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Guerre civile culture, IDW, SJW & co


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il y a 28 minutes, Bézoukhov a dit :

Haha. Ils ont tellement tué Dr Who que le nom du nouveau docteur est un non événement

Ça existe toujours cette série ? La dernière fois que j'en ai entendu parler le docteur était devenu une grosse femme noire.

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il y a une heure, Bézoukhov a dit :

Haha. Ils ont tellement tué Dr Who que le nom du nouveau docteur est un non événement

Oui, c'est un peu triste mais je comprends qu'après 17 ans, ils soient à court d'inspiration (le fait de rappeler Davies n'est pas bon signe). 

J'étais fan de la période Moffat, j'ai arrêté après. Pas parce que le Docteur est une femme (pourquoi pas ? Et Whitaker avait l'air bien dans le rôle) mais parce que le showrunner semblait bien médiocre. 

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J'avais abandonné des l'époque Moffat. Il était bon pour créer des monstres mais ses scénarios globaux n'avaient aucun sens.

 

A la limite le retour de Davies pourrait faire quelque chose :D .

 

Et bon sang Moffat a scénarisé cette daube de Tintin de Spielberg. D'ailleurs je sais toujours pas où sont les épisodes suivants.

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Les saisons 11 et 12 étaient plutôt correctes, c'est surtout la saison 13 qui est vraiment plutôt moyenne, mais toutes étaient effectivement les plus faibles depuis le revival. Mais oui, les plus gros problèmes venaient définitivement de l'écriture, et l'utilisation des compagnons. Le fait que Chibnall parte aussi, je l'ai pris comme une excellente nouvelle. :D

 

Bon, pas que je sois vraiment excité, mais au moins je trouve le nouvel acteur très bon dans Sex Education.

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il y a une heure, Bézoukhov a dit :

J'avais abandonné des l'époque Moffat. Il était bon pour créer des monstres mais ses scénarios globaux n'avaient aucun sens.

 

A la limite le retour de Davies pourrait faire quelque chose :D .

 

Et bon sang Moffat a scénarisé cette daube de Tintin de Spielberg. D'ailleurs je sais toujours pas où sont les épisodes suivants.

Moi, j'aime beaucoup le Tintin de Spielberg :(

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Il y a 3 heures, Mégille a dit :

Reste que ces classifications pragmatiques sont multiples selon les différentes activités humaines qui les rendent nécessaires, et qu'elles peuvent entrer en contradiction. Lorsqu'on se demande si la tomate est un légume ou un fruit, par exemple (d'ailleurs, "fruit" aussi est un mot dont le biologiste évolutionniste n'a presque plus l'usage, ou alors, d'une façon très différente de nous, puisque pour lui, ni la fraise, ni la pomme, ne sont "un" fruit). La classification phylogénique n'est peut-être qu'un de ces classements parmi d'autres, répondant à un impératif pragmatique parmi d'autres. Tout au plus, elle se distingue des autres par une plus grande rigueur au niveau de ses principes, et par une utilité un peu plus indirecte. Mais vouloir à tout prix la faire coller avec d'autres façons de classer les vivants en fonction d'autres caractéristiques me semble nous condamner à nous retrouver face à des dilemmes stupides comme celui de la tomate.

Mais je pense que c'est interne à la science que les théories (dont les définitions résultent) se contredisent. Les idéalisations sont contradictoires. Et la définition, c'est toujours une idéalisation (l'exclusion de facteurs "non-pertinents"). Par exemple certaines descriptions physiques des mouvements océaniques qui leur attribuent, dans le modèle, une profondeur infinie, ce qui est incompatible, non pas avec un contexte empirique qui serait pur de toute présupposition théorique, mais avec d’autres morceaux de théorie (comme la théorie que la Terre est une sphère elliptique, qui ne peut donc pas contenir des océans d’une profondeur infinie).

 

Il y a 3 heures, Mégille a dit :

Sur les espèces naturelles en général, au sens aristotélicien : je n'avais pas compris que tu parlais d'espèce y compris en un sens non-biologique. Mais il faut dire que pour la question que tu te posais, à savoir, je crois, ce que les déconstructionistes font de la nature humaine, ça devient tout de suite beaucoup moins utile. Je veux dire, accepter que l'oxygène ait comme propriété essentielle le numéro atomique "8" et ce de façon tout à fait objective, ça n'a pas de très grandes conséquences anthropologiques. 

Pas forcément si moins utile que ça, parce que le déconstructionnisme, pour ce que j'en connais, c'est aussi une révision de la théorie de la vérité et du rapport entre apparence et réalité. La théorie des espèces naturelles repose sur cette articulation. Et elle a des applications. Donc ça n'a pas des conséquences anthropologiques peut-être, mais ça limite grandement les conséquences métaphysiques qu'on peut tirer de la bizarrerie de la taxonomie en biologie. Il ne s'agit peut-être pas de décrire l'interaction apparence/réalité comme un mapping de l'interaction théorie/empirie (qui n'existe pas) mais comme un rapport qui existe à l'intérieur des théories scientifiques, et qui n'a donc pas grand chose à voir avec l'autre dichotomie image scientifique/image manifeste (que tu fais intervenir avec la définition sens commun/"manifeste" de "tigre" par exemple).

 

Si le "déconstructionnisme" n'a pas les prétentions métaphysiques que je lui prête, dans ce cas ma remarque tombe à l'eau.

 

Juste, je ne pense pas que l'alternative soit entre l'extensionnalisme complet et les "essences trans-classes", parce que ce qui est trans-classe n'a pas besoin d'être une entité ontologique. Ça peut juste être un élément du contenu propositionnel des théories, ce que Putnam appelle les termes trans-théoriques. C'est une question de référence, pas une question d'ontologie. Linné qui parle de tigres et Darwin qui parlent de tigres, c'est des gens qui parlent, dans un certain sens, de la même chose, et quand bien même elle n'aurait aucune propriété en commun dans les deux théories (c'est un point de vue kripkéen sur la référence si tu veux... does that make sense?)

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https://www.lefigaro.fr/faits-divers/marseille-l-homme-suspecte-d-avoir-poignarde-un-pere-de-famille-devant-une-ecole-catholique-ecroue-20220513

 

Décidément, il y a beaucoup de déséquilibrés au sein d'une certaine communauté. :huh:

Un musulman égorge un médecin militaire (sans doute en uniforme) devant l'école catholique de ses enfants et dit avoir agi au nom d'Allah (pardon, on ne précise pas s'il dit le mot "Allah", dans l'article on utilise le terme "Dieu", il se pourrait en effet que ce Mohammed ne soit pas musulman mais maronite:D) mais ne vous en faites pas, ce n'est pas un attentat mais l’œuvre d'une personne au "profil psychologique flou" pour reprendre la terminologie de l'AFP...

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Des journalistes helvètes accusent leur pays d'être devenu raciste et de renouer avec son "héritage colonial" :icon_confus:

https://www.heidi.news/sciences-climat/racisme-la-suisse-joue-avec-le-feu

https://www.illustre.ch/magazine/la-suisse-de-terre-dasile-a-pays-raciste

https://www.letemps.ch/monde/lheritage-passe-colonial-suisse-question

Révélation

L’enquête sur le racisme menée en ce moment par l’administration fédérale a failli me faire tomber de ma chaise. Les affirmations qu’elle contient sont brutales. Jugez donc:

    «Il y a trop de Noirs en Suisse.»

    «Les étrangers abusent du système de prestations sociales (AVS/AI).»

    «Le mieux serait qu’il n’y ait pas du tout de musulmans en Suisse.»

    «Partout où ils vivent, les musulmans cherchent à imposer la Charia.»

    «Si l’on regarde leurs pays d’origine, on peut constater que les Noirs ne sont pas capables de s’autogérer et qu’ils ne s’en sortiront jamais sans aide extérieure.»

    «En raison de leur comportement, les juifs sont coresponsables des persécutions à leur encontre.»

    «Les juifs utilisent à leur propre avantage la politique d’extermination menée par les nazis.»

Citation

L’idée d’une Suisse sans passé colonial semble avoir fait son chemin dans l’imaginaire collectif. Cette représentation, qui résiste mal à la réalité, est pointée du doigt par des sphères académiques et militantes qui continuent de dénoncer l’héritage colonial à l’œuvre dans le pays

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Le passé colonial suisse, très intéressant comme concept... Est-ce qu'ils ne feraient pas référence aux quelques entrepreneurs qui ont fait du commerce en Éthiopie et en Afrique de l"Est durant la seconde moitié du XIXe siècle ? Si oui ça n'a franchement aucun lien avec la colonisation... Je suis fatigué de cette obsession de "décoloniser sa culture et son pays" même quand celui-ci n'a jamais eu de colonies, pas un mot sur l'esclavage encore d'actualité en Mauritanie (qui n'a été pénalisé qu'en 2007 pour rappel) mais un désir de faire rendre gorge aux trois suisses qui ont fait du commerce en Afrique et en Asie, je pense qu'il est salutaire de rappeler que toutes les civilisations ont été esclavagistes et que c'est uniquement l'Occident qui a aboli cette forme de servitude.

  • Yea 1
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Dernier point : "ou que nous soyons concernés par les discussions internationales sur la restitution des objets ethnographiques pillés durant la colonisation et dont nos musées regorgent.", combien de fois faudra-t-il dire que l'immense majorité des œuvres africaines proviennent non pas du pillage mais du commerce fait entre simples marchands et locaux, un contrat qui stipulait l'échange de quelques statues contre des fusils et des perles...

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Il y a 2 heures, Pelerin Dumont a dit :

Des journalistes helvètes accusent leur pays d'être devenu raciste et de renouer avec son "héritage colonial" :icon_confus:

https://www.heidi.news/sciences-climat/racisme-la-suisse-joue-avec-le-feu

https://www.illustre.ch/magazine/la-suisse-de-terre-dasile-a-pays-raciste

https://www.letemps.ch/monde/lheritage-passe-colonial-suisse-question

  Révéler le contenu masqué

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Oh putain, ils font vraiment chier ces teubés. Que HeidiNews en cause, ce n'est pas une surprise, c'est des liberals / anywhere (même si c'est encore pire du côté de Watson) ; mais Le Temps, bordel, c'est vraiment le signe de la décomposition intellectuelle et morale des FdP du PLR.

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Il y a 3 heures, Daumantas a dit :

Le passé colonial suisse, très intéressant comme concept... Est-ce qu'ils ne feraient pas référence aux quelques entrepreneurs qui ont fait du commerce en Éthiopie et en Afrique de l"Est durant la seconde moitié du XIXe siècle ? Si oui ça n'a franchement aucun lien avec la colonisation... Je

De ce que je lis les griefs coloniaux de la suisse seraient de plusieurs sortes :

  • Le mercenariat : les 2000 mercenaires suisses  au service de la Compagnie des Indes néerlandaises, ou les 600 mercenaires suisses engagés par la France pour réprimer la révolte d’Haïti . C'est vite oublier que le mercenariat suisse est une tradition pluriséculaire, qui n'a rien de spécifique à la colonisation, d'autant plus que ces chiffres sont plutôt limités quand on les compare aux effectifs confédérés engagés dans les guerres européennes,  (sachant que les mercos suisses ont causé bien plus de dévastations durant les guerres d'Italie ou de Bourgogne par exemple) .
  • Des accusations plus pernicieuses et insidieuses, fondées sur des participations ou des supposés bénéfices indirects (les Suisses n'ont même pas participé à la Conférence de Berlin) car les "réseaux économiques suisses se sont reconfigurés durant la période coloniale" : l'économie se transforme selon les périodes historiques => les suisses sont des colons impérialistes . Ou encore : "sans le coton cueilli par les esclaves, l’industrialisation de la production textile suisse aurait été impossible" donc esclavage => développement de l’industrie du textile => Suisse coloniale, c'est oublier qu'il a toujours eu de l'esclavage et que l'industrie textile ne s'est pas développé pour autant, mais aussi que l'industrie textile a pu se développer (dans la Flandre médiévale par ex) sans recours à l'esclavage. On accuse également certaines industries de tissus indiens, comme la société Favre, d'avoir fourni aux négriers un moyen d'échange contre les esclaves, c'est oublier la responsabilité des négriers (qui auraient pu trouver un autre bien à échanger pour continuer leur sombre affaire, comme des fusils par exemple).
  • On mentionne également des achats de matières premières ou de plantations organisée par des entrepreneurs suisses, mais il n'est pas clair s'il s'agit de "dépossession terrienne de la population locale" ou de simples transactions commerciales sans coercition, par exemple : le colonialisme suisse est aussi défini comme la  "multitude d’initiatives privées débouchant sur un réseau global de petites implantations", c'est donc confondre un peu vite le commerce et la guerre et c'est aussi oublier que les populations locales pouvaient tout aussi bien être dépossédées par les sultans locaux.
    Citation

     Au Maghreb également, les entrepreneurs se sont implantés dans des conditions similaires, et en Algérie une véritable colonie suisse, constituée par la Compagnie genevoise des colonies suisses de Sétif, a été active de 1853 à 1956, exploitant 15 000 hectares de terres.

  • Les croyances et clichés racistes partagés par les suisses de l'époque avec les autres puissances coloniales, ou encore " la  contribution cruciale de la science helvétique à l’argumentaire justifiant la domination coloniale" en matière de théorie du climat (à la suite de Montesquieu) comme le Zurichois Johann Jakob Scheuchzer ou Oswald Heer, ou les théories d'anthropologues tel Rudolf Martin
  • Participation de commerçants suisses à la traite négrière  (il y a aurait une étude à ce sujet sur la période XVIIIe et XIXe siècle), mais peu de chiffres, et en tout logique cette participation au commerce triangulaire devait être relativement limité, pour un pays sans accès à la mer.

On trouve également dans un des articles cette phrase médusante, qui aurait du détruire tout leur argumentaire :

Citation

L’État suisse a laissé la recherche de ce profit dans les colonies entièrement à l’initiative privée. Des demandes parlementaires appelant à un plus grand soutien à «l’émigration et au colonialisme» par l’État fédéral ont été rejetées. Le Conseil fédéral objectait notamment qu’un pays sans accès à la mer ne pouvait pas coloniser et que la Confédération n’était pas à même d’assumer une telle responsabilité.

Il est intéressant de noter que ces demandes ont été faites dans les années 1860 par les démocrates radicaux, ceux-là mêmes qui préconisaient des réformes sociales et se battaient pour une plus grande influence de la démocratie directe face à la bourgeoisie au pouvoir. Les démocrates radicaux qui soutenaient le colonialisme se considéraient comme les représentants de ceux qui fuyaient la pauvreté et la faim en Suisse.

 

Donc comme d'habitude le concept de responsabilité collective et historique est vaseux et illusoire, et on ne peut s'empêcher de reconnaitre les sous entendus intéressés de prêtres qui prêchent  l’aumône pour leur paroisse : Appel  à "Décoloniser sa culture et sa société" , promouvoir les études post-coloniales et créer un institut ou une chaire professorale qui leur seraient entièrement dédiés, afin de lutter contre le "déni collectif"  et le "le lourd tribut socioculturel hérité de la colonisation"

 

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il y a 47 minutes, Pelerin Dumont a dit :

Appel  à "Décoloniser sa culture et sa société"

"Ouin, ouin, c'est un pays où il y a plein de Blancs qui n'ont pas honte d'être blancs".

 

il y a 47 minutes, Pelerin Dumont a dit :

promouvoir les études post-coloniales et créer un institut ou une chaire professorale qui leur seraient entièrement dédiés, afin de lutter contre le "déni collectif"  et le "le lourd tribut socioculturel hérité de la colonisation"

"Ouin, ouin, on n'arrive pas à faire massivement culpabiliser ce pays-là, on veut de l'argent pour y arriver".

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  • 2 weeks later...
Citation

« Le Nègre de Narcisse » : l’œuvre de Joseph Conrad rebaptisée en raison d’une polémique.
Estimé « offensant », le titre de ce récit maritime a été changé, rapporte « Le Figaro ». Il était pourtant celui choisi par l’écrivain polonais et britannique

https://www.google.com/amp/s/amp.lepoint.fr/2475420

Citation

Dans la foulée, elles ont aussi décidé de remplacer toutes les mentions « nègre » par « noir » dans le texte. 

Si ça peut leur faire plaisir 🤷‍♂️

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Les personnels transgenre à l'université de Rennes peuvent utiliser un prénom d'usage:

 

https://www.20minutes.fr/rennes/3291891-20220517-rennes-personnels-transgenres-universites-pourront-utiliser-prenom-usage

 

 

Je vais poser une question c.. , mais pourquoi limiter aux transgenre?

 

Beaucoup de personnes, pour diverses raisons n'aiment pas leur prénom et c'est super c... d'en changer.

Pourquoi ne pas laisser les gens choisir librement le prénom qui leur convient?

 

 

  • Yea 3
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il y a 2 minutes, Marlenus a dit :

choisir librement le prénom qui leur convient

Dans la vie quotidienne, j'en connais quelques-uns qui l'ont fait. Et rien ne t'empêche de le faire aussi, et d'en changer quand ça te chante, au gré de tes envies du moment.

On peut le demander officiellement si on estime que le prénom porte préjudice, il y a une démarche auprès de l'état civil.

 

Et autrement, à quel âge serions-nous libres d'en changer "officiellement" ? Et une seule fois ou au gré des envies, des lubies et des modes ?

 

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Quel débat d'infirme. C'est un peu comme si deux groupes se disputaient à propos du fait que des parents peuvent avoir un enfant (adoptif) d'une autre couleur de peau que la leur, et qu'au lieu d'argumenter ou de faire le moindre effort (et pourtant, ça n'en demande pas beaucoup !) pour comprendre ce que veulent dire les autres, les uns se contentent d'insinuations et d'appels moqueurs au bon sens (comme si le bon sens dispensait de réfléchir), et les autres, de pousser des cris scandalisés comme si les premiers proposaient de génocider les enfants adoptés. C'est exaspérant. 

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Mmmh. La comparaison pertinente serait plutôt des parents noirs qui auraient un enfant noir. Cet enfant déciderait qu'en fait il est blanc. Et tout un tas de gens bien intentionnés lui diraient que bien sûr, il est blanc.

  • Yea 2
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Il y a 4 heures, Marlenus a dit :

Les personnels transgenre à l'université de Rennes peuvent utiliser un prénom d'usage:

 

https://www.20minutes.fr/rennes/3291891-20220517-rennes-personnels-transgenres-universites-pourront-utiliser-prenom-usage

 

 

Je vais poser une question c.. , mais pourquoi limiter aux transgenre?

 

Beaucoup de personnes, pour diverses raisons n'aiment pas leur prénom et c'est super c... d'en changer.

Pourquoi ne pas laisser les gens choisir librement le prénom qui leur convient?

C'est déjà le cas, notamment en politique. Les prénoms de Eva Joly dans l'ordre de l'état civil sont Gro, Eva ; Ségolène Royal, c'est Marie-Ségolène ; Rama Yade, c'est Mame, Ramatoulaye ; José Bové, c'est Joseph ; Anne Hidalgo, c'est Ana, Maria ; Marine Le Pen, c'est Marion, Anne, Perrine.

 

Et ce n'est pas réservé aux coquetteries féminines, puisqu'il était classique jadis de choisir un prénom d'usage parmi la liste de prénoms donnés à la naissance (c'est aussi à ça qu'elle servait), ou même plus rarement en dehors : pour René Coty, c'est Jules, Gustave, René ; pour Vincent Auriol, c'est Jules, Vincent ; pour Paul Doumer, c'est Joseph, Athanase (on est hors liste, donc) ; pour Gaston Doumergue, c'est Pierre, Paul, Henri, Gaston ; pour Alexandre Millerand, c'est Étienne, Alexandre ; pour Armand Fallières, c'est Clément, Armand ; pour Félix Faure, c'est François, Félix ; pour Sadi Carnot, c'est Marie, François, Sadi ; pour Jules Grévy, c'est François, Judith, Paul (à nouveau en dehors) ; pour Patrice de Mac Mahon, c'est Marie, Edme, Patrice, Maurice ; pour Adolphe Thiers, c'est Marie, Joseph, Louis, Adolphe. Et je n'ai regardé que parmi les politiciens, parce que c'est facile de faire des listes, mais on trouverait sans doute le même genre de phénomènes chez les capitaines d'industrie du XIXème siècle (d'aucun en ces lieux auront plus de connaissances en ce domaine que moi).

 

D'ailleurs TIL : un temps, le Canard avait pensé révéler que le vrai premier prénom de DSK était Gaston (et j'en étais resté là), mais apparemment c'est une erreur de leur part, c'est son deuxième prénom.

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il y a une heure, Bézoukhov a dit :

Mmmh. La comparaison pertinente serait plutôt des parents noirs qui auraient un enfant noir. Cet enfant déciderait qu'en fait il est blanc. Et tout un tas de gens bien intentionnés lui diraient que bien sûr, il est blanc.

Comme le faisait très justement remarquer Walter, l'avantage d'être noir par rapport à être homo, c'est quand même que c'est plus facile à annoncer à ses parents.

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il y a 3 minutes, Rincevent a dit :

 

D'ailleurs TIL : un temps, le Canard avait pensé révéler que le vrai premier prénom de DSK était Gaston (et j'en étais resté là), mais apparemment c'est une erreur de leur part, c'est son deuxième prénom.

 

Dominique Gaston André selon le wiki anglais

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il y a une heure, Bézoukhov a dit :

Mmmh. La comparaison pertinente serait plutôt des parents noirs qui auraient un enfant noir. Cet enfant déciderait qu'en fait il est blanc. Et tout un tas de gens bien intentionnés lui diraient que bien sûr, il est blanc.

C'est une autre question. Mon analogie reste valide, puisque dans les deux cas, parenté comme "genre", qu'on le veuille ou non, on mobilise des mots qui désignent tantôt un fait ou une relation biologique, tantôt un rôle social et un ensemble de représentations culturelles. Ex (de la confusion lexicale entre les deux dimensions) : coté parenté, on voudra distinguer le géniteur du parent, mais on parlera toujours de "cellule mère" et de "cellule fille" ; coté genre/sexe, on voudra distinguer genre et sexe, mais on voit le mot "genre" déborder du coté du sexe, et on emploie de toute façon des mots comme "masculin" et "féminin" pour désigner aussi bien des phénotypes que des genres grammaticaux, etc. Ce serait un problème conceptuel insurmontable... si on était tous idiots, et qu'on était incapable de prendre en compte le contexte ou de faire des périphrases lorsque c'est nécessaire.

 

Dans le cas de la parenté, il y a une institution légale en plus, mais même sans celle-là, si on imagine que l'enfant (adopté ou non) est désormais majeur, et qu'on laisse de coté les questions d'héritage, il y a une certaine attente concernant ce que "l'enfant" doit être vis-à-vis de ses parents (il est susceptible de choquer s'il ne s'y conforme pas), et probablement un lien affectif fort pour les concernés. Idem coté sexe. Même si ce n'est juridiquement plus une catégorie pertinente, on a quand même des attentes implicites concernant ce que doit être/faire un homme ou une femme, en terme de vêtement, de pronom à employer, etc (dans des domaines qui n'ont rien de naturels, donc), et dans la quasi-totalité des cas, une forte intériorisation de tout ça. Tant qu'on est pas en conflit avec tout ça, c'est assez facile d'y voir quelque chose de très superflu et de s'y croire indifférent... Pourtant, je connais peu d'homme cisgenre qui n'éprouveraient aucune réticence à sortir maquillé et en robe pour aller faire ses courses. Il y a une forme de gêne, de peur d'être perçu comme autre chose que ce que l'on est... ce qui est philosophiquement assez problématique, mais ça me semble être factuellement le cas dans le comportement des gens. 

Le transgenre est simplement quelqu'un qui ressent cette gêne et cette réticence à jouer le rôle social (qui, en tant que rôle, n'a rien de naturel, et ne peut pas l'être puisqu'il est normatif) qui lui est attribué à la naissance. Si cette personne se met à performer un autre rôle, est perçue comme jouant cet autre rôle, et se "sent" conforme à ce rôle ci, alors il me semble qu'il faut dire que le genre joué par cette personne est son "vrai genre" dans la même mesure et de la même manière que quelqu'un peut-être dit être le "vrai fils" de ses parents pour peu qu'il y ait le rôle social, la signification affective pour eux, etc, avec ou sans parenté biologique. 

On pourrait rajouter la dimension administrative, qui est aussi un rapport tout à fait (socialement) réel sous lequel on est d'un certain genre, et dans certaines relations de parenté, mais ce n'est pas central ou essentiel. Je veux dire, même si l'adoption était interdite, il y aurait sans doute tout de même de "vraies adoptions" de facto (tout comme il y avait des enfants élevés par des couples homos avant que ça ne soit reconnu par la loi), qui, quoi que peut-être illégales, seraient vraies socialement et affectivement. Idem pour les trans, qui existent quel que soit le nom ou le sexe sur leurs papiers.

 

Donc, oui, il y a des femmes qui ont des zizis. Ca peut faire sourire et sembler contraire au bon sens, mais on pourrait en dire autant du fait qu'il y a des noirs aux parents blancs. Dans les deux cas, ce n'est pas très compliqué à comprendre, ce n'est pas un affront à la nature puisque ça se passe uniquement du coté construit, et en soi, ce n'est pas non plus un péril pour tout ce qui est beau et bon dans notre civilisation.

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