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La seule alternative que je connais et qui est viable sur le long terme pour les agriculteurs qui n'arrivent (ou plus précisément n'arrivaient pas) à vivre de leur métier quand ils sont seuls face aux centrales d'achats des supermarchés, c'est les coopératives auto-gérées où ils se fixent un prix de revenu suffisant.

Personnellement j'essaie d'y faire parfois gaffe sur certains produits (comme le lait ou le beurre Fairebel)

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Oui. Il y a des coopératives qui fonctionnent très bien, qui ont réussi à créer une marque et qui savent la faire vivre et défendre les marges de leurs adhérents.  J'aime bien citer deux exemples:

  • Le sel de Guérande.   Une réussite extraordinaire lorsqu'on réalise à quel point le sel est un produit basique.   Tout est dans la marque, l'image du terroir, l'animation du réseau de paludiers, les visites de salines, les emballages, l'image "nature"...
  • Le champagne.  Alors que dans les autres vins les producteurs font face à la concurrence en ordre dispersé, les producteurs de champagne ont réussi à imposer modialement non seulement une marque, mais encore des prix avec une régulation de la production pour lisser les fluctuations causées par les variations de récolte en quantité et en qualité.

Le jour où les producteurs français de fraises auront compris ça et qu'ils auront réussi à le mettre en place, ils pourront peut-être cesser de subir et de réclamer l'intervention de l'Etat.  C'est pas gagné.

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oui, enfin, le champagne c'est particulier, ça bénéficie d'une image de marque royale depuis les premiers sacres de Reims, meme si ce n'était pas du champagne au sens entendu aujoud'hui, le prestige, l'image et la réussite du champagne est plus due à l'histoire des dirigeants de la France que ses producteurs.

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Oui les coopératives auto-géré cela marche, quand c'est bien géré.

 

Un exemple que je connais bien c'est la clémentine Corse.

Pendant longtemps c'était géré comme des pieds avec des directeurs de coopératives qui s'en mettaient pleins les fouilles aux détriments des agriculteurs (qui était pourtant officiellement les patrons). Et des agriculteurs préférant se tirer dans les pattes plutôt que de s'allier.

 

Puis à un moment cela a été une question de survie.

Ils se sont réunit, ont fait le ménage, fait la paix au lieu de se tirer dans les pattes, ont pris un communiquant qui a fait le job, ils ont fait une IGP, Etc.

Et maintenant la clémentine Corse est devenu une "marque" qui marche bien.

 

 

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29 minutes ago, poney said:

oui, enfin, le champagne c'est particulier, ça bénéficie d'une image de marque royale depuis les premiers sacres de Reims, meme si ce n'était pas du champagne au sens entendu aujoud'hui, le prestige, l'image et la réussite du champagne est plus due à l'histoire des dirigeants de la France que ses producteurs.

"et un vin mousseux de la Moselle au dessert, en remplacement du vin de champagne, jugé banal."

 

Zola, l'Oeuvre.

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Page:Emile_Zola_-_L’Œuvre.djvu/435

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Le champagne c’est pas nouveau (le sel encore moins...) mais techniquement c’est à la portée de tout vigneron correctement formé et équipé. On sait faire des vins mousseux dans le monde entier. Crémant d’Alsace, clairette de Die, Cava en Espagne, Asti en Italie («  metodo champenoise ») etc. La différence entre toutes ces appellations et le champagne est une pure question d’image.

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Ou en Cote des Bars, le même vigneron qui a deux terrains distants de 20m, un "champagne" à 20€ la bouteille et un "crémant de Bourgogne" à 9€, péniblement :D 

(et 20€ pour du bon champagne c'est déjà rare et c'est pour ça que j'aime beaucoup la cote des Bars, le rapport Q/P est top)

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Il y a 3 heures, fm06 a dit :
  • Le champagne.  Alors que dans les autres vins les producteurs font face à la concurrence en ordre dispersé, les producteurs de champagne ont réussi à imposer modialement non seulement une marque, mais encore des prix avec une régulation de la production pour lisser les fluctuations causées par les variations de récolte en quantité et en qualité.

 

 

Le champagne c'est crony as fuck +++ max, je te parle même pas des ventes de parcelles de vignes où le terme "mafia" tiens de l'euphemisme. Il doit y en avoir des valises de billets qui se baladent

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24 minutes ago, NoName said:

 

 

je te parle même pas des ventes de parcelles de vignes où le terme "mafia" tiens de l'euphemisme. Il doit y en avoir des valises de billets qui se baladent

 

Tu veux dire qu'une part de la transaction échappe aux frais de notaire, et peut-être même aux taxes de successions ? Quelle horreur :icon_eek2:

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La grande distribution n'est pas le problème, ils font des marges ridicules : https://www.bfmtv.com/economie/consommation/les-marges-de-la-grande-distribution-sont-plus-faibles-que-ce-qu-on-croit_AN-201906120070.html

 

Le problème c'est les subventions agricoles qui n'incitent pas les agriculteurs à aller sur les produits les plus rentables et à investir pour se développer. On devrait faire comme les néo-zélandais et supprimer ces subventions. Les premières années ont été difficiles mais aujourd'hui l'agriculture y est un secteur florissant et attractif. Rien à voir avec ici...

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  • 4 weeks later...
Le 12/03/2021 à 16:33, poney a dit :

lol

Je suis pas trop étonné perso, comme toute entreprise francaise, les guerres de clocher et la politisation de ces entreprises doit bouffer toute la marge qu'ils pourraient dégager. :D

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il y a 8 minutes, Bézoukhov a dit :

C'est quoi un chèque énergie ?


Déjà que j'oublie de demander les chèques du CE...


C’est pour compenser les 40% de taxes sur la facture. 

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il y a 16 minutes, Prouic a dit :

Je suis pas trop étonné perso, comme toute entreprise francaise, les guerres de clocher et la politisation de ces entreprises doit bouffer toute la marge qu'ils pourraient dégager. :D

 

c'est surtout que c'est n'imp avec la choucroute 

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Rapport de la Fondapol sur le bio daté de début mars 2021.  Relativement fouillé et réaliste.  Le chapitre sur le rôle de l'Etat est assez libéral, par exemple:

Quote

1. Le premier rôle de l’État est de veiller à ce que tous ces acteurs respectent bien les règles du jeu. [...]

2. Stimuler la consommation de produits bio, par exemple par des baisses de TVA, n’est pas une bonne idée, et ce d’autant plus que la demande est très dynamique. [...]

3. De manière générale, l’État n’a pas à encourager financièrement des productions de produits alimentaires qui se positionnent dans le haut de gamme comme le sont les produits bio, compte tenu du niveau de prix et des marges qui sont générées. [...]

 

https://www.fondapol.org/etude/quel-avenir-pour-lagriculture-et-lalimentation-bio/

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  • 6 months later...

https://www.reussir.fr/et-si-une-agriculture-intensive-preservait-lenvironnement

 

Citation

 

Et si une agriculture intensive préservait mieux l’environnement ?

 

Une étude que vient de publier l’université de Cambridge arrive à une conclusion à laquelle on ne s’attendait pas vraiment : une corrélation positive existerait entre agriculture intensive et préservation de l’environnement.

 

 

Une étude menée par le professeur Andrew Balmford de l'université de Cambridge pose la question de savoir si nous devons concentrer ou bien étendre notre empreinte, avec d’un côté le « land sparing » que l’on peut traduire par épargner les terres et de l’autre le « land sharing » ou le fait de partager les terres avec les espèces vivantes de la faune et de la flore. Pour ce qui est du partage, la terre cultivée peut accueillir la vie sauvage et lui fournir un habitat. L’autre alternative est de produire, avec les meilleurs rendements, sur un espace restreint pour répondre aux besoins humains, ce qui va permettre de laisser des terres libres pour la vie sauvage. L’auteur de l'étude publiée dans Journal of Zoology estime que ces terres non cultivées seront plus favorables à l’accueil d’espèces perturbées par une agriculture à faible rendement. « La plupart des espèces s'en sortent beaucoup mieux si les habitats sont laissés intacts, ce qui signifie réduire l'espace nécessaire à l'agriculture. Les zones cultivées doivent donc être aussi productives que possible », explique Andrew Bradford.

L’étude propose, en fait, comme possibilité une agriculture comportant trois niveaux : des terres cultivées intensivement, des zones non cultivées laissées à la nature et des zones de cultures extensives à faibles rendements.

 

 

chose connue ici mais un rappel est toujours utile

 

(je viens de terminer "les larmes de ma vigne" de Pommier, j'aime terriblement les vins de ce monsieur et je continuerai à en acheter mais j'ai quand meme envie de claquer ma tête au mur quand je lis ses lamentations sur les produits chimiques et des trucs aussi à côté de la plaque que "des pesticides contre le mildiou". Hey m'sieur Pommier, le mildiou c'est un champignon, si t'y vas avec un pesticide au lieu d'un fongicide, ça va pas d'aller hein m'fi. Et puis cette manie de balancer du cuivre tous les jours parce qu'il pleut ? ah hein, bon...)

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  • 3 months later...

Drôle d'article dans Contrepoints aujourd'hui : https://www.contrepoints.org/2022/02/10/421236-quand-les-arbres-sauvent-nos-recoltes-ou-pas#comments_container

Citation

Mais si l’arbre protège du vent sur une distance égale à 10 fois sa hauteur, il concurrence les récoltes sur une largeur égale à sa hauteur aussi bien en eau, qu’en nutriments et en lumière. Rien de mieux que des photos pour illustrer :

 

L'argument se veut reposer sur le bon sens mais frappe pourtant à côté. Quel gain faut-il mesurer sur la zone située dans un rayon de 10x la hauteur de l'arbre pour compenser les pertes observés à son voisinage dans un rayon de 1x sa hauteur ?

Certes c'est un article d'opinion d'un ancien agriculteur et pas une étude agronomique (d'autant qu'il en existe sur le sujet) mais c'est dommage...

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  • 4 months later...

Tout est bon dans le cochon… à votre avis combien de produits différents produit-on à partir du porc? Réponse dans cette courte vidéo TED.
Un des points qui m’a frappé: les producteurs de porcs n’ont pas la moindre idée de la diversité des usages de leur production; de même les consommateurs (sauf peut être des militants vegans) n’imaginent pas que des produits courants comme le dentifrice peuvent contenir des produits issus du porc.

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