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Ce sujet a pour but de réunir ici les réflexions de tous concernant la famille comme institution sociale, son rôle au regard du libéralisme (dans un sens comme dans l'autre).

 

Commençons avec cette intéressante étude sur les évolutions du mariage dans la société américaine (et plus précisément, l'aspect différentiel de cette mutation) : https://ifstudies.org/blog/the-marriage-divide-how-and-why-working-class-families-are-more-fragile-today

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Je soupçonne un phénomène similaire en France. En tout cas, dans le logement social, la demande en matière de T1 à T3, particulièrement T1 et T2, a considérablement augmenté, alors que les T4 et + trouvent difficilement preneur. Le parc de logement existant est très mal adapté pour répondre à cette demande. Souvent, le divorce d'un couple de la classe moyenne se traduit par une baisse des revenus telle qu'un voire les deux parents doivent se tourner vers le parc social pour se loger. Et donc on se retrouve avec plein de divorcés en galère qui veulent un petit appartement "avec une chambre en plus pour quand j'ai la garde".

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En tous cas, il est évident que la famille, comme noyau possible, est très attaquée par les états.

Sous tous les angles : couple, parents/enfants, etc.

Avec hélas pas mal de succès.

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Il y a 2 heures, Cortalus a dit :

Le parc de logement existant est très mal adapté pour répondre à cette demande

Ça commence à évoluer, les nouveaux programmes ont prévu cette nouvelle donne liée à l'instabilité familiale. Parent isolé ou personne seule. En tout cas, vers chez moi, c'est le cas.

Les femmes ayant maintenant souvent un travail, forcément, ça incite davantage à se séparer lorsque la situation n'est plus vivable, souvent au départ des enfants qui faisaient le ciment un peu fissuré du couple.

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à l’instant, Bisounours a dit :

Ça commence à évoluer, les nouveaux programmes ont prévu cette nouvelle donne liée à l'instabilité familiale. Parent isolé ou personne seule. En tout cas, vers chez moi, c'est le cas. 

 

C'est ce qu'on essayait tous de faire. Et puis on s'est pris une taxe de 10 % du chiffres d'affaire avec la loi de finances 2018. C'était le taux d'autofinancement moyen du secteur. Maintenant le gouvernement ne comprend plus pourquoi on annule les projets.

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il y a 12 minutes, Cortalus a dit :

Et puis on s'est pris une taxe de 10 % du chiffres d'affaire avec la loi de finances 2018. C'était le taux d'autofinancement moyen du secteur.

Je comprends pas, désolée. Où est le problème de chercher à répondre aux besoins en tant que structure publique ou para-publique ?

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il y a une heure, Bisounours a dit :

Je comprends pas, désolée. Où est le problème de chercher à répondre aux besoins en tant que structure publique ou para-publique ?

 

Pour construire des logements nouveaux, il faut que la location des logements existants génère un bénéfice. Sinon, il n'y a pas de ressources pour investir. Actuellement, la réglementation impose aux organismes de logements sociaux de financer en gros un tiers du coût de la construction par un apport de fonds propres. Les deux tiers restants proviennent essentiellement des emprunts à la caisse des dépôts sur le fonds livret A, et marginalement des subventions. Donc pour construire disons 100 logements à 150 K€, je dois sortir 150 000 / 3 x 100 = 5 millions d'euros des caisses de l'office.

 

Disons maintenant que mon chiffre d'affaires des location est de 50 millions d'euros. Si mes charges (annuités d'emprunts, personnel, maintenance, sous-traitance, etc.) sont de 45 M€, la différence constitue un autofinancement de 5 millions d'euros (10 % des loyers, en gros la moyenne du secteur). Autrement dit, ce sont 5 millions que je peux utiliser tous les ans pour constituer l'apport en fonds propres nécessaire à la construction de mes 100 logements dans mon exemple précédent. Mais avec une taxe de 10 % sur le chiffre d'affaire, je perds 50 M€ x 10 % = 5 millions. Mon autofinancement est de 0. Admettons que j'ai  10 millions d'euros en trésorerie que je peux dépenser sans descendre en-dessous du fonds de roulement minimal pour mon exploitation. Je peux alors encore lancer 100 logements par an pendant deux ans. Après, je ne pourrais mobiliser des fonds propres sur des opérations nouvelles qu'à hauteur de ce que me procurera des cessions de logements. Si je ne suis pas sur un marché immobilier porteur, autant dire que c'est la fin de tous les projets. C'est la situation vers laquelle se dirigent en gros les organismes de logements sociaux dans les territoires dits "détendus".

 

Pour le gouvernement, l'objectif est de récupérer 1,5 milliards d'euros par an avec cette taxe. Mais les génies de Bercy ont réussi à la faire comptabiliser comme une baisse des dépenses publiques. C'est extraordinaire. Je raconterai peut-être ça une autre fois.

  • Yea 4

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