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Pas sûre que ce soit le  bon endroit pour cette interrogation :

 

c'est quoi, l'extrême droite en fait ?

l'extrême gauche, ok, on a Mélenchon, Arthaud, et peut être Hamon ?

les socialistes, on a Marine, non ? c'est plus vraiment extrêmement à droite, le fn

 

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 C'est quoi la droite, c'est quoi la gauche ? :P

 

 On pourrait dire que la droite, c'est le passé ; la gauche, c'est l'avenir. L'extrême-droite, il s'agit de personnes souhaitant revenir au sein d'un passé mythifié, les années DeGaulle pour les plus sobres mais ça peut aller plus loin. Et donc avec cette grille de lecture, le FN est bien d'extrême-droite car il souhaite le retour de ces années-là. 

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Le socialisme n'est pas incompatible avec l'extrême droite

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On est d'accord pour dire que l'important est de savoir où on met le curseur étatique, c'est plus signifiant que l'éternelle distinction droite gauche que l'on entend partout. 

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il y a 14 minutes, Nigel a dit :

 C'est quoi la droite, c'est quoi la gauche ? :P

 

Éléments de réponse:

Révélation

« Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche, hommes de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche. »
-Alain, Propos de décembre 1930.

"
La gauche représente plutôt ce que les sociologues appellent les couches populaires, disons les individus les plus pauvres ou les moins riches, ceux qui ne possèdent rien, ou presque rien, les prolétaires, comme disait Marx, qu’il vaut mieux aujourd’hui appeler les salariés. La droite, tout en recrutant aussi dans ces milieux (il le faut bien : ils sont majoritaires), a plus de facilité avec les indépendants, qu’ils soient ruraux ou urbains, ceux qui possèdent leur terre ou leur instrument de travail (leur boutique, leur atelier, leur entreprise…), ceux qui font travailler les autres ou travaillent pour eux-mêmes plutôt que pour un patron."

"La gauche, depuis la Révolution française, se prononce en faveur des changements les plus radicaux ou les plus ambitieux. Le présent ne la satisfait jamais ; le passé, moins encore : elle se veut révolutionnaire ou réformiste – et la révolution est plus à gauche que la réforme. La droite se plaît davantage à défendre ce qui est, voire, cela s’est vu, à restaurer ce qui était. Parti du mouvement, d’un côté ; parti de l’ordre, de la conservation ou de la réaction, de l’autre. Avec, là encore, tout ce qu’on veut d’échanges et de nuances entre les deux, surtout dans la dernière période (la défense des avantages acquis tend parfois à l’emporter, à gauche, sur la volonté réformatrice, comme la volonté de réformes libérales, à droite, sur le conservatisme), mais qui ne suffisent pas à annuler la différence d’orientation. La gauche se veut essentiellement progressiste. Le présent l’ennuie ou la déçoit ; le passé lui pèse : elle en ferait volontiers, comme le chante encore l’Internationale, « table rase ». La droite est plus volontiers conservatrice. Le passé lui est un patrimoine, qu’elle veut préserver, plutôt qu’un poids. Le présent lui paraît supportable : puisse l’avenir lui ressembler ! Dans la politique, la gauche voit surtout l’occasion d’un changement possible ; la droite, d’une continuité nécessaire. Ils n’ont pas le même rapport au temps. C’est qu’ils n’ont pas le même rapport au réel, ni à l’imaginaire. La gauche penche, parfois dangereusement, vers l’utopie. La droite, parfois durement, vers le réalisme. La gauche est plus idéaliste ; la droite, plus soucieuse d’efficacité."

"La gauche se veut du côté du peuple, de ses organisations (les partis, les syndicats, les associations), de sa représentation (le Parlement). La droite, sans mépriser pour autant le peuple, est davantage attachée à la Nation, à la patrie, au culte du terroir ou du chef. La gauche a une certaine idée de la République ; la droite, une certaine idée de la France. La première penche volontiers vers la bureaucratie ; la seconde, vers le nationalisme, la xénophobie ou l’autoritarisme. Cela n’empêche pas les uns et les autres d’être souvent de parfaits démocrates, ni de tomber parfois dans le totalitarisme. Mais ils n’ont pas les mêmes rêves, ni les mêmes démons."

"La gauche refuse le capitalisme, ou ne s’y résigne que de mauvais gré. Elle fait davantage confiance à l’État qu’au marché. Elle nationalise dans l’enthousiasme, ne privatise qu’à regret. La droite est évidemment à l’opposé (du moins aujourd’hui) : elle fait davantage confiance au marché qu’à l’État, et c’est pourquoi elle est tellement favorable au capitalisme. Elle ne nationalise que contrainte et forcée, privatise dès qu’elle le peut. Là encore, cela n’empêche pas qu’un homme de gauche puisse être libéral, même au sens économique du terme (voyez Alain), ni qu’un homme de droite ait le sens de l’État ou du service public (voyez de Gaulle). Mais la différence n’en demeure pas moins, à l’échelle des grands nombres ou des orientations fondamentales. L’État-providence est à gauche ; le marché, à droite. La planification est à gauche ; la concurrence et l’émulation, à droite."

"Être de gauche passe pour une vertu : la gauche serait généreuse, compatissante, désintéressée… Être de droite passerait plutôt pour une petitesse : la droite serait égoïste, dure aux faibles, âpre au gain… Qu’il y ait là une conception naïve de la politique, ce n’est guère niable, mais ne suffit pas à annuler cette asymétrie. On se flatte d’être de gauche. On avoue être de droite."

"Ce ne sont que des tendances, qui peuvent traverser chacun d’entre nous, chaque courant de pensée (dans les Évangiles, la parabole du jeune homme riche est de gauche ; celle des talents, de droite), mais qui me paraissent, au total, assez claires. La démocratie, parce qu’elle a besoin d’une majorité, pousse à cette bipolarisation. Mieux vaut en prendre acte que faire semblant de l’ignorer. Non qu’un parti ou qu’un individu doive forcément, pour être de gauche ou de droite, partager toutes les idées qui caractérisent – mais d’un point de vue régulateur plutôt que constitutif – l’un ou l’autre courant. À chacun, entre ces deux pôles, d’inventer son chemin, sa position propre, ses compromis, ses équilibres. Pourquoi faudrait-il, pour être de gauche, se désintéresser de la famille, de la sécurité ou de l’effort ? Pourquoi, parce qu’on est de droite, devrait-on renoncer aux réformes, au progrès, à la laïcité ? Droite et gauche ne sont que des pôles, je l’ai dit, et nul n’est tenu de s’enfermer dans l’un des deux. Ce ne sont que des tendances, et nul n’est tenu de s’amputer totalement de l’autre. Mieux vaut être ambidextre que manchot. Mais mieux vaut être manchot d’un bras que de deux.

Reste, qu’on soit de droite ou de gauche, à l’être intelligemment. C’est le plus difficile. C’est le plus important. L’intelligence n’est d’aucun camp. C’est pourquoi nous avons besoin des deux, et de l’alternance entre les deux
."
-André Comte-Sponville, "Droite / Gauche", in Dictionnaire philosophique, PUF, 2013, 1120 pages.

"Ne pas laisser le capital régner, voilà ce qu'est être de gauche."
-Frédéric Lordon.

"
Droite et gauche sont relatifs à un mode de production (à la formation sociale qui le particularise)."
-Michel Clouscard, La Bête sauvage, Métamorphose de la société capitaliste et stratégie révolutionnaire, Éditions sociales, 1983, réédition Kontre Kulture, 2014, 312 pages, p.105.

 

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L'extrème droite c'est quoi, là dedans ? Je comprends pas comment on peut qualifier Marine d'extrême droiteuse (discussion hier chez moi)

 

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 Pour le commun des mortels, l'extrême-droite, c'est un Etat autoritaire et le nationalisme comme rejet de l'autre. C'est tout. Et ça qualifie assez bien le FN. 

 

 Après, il y a plusieurs variantes, de Pinochet à Hitler...

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il y a 5 minutes, Nigel a dit :

 Pour le commun des mortels, l'extrême-droite, c'est un Etat autoritaire et le nationalisme comme rejet de l'autre. C'est tout. Et ça qualifie assez bien le FN. 

 

 Après, il y a plusieurs variantes, de Pinochet à Hitler...

Oui, pour le commun des mortels, mais c'est faire l'impasse sur le programme économique, qui, lui, est collectiviste, anti marché, quoi

Ma question est donc : qui sont les vrais extrêmes droiteux aujourd'hui ? par rapport aux extrêmes gaucheux. Ça recouvre quelles idées ? Jte cause pas des caricatures des medias, hein

 

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 Mais ça n'existe pas "l'extrême-droite" dans le ciel des idées. Ca peut recouvrir un paquet de trucs différents. On peut considérer que De Lesquen est d'extrême-droite, mais que Soral l'est aussi, que le FN l'est aussi, etc, etc

 

 Si tu cherches l'extrême-droite, comprise comme nationalisme, conservatrice et capitaliste, bah t'as de Lesquen justement. 

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Oui, pour le commun des mortels, mais c'est faire l'impasse sur le programme économique, qui, lui, est collectiviste, anti marché, quoi Ma question est donc : qui sont les vrais extrêmes droiteux aujourd'hui ? par rapport aux extrêmes gaucheux. Ça recouvre quelles idées ? Jte cause pas des caricatures des medias, hein

 

Gauche et droite ne répondent pas à des idées précises, mais des groupes sociologiques.

Il faudrait différencier d'un côté révolutionnaires et progressistes, et de l'autre conservateurs et réactionnaires.

D'un côté ceux qui ont intérêt à faire table rase car n'ont rien à perdre ou ceux qui préfèrent un nouveau système mais modifié en douceur mais sûrement , de l'autre ceux qui veulent le conserver pour leurs intérêts ou revenir à une situation antérieure jugée préférable.

Toutes les idées traversent droite et gauche à des moments différents. Toutes, que ce soit en économie et sur le plan social.

L'extrême gauche d'aujourd'hui est moins révolutionnaire et violente qu'il y a 50 ou 100 ans. L'extrême droite est moins racialiste et plus social-démocrate qu'il y a 50 ou 100 ans.

Ca n'empêche que la bêtise intellectuelle persiste.

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Il y a 3 heures, Nigel a dit :

 Mais ça n'existe pas "l'extrême-droite" dans le ciel des idées. Ca peut recouvrir un paquet de trucs différents. On peut considérer que De Lesquen est d'extrême-droite, mais que Soral l'est aussi, que le FN l'est aussi, etc, etc

 

De Lesquen oui, mais Soral et le FN actuel sont pour moi de gauche, ils sont socialistes et j'ai quand même beaucoup de mal à classer un mec comme Soral qui est à la base communiste et qui se réclame d'Hugo Chavez à l'extrême-droite, un peu le même profil que Zemmour qu'on dit être d'extrême-droite mais qui lui aussi vient du communisme et cite souvent Marx. A droite il y a d'autres formes d'étatisme mais pas le socialisme qui pour moi est très clairement une idée de gauche (sous toutes ses formes : communisme, national-socialisme, social-démocratie, etc).

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il y a 56 minutes, Extremo a dit :

 

j'ai quand même beaucoup de mal à classer un mec comme Soral qui est à la base communiste et qui se réclame d'Hugo Chavez à l'extrême-droite

 

Soral est fasciste, il est donc d'extrême-droite, ce qui n'exclut nullement des références positives au communisme (Goebbels aimait bien Lénine par exemple). Le fascisme n'est pas communiste car il ne préconise pas le renversement du capitalisme (et dans les faits il s'oppose nettement aux leaders socialistes/communistes, voire la haine de Soral pour le NPA ou le Front de gauche du "franc-maçon" Mélenchon). Il n'est donc pas socialiste au sens marxiste, ni de gauche, la gauche étant fortement égalitaire (alors que Soral a une vision fortement inégalitaire, ou race, sexe et religion fonctionnent comme critère d'hostilité politique). Cf: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/06/le-fascisme-vu-de-gauche-analyse-du-cas.html

 

Le FN n'est pas fasciste mais "seulement" nationaliste. Le racisme y est réduit à une xénophobie anti-immigrationniste, la reconfessionnalisation de l'Etat à une conception liberticide de la laïcité, et l'extrémiste insurrectionnel (Soral ayant indiqué ici ou là qu'un coup d'Etat antirépublicain ne lui déplairait pas), à un discours antisystème (le dernier clip de MLP parle ainsi des élites qui ont "trahis" le pays, vieux mot d'ordre d'extrême-droite, à l'origine lancé contre les républicains "juifs et francs-maçons", "traîtres à la patrie").

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il y a 27 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Soral est fasciste, il est donc d'extrême-droite

Placer le fascisme à l'extrême-droite me paraît discutable.

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Placer le fascisme à l'extrême-droite me paraît discutable.

Heuuu si, c'est pourtant sa place historique, c'est une réaction de la droite bourgeoise a la montée du communisme et une remise en cause (un constat d'échec) de la démocratie libérale du XIXe siècle.

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il y a 2 minutes, Tremendo a dit :

 

Heuuu si, c'est pourtant sa place historique, c'est une réaction de la droite bourgeoise a la montée du communisme et une remise en cause (un constat d'échec) de la démocratie libérale du XIXe siècle.

 Je doute très fortement que les bourgeois de droite aient constitué le cœur du mouvement fasciste. Les bourgeois de droite ne sont pas généralement emballés par les mouvements violents qui veulent tout chambouler.

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il y a 24 minutes, Boz a dit :

 Je doute très fortement que les bourgeois de droite aient constitué le cœur du mouvement fasciste.

 

Bonne remarque, en ce qui me concerne j'ai travaillé un peu sur le nazisme, on a avant tout affaire à de gros bataillons de paysans victimes de la chute des cours et de l'exode rural, de classes moyennes urbaines précarisées (artisans/commerçants menacés par la salarisation croissante et la concentration monopolistique, petits fonctionnaires et épargnants ruinés par l'hyperinflation, intellectuels déclassés peinant à investir leurs diplômes dans le système universitaire traditionnel [Goebbels est un cas typique]), viennent ensuite les ouvriers (40% du total des votants) frappés par le chômage de masse suite à la crise de 1929, plus quelques grands industriels (leur soutien ayant été monté en épingle par les staliniens, lançant le fameux thème du fascisme comme dernier rempart du capitalisme), antisémites et/ou inquiets de la progression du communisme (et à la gauche en général, Hitler présentant les partis et syndicats de gauche comme dominés par les juifs. Ils seront liquidés sous le III Reich).

 

Ce qui ne change rien au fait que le fascisme est une droite extrême, révolutionnaire. Même chez Soral, les références de droite sont de très loin plus importantes que celles de gauche. On ne réclame pas le retour du catholicisme d'Etat quand on est de gauche, hein...

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il y a 22 minutes, Tremendo a dit :

 

Heuuu si, c'est pourtant sa place historique, c'est une réaction de la droite bourgeoise a la montée du communisme et une remise en cause (un constat d'échec) de la démocratie libérale du XIXe siècle.

Ce  n'est pas une réaction de la droite bourgeoise, mais une réaction de gens de gauche (et le plus souvent de la gauche révolutionnaire, d'ailleurs) désillusionnés, qui gardent leurs réflexes de pensée en adoptant ce qu'ils croient comprendre des valeurs de droite.

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Ce  n'est pas une réaction de la droite bourgeoise, mais une réaction de gens de gauche (et le plus souvent de la gauche révolutionnaire, d'ailleurs) désillusionnés, qui gardent leurs réflexes de pensée en adoptant ce qu'ils croient comprendre des valeurs de droite.

Le gros des ligues fascistes des années 30 est constitué de fils à papa bourgeois et de royalistes.

Une erreur de jeunesse.

Beaucoup d'entre eux reviendront par la suite vers une droite plus modérée, conservatrice ou chrétienne democrate.

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Bonne remarque, en ce qui me concerne j'ai travaillé un peu sur le nazisme, on a avant tout affaire à de gros bataillons de paysans victimes de la chute des cours et de l'exode rural, de classes moyennes urbaines précarisées (artisans/commerçants menacés par la salarisation croissante et la concentration monopolistique, petits fonctionnaires et épargnants ruinés par l'hyperinflation, intellectuels déclassés peinant à investir leurs diplômes dans le système universitaire traditionnel [Goebbels est un cas typique]), viennent ensuite les ouvriers (40% du total des votants) frappés par le chômage de masse suite à la crise de 1929, plus quelques grands industriels (leur soutien ayant été monté en épingle par les staliniens, lançant le fameux thème du fascisme comme dernier rempart du capitalisme), antisémites et/ou inquiets de la progression du communisme (et à la gauche en général, Hitler présentent les partis et syndicats de gauche comme dominés par les juifs. Ils seront liquidés sous le III Reich).
 
Ce qui ne change rien au fait que le fascisme est une droite extrême, révolutionnaire. Même chez Soral, les références de droite sont de très loin plus importantes que celles de gauche. On ne réclame pas le retour du catholicisme d'Etat quand on est de gauche, hein...

Le nazisme est un mouvement sensiblement différent du fascisme .

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il y a 1 minute, Tremendo a dit :


Le nazisme est un mouvement sensiblement différent du fascisme .

 

J'ai bien précisé que je ne parlais pas du cas italien. Mais fascisme s'utilise aussi dans un sens générique. Et c'est beaucoup plus précis que extrême-droite pour rendre compte de l'idéologie de Soral. Le FN est d'extrême-droite si on veut dire qu'il est plus à droite que les autres partis, mais il ne l'est pas si on se sert des notions de fascisme et d'extrême-droite comme synonymes.

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J'ai bien précisé que je ne parlais pas du cas italien. Mais fascisme s'utilise aussi dans un sens générique. Et c'est beaucoup plus précis que extrême-droite pour rendre compte de l'idéologie de Soral. Le FN est d'extrême-droite si on veut dire qu'il est plus à droite que les autres partis, mais il ne l'est pas si on se sert des notions de fascisme et d'extrême-droite comme synonymes.

Personnellement je ne classe pas le FN comme un parti fasciste, le fascisme est une idéologie quand même beaucoup plus précise que cela. C'est une organisation de la société verticale depuis l'État avec un leader autoritaire, jusqu'aux travailleurs avec des intermédiaires, des patrons et des entreprises qui doivent respecter certaines normes sociales imposées sans se faire dépouiller par l'Etat,travailler de concert avec les syndicats et les travailleurs pour le bien de la nation. C'est aussi une autorité morale très affichée et réactionnaire qui dénonce les acquis des lumières , un expansionnisme guerrier assumé à l'étranger et des théories mercantilistes.

Le FN est quand même vachement plus goubiboulga, gentillet et moins table rase que ça

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Le terme fascisme employé communément désigne des actions politiques autoritaires, "espèce de facho" (l'insulte suprême) c'est bien pour dire de quelqu'un qu'il impose sa loi. Moi je cherche pas l'Histoire et l'origine, j'ai sans doute tort, mais c'est un autre débat.

C'est juste qu'hier j'ai eu une "discussion" à laquelle j'ai vite mis court parce que ça me fatigue de mettre dix plombes pour que dalle, sur ce terme qui veut rien dire à mon avis, de "extrême droite" pour désigner la mère Le Pen, et son parti, que je qualifierai davantage de socialiste- dans le sens qu'elle est assez proche de Mélenchon y compris sur l'immigration mais pour lui, ça fait moins jaser le journaliste.

Du coup, je me suis demandé ce que c'était, ce truc et qui représentait cet extrême en France ; Lesquen ? Xénophobe et raciste, et opposé à l'État providence ça entre dans les clous, donc ? ; De Villiers ? Alors que bizarrement, j'ai plus de facilité à décrire l'extrême gauche, à la Hamon ou à la Filoche, ou Arthaud

Mais je me trompe peut-être

Autrement, évidemment que le plus évident, qui règle le problème, c'est la dose d'État

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Il y a 2 heures, Nigel a dit :

 Ca ne veut rien dire "gauche", "droite". Il n'y a aucune idée immuable au sein de ces catégories, dont le contenu est déterminé par l'époque.

 

Certes, mais dans l'époque actuelle le socialisme est classé à gauche.

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8 hours ago, Bisounours said:

L'extrème droite c'est quoi, là dedans ? Je comprends pas comment on peut qualifier Marine d'extrême droiteuse (discussion hier chez moi)

 

Pour moi les grosses différences entre l'ED et l'EG en France:

 

-Rapport avec le passé. Totalement glorieux dans le cas de l'ED (même sur des points comme la colonisation voire même la collaboration), glorieux sur certains points, honteux sur d'autres pour l'EG.

 

-Rapport avec les forces de l'ordre actuelles. Total soutien pour l'ED (voir Marine qui supporte les policiers dans le cas  Théo), méfiance extrême de la part de l'EG (même si une fois au pouvoir, ils utiliserons leur service d'ordre).

 

-Français différent suivant ses origines ou pas. Marine s'est adoucit dans le discours sur ce point, pas du tout Marion et en général le FN du sud.

 

-Rapport avec la catholicisme. Nos racines pour l'ED, une religion parmi les autres pour l'EG.

 

-Vision du rapport au monde (il faut exporter son modèle social pour l'EG, il faut fermer les frontières pour le protéger pour l'ED).

 

 

Avec tout ça, on voit bien qu'il y a des différences substantielles.

Le gros point commun étant par contre leur vision que l'Etat doit être fort et mettre aux pas les intérêts privés.

 

 

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Pour moi les grosses différences entre l'ED et l'EG en France:
 
-Rapport avec le passé. Totalement glorieux dans le cas de l'ED (même sur des points comme la colonisation voire même la collaboration), glorieux sur certains points, honteux sur d'autres pour l'EG.
 
-Rapport avec les forces de l'ordre actuelles. Total soutien pour l'ED (voir Marine qui supporte les policiers dans le cas  Théo), méfiance extrême de la part de l'EG (même si une fois au pouvoir, ils utiliserons leur service d'ordre).
 
-Français différent suivant ses origines ou pas. Marine s'est adoucit dans le discours sur ce point, pas du tout Marion et en général le FN du sud.
 
-Rapport avec la catholicisme. Nos racines pour l'ED, une religion parmi les autres pour l'EG.
 
-Vision du rapport au monde (il faut exporter son modèle social pour l'EG, il faut fermer les frontières pour le protéger pour l'ED).
 
 
Avec tout ça, on voit bien qu'il y a des différences substantielles.
Le gros point commun étant par contre leur vision que l'Etat doit être fort et mettre aux pas les intérêts privés.
 
 

Ouic'est pas mal.

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il y a 15 minutes, Marlenus a dit :

Pour moi les grosses différences entre l'ED et l'EG en France:

 

-Rapport avec le passé. Totalement glorieux dans le cas de l'ED (même sur des points comme la colonisation voire même la collaboration), glorieux sur certains points, honteux sur d'autres pour l'EG.

 

-Rapport avec les forces de l'ordre actuelles. Total soutien pour l'ED (voir Marine qui supporte les policiers dans le cas  Théo), méfiance extrême de la part de l'EG (même si une fois au pouvoir, ils utiliserons leur service d'ordre).

 

-Français différent suivant ses origines ou pas. Marine s'est adoucit dans le discours sur ce point, pas du tout Marion et en général le FN du sud.

 

-Rapport avec la catholicisme. Nos racines pour l'ED, une religion parmi les autres pour l'EG.

 

-Vision du rapport au monde (il faut exporter son modèle social pour l'EG, il faut fermer les frontières pour le protéger pour l'ED).

 

 

Avec tout ça, on voit bien qu'il y a des différences substantielles.

Le gros point commun étant par contre leur vision que l'Etat doit être fort et mettre aux pas les intérêts privés.

 

 

 

Mais au final il y quand même beaucoup trop de similitudes entre Le Pen et Mélenchon pour que l'une soit classée à un extrême et l'autre à l'extrême opposé. Preuve, s'il en fallait encore, que l'axe gauche/droite est extrêmemement réducteur et vise surtout à donner l'illusion du choix alors qu'au final tous appliqueront une politique similaire.

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il y a 28 minutes, Marlenus a dit :

-Vision du rapport au monde (il faut exporter son modèle social pour l'EG, il faut fermer les frontières pour le protéger pour l'ED).

 

 

 

L'EG aussi est protectionniste et veut fermer ou réglementer les frontières, non ? Il me semble qu'ils sont pareils sur ce point. Et c'est un gros point puisqu'il s'agit de la politique mise en œuvre concrètement. Le reste c'est un peu du folklore (le rapport au passé, etc.)

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8 minutes ago, Extremo said:

 

Mais au final il y quand même beaucoup trop de similitudes entre Le Pen et Mélenchon pour que l'une soit classée à un extrême et l'autre à l'extrême opposé. Preuve, s'il en fallait encore, que l'axe gauche/droite est extrêmemement réducteur et vise surtout à donner l'illusion du choix alors qu'au final tous appliqueront une politique similaire.

Après c'est un choix, mais pour moi la similitude c'est surtout sur l'était fort qui doit mettre au pas les intérêts privés pour aider le "peuple". Qu'il y a le pouvoir et l'argent qui est capté par une bande de priviligié et qu'il faut déloger.

 

Personnellement, oui je vois des similitudes entre l'EG et l'ED, pas pour rien d'ailleurs qu'il y a eu pas mal d'EG passé à l'ED (rarement l'inverse par contre) qui font que je ne voudrais vivre dans aucun des deux qui auraient gagné.

 

Mais des différences qui sont néanmoins très importantes et pas neutres du tout existent.
Et j'ai en général pas trop de mal à mettre une personne d'un extrême d'un côté ou de l'autre.

 

Après c'est une convention comme une autre.

On peut envoyer chi.. les conventions.

 

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Just now, Turgot said:

 

L'EG aussi est protectionniste et veut fermer ou réglementer les frontières, non ? Il me semble qu'ils sont pareils sur ce point. Et c'est un gros point puisqu'il s'agit de la politique mise en œuvre concrètement. Le reste c'est un peu du folklore (le rapport au passé, etc.)

Cela dépend de ton EG, mais en France non.

Mélenchon n'est pas pour sortir de l'UE par exemple.

 

Par contre effectivement, Mélenchon est sorti de l'ouverture des frontières à l'immigration, mais il est une figure isolée dans l'EG:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/09/09/25002-20160909ARTFIG00170-les-positions-de-melenchon-sur-l-immigration-crispent-a-gauche.php

 

(A titre personnel, je pense sérieusement que Mélenchon aurait put faire partie des gens qui passeraient de l'EG à l'ED pour diverses raisons).

 

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il y a 17 minutes, Extremo a dit :

 

Mais au final il y quand même beaucoup trop de similitudes entre Le Pen et Mélenchon pour que l'une soit classée à un extrême et l'autre à l'extrême opposé. Preuve, s'il en fallait encore, que l'axe gauche/droite est extrêmemement réducteur et vise surtout à donner l'illusion du choix alors qu'au final tous appliqueront une politique similaire.

 

Les extrêmes se rejoignent, mais pour se rejoindre il faut différer à l'origine. Le point de rencontre étant: https://fr.wikipedia.org/wiki/National-bolchevisme

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      Les premiers résultats donnent le parti au pouvoir en tête avec une trentaine de siège, l'extrême droite ne gagne que 4 sièges, la participation est en forte hausse.
    • By Nick de Cusa
      Encore un exemple d'un groupe qui démarre sur des bases légitimes, contre les charges abusives, et puis ça,
       
      http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161229.OBS3172/racisme-homophobie-handicapes-moques-des-medecins-se-lachent-sur-une-page-facebook.html
       
      Il est urgent et important pour les libéraux sincères de bien maçonner un mur entre nous et les droitards 
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