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Atika

Critique du socialisme et dé-homogénéisation

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L'un des fractures entre les économistes autrichiens est celle de l'homogénéité des critiques de Mises et de Hayek sur le socialisme.

 

Pour le premier, le socialisme a un caractère impossible même en théorie, en l'absence de droits de propriétés et de système des prix, le calcul économique est catastrophique.

Pour le seconde, le socialisme a un problème dans la pratique, l'Etat central n'étant pas omniscient, l'atomisation de l'information rend la coordination des plans trop difficile, seule l'économie de marché peut faire circuler l'information de manière efficiente.

 

Si les hayékiens comme Kirzner et Aimar estiment qu'il s'agit là des deux faces d'une même pièce ( problème de division du travail et problème de dispersion de l'information), la plupart des praxéologistes rejettent l'apport de Hayek. En effet, selon eux, même avec une information parfaite, la planification de l'économie serait toujours impossible, le nœud du problème résidant dans la négation de la propriété. La contribution de Hayek étant donc au mieux secondaire, au pire à jeter à la poubelle ( Hoppe est toujours modéré)

 

Des économistes pour éclairer nos lanternes ? ( Je pense à Xara par exemple)

 

Kinsella explique la tension : https://mises.org/wire/knowledge-vs-calculation

 

On y trouve les articles de ceux qui refusent la problématique de l'information dans la critique du socialisme :

Rothbard : https://mises-media.s3.amazonaws.com/rae5_2_3_2.pdf?file=1&type=document

Hüslmann ( pour qui la vision de Kirzner amène irrémédiablement au paradigme nihiliste d'un Lachmann): https://mises-media.s3.amazonaws.com/rae10_1_2.pdf?file=1&type=document

 

Aimar ( qui traite de l'ignorance et de l'information mais pas directement de l'opposition autrichienne sur la question ) https://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2010-4-page-591.htm

 

 

 

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Il y a 4 heures, Atika a dit :

L'un des fractures entre les économistes autrichiens est celle de l'homogénéité des critiques de Mises et de Hayek sur le socialisme.

 

Pour le premier, le socialisme a un caractère impossible même en théorie, en l'absence de droits de propriétés et de système des prix, le calcul économique est catastrophique.

 

J'ai l'impression que tu réduis le socialisme à sa forme (mainstream) étatico-planificatrice, alors que l'un des mérites éminents* du Socialisme de Mises est de montrer que toutes les variantes imaginables du phénomène (anarchisme, syndicalisme, etc.) sont ou impossibles, ou sous-productives par rapport au capitalisme, et/ou contradictoires avec les objectifs affichés des socialistes (ce qui ramène entre autre au point précédent, mais pas que ; Mises montre aussi implicitement comme un socialisme autogestionnaire reproduirait in fine une société de classes inégalitaire).

 

* En tout cas c'est ce qui m'a le plus chamboulé à l'époque où je l'ai lu, quand j'étais anarchiste. Il n'y aurait eu que la critique de la planification soviétique, je serais sans doute encore de gauche.

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Le 02/01/2019 à 13:55, Atika a dit :

L'un des fractures entre les économistes autrichiens est celle de l'homogénéité des critiques de Mises et de Hayek sur le socialisme.

 

Pour le premier, le socialisme a un caractère impossible même en théorie, en l'absence de droits de propriétés et de système des prix, le calcul économique est catastrophique.

Pour le seconde, le socialisme a un problème dans la pratique, l'Etat central n'étant pas omniscient, l'atomisation de l'information rend la coordination des plans trop difficile, seule l'économie de marché peut faire circuler l'information de manière efficiente.

 

Si les hayékiens comme Kirzner et Aimar estiment qu'il s'agit là des deux faces d'une même pièce ( problème de division du travail et problème de dispersion de l'information), la plupart des praxéologistes rejettent l'apport de Hayek. En effet, selon eux, même avec une information parfaite, la planification de l'économie serait toujours impossible, le nœud du problème résidant dans la négation de la propriété. La contribution de Hayek étant donc au mieux secondaire, au pire à jeter à la poubelle ( Hoppe est toujours modéré)

Je pense que la planification échoue à cause du problème de l'agence.

 

Voyez par exemple http://www.hgdewolff.com/ua141030.html

 

Mais bien sûr ces problèmes sont tous liés.

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En y repensant, je crois voir un avantage à la critique hayékienne sur celle misesienne. Mises montre, de façon a priori, qu'il est catégoriquement impossible de coordonner les utilités individuelles sans le système des prix. Mais un planiste qui assumerait son paternaliste (par exemple, le social-platonicien que je fus) pourrait très bien rejeter l'argument en disant "peut importe que les projets des individus pour eux-mêmes (quelle bande d'égoïstes) ne se réalisent pas, l'essentiel est la réalisation des projets que moi, sagesse incarnée, j'ai pour eux ; et ceux là, je peux très bien m'assurer de leur cohérence tout seul".

La critique de Hayek, tout en étant plus faible, a une porté plus large, car elle montre que le planificateur paternaliste échouera très probablement même s'il cherche à ne réaliser que ses propres plans pour la société.

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