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[SÉRIEUX] Projet Candidat libéral pour 2022, éléments de programme, l'Éducation: Enseignement primaire et secondaire


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Il y a 1 heure, Cara a dit :

Réponse d'un non libéral avec lequel je parlais de ça il y a quelques jours : "mais si l'Etat ne contrôle pas l'école, qui va le faire ?"

 

Que répondre, en effet, à l'argument républicaniste qui consiste à pointer le fait que la fin d'une éducation publique, homogène, risque d'enfermer encore plus l'individu dans sa condition sociale et/ou sa communauté immédiate ?

 

La version hard de cette objection étant: "laisser l'éducation au privé, c'est laisser l'islamisme obtenir des bastions dans la société, le laisser formater des gens qui basculeront demain dans le terrorisme".

 

(C'est d'ailleurs une vieille objection puisque la menace d'une implosion sociale et culturelle de la France était déjà utilisée au moment de l'invention de la politique éducative de la 3ème république)

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il y a 4 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Que répondre, en effet, à l'argument républicaniste qui consiste à pointer le fait que la fin d'une éducation publique, homogène, risque d'enfermer encore plus l'individu dans sa condition sociale et/ou sa communauté immédiate ?

 

La version hard de cette objection étant: "laisser l'éducation au privé, c'est laisser l'islamisme obtenir des bastions dans la société, le laisser formater des gens qui basculeront demain dans le terrorisme".

 

(C'est d'ailleurs une vieille objection puisque la menace d'une implosion sociale et culturelle de la France était déjà utilisée au moment de l'invention de la politique éducative de la 3ème république)

 

En l'occurrence le gars en question défendait un point du programme de MLP (s'assurer plus strictement de la conformité des écoles privées avec les valeurs de la république, je ne me souviens plus de la formulation), et c'est bien l'islamisme qui l'inquiétait.

La liberté d'interprétation que laisse l'expression "valeurs de la république", par contre, pas du tout. Pour lui, il n'y avait rien de dangereux à donner à l'Etat le contrôle de l'éducation... Je ne sais vraiment pas quoi répondre à ça. Les gens craignent plus l'influence d'une minorité qu'un lavage de cerveau légal, obligatoire et généralisé.

 

Du coup, quoi répondre, je dirais qu'un risque d'enfermement dans une condition/communauté/idéologie quelconque est préférable à l'assurance d'un enfermement collectif dans un même système de pensée. C'est simple, dans le premier cas ce n'est qu'une possibilité et on pourra toujours partir, dans le second c'est garanti et il n'y a nulle part où aller, sauf à s'expatrier.

 

Et puis laisser de la liberté aux établissements c'est remettre les décisions éducatives entre les mains des parents ; quel parent a une si faible confiance en ses capacités de décision qu'il préfère que l'Etat choisisse à sa place ? (je ne suis pas sûre de vouloir savoir)

 

Je crains de polluer le fil.

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il y a 33 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

 

La version hard de cette objection étant: "laisser l'éducation au privé, c'est laisser l'islamisme obtenir des bastions dans la société, le laisser formater des gens qui basculeront demain dans le terrorisme".

Aujourd'hui, les terroristes sont issus de l'école publique, laïque et obligatoire de la République. Ça me semble difficile de faire pire.

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Il y a 3 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

Que répondre, en effet, à l'argument républicaniste qui consiste à pointer le fait que la fin d'une éducation publique, homogène, risque d'enfermer encore plus l'individu dans sa condition sociale et/ou sa communauté immédiate ?

 

Quel est le probleme ? Les Hassidims de Montreal n'ont pas l'air plus malheureux que les autres. 

 

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Il y a 5 heures, Rincevent a dit :

Aujourd'hui, les terroristes sont issus de l'école publique, laïque et obligatoire de la République. Ça me semble difficile de faire pire.

 

Certes mais c'est une critique qui nous arriveras tôt ou tard. Comment la contrer, prouver que notre projet sera plus efficace que l'EdNat pour éviter l'endoctrinement des jeunes?

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Le meilleur moyen de lutter contre l'endoctrinement c'est qu'il n'y ait pas un monopole de la production des idées et de leur enseignement pour que les gens puissent aller voir ailleurs et soient aussi amenés à fréquenter des gens qui ont été endoctrinés différemments. 

 

C'est dans le pays où on enseigne le creationnisme le plus debile dans bon nombre d'écoles que le debat est le plus riche et que le terreau pour la production d'idées scientifiques et philosophiques est le plus fertile.

 

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Le probleme c'est pas l'endoctrinement des gamins. Tous les gamins se font endoctriner, c'est la nature. Mais c'est pas une fatalité. Combien de nazis reste il parmi les Jeunesses Hitleriennes ? Le probleme c'est quand les adultes manquent d'idées par la suite pour cause de monopole de l'endoctrinement.

Ca peut exister aussi quand il y a une concurrence de l'endoctrinement si tu ne parles qu'une langue que personne d'autre ne parle dans ta société agrandie (ex : les Hassidims qui ne parlent que Yiddish). Mais aujourd'hui, avec internet...

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Le truc c'est que parler de "monopole de la production et de l'enseignement des idées", c'est zapper la différence entre les opinions (jugements de valeurs) et les savoirs scientifiques (jugements de faits). L'Ednat, malgré des infiltrations extérieures que je dénonçais plus haut, et malgré une défense minimale du régime de l'Etat ("la démocratie c'est bien"), est quand même sur une ligne qui exclue dans l'ensemble les opinions, qui confronte les jeunes à un univers qui ignore les valeurs qu'ils ont déjà intégrés dans leur socialisation familiale. Il n'est pas dit que le privé en fasse autant, et le surveiller n'est pas simple.

 

La position minimale me semble être celle qu'a prise Fillon pendant la campagne: "favoriser l'enseignement privé, mais laisser à l'Etat le droit d'interdire les institutions qui véhiculent une idéologie dangereuse". On pourrait répondre que c'est vague et que ça autorise une dose d'arbitraire. Mais ne rien faire me semble encore plus dangereux.

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il y a 4 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Le truc c'est que parler de "monopole de la production et de l'enseignement des idées", c'est zapper la différence entre les opinions (jugements de valeurs) et les savoirs scientifiques (jugements de faits). L'Ednat, malgré des infiltrations extérieures que je dénonçais plus haut, et malgré une défense minimale du régime de l'Etat ("la démocratie c'est bien"), est quand même sur une ligne qui exclue dans l'ensemble les opinions, qui confronte les jeunes à un univers qui ignore les valeurs qu'ils ont déjà intégrés dans leur socialisation familiale. Il n'est pas dit que le privé en fasse autant, et le surveiller n'est pas simple.

 

La position minimale me semble être celle qu'a prise Fillon pendant la campagne: "favoriser l'enseignement privé, mais laisser à l'Etat le droit d'interdire les institutions qui véhiculent une idéologie dangereuse". On pourrait répondre que c'est vague et que ça autorise une dose d'arbitraire. Mais ne rien faire me semble encore plus dangereux.

 

C'est même très vague là... Je ne peux pas dire ce qu'il est le moins dangereux de faire, mais là si vraiment il faut prendre cette position je pense qu'il faut au moins mieux définir "idéologie dangereuse", pour fixer des limites.

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Je ne connais pas encore trop votre objectif pour 2022, les fils sur les candidats sont plutôt flous :( 
Cependant, le programme ne se dissocie pas de l'objectif :

  • Vous voulez rassembler les libéraux de France (cette formule :icon_volatilize:)
  • Vous voulez jouer le jeu des élections, apporter une offre libérale sur le marché politique (sauf qu'il est pas en cpp lui...)

Je suppose qu'il s'agit de la deuxième solution. Dans ce cas, on se retrouve avec deux critiques qu'il va falloir éviter :

  • "Mais c'est la fin de l'égalité des chances ! Bande de fachos salopettes !"
  • "Mais c'est la décaaadence !"

Pour éviter les réactions anxiogènes, qui nous feraient perdre toute crédibilité ; faut éviter de toucher à la notion de tronc commun (+ examens), de subventions et point un peu plus tendu, celui de l'enseignement d'une doxa et de l'utilité de l'école.

Cependant, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas jouer avec ces notions :

  • Réduire le tronc commun et rejoindre les discours classiques d'un recentrage sur l'apprentissage de la langue, des mathématiques. Et dans le secondaire, jouer avec les thèmes pour offrir une latitude - avec pour exemple, vraiment pris au pif : La religion au moyen-âge en Histoire, qui laisse le choix sur l'approche (quelle religion, quelle région...). Je pense que vous voyez l'idée, à la lecture cela ne choque personne (on utilise un peu les biais cognitifs tout de même).
  • On maintient le cadre des examens à l'identique, mais on rejoint le discours de diminution des effectifs (Plus d'objectif 80%...). Par contre, il reste à savoir comment on le fait (augmentation de la difficulté de manière sournoise, revalorisation des parcours d'apprentissage type BAC pro ?).
  • Maintenir les subventions mais sous la forme de chèque scolaire.

Comme mesures plus "libérales", on peut tenter :

  • (Plus de) liberté pour les écoles privées, mais en échange moins (voir plus) de subventions (il faudrait connaître l'effet sur le rapport élèves dans le public/élèves dans le privé).
  • Ne pas supprimer la carte scolaire mais proposer un système de vœux qui reviendrait à une suppression mais discrète - après je ne sais pas à quel point le sujet est clivant. Une suppression pure et simple est peut-être envisageable.
  • Donner plus de contrôle aux régions. C'est ici que la voie vers une libéralisation se joue à coup de petite modification dans chaque région, où la pression démocratique est plus forte sur les élus (mais les subventions des modifications sont à charge des régions). L'idée serait de permettre les modifications petit à petit en renforçant la force des organisations type FCPE peut-être. 

Il faudrait donc développer une rhétorique plutôt classique de manière globale, tout en offrant plus de liberté à la marge.

On se retrouve quand même avec deux sujets problématiques :

  • La question du Unschooling, que l'on devrait théoriquement autorisé et financé avec le chèque scolaire. Sauf que c'est un thème qui peut être très clivant alors qu'il concerne peu de personnes.
  • La question de la fabrique à petit citoyen. Il est sûr que l'on va marcher ici sur un corde raide. Peut-être pourrait-on remplacer les cours d'éducation morale et civique (leur nom actuel...) par des cours de droit (il faut quand même que les élèves connaissent les institutions, la constitution mais il est impossible de contrôler le discours des professeurs).

Il s'agit bien sûr simplement de mes sentiments sur la question de l'arbitrage libéralisme/électoralisme. Les propositions que je donne sont bien sûr loin de ma pensée, mais il s'agit sûrement de la direction qu'il faut prendre pour ne pas passer pour des rigolos sinon on fini comme ça.

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Il y a 2 heures, Lancelot a dit :

D'accord mais difficile à vendre pour les fans de l'égalité des chances et de l'éducation rrripoublicaine.

D'où ma réponse qui leur est spécifiquement destinée.

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Il y a 2 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

La position minimale me semble être celle qu'a prise Fillon pendant la campagne: "favoriser l'enseignement privé, mais laisser à l'Etat le droit d'interdire les institutions qui véhiculent une idéologie dangereuse". On pourrait répondre que c'est vague et que ça autorise une dose d'arbitraire. Mais ne rien faire me semble encore plus dangereux.

 

Si l'Etat a deja ce pouvoir soit. S'il ne l'a pas, NO WAY.

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Il y a 3 heures, Lancelot a dit :

D'accord mais difficile à vendre pour les fans de l'égalité des chances et de l'éducation rrripoublicaine.

 

Je vais reprendre ce que j'ai deja dit :

 

- Si c'est pour faire un programme de droite. Ben y a deja la droite qui est là et je ne vois pas à quoi on sert, à part vendre notre âme pour leur apporter une caution qui aura un poids electoral infinetismal.

- S'il faut convaincre tout le monde, autant abandonner dès maintenant. 

 

Le regime juridique actuel c'est que n'importe qui peut créer une école, il faut juste s'enregistrer. Si on veut revenir là-dessus pour séduire plus de gens plutot que de promouvoir encore plus de concurrence, il faut laisser tomber.

 

Je lis souvent ici de la part des pragmatiques qu'il faut construire sur l'existant, mais j'ai l'impression que ça veut dire construire sur l'existant socialiste à la Koenig plutôt que l'existant liberal. Alors que sur énormément de sujet, le travail a déjà été entrepris. Il n'a juste pas été jusqu'au bout par manque de conviction et de compréhension des bénéfices.

 

Un autre exemple avec la justice : l'esprit des prud'hommes ou du tribunal de commerce c'est que ce sont des tribunaux non-étatiques. Le programme liberal c'est donc de capitaliser dessus en les ouvrant à la concurrence et non pas les nationaliser partiellement en y mettant des juges fonctionnaires ou en restreignant leur pouvoir de decision par des barèmes. 

 

Ou encore les routes : la France est le pays avec le plus d'autoroutes privés. Et pourtant, meme ici ca freine des 4 fers quand on soumet l'idée de privatiser le periph.

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2 minutes ago, Tramp said:

Le regime juridique actuel c'est que n'importe qui peut créer une école, il faut juste s'enregistrer. Si on veut revenir là-dessus pour séduire plus de gens plutot que de promouvoir encore plus de concurrence, il faut laisser tomber.

Je n'ai pas proposé de revenir là-dessus. JRR va sans doute clarifier sa position mais ça m'étonnerait qu'il veuille créer des contrôles qui n'existent pas. Quelle autre proposition serait juste de droite ou de gauche sans aller dans le bon sens ?

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C'est une impression générale sur l'ensemble des sujets "programme" où j'ai l'impression qu'on va finir par proposer la même chose que Fillon.

 

Le fait de poser comme un probleme qu'on puisse apprendre des choses differentes que ce que l'Ednat propose c'est avoir déjà perdu. Tout le monde veut se servir de l'Ednat pour imposer sa propagande, au moindre sujet, il faut créer des heures supplémentaires pour éduquer les jeunes. Et y a juste les liberaux qui devraient refuser qu'on puisse "endoctriner les gamins à l'école" et il ne faut surtout pas etre clivant alors que c'est ca la politique : créer du clivage.

 

On evoque le chèque education et la préoccupation numéro un ce n'est pas comment faire en sorte que ça marche mais "comment contrôler les familles." Ca sert à rien de concourir, on a déjà perdu.

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Il y a 3 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Le truc c'est que parler de "monopole de la production et de l'enseignement des idées", c'est zapper la différence entre les opinions (jugements de valeurs) et les savoirs scientifiques (jugements de faits).

 

 

On n'en a rien à foutre. Absolument rien. Ben Carson est un taré, ca ne l'empêche pas d'être un putain de chirurgien. Faut accepter ca.

 

Et le fait scientifique d'aujourd'hui est l'opinion de demain.

 

En fait, passer autant de temps à se demander ce que les gamins doivent apprendre est simplement une logique de bourrage de crâne. "Il faut éduquer les gamins de la facon qu'il faut pour que tout se passe bien apres." C'est un debat sur le contenu du bourrage de crâne, pas sur l'école. 

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Il y a 17 heures, PABerryer a dit :

Pas mal de tes idées sont bonnes mais comment finances tu l'éducation ?

 

En effet, la question du financement se pose et doit être étayée, mais concrètement les mesures que je propose permettront de mettre fin à des dispositifs aussi liberticides que coûteux et inefficaces. Je ne pense pas exagérer en avançant que les économies que cela pourrait engendrer se chiffreraient en dizaines de milliards...

 

Mais quoi qu'il en soit, je suis favorable au chèque éducation comme la plupart des personnes ici, dans sa forme telle qu'évoquée par M. Friedman dans Capitalisme et liberté. Les familles pourront utiliser l'argent en question librement, étant les seules arbitres de l'éducation de leurs enfants, choisissant ainsi leurs établissements.

 

Il y a 17 heures, Rincevent a dit :

Pourquoi interdiction de la présence policière ?

 

Pourquoi "fin de l'éducation civique" et "remise en place du redoublement" plutôt que "autonomie pédagogique des établissement" ?

 

"Suppression de toutes les aides publiques accordées aux établissements scolaires", ça peut vouloir dire "interdiction du chèque éducation", attention. 

 

La présence de la police dans les établissements scolaires est la peinture atroce de l'immixtion de l'État dans toutes les dimensions de la vie quotidienne. Pour moi, c'est quelque-chose de liberticide. Par ailleurs, je la trouve coûteuse et particulièrement inutile : nous n'avons pas les moyens de déployer des effectifs suffisants pour protéger l'ensemble des établissements. De nombreux faits-divers plus ou moins graves se sont déroulés dans les enceintes scolaires depuis la loi Fillon de 2005, et dans la majorité des cas il n'y avait pas de présence policière au moment des faits et les établissements concernés n'avaient jamais fait l'objet d'une telle présence. Dernier exemple en date, la tentative de tuerie de Grasse...

 

Concernant l'éducation civique, il s'agit d'un cours inutile qui préformate les jeunes à l'amour d'un État excessif, omniprésent et nationaliste. On nous le peint comme une manière d'inculquer les valeurs de la République aux collégiens mais au final, cela s'avère être un outil de propagande politique qui n'a aucunement sa place dans un programme scolaire.

 

En ce qui concerne le redoublement, il s'agit tout simplement d'offrir la possibilité (ou non donc) aux élèves de rattraper un retard qu'ils ont accumulé. Le coup de l'interdiction du redoublement ne poursuit qu'une logique de chiffre à mon sens. Histoire de dire que l'enseignement en France est parfait et qu'aucun élève ne souffre de difficultés scolaires. Je ne suis pas pour redonner la possibilité aux établissements d'imposer ce redoublement : pourquoi ne pas plutôt confier cette décision aux parents d'élèves ?

 

Et évidemment non, je ne faisais pas allusion au chèque éducation qui, pour moi, est le seul moyen de financer de façon transparente et libre l'école. Je parlais plutôt d'aides publiques accordées à la louche par des collectivités territoriales, souvent plus importantes quand le président de l'entité copine avec certains responsables d'établissements... L'argent du contribuable est mis en de mauvaises mains, ce n'est pas aux directeurs d'établissements de saupoudrer l'argent à leur guise, mais aux parents d'utiliser librement ce dernier en choisissant l'éducation la meilleure pour leurs enfants.

 

Il y a 16 heures, Lancelot a dit :

Sur les histoires de conscientisation il y a un piège dans lequel il ne faut pas tomber : on peut interdire ce qu'on veut au sein de l'école publique, mais si on commence à contrôler les écoles privées pour ça on va à l'encontre de l'autonomie. Dit autrement on doit pouvoir accepter le lavage de cerveau des élèves pour telle ou telle idéologie si c'est de la part d'une école privée.

 

L'école de droit privé, c'est différent. En aucun cas une autorité publique ne devrait avoir droit de regard sur ce qui est dispensé dans les écoles privées. Les financements sont différents (partenariats, investisseurs) donc la logique scolaire à poursuivre l'est de même. L'État ne doit pas avoir le pouvoir de contrôler le fonctionnement internes des établissements privés, tout comme des entreprises, en fait.

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il y a une heure, Random a dit :

Concernant l'éducation civique, il s'agit d'un cours inutile qui préformate les jeunes à l'amour d'un État excessif, omniprésent et nationaliste. On nous le peint comme une manière d'inculquer les valeurs de la République aux collégiens mais au final, cela s'avère être un outil de propagande politique qui n'a aucunement sa place dans un programme scolaire.

 

En ce qui concerne le redoublement, il s'agit tout simplement d'offrir la possibilité (ou non donc) aux élèves de rattraper un retard qu'ils ont accumulé. Le coup de l'interdiction du redoublement ne poursuit qu'une logique de chiffre à mon sens. Histoire de dire que l'enseignement en France est parfait et qu'aucun élève ne souffre de difficultés scolaires. Je ne suis pas pour redonner la possibilité aux établissements d'imposer ce redoublement : pourquoi ne pas plutôt confier cette décision aux parents d'élèves ?

Ma remarque ne portait pas spécialement sur ces deux détails, mais devait être comprise ainsi : l'autonomie des établissement comprend ces deux mesures, et mieux encore elle les dépasse. Des écoles autonomes pourront proposer aux parents des cours de connaissance des institutions, d'autres de l'éducation civique, d'autres encore que dalle, selon ce qui semble plaire aux parents ; et de même pour le redoublement, on ne devrait interdire aux parents ni de faire perdre une année à leur rejeton qu'il aurait pu mettre à profit autrement, ni de le larguer au milieu de sa scolarité alors qu'une année de rabâchage aurait pu être profitable. Tout ceci est inclus dans l'autonomie pédagogique des établissements, comme tu vois.

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Il y a 9 heures, RayRhacer a dit :

mea culpa pour les fautes, mais je viens de voir que je ne peux pas éditer :unsure: Pardon pour le doublon aussi.

 

Il faut avoir posté 100 messages pour pouvoir les éditer.

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Il y a 10 heures, Lancelot a dit :

JRR va sans doute clarifier sa position mais ça m'étonnerait qu'il veuille créer des contrôles qui n'existent pas.

 

D'un point de vue juridique, il me semble que les dispositions existantes sont largement suffisantes (après je ne sais pas s'il y a des équipes derrière pour les appliquer). Mais on retombe sur un problème déjà évoqué ici même: la définition de l'ordre public en droit français (ça va jusqu'où ? Quelle instance administrative ou politique est habilitée à en faire varier le contenu ?):

 

Citation

 

 


Les articles L. 241‑4 et L. 241‑7 du code de l'éducation précisent que l'inspection des établissements d'enseignement privés « ne peut porter sur l'enseignement que pour vérifier s'il n'est pas contraire à la morale, à la Constitution, aux lois... ». Pour le reste, cette inspection porte sur « la moralité, l'hygiène, la salubrité et l'exécution des obligations imposées à ces établissements », en particulier par l'article L. 442‑2 du code de l'éducation qui prévoit que le contrôle de l'État sur les établissements privés hors contrat se limite :

- aux titres exigés des directeurs et des maîtres ;

- au respect de l'ordre public et des bonnes mœurs ;

- à la prévention sanitaire et sociale ;

- à l'obligation scolaire ;

- à l'instruction obligatoire.

Les différents services de l'État ont une compétence partagée pour contrôler le respect de ces cinq domaines. En outre, l'article L. 442‑2 confère une compétence exclusive aux services académiques pour contrôler le respect :

- des normes minimales de connaissances par l'enseignement dispensé ;

- du droit à l'éducation dû aux élèves.

Si, au cours d'un contrôle en particulier sur l'un de ces sept domaines, des agents chargés de ce contrôle s'interrogent sur le respect d'une ou de plusieurs autres normes, il leur appartient d'en informer sans délai les services les plus compétents sur le respect de ces autres normes afin qu'ils procèdent aux contrôles nécessaires.

[...]

L'article L. 911‑5 du code de l'éducation prévoit que ni le directeur, ni aucun employé de son établissement (enseignant ou non) ne doit avoir subi de condamnation judiciaire pour crime ou délit contraire à la probité et aux mœurs.

[...]

Le maire et le préfet peuvent faire inspecter l'établissement au titre de leurs compétences générales en matière d'ordre public, mais aussi de prévention sanitaire et sociale, par exemple, par les services d'incendie, l'inspection du travail, les services d'hygiène et vétérinaires (sécurité des aliments). Les législations relatives à ces contrôles prévoient la possibilité de prononcer la fermeture immédiate de l'établissement, temporairement ou définitivement.
 

 

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=91556

 

(Notez que cette définition est redondante, vu que les "bonnes mœurs" sont un élément qui entre déjà dans la définition légale de l'ordre public, ou du moins qui lui est constamment associé: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_public_en_droit_français ).

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Je vais me permettre d'émettre une opinion vraiment très tranchée, et peut-être choquante pour le grand public, et donc difficile à vendre aujourd'hui aux électeurs. 

Mais cette opinion que je défends est au moins libérale.

 

Je réclame une éducation libre.

Je réclame l'abolition du Ministère de l'éducation Nationale.

Je réclame l'abolition du Code de l'éducation.

Je réclame l'abolition de tout financement public des écoles.

Je m'oppose à l'instauration de toute forme de "chèque éducation", qui aurait notamment tous les défauts de l'Allocation Universelle, outre que cela justifierait un droit de regard du gouvernement sur ce qui est enseigné.

 

Enfin, je mets ici quelques citations de philosophes à propos de l'école :

 

Trois citations de Frédéric Bastiat :

Spoiler

 * Qui ne convient que, si l’on pouvait être d’accord sur le meilleur enseignement possible, quant à la matière et quant à la méthode, l’enseignement unitaire ou gouvernemental serait préférable, puisque, dans l’hypothèse, il ne pourrait exclure législativement que l’erreur ? Mais, tant que ce critérium n’est pas trouvé, tant que le législateur, le ministre de l’Instruction publique, ne porteront pas sur leur front un signe irrécusable d’infaillibilité, la meilleure chance pour que la vraie méthode se découvre et absorbe les autres, c’est la diversité, les épreuves, l’expérience, les efforts individuels, placés sous l’influence de l’intérêt au succès, en un mot, la liberté. La pire chance, c’est l’éducation décrétée et uniforme ; car, dans ce régime, l’Erreur est permanente, universelle et irrémédiable. Ceux donc qui, poussés par le sentiment de la fraternité, demandent que la loi dirige et impose l’éducation, devraient se dire qu’ils courent la chance que la loi ne dirige et n’impose que l’erreur ; que l’interdiction légale peut frapper la Vérité, en frappant les intelligences qui croient en avoir la possession. Or, je le demande, est-ce une fraternité véritable que celle qui a recours à la force pour imposer, ou tout au moins pour risquer d’imposer l’Erreur ? On redoute la diversité, on la flétrit sous le nom d’anarchie ; mais elle résulte forcément de la diversité même des intelligences et des convictions, diversité qui tend d’ailleurs à s’effacer par la discussion, l’étude et l’expérience. En attendant, quel titre a un système à prévaloir sur les autres par la loi ou la force ? Ici encore nous trouvons que cette prétendue fraternité, qui invoque la loi, ou la contrainte légale, est en opposition avec la Justice.            
Je pourrais faire les mêmes réflexions pour la presse, et, en vérité, j’ai peine à comprendre pourquoi ceux qui demandent l’Éducation Unitaire par l’État, ne réclament pas la Presse Unitaire par l’État. La presse est un enseignement aussi. La presse admet la discussion, puisqu’elle en vit. Il y a donc là aussi diversité, anarchie. Pourquoi pas, dans ces idées, créer un ministère de la publicité et le charger d’inspirer tous les livres et tous les journaux de France ? Ou l’État est infaillible, et alors nous ne saurions mieux faire que de lui soumettre le domaine entier des intelligences ; ou il ne l’est pas, et, en ce cas, il n’est pas plus rationnel de lui livrer l’éducation que la presse. (Frédéric Bastiat)

 

 

 * Une nation qui ne veut pas être la proie des partis doit se hâter de supprimer l’éducation publique, c’est-à-dire par l’État, et de proclamer la liberté de l’enseignement. S’il y a une éducation confiée au pouvoir, les partis auront un motif de plus pour chercher à s’emparer du pouvoir, puisque, du même coup, ce sera s’emparer de l’enseignement, le plus grand objet de leur ambition. La soif de gouverner n’inspire-t-elle pas assez de convoitise ? ne provoque-t-elle pas assez de luttes, de révolutions et de désordres ? et est-il sage de l’irriter encore par l’appât d’une si haute influence ?            
Et pourquoi les partis ambitionnent-ils la direction des études ? Parce qu’ils connaissent ce mot de Leibniz : « Faites-moi maître de l’enseignement, et je me charge de changer la face du monde. » L’enseignement par le pouvoir, c’est donc l’enseignement par un parti, par une secte momentanément triomphante ; c’est l’enseignement au profit d’une idée, d’un système exclusif. « Nous avons fait la République, disait Robespierre, il nous reste à faire des républicains » ; tentative qui a été renouvelée en 1848. Bonaparte ne voulait faire que des soldats, Frayssinous que des dévots, Villemin que des rhéteurs. M. Guizot ne ferait que des doctrinaires, Enfantin que des saint-simoniens, et tel qui s’indigne de voir l’humanité ainsi dégradée, s’il était jamais en position de dire « l’État c’est moi », serait peut-être tenté de ne faire que des économistes. Eh quoi ! ne verra-t-on jamais le danger de fournir aux partis, à mesure qu’ils s’arrachent le pouvoir, l’occasion d’imposer uniformément et universellement leurs opinions, que dis-je ? leurs erreurs par la force ? Car c’est bien employer la force que d’interdire législativement toute autre idée que celle dont on est soi-même infatué… (Frédéric Bastiat)

 

 * Tous les monopoles sont détestables, mais le pire de tous, c’est le monopole de l’enseignement. (Frédéric Bastiat)

 

Citations d'autres philosophes :

 

Spoiler

 * Une éducation générale et étatisée n’est qu’un appareil à façonner les gens pour qu’ils soient exactement semblables entre eux ; et le moule utilisé est celui qui plaît aux pouvoirs prépondérants dans le gouvernement, que ce soit un monarque, un clergé, une aristocratie, ou la majorité de la génération en cours, et dans la mesure où l’appareil est efficace et où il est réussi, il établit un despotisme sur les esprits qui, par une pente naturelle, conduit à un despotisme sur les corps. (John Stuart Mill)

 

 * Un système éducatif obligatoire et financé par l’impôt est le modèle complet de l’État totalitaire. (Isabel Paterson)

 

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Si on veut exposer au grand public les bienfaits de la liberté scolaire, on peut parler du système scolaire suisse.

Je ne le connais pas très bien, mais je sais que les décisions y sont prises à un échelon local, au niveau du canton, ou de la ville, ou encore de l'établissement.

 

Et le système scolaire suisse est réputé pour être l'un des meilleurs du monde, et pour conduire la nation suisse à un sentiment national unifié, grâce précisément à la très forte décentralisation du système. 

C'est la preuve que plus les décisions sont décentralisées, meilleures elles sont.

 

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18 hours ago, Tramp said:

C'est une impression générale sur l'ensemble des sujets "programme" où j'ai l'impression qu'on va finir par proposer la même chose que Fillon.

Ça veut dire que ça marche alors puisque le but est d'aboutir à un programme acceptable par le franchouille tout en étant pernicieusement libéral :mrgreen:

Ceci dit je comprends la critique et c'est bien qu'il y ait quelqu'un pour la faire (vérifier que tout ce qui est proposé est 1. dans le bon sens et 2. non superflu).

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Il y a 4 heures, Pax In Terris a dit :

Si on veut exposer au grand public les bienfaits de la liberté scolaire, on peut parler du système scolaire suisse.

Je ne le connais pas très bien, mais je sais que les décisions y sont prises à un échelon local, au niveau du canton, ou de la ville, ou encore de l'établissement.

 

Et le système scolaire suisse est réputé pour être l'un des meilleurs du monde, et pour conduire la nation suisse à un sentiment national unifié, grâce précisément à la très forte décentralisation du système. 

C'est la preuve que plus les décisions sont décentralisées, meilleures elles sont.

 

Je suis complètement d'accord avec l'idée d'une décentralisation, surtout que d'un point de vue purement marketing, cela devrait séduire les parents d'élèves qui se plaignent toujours du manque de prise sur l'éducation. Cependant, il ne faut pas oublier que cela pourrait conduire à un contrôle de l'éducation par la minorité qui s'engage - même si ce n'est pas plus mal, soit on s'engage, soit on paye pour le priver.

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Il y a 3 heures, Lancelot a dit :

Ça veut dire que ça marche alors puisque le but est d'aboutir à un programme acceptable par le franchouille tout en étant pernicieusement libéral :mrgreen:

Ceci dit je comprends la critique et c'est bien qu'il y ait quelqu'un pour la faire (vérifier que tout ce qui est proposé est 1. dans le bon sens et 2. non superflu).

 

Je comprends l'envie de modération. Quand je dis moi meme privatiser rapidement lycée et enseignement supérieur (parce que les deux sont totalement liés), je pense à l'échelle d'un mandat, c'est à dire en 5 ans (exemple, on passe au chèque education tres rapidement et on diminue les fonds octroyés chaque année). Je ne veux vraiment pas etre dans une démarche l'anarcapie ou rien.

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Des choses tres radicales ont eu lieu dans plein de pays, la France aussi. 

 

Les peages qui sont un quotidien en France sont très largement rejeté par plein de libertariens Américains. Les prud'hommes ou le tribunal de commerce sont des choses exceptionnelles. Aussi immonde que la secu, la médecine reste liberale, ce n'est pas le NHS. La France n'est pas un pays de troisième voie entre le libéralisme et le socialisme, c'est un pays littéralement coupé en deux, avec d'un côté le socialisme et de l'autre de tres gros morceaux libertarianisme. Il faut mettre les Francais devant le fait accompli.

 

J'ai pas aussi parfois l'impression qu'on est liberal pour etre edgy mais que lorsqu'il s'agit de le defendre, c'est la debandade.

1)"comment convaincre rationnement X de Y"

2)"explication rationnelle"

3)"oui mais X ne va pas être d'accord, le rationalisme ne l'intéresse pas, pas le choix d'être socialiste + en option vous êtes trop extrémistes."

4)excommunion mutuelle. 

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