du groupe de chantiers navals Fincantieri. Mais son passé d'ancien patron des services secrets le rend suspect aux yeux du M5S, qui préférerait un autre nom.

 

Les ministres seraient une vingtaine. Matteo Salvini se proposerait de prendre l'Intérieur et Luigi Di Maio les Affaires étrangères, murmurait-on vendredi. Quant au programme, il reprendrait largement les folles promesses faites par chacun d'eux lors de la campagne électorale: abandon de la réforme Monti des retraites, «revenu de citoyenneté» (coût de 15 à 35 milliards d'euros) dès 2019, loi sur la légitime défense, pacte sur les immigrés (avec pour objectif 200.000 rapatriements), imposition minimale (flat tax) unique à 15 %, etc. La liste n'en finit pas. Davide Casaleggio, «l'éminence grise» du M5S, a annoncé que ce «contrat» serait soumis au vote des affiliés par Internet.

 

Ouvrant jeudi à Fiesole, dans la banlieue de Florence, la conférence ministérielle sur «l'état de l'Union européenne», le président Sergio Mattarella a admonesté les deux leaders. «Ne me présentez pas des candidats aux postes clés du gouvernement hostiles à l'euro ou à l'Union européenne.» Il estime que le souverainisme est une «formule du XIXe qu'on ne peut appliquer aux réalités d'aujourd'hui» et ne veut pas entendre parler d'un «référendum sur l'euro», comme le propose à nouveau le fondateur du M5S, Beppe Grillo. Il a en revanche rendu hommage «à la sage politique d'accompagnement de la reprise économique» mise en œuvre par le président de la BCE, Mario Draghi. De son côté, le président du Parlement européen Antonio Tajani a réaffirmé dans cette même enceinte que «sortir de l'euro n'aurait aucun sens». Devant la déferlante populiste qui s'annonce, l'Europe érige ses premiers remparts.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/05/11/01003-20180511ARTFIG00251-en-italie-un-gouvernement-antisysteme-se-met-sur-les-rails.php

 

 

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Que j'aime les journalistes. La Grosse Koalition, c'est une nécessité pour la stabilité de l'univers ; le M5S/Liga, c'est "l'appétit du pouvoir". Lol.

 

Si ils mettent le boss de Fincanteri en Président du Conseil, je sens qu'on va bien rigoler à la première rencontre avec Macron. L'entente avait l'air au beau fixe.

 

Entre le revenu universel et la flat tax, c'est presque un programme libéral de gauche.

 

 

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il y a 43 minutes, Zagor a dit :

 

A part ça, le figaro est considéré comme un journal de droite...

 

Une droite sociale Monsieur ! La gauche n'a pas le monopole du coeur de vos sous.

 

Je rappelle qu'ils se félicitaient de la mise en place du salaire minimum en 1950: http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/02/11/26010-20150211ARTFIG00069-la-creation-de-l-ancetre-du-smic-dans-les-archives-du-figaro.php

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Nan, mais on parle des gars qui ont embauché Samuel Laurent (en rubrique politique et multimédia, hein). A un moment, faut que tes journalistes collent un peu à ta ligne éditoriale ; tu peux pas avoir une ligne "de droite", si tes journos sont pas un minimum convaincus.

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On ‎12‎/‎05‎/‎2018 at 4:57 PM, Normous said:

 

Oui, pour le Figaro, c'est le mal absolu

J'avoue que le combo:

 

-On explose les dépenses budgétaires (annulation de la réforme des retraites, revenu universel) avec diminution de la fiscalité est pas forcément ce qui me semble le plus instinctivement du côté du bien absolu.

 

 

La diminution de la fiscalité, c'est bien, mais dans le même temps tu dois diminuer les dépenses.

Si tu préfères augmenter les dépenses c'est quand même une bonne combo pour d'énormes problèmes.

 

 

Et j'avoue que je ne vois pas en quoi c'est de droite de diminuer les recettes en augmentant les dépenses.

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Le 14/05/2018 à 12:03, Marlenus a dit :

J'avoue que le combo :

-On explose les dépenses budgétaires (annulation de la réforme des retraites, revenu universel) avec diminution de la fiscalité est pas forcément ce qui me semble le plus instinctivement du côté du bien absolu.

 

La diminution de la fiscalité, c'est bien, mais dans le même temps tu dois diminuer les dépenses.

Si tu préfères augmenter les dépenses c'est quand même une bonne combo pour d'énormes problèmes.

 

Et j'avoue que je ne vois pas en quoi c'est de droite de diminuer les recettes en augmentant les dépenses.

Comme un air de défaite avant l’heure. 

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Il y a 11 heures, Nigel a dit :

http://www.nicematin.com/politique/la-coalition-du-mouvement-5-etoiles-et-de-la-ligue-interdit-la-nomination-de-francs-macons-au-gouvernement-en-italie-231731

 

 Visiblement, on part sur une interdiction de la franc-maçonnerie... Ca promet. (au gouvernement j'entends)

 

Je croyais que c’était une organisation secrète ?

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Le 20/05/2018 à 23:52, POE a dit :

Je croyais que c’était une organisation secrète ?

 

Les francs maçons n'ont pas le droit d'être fonctionnaires en italie, rien de nouveau sous le soleil. Pour rappel, c'est dû à la loge P2 et tous les délires qui ont été avec.

Les francs maçons ne sont pas secrets, ils sont discrets. Et puis va aux US ou en Suède et tu verras s'ils sont secrets ou discrets. Même en Angleterre ils ne se cachent pas. C'est plus un problème dans les pays latins. 

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Il y a 5 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

J'ai trouvé un commentaire de la situation italienne (quelque peu orienté hein...): https://lesouverainiste.wordpress.com/2018/05/19/italie-lu-e-reprend-les-choses-en-main/

 

 

C'est carrément riposte laique, hein. C'est plus que quelque peu orienté et ces derniers sont adepte du catastrophisme.

Et il faut arrêter de croire que les mouvements eurosceptiques veulent la mort de l'UE, ce qui les fait chier c'est surtout le poids des bureaucrates de la Commission, de la France et de l'Allemagne dans les affaires européennes.

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il y a une heure, SilenT BoB a dit :

problème dans les pays latins catholiques. 

 

Corrigé.

 

@Zagor: ma remarque était sarcastique. D'où les points de suspension.

L'auteur du blog est manifestement un collectiviste paranoïaque qui pensent que tous les immigrés musulmans vont venir égorger nos filles et nos compagnes...

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il y a 5 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Corrigé.

 

@Zagor: ma remarque était sarcastique. D'où les points de suspension.

L'auteur du blog est manifestement un collectiviste paranoïaque qui pensent que tous les immigrés musulmans vont venir égorger nos filles et nos compagnes...

 

Ah ok désolé.:lol:

 

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Je suis surpris d'apprendre que le président italien aie un droit de véto sur les ministres, je croyais qu'il était un simple chef d'Etat sans le moindre pouvoir, à l'anglaise, à l'allemande, etc. Du coup l'Italie a une constitution qui se rapproche un peu du modèle semi-impérial français ?

A tous les coups, l'extrême droite sera la gagnante des nouvelles élections...

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Il y a 3 heures, Mégille a dit :

Je suis surpris d'apprendre que le président italien aie un droit de véto sur les ministres, je croyais qu'il était un simple chef d'Etat sans le moindre pouvoir, à l'anglaise, à l'allemande, etc. Du coup l'Italie a une constitution qui se rapproche un peu du modèle semi-impérial français ?

A tous les coups, l'extrême droite sera la gagnante des nouvelles élections...

 

Elizabeth II aurait le même pouvoir de decision si les Communes étaient aussi divisées. Mais le système électoral britannique (1st passed the post) rend la chose improbable. 

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Le 27/05/2018 à 21:04, Mégille a dit :

Je suis surpris d'apprendre que le président italien aie un droit de véto sur les ministres, je croyais qu'il était un simple chef d'Etat sans le moindre pouvoir, à l'anglaise, à l'allemande, etc. Du coup l'Italie a une constitution qui se rapproche un peu du modèle semi-impérial français ?

A tous les coups, l'extrême droite sera la gagnante des nouvelles élections...

 

De ce que j'ai vaguement capté de commentaires de journaux français (toujours plus renseignés que les journalistes... qui paye encore Le Monde ?), l'utilisation de ce veto par le président n'est pas exceptionnel. Par contre, je ne crois pas qu'un gouvernement soit déjà mort-né à cause de ce pouvoir. M'enfin, du point de vue constitutionnel, ça reste relativement faible comme pouvoir.

J'ai quand même l'impression que les élites italiennes jouent aux cons. Le M5S et la Ligue avaient réussi à faire une coalition plus proprement que les allemands, et leur chrétien-démocrate de président fout un grand coup de pied là-dedans parce qu'ils flippent face à leur démocratie. Les nouvelles élections risquent de leur péter encore plus à la gueule, d'autant plus que le nouveau président du Conseil sera perçu comme un gros vafenculo ; et le bordel de devenir réel.

 

D'autant plus que je n'arrive pas du tout à positionner Savona sur une quelconque échelle. Il est vent-debout contre le Bruxelles d'aujourd'hui, mais ne me semble pas du tout anti-UE sur le fond.

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Günther Oettinger, un gros lourdingue de commissaire européen allemand, prononce des paroles très maladroites, par rapport aux électeurs italiens.

Des propos que vont certainement exploiter les  partisans des thèses complotistes.

 

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/les-marchés-vont-leur-apprendre-à-bien-voter-la-phrase-qui-enflamme-litalie/ar-AAy1fvU?ocid=ientp

 

 

 

 

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 Oh c'est déjà fait depuis un bail.

 

 J'ajouterai qu'il faut être bien naïf pour croire qu'une crise économique puisse affaiblir les partis populistes. Au contraire, ils accuseront l'étranger, et en seront renforcés. 

 

 Par contre, cela peut être dissuasive pour ses voisins, qui eux ont moins d'orgueil en jeu. 

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  • 4 weeks later...

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