FabriceM

Elections législatives de 2017 en France.

718 messages dans ce sujet

On parle énormément de l'élection présidentielle. Cet évènement a toujours tendance à éclipser les élections législatives qui se tiennent juste après. En l’occurrence les 11  (5 semaines après le second tour de la présidentielle) et 18 juin.

 

Pourtant, l'enjeu des législatives est tout aussi important et, par exemple, un Macron élu par le jeu de la présidentielle aurait toutes les chances de se retrouver avec une majorité de droite à l'assemblée le rendant incapable d'actionner le levier législatif. A l'inverse, une Le Pen élue par accident pourrait permettre à la gauche de maintenir sa majorité parlementaire, par effet de réaction.

 

La probabilité de cohabitation semble, dans tous les cas, assez élevée, ce qui permet, d'une certaine manière, de relativiser l'impact de cette présidentielle pour le moins chaotique, tout en renforçant le chaos et la confusion qui vont suivre.

 

On peut saluer le fait qu'une cohabitation lie les mains des pilotes dégénérés à la tête du navire. Mais ça n'est pas spécialement rassurant pour autant vu la trajectoire (économique) du pays.

 

Quelques données de base :

La structure actuelle de l'assemblée :

320px-National_Assembly_of_France_2012.s

 

 

La seule différence notable par rapport à la structure post-élection est la fusion du groupe écologiste et du groupe socialiste :

AN2012.png

 

La carte des circonscriptions à la sortie de l'élection de 2012

langfr-1280px-French_legislative_electio

 

Vote majoritaire par commune :

495px-2012_French_legistlative_elections

 

 

Le tableau des scores :

Partis
politiques
Premier tour Second tour Élus
Voix % Elus Voix % Sièges %
  Parti socialiste (PS) 7 618 326 29,35 22 9 420 889 40,91 280 48,53
  Europe Écologie Les Verts (VEC) 1 418 264 5,46 1 829 036 3,60 17 2,95
  Divers gauche (DVG) 881 555 3,40 1 709 395 3,08 22 3,81
  Parti radical de gauche (PRG) 428 898 1,65 1 538 331 2,34 12 2,08
Majorité présidentielle 10 347 043 39,86 25 11 497 651 49,93 331 57,37
 
  Union pour un mouvement populaire (UMP) 7 037 268 27,12 9 8 740 628 37,95 194 33,62
  Divers droite (DVD) 910 034 3,51 1 417 940 1,82 15 2,60
  Nouveau Centre (NCE) 569 897 2,20 1 568 319 2,47 12 2,08
  Parti radical (PRV) 321 124 1,24 - 311 199 1,35 6 1,04
  Alliance centriste (ALLI) 156 026 0,60 - 123 132 0,53 2 0,35
Droite parlementaire 8 994 349 34,66 11 10 161 218 44,12 229 39,69
 
  Front national (FN) 3 528 663 13,60 - 842 695 3,66 2 0,35
  Front de gauche (FG) 1 793 192 6,91 - 249 498 1,08 10 1,73
  Le Centre pour la France (CEN) 458 098 1,77 - 113 196 0,49 2 0,35
  Extrême gauche (EXG) 253 386 0,98 - - - - -
  Écologistes (ECO) 249 068 0,96 - - - - -
  Régionalistes (REG) 145 809 0,56 - 135 312 0,59 2 0,35
  Autres (AUT) 133 752 0,52 - - - - -
  Extrême droite (EXD) 49 499 0,19 - 29 738 0,13 1 0,17
 
Inscrits 46 082 104 100,00   43 233 648 100,00    
Abstention 19 712 978 42,78   19 281 162 44,60    

 

source de tous les graphs/tableaux/illustration : wikipedia

 

A noter, l'abstention record lors de ces législatives de 2012, indiquant de possible variations importantes du taux de participation cette année, avec d'éventuels bouleversements politiques à la clé.

 

edit :

A vrai dire, l'actualité sur ce sujet est déjà bouillonnante.

http://www.la-croix.com/France/Politique/Legislatives-candidats-bousculent-chez-Emmanuel-Macron-2017-02-28-1200828297

 

http://www.lopinion.fr/edition/politique/lr-udi-accoyer-annonce-conclusion-d-accord-121283

 

Pour plus d'articles : https://www.google.fr/search?q=législatives+11+juin&safe=off&source=lnms&tbm=nws

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Je ne crois pas que la cohabitation lie les mains de qui que ce soit. Les pouvoirs du president sont justes actionnés par le 1er ministre (après tout, même quand il n'y a pas de cohabitation, légalement, c'est le 1er ministre qui mène la politique du gouvernement, pas le president). Les legislatives sont donc plus importantes que les présidentielles.

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Merci pour l'effort fourni sur ce fil.

Je pense aussi que, pour une fois, les élections législatives seront au moins aussi intéressantes que la présidentielle. J'ai l'impression que la réforme de calquer ces élections sur cette dernière afin d'éviter la cohabitation, l'immobilisme ou l'instabilité est déjà caduque à cause des récentes évolutions (émergence de Macron avant tout, en fait).
On risque de se retrouver avec un beau bordel et c'est peut-être un moindre mal. A défaut de bonnes réformes, on aura probablement un pays ingouvernable et c'est toujours mieux que des délires constructivistes.

4 minutes ago, Tramp said:

Je ne crois pas que la cohabitation lie les mains de qui que ce soit. Les pouvoirs du president sont justes actionnés par le 1er ministre (après tout, même quand il n'y a pas de cohabitation, légalement, c'est le 1er ministre qui mène la politique du gouvernement, pas le president). Les legislatives sont donc plus importantes que les présidentielles.

 

Un Premier ministre qui dispose d'une majorité absolue à l'assemblée. Là, ça pourrait ne pas arriver. De plus, les législatives arrivent après la présidentielle, ce qui rendait cette dernière plus importante. Les gens ne sont pas complètement schizo : une fois un président élu, ils veulent lui donner les moyens d'agir et votent donc pour qu'il obtienne une majorité à l'assemblée.

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il y a 8 minutes, Johnnieboy a dit :

Merci pour l'effort fourni sur ce fil.

Je pense aussi que, pour une fois, les élections législatives seront au moins aussi intéressantes que la présidentielle. J'ai l'impression que la réforme de calquer ces élections sur cette dernière afin d'éviter la cohabitation, l'immobilisme ou l'instabilité est déjà caduque à cause des récentes évolutions (émergence de Macron avant tout, en fait).
On risque de se retrouver avec un beau bordel et c'est peut-être un moindre mal. A défaut de bonnes réformes, on aura probablement un pays ingouvernable et c'est toujours mieux que des délires constructivistes.

 

Un Premier ministre qui dispose d'une majorité absolue à l'assemblée. Là, ça pourrait ne pas arriver.

 

Pour ne pas trouver de majorité conséquente, il faudrait un gros score d'un extrême (je trouve toujours ca peu probable pour le FN) ou que le PS ne vienne pas rejoindre Macron et que les centristes ne viennent pas à la soupe avec lui ou Fillon. 

C'est vrai que c'est possible. 

 

Sinon, les frondeurs qui ont vidé le peu de contenu des réformes de Hollande sont un peu la preuve que la majorité parlementaire ne manque quand même pas de pouvoir face à son gouvernement.

 

Je pense quand même qu'un gouvernement officiellement minoritaire me semble improbable.

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Ça me semble improbable, aussi. Par contre, on pourrait avoir une alliance tellement large qu'ils n'arriveraient à se mettre d'accord sur presque rien.

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Une sorte de blob des centres probablement.

 

Une des grandes questions que je me pose, c'est la proportion de triangulaires et quadrangulaires auxquelles on peu s'attendre, avec en question subsidiaire la force du FN au parlement (il peut monter assez haut si tout le monde se maintient).

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Merci à FabriceM pour avoir ouvert le fil.

 

Si Macron ne passe pas le premier tour, je ne pense pas que son mouvement conservera une grande crédibilité (il pourrait même disparaître vite). Dans ses conditions, combien d'élus de l'aile droite du PS prendront le risque d'essayer d'être réélus sous l'étiquette "En Marche" plutôt que PS ? Sans doute peu. Par conséquent les effectifs des formations du centre ne vont probablement guère varier. Le PS va perdre beaucoup de monde, mais sans disparaître. Le groupe Gauche démocrate et républicaine va probablement disparaître à l'Assemblée, vu que les divisions du Font de Gauche vont revenir au premier-plan (les candidats communistes vont être concurrencés par des candidats mélenchonistes), conduisant éventuellement à la disparition des députés PCF à l'Assemblée (joli manière de fêter le centenaire de la Révolution d'Octobre).

 

Enfin, si d'aventure MLP était élue, elle n'aurait sans doute pas la majorité absolue, elle serait obligée de composer avec la droite classique, édulcorant ainsi son programme et décevant probablement ses électeurs. A moyen terme ça pourrait conduire à un léger déclin du vote FN dans le pays (l'expérience du pouvoir décevant souvent les électeurs, comme les électeurs de Hollande en 2012 peuvent en témoigner).

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Fil qui n'a, à mon sens, pas encore son utilité, nous sommes trop loin, et les scénarios possibles trop nombreux, pour pouvoir faire des projections. A l'heure actuelle, je ne vois aucun parti emporter une majorité franche.

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il y a 13 minutes, PABerryer a dit :

Fil qui n'a, à mon sens, pas encore son utilité, nous sommes trop loin, et les scénarios possibles trop nombreux, pour pouvoir faire des projections. A l'heure actuelle, je ne vois aucun parti emporter une majorité franche.

 

Ça a au moins l'utilité de rappeler que même si nous n'y pensons pas ou ne savons pas quoi en penser, les candidats à la présidentielle, leurs partis, eux, y pensent, et ajustent leurs comportements à la lumière de cet évènement.

 

Note : Le fil des présidentielles 2017 a été ouvert le 15 décembre 2015. Presque un an et demi avant l'élection.

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Il semble 50 nuances de rouge et 100 nuances d'étatism.

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Les élections législatives dans le système présidentiel sans séparation des pouvoirs à la française sont l'exercice par excellence où les partis vont à la chasse aux postes de rentiers du système. C'est un exercice un peu dégueulasse, où tout se négocie, où les éléphants se répartissent en coulisse le boulot disponible, où tout échappe à l'entendement de l'électeur moyen. On ne discute plus de propositions, il n'y a plus de discours sur une vision, elle est juste là pour donner quelques coudées franches au président fraichement élu. Elle intéresse donc moins et paraît plus obscure.

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Il y a 10 heures, FabriceM a dit :

 

Ça a au moins l'utilité de rappeler que même si nous n'y pensons pas ou ne savons pas quoi en penser, les candidats à la présidentielle, leurs partis, eux, y pensent, et ajustent leurs comportements à la lumière de cet évènement.

 

Note : Le fil des présidentielles 2017 a été ouvert le 15 décembre 2015. Presque un an et demi avant l'élection.

 

Oui mais la dynamique des législatives est dictée par les présidentielles, d'où mon doute 

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Il y a 2 heures, PABerryer a dit :

Oui mais la dynamique des législatives est dictée par les présidentielles, d'où mon doute 

 

Oui et non. Quelle que soit la personne qui sera en face de Le Pen, bien des gens iront voter pour cette personne à contrecœur. Aux législatives, le premier tour est moins sévère et laisse plus de place aux tendances de fond et moins aux divers aléa "techniques" qu'on peut trouver dans la présidentielle.

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Je dirais même plus que c'est assez dur à dire. Les élections législatives dans la foulée d'une présidentielle sont les suivantes :

- 1981 (hors quinquennat après dissolution) => Réussite pour le PS ;

- 1988 (hors quinquennat après dissolution) => Echec pour le PS, contraint de faire des jeux d'alliance entre communistes et centristes ;

- 2002

- 2007

- 2012

 

La situation du PS ressemblerait presque plus à 88. L'histoire se répète deux fois [...], comme disait l'autre.

Ajoutons que le perdant aura perdu au premier tour, que l'autre perdante ne lâchera pas le morceau et que tout va se passer dans des bruits statistiques. Je suis persuadé que la campagne ne se terminera pas au second tour de la présidentielle mais continuera à travers les législatives. Quand les grands partis vont calculer les projections de législatives à l'issue du premier tour, il vont se rendre compte qu'il faut faire campagne.

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http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/legislatives-ressources-financieres-recommandations-pas-si-simple-de-devenir-candidat-en-marche_2076587.html

Citation

L'épine du financement des campagnes

Mais pour les candidats novices en politique, la question financière peut également constituer une barrière supplémentaire. Si le mouvement d'Emmanuel Macron assure rechercher des profils provenant de tous les milieux sociaux, les candidats devront personnellement prendre en charge leurs frais de campagne.

 

Les choses sont claires : En marche ! ne pourra pas s'occuper du financement de la campagne.

Il faudra que les candidats puissent subvenir à leurs dépenses eux-mêmes.

Jean Launay, membre de la commission d'investiture, à franceinfo

[..]

Jean-Paul Delevoye, lui, reconnaît que cette question du financement pose problème, si les seuls à pouvoir postuler sont les candidats éligibles à des prêts de plusieurs dizaines de milliers d'euros. "Nous sommes en train de réfléchir à des solutions", explique-t-il. 

 

Si Macron réussit à obtenir un pourcentage du salaire des élus pour son mouvement (la norme dans les autres partis) tout en n'ayant rien financé de leurs campagnes, avec pour seule valeur ajouté le tampon de son parti, ça sera un incroyable coup de maitre ...

 

rappel sur le financement des campagnes électorales :

Citation

- si leur compte est approuvé, l’État accorde aux candidats ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour, un remboursement forfaitaire pouvant atteindre 47,5 % du montant du plafond des dépenses.

À ce remboursement forfaitaire des candidats, s’ajoutent diverses dépenses directement prises en charge par l’État : impression des bulletins de vote, des circulaires, des frais d’affichage réglementaire exposés par les candidats, etc.

http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/role-et-pouvoirs-de-l-assemblee-nationale/le-depute/le-financement-de-la-vie-politique-partis-et-campagnes-electorales#node_3269

 

https://www.marianne.net/politique/legislatives-voici-ce-qu-offre-macron-bayrou-pour-ses-elus-modem

Citation

Législatives : voici ce qu'offre Macron à Bayrou pour ses élus MoDem

Par Étienne Girard -Publié le 27/02/2017 à 18:44
 
Selon nos informations, un certain nombre de candidats MoDem peuvent espérer être investis par En Marche aux élections législatives : en tout, 96 investitures En Marche ont été réservées aux élus centristes...

Les législatives ou le nerf de la paix électorale. Comme Benoît Hamon et Yannick Jadot, François Bayrou et Emmanuel Macron partiront groupés aux élections législatives dans un certain nombre de circonscriptions. Selon nos informations, pas moins de 96 investitures sous l'étiquette En Marche ont ainsi été promises aux élus centristes, dont une part devraient être des représentants du Mouvement démocrate.

 

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/legislatives-les-scenarios-du-jour-d-apres-03-03-2017-2108947_1897.php

Citation

Législatives : les scénarios du jour d'après Par Emmanuel Berretta - Publié le 03/03/2017 à 08:03 | Le Point.fr

 

Les législatives sont la grande inconnue de la présidentielle. Élus présidents, avec quelle majorité François Fillon et Emmanuel Macron gouver­neraient-ils  ?

 

À moins de deux mois du premier tour, la présidentielle demeure assez illisible mais, pire encore, les législatives des 11 et 18 juin sont indéchiffrables. Pour la première fois depuis le début de la Ve République, rien ne garantit au nouveau président de disposer d'une majorité claire à l'Assemblée nationale. La quadripartition de la vie politique avec l'émergence d'un bloc FN fort, d'une droite républicaine qui cherche un second souffle, d'une gauche affaiblie et décentrée, et d'un parti central hybride autour de la personnalité d'Emmanuel Macron, complique singulièrement la tâche de notr... [paywall]

Article qui semble assez intéressant. Si quelqu'un a un abonnement, un petit résumé de la suite serait le bienvenu.

 

Voir aussi cet article d'atlantico, qui confirme que c'est un merdier absolu

http://www.atlantico.fr/decryptage/legislatives-2017-vrai-plan-berezina-dont-droite-pas-encore-pris-conscience-alors-que-existence-meme-est-en-jeu-xavier-chinaud-2960638.html

Citation

Fin novembre, F. Fillon désigné comme candidat de la droite et du centre à l’issue des primaires était en tête dans les sondages, donné gagnant aux présidentielles et pouvait espérer dans la foulée s’assurer une majorité absolue à l’Assemblée Nationale pour pouvoir appliquer son programme. Aujourd’hui la donne a considérablement changé.

 

On peut aussi se demander ce que vaut l'accord LR UDI sur les législatives maintenant que les seconds se sont retirés de la campagne :

Législatives 2017 : l'UDI disposera de "68 circonscriptions gagnables"

 

edit : Jean-Louis Borloo prédit une rupture LR-UDI pour les législatives

Citation

La droite sera-t-elle en mesure de présenter un front uni pour les échéances électorales d’avril et de juin ? Rien n’est moins sûr, tant l’affaire Fillon a mis en lumière de profondes divergences au sein des Républicains comme de l’UDI. Parmi les nombreuses personnalités qui ont décidé de ne plus s’impliquer dans la campagne de François Fillon, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde avait même songé à sonder Jean-Louis Borloo, malgré sa prise de recul sur la vie politique ces dernières années.

 

Dans une courte déclaration faite au Monde, l’ancien ministre a confirmé ne pas briguer de responsabilités dans la campagne à venir, tout en se montrant assez inquiet sur la perspective d’une alliance entre Les Républicains et l’UDI pour les législatives de juin. "Je ne suis vraiment pas dans le jeu politique. Je ne suis pas à la manœuvre mais la situation me paraît pathétique. La question se pose au-delà de l’élection présidentielle. Il faut se projeter à fin juin, au moment du vote de confiance au nouveau gouvernement. Y a-t-il une majorité possible et laquelle ? Peut-on encore dire aujourd’hui que c’est la droite et le centre ? À bien des égards, ça me semble difficile", a-t-il déclaré.

Pour rappel, les principales têtes d’affiche de l’UDI ont prévu de se réunir ce mardi soir en comité exécutif pour décider de la stratégie à adopter vis-à-vis de François Fillon et des Républicains. Alors que certaines voix poussent pour un ralliement envers Emmanuel Macron, le soutien unanime du comité politique des Républicains proclamé lundi soir envers François Fillon pourrait changer la donne et favoriser un retour de l’UDI dans le "giron" LR.

 

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L’UDI soutient Fillon mais attend des gestes

 

Citation

'est une spectaculaire volte-face. L'UDI, qui avait retiré la semaine dernière son soutien à François Fillon, a validé l'accord avec LR sur les investitures à l'issue d'un bureau exécutif tout en se disant « en attente » des « initiatives » annoncées par le vainqueur de la primaire à droite, définitivement maintenu comme candidat de la droite à la présidentielle .

Selon la motion, votée à 48 voix contre 10 et 3 abstentions, l'UDI a « pris acte » de la volonté de François Fillon « de prendre des initiatives de rassemblement en direction de l'UDI, comme des élus LR, qui avaient souhaité un changement de candidat ». « (...) Nous sommes en attente de ces initiatives annoncées », écrit la direction de l'UDI qui par ailleurs « approuve l'accord électoral » passé avec LR.

 

[..]

 

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La devise du centrisme en France devrait être "Ramper ou se faire rouler, pourquoi choisir ?" avec la tête de Lagarde et celle de Bayrou qui clignotent en dessous.

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Il y a 1 heure, FabriceM a dit :

 

Enorme.

Un coup oui, un coup non.

 

Mon avis : je crois qu'il y a plein de députés dont les électeurs se souviendront bien dans 3 mois et de leurs manoeuvres grossières en forme de va-et-vient ridicule. L'Assemblée va être bien renouvelée :)

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Il y a 3 heures, h16 a dit :

Enorme.

Un coup oui, un coup non.

Mon avis : je crois qu'il y a plein de députés dont les électeurs se souviendront bien dans 3 mois et de leurs manoeuvres grossières en forme de va-et-vient ridicule. L'Assemblée va être bien renouvelée :)

 

Oui, non, oui, et .... re non

Législatives : le divorce entre UDI et LR "entériné" en Morbihan

Citation

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a lancé la campagne de ses candidats aux législatives, en pointant le "divorce entériné" avec Les Républicains dans le département.

C’est son premier déplacement de campagne pour les législatives. Après le vote, mardi soir, du bureau exécutif de son parti pour un accord législatif et programmatique avec Les Républicains, Jean-Christophe Lagarde a choisi un département où il ne s’appliquera pas : il y aura des candidats LR et UDI au 1er tour dans cinq des six circonscriptions du Morbihan.

« L’UDI se retrouve dans une situation où ceux qui étaient ses partenaires naturels dans ce territoire ont décidé de se passer de nous. Bref, d’engager un combat contre nous, pas contre la gauche, pas contre l’extrême droite, contre nous. C’est une particularité morbihannaise que je regrette fortement. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi de commencer par ce département », explique le président de l’UDI.

En pointant le "divorce entériné" avec les Républicains, en raison notamment de la crise ouverte en janvier lors de l’élection du président et de l’exécutif de Golfe du Morbihan Vannes agglomération, Jean-Christophe Lagarde note que « ça s’est poursuivi sur les élections législatives Ce n’est pas une attitude nationale des Républicains […] À partir du moment où il y a le choix de la désunion qui est faite, par le président du Département François Goulard principalement et c’est son droit, les électeurs ont aussi le droit d’avoir le choix. Ce sont eux qui jugeront. »

 

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You know, of course, this means foutwar ?

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L'UDI, une chaloupe à la mer, en pleine tempête, qui tangue à en filer mal au cœur à ceux qui la regarde.

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Pour des législatives qui se déroulent juste après les présidentielles, les candidats qui soutiennent le Président mettront davantage en avant leur appartenance à "la majorité présidentielle" que leur parti politique d'origine.

Soutenir le nouveau Président élu est un atout supplémentaire pour un candidat lambda.

En face il y aura bien sûr les opposants fermes.

Donc je pense que le gouvernement pourra s'appuyer sur une majorité à l'assemblée nationale.

 

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On s'en cache à peine au Parti communiste: les difficultés rencontrées par Jean-Luc Mélenchon à réunir les 500 parrainages ne sont pas le fruit du hasard. En effet, comment expliquer que le candidat de la France insoumise soit bloqué à 356 parrainages, dépassé par François Asselineau ou Jacques Cheminade? Le Parti communiste, dont la base a voté un soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon contre l'avis de sa direction, dispose pourtant de 850 élus en capacité d'apporter leur parrainage. Et s'ils ne le font pas, c'est pour envoyer un message de mécontentement. En effet, le soutien à la campagne de la France Insoumise ne s'est fait sans aucun accord d'appareil et un certain nombre d'élus communistes s'inquiètent de voir des candidats mélenchonistes investis dans les circonscriptions qu'ils visent aux prochaines législatives.

[..]

Sans illusions quant à ses chances de créer l'unité entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon pour la présidentielle, Pierre Laurent voudrait l'imposer aux législatives, mais la charte des Insoumis que Mélenchon veut imposer à tous ses candidats est un frein. «Les obstacles sont en train de tomber», veut-il croire, en annonçant que le PCF, lui, n'hésitera pas à soutenir des candidats hors de ses rangs, tel François Ruffin à Amiens.

(le figaro) Le chantage aux parrainages du PCF sur Mélenchon

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Attention à Hamon si cette fronde empêchait Melenchon de se présenter (bon c'est très improbable)

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Soit Mélenchon finira pas faire de la lèche aux communistes, soit il s'en passera avec succès en mobilisant d'autres soutiens. Mais il n'est pas fout au point de finir exclut de la présidentielle par manque de signatures.

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Le mouvement des libérés de la sécu ne devait pas présenter des candidats pour les législatives ?

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Législatives 2017 : les tractations débutent en vue d'une alliance PS-"En Marche !"

 

Citation

Selon Le Canard Enchaîné, les trahisons risquent de se multiplier. Le journal explique que François Hollande, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Stéphane Le Foll projettent déjà une victoire d'Emmanuel Macron, "mais sans majorité aux élections législatives". Selon le président de la République, "il n'y aura pas d'explosion après la présidentielle, ni des Républicains, ni du Parti socialiste. La droite ne va pas disparaître et elle espérera une cohabitation. Le Parti socialiste ne va pas disparaître non plus, mais il devra négocier".

Le journal ajoute que "des dirigeants d''En Marche !" et du Parti socialiste réfléchissent déjà à une entente électorale entre leurs deux formations pour les législatives. C'est la raison principale pour laquelle Emmanuel Macron a reporté le choix de ses candidats après le premier tour de l'élection présidentielle". Ainsi, l'accord négocié entre Benoît Hamon et Yannick Jadot risquerait d'être remis en cause. Les "70 ou 80 députés socialistes sortants qui sont considérés comme frondeurs ou sympathisants de ceux-ci" pourraient perdre leurs investitures. 

 

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Comme prévu Cambadélis soutien Hamon aussi solidement qu'un baton en mousse soutiendrait une maison sur pilotis.

 

http://lelab.europe1.fr/legislatives-yannick-jadot-estime-que-le-seul-sujet-de-jean-christophe-cambadelis-est-de-trouver-un-accord-avec-macron-3216362

 

+

Ca ne va pas tarder à péter complètement entre le PCF et méluche

http://www.leparisien.fr/acheres-la-foret-77760/legislatives-melenchonistes-et-communistes-font-campagne-a-part-31-03-2017-6813543.php

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      Parti avec une très large avance les Conservateurs sont aujourd'hui à la peine. May souhaitait avoir une forte légitimité pour négocier le Brexit. Depuis, entre une campagne ratée et les attentats, les intentions de votes ont fortement reculées au point que l'élection est très incertaine. Vote aujourd'hui. 
    • Par PABerryer
      Les premiers résultats donnent le parti au pouvoir en tête avec une trentaine de siège, l'extrême droite ne gagne que 4 sièges, la participation est en forte hausse.
    • Par Flashy
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/10/27/le-ps-veut-moderniser-les-regles-de-la-presidentielle_4797790_823448.html
       


       
      Projet de "modernisation" des présidentielles.
      Cela sent très mauvais.
      Déjà, sur les parrainages, le but est évidemment de déterminer qui supporte qui. De là à soupçonner d'éventuelles contre-mesures, il y a un pas que je franchis allègrement.
      Ensuite, sur le temps de parole...que dire? Si ce n'est qu'il s'agit d'officialiser l'éviction des petits partis des grands médias.
      Enfin, sur le contrôle des dépenses des candidats, je ne peux m'empêcher d'y flairer quelque chose. J'ignore quoi, encore. Mais je suis méfiant. Il va falloir suivre cette loi de très très près, non pas qu'ils soient du genre à modifier les règles d'une élection pour limiter la casse -c'est impensable, n's'pas, mais on ne sait jamais.