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La France des pénuries


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4 hours ago, Bisounours said:

Clairement. Autour de moi, certains de mes amis estiment que l'hopital relève du régalien

 

C'est un argument qui revient de plus en plus souvent ça : X ou Y devrait relever du régalien et donc, comme par magie, être exonéré de toute analyse économique de sa pertinence. C'est une nouvelle manière de sanctuariser des dépenses parce que... parce que c'est comme ça et j'en bénéficie.

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Ceux-là y ajoutent allègrement l'éducation nationale. Je me demande s'ils s'intéressent vraiment à ces secteurs pour lesquels ils défendent farouchement l'intervention de l'État. Parce que ce n'est quand même pas une franche  réussite.

Note que si c'est le cas, la réponse magique c'est : "manque de moyens", mais jamais la question "où part le pognon ?"

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Sur le tout-hôpital et le déclin de la médecine de ville, et les causes de tout ça, je ne suis pas très renseigné, vous avec de la doc fiable et synthétique ?

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Il y a 7 heures, Adrian a dit :

Sinon on avait déjà un topic sur l'hôpital et le nucléaire

 

Yep. La ce qui m'intéresse plus c'est de dresser un tableau de sujets très différents mais qui ont tous le même point commun : la gestion des 40 dernières années nous amènent à des pénuries.

 

Il n'y a plus de profs, plus de docteurs, même plus de serveurs dans les restaurants (quoique ça je sais pas d'où ça vient). Etc.

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Il y a 18 heures, Bézoukhov a dit :

 

 

Il n'y a plus de profs, plus de docteurs, même plus de serveurs dans les restaurants (quoique ça je sais pas d'où ça vient). Etc.


Ça me semble plus facile de répondre à cette question, pourtant. Salaires de merde, horaires de merde, qualité de vie de merde, perspectives de carrière de merde, patrons de merde, etc. Possibilités de toucher RSA + APL + mi-temps au black pour avoir le même salaire + des avantages, aussi. On vit dans un pays ou travailler au SMIC a temps plein est clairement une erreur.

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Autrement, comme l'écrit @Johnnieboy c'est évident que les minima sociaux et tous les droits afférents n'incitent guère à faire ce genre de boulot.

Le problème semble être aggravé puisque les employeurs déclarent ne plus trouver d'employés (alors que je ne me souviens pas avoir entendu ça avant), ce qui laisse supposer qu'ils ne trouvent même plus de personnels au black. À ce propos, je pense qu'il est compliqué et risqué pour eux d'avoir un serveur non déclaré sur un temps plein dans les secteurs les plus touristiques, et aux postes les plus visibles. 

Mais le problème le plus important et qui nuit à l'embauche, c'est le logement saisonnier. En été, le camping reste la solution la plus économique mais ampute le budget, en hiver, en station, peut-être les employeurs procurent un logement à leurs salariés, parce que le camping sous la neige...

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il y a une heure, Bisounours a dit :

Autrement, comme l'écrit @Johnnieboy c'est évident que les minima sociaux et tous les droits afférents n'incitent guère à faire ce genre de boulot.

Le problème semble être aggravé puisque les employeurs déclarent ne plus trouver d'employés (alors que je ne me souviens pas avoir entendu ça avant), ce qui laisse supposer qu'ils ne trouvent même plus de personnels au black. À ce propos, je pense qu'il est compliqué et risqué pour eux d'avoir un serveur non déclaré sur un temps plein dans les secteurs les plus touristiques, et aux postes les plus visibles. 

Mais le problème le plus important et qui nuit à l'embauche, c'est le logement saisonnier. En été, le camping reste la solution la plus économique mais ampute le budget, en hiver, en station, peut-être les employeurs procurent un logement à leurs salariés, parce que le camping sous la neige...

L'extrême majorité des saisonniers employés par les stations provient des fonds de vallées et dipose d'empois, l'été, dans le BTP (plombiers, macons, charpentiers....) mis à l'arrêt pendant la saison hivernale. Les formations aux métiers de la montagne prennent en compte ces spécificités. Il faut savoir aussi qu'en montagne, les personnes sont viscéralement attachées à leurs massifs. Les exploitants de stations affretent soir et matin des autocars l'hiver pour assurer le transport de leurs personnels à partir des villes limitrophes dans lesquelles les logement sont moins chers qu'en altitude. Les stations ne sont pas capables de loger l'intégralité de leurs personnels sur site. Cette année à été particulièrement compliquée pour la totalité des stations. Les saisonniers ne sont pas franchement perméables à la covidemence. Et de fait, à la vaccination... la restauration en montagne fonctionne de la même manière pour sa grande majorité (80 à 90% des saisonniers... cela est lié à l'attachement précité). De nombreuses personnes ont aussi fait le choix de changer de vie et de chercher des emplois plus stables suite au confinement....

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Il s'agit effectivement d'un thème qui peut illustrer à merveille les effets des différentes régulations :

nombreux exemples :

-autorisation par ARS pour implantation IRM, Scanner, résultats : la France à la traîne pour IRM, et délais qui s'allongent

-prix de la consultation régulé : résultats : impossible ou compliqué de s'installer en RP où les loyers sont élevés

-numerus clausus  qui limite le nombre de médecins formés avec une latence de quinze ans environ, résultats manque de médecins partout

-téléconsultation : une bonne solution pour permettre d'avoir une réponse rapide à un problème médical qui peut être géré à distance, résultat : la CPAM régule maintenant la téléconsultation en interdisant à un médecin d'en faire plus de 30% et obligeant à rembourser ceux qui dépassent...

on peut continuer comme ça pendant des heures, et cela dans un pays qui dans l'ensemble freine l'embauche des salariés avec des régulations de toute sorte, et décourage le travail avec une imposition socialiste

...

attention, ce n'est pas parce que c'est ainsi, que la dérégulation va résoudre les problèmes par magie, ce serait mentir, d'autant qu'une partie des difficultés des systèmes de santé se retrouve dans d'autres pays européens

...

une remarque sur l'hôpital qui accueille tout le monde, n'oublions pas que c'est la mission première des hôpitaux, des hospices qui furent créés  non pas pour les gens aisés (qui avaient les moyens d'être soignés à domicile) mais pour le peuple aux moyens limités, une mission de charité chrétienne avant tout

destinée à récompenser dans l'au delà les bons chrétiens et à aider les pauvres à l'image de l'histoire des hospices de Beaune

évidemment cette mission a été dévoyée et récupéré par l'Etat socialiste 

au passage, la plus value de l'hospitalisation pour un malade n'est pas si évidente hors  la possibilité d'une surveillance "continue" avec intervention urgente le cas échéant

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Et quand à l'étranger, il n'y a pas de pénurie, la Fronss la créée tout de même.

 

Colis venant de Chine, arrivé en 3 jours en France. Bloqué depuis 1 mois et demi à la douane. Bien entendu, impossible de contacter la douane : on se fait engueuler si on ose téléphoner pour ce sujet. Le site de réclamation de la Poste donne une page blanche quand on essaye de faire une réclamation. Le numéro de téléphone de la Poste est un bot qui ne comprend pas ce que l'on dit donc c'est quasiment mission imposible d'avoir un humain au bout du fil. Et quand enfin au bout de 20 minutes d'essai on a quelqu'un au bout du fil... Il dit d'appeler la Douane.

 

Le public, ce monde merveilleux.

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  • 2 weeks later...

Une petite vidéo sur cette France des pénuries.

 

"En France, tout le monde veut consommer du service mais personne ne veut produire du service car l'économie de service ce sont des petits jobs mal payés, avec des conditions de travail difficiles."

La social-démocratie c'est formidable : en distribuant à tous des diplômes bidon, en créant un smic, en injectant de nombreuses aides et minimas sociaux, et en renforçant le code du travail, on crée l'illusion qu'il y aura un emploi pépère, bien payé, avec de bonnes conditions de travail pour tout le monde, y compris pour les nombreuses personnes qui n'ont aucune compétence particulière.

Je suis d'accord avec la conclusion de P. Perri : la seule solution est de laisser libre cours à l'immigration de travail.

 

 

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1 hour ago, Largo Winch said:

Une petite vidéo sur cette France des pénuries.

 

"En France, tout le monde veut consommer du service mais personne ne veut produire du service car l'économie de service ce sont des petits jobs mal payés, avec des conditions de travail difficiles."

La social-démocratie c'est formidable : en distribuant à tous des diplômes bidon, en créant un smic, en injectant de nombreuses aides et minimas sociaux, et en renforçant le code du travail, on crée l'illusion qu'il y aura un emploi pépère, bien payé, avec de bonnes conditions de travail pour tout le monde, y compris pour les nombreuses personnes qui n'ont aucune compétence particulière.

Je suis d'accord avec la conclusion de P. Perri : la seule solution est de laisser libre cours à l'immigration de travail.

 

 

 

C'est intéressant.

 

De façon plus économique on peut aussi rendre les études supérieures payantes, fermer la moitié des universités et baisser le RSA.

 

Alternative écologique : supprimer la climatisation dans tous les bâtiments publics, et cesser de financer Poutine en y plafonnant le chauffage à 15° . Celà fera baisser les émissions de CO2 et l'attractivité des bullshit job dans des bureaucraties parasites.

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15 hours ago, Largo Winch said:

"En France, tout le monde veut consommer du service mais personne ne veut produire du service car l'économie de service ce sont des petits jobs mal payés, avec des conditions de travail difficiles."

 

Tiens, je tombe sur une autre grille de lecture du problème (que je trouve intéressante même si je doute qu'elle soit suffisante pour tout expliquer) : il y aurait un problème culturel des Français dans leur rapport aux services. La crise de recrutement que connaissent les métiers de service est amplifiée par une crise de reconnaissance de ces métiers. Si la notion de "service" est valorisée par les Français (la notion de "service public" en est le meilleur exemple), "servir" est assez vite perçu comme un acte de servitude, c'est-à-dire un acte "servile", quelque chose de dévalorisé, donc peu respecté et peu reconnu. D'Iribarne disait dans son célèbre ouvrage La logique de l'honneur que l'injure suprême pour un Français est d'être traité de laquais. De ce fait, même si le travailleur voit un sens au travail qu'il donne à travers le service qu'il rend, il ne se sent pas reconnu aux yeux de la société. Ce qui est reconnu et respecté par exemple dans le travail d'un restaurateur est la dimension artisanale de préparation des plats (faire la cuisine ou pratiquer l'art culinaire) pas la dimension commerciale de servir les plats.

 

Alors si ce trait culturel n'est pas nouveau, il ne peut pas expliquer à lui seul la crise de recrutement actuel. A mon avis il faut le coupler avec l'élévation du niveau de diplômes. Par exemple, des jeunes qui bon gré mal gré acceptaient autrefois des postes déconsidérés faute de diplôme se retrouvent aujourd'hui inscrits dans des formations post bac avec l'espoir d'échapper à ces postes.

 

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Il y a clairement un problème avec la notion de service en France oui . Culturellement dans les pays latins c’est vécu comme être servile. Le pourboire par exemple dans les pays anglo-saxons permet d’améliorer la qualité du service.

 

Il y a les barrières à l’entrée pour certaines jobs dont on ne parle jamais mais qui s’accroient sous les coups de butoir de la bureaucratie sans faire beaucoup de bruit (diplômes requis, paiement à l’ordre machin chose, accréditation bla bla bla). C’est évident que ça décourage de plus en plus les gens de s’investir dans un secteur d’activité, ça prend du temps, et le temps c’est de l’argent.

 

Le problème fondamental à mon sens aussi et qui touche tous les pays occidentaux c’est la sur-qualification, la course aux diplômes. Jamais dans l’histoire de l’humanité une génération n’a été aussi diplômée dans des métiers de bureau ou des métiers intellectuels. Cette course aux diplômes a évidemment été permise par les aides sociales aux étudiants, l’université publique, le populisme jeune des élites politiques etc… mais aussi la mentalité boomer qui fait que plus tu seras diplomé mieux ce sera (et puis ferme ta gueule petit con).

Résultat on manque de personnes dans des métiers manuels ou des métiers de service moins bien payés et plus prenants.

 

Si on veut permettre une meilleure allocation des ressources sur le marché de l’emploi, il faut dégonfler la course aux diplomes, facturer le vrai coût du diplome, laisser les boomers grogner dans leur coin pour les ravages qu’ils ont fait. Il faut également dissoudre les ordres professionnels et faire venir des travailleurs étranger qualifiés dans leurs domaines.

 

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il y a 36 minutes, Tremendo a dit :

Le problème fondamental à mon sens aussi et qui touche tous les pays occidentaux c’est la sur-qualification, la course aux diplômes. Jamais dans l’histoire de l’humanité une génération n’a été aussi diplômée dans des métiers de bureau ou des métiers intellectuels. Cette course aux diplômes a évidemment été permise par les aides sociales aux étudiants, l’université publique, le populisme jeune des élites politiques etc… mais aussi la mentalité boomer qui fait que plus tu seras diplomé mieux ce sera (et puis ferme ta gueule petit con).

Résultat on manque de personnes dans des métiers manuels ou des métiers de service moins bien payés et plus prenants.

L'autre problème fondamental, c'est que ça donne des surdiplômés sousemployés, et la frustration massive des talents engendre généralement une situation pré-révolutionnaire. Brace yourselves.

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Je ne suis pas certain d'être dans le bon fil, mais je trouve le sujet assez connexe aux pénuries. J'observe depuis de longs mois déjà plusieurs signaux faibles qui me disent qu'il y a beaucoup de choses qui ne fonctionnent plus du tout dans ce pays.

 

Cela a commencé avec la mise en télétravail de toute une partie de la population et qui n'est toujours pas pleinement revenue au boulot. C'est d'ailleurs le cas chez mon client actuel (Grosse multinationale américaine).

Ce que je note, c'est qu'il y a désormais des gens qui sont complètement désengagés de leur travail: ils ne répondent jamais au téléphone, et encore moins au mail, ni aux IM (Instant Message). J'ai même eu le cas de commerciaux qui sont aux abonnés absents lorsque l'on les sollicite pour de la prestation on une commande, un comble !

D'une manière générale, je trouve les gens beaucoup plus difficilement joignables et les relances ont explosé.

Je constate aussi des problèmes dans les remboursements maladie: erreurs ou retards plus longs que d'habitude. J'ai récemment fait une petite boulette avec les impôts et normalement, j'aurai du avoir une majoration: je ne l'ai jamais vu alors qu'ils sont généralement très promptes à vous faire passer à la caisse. Déjà arrivé suite à une boulette mais de leur part: j'ai reçu immédiatement un courrier de leur part.

Le distributeur de billets de train de notre halte ferroviaire a été en panne plus d'un mois; sur l'écran "Appuyez sur une touche pour redémarrer" ...

Depuis des semaines, j'aurai du recevoir un appel de fonds pour un appartement que je fais louer. Première fois que cela arrive en 10 ans.

 

J'en ai encore des kilomètres comme cela, et j'ai l'impression que cela ne touche pas seulement le public, mais bien aussi le privé où je sens une sorte de ralentissement de la motivation et de la productivité.

 

Ce matin, je vois le maire et entame avec lui une petite causette. Je lui parle de ce sentiment et il me dit exactement la même chose dans son travail avec la collectivité locale. Il fait le même constat que moi: pas de réponse au téléphone, personnel injoignable, et de très longs délais pour espérer une action ou réaction.

 

En définitive, j'ai l'impression que c'est toute l'activité productrice qui se contracte lentement.

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il y a 33 minutes, Waren a dit :

je sens une sorte de ralentissement de la motivation et de la productivité

Je vois deux éléments d'explication :

 

1) Les conditions de travail (notamment sociales) se sont considérablement aggravées avec les mesures comme le port de la muselière obligatoire et la polarisation politique autour de ce sujet (et d'autres) ;

2) Avec les confinements les gens semblent avoir enfin compris que dans notre régime soviétoïde, on pouvait travailler moins et toucher quasiment autant (réduction d'impôts, aides, travail au noir, etc.)

 

On observe le même phénomène aux U.S. avec la Grande Démission. Ça n'augure rien de bon.

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Pour télétravailler il faut être automotivé, ou alors télésurveiller les salariés. Les gens aimaient bien aller au boulot pour rencontrer des gens, travailler à distance n'a aucun intérêt pour cela

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il y a 39 minutes, ttoinou a dit :

Pour télétravailler il faut être automotivé, ou alors télésurveiller les salariés. Les gens aimaient bien aller au boulot pour rencontrer des gens, travailler à distance n'a aucun intérêt pour cela

 

Exact, il faut le reconnaitre, le télétravail équivaut pour beaucoup à de la téléglandouille.

 

Les gens font le stricte minimum pour ne pas être foutu dehors, et c'est tout.

 

Bien sûr tu as des acharnés du bureau qui s'automotive comme tu dis, mais les autres voient leur productivité baisser.

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Je pense que cela dépend beaucoup des organisations. Dans ma boîte nous avons l’habitude de travailler à distance avec des équipes réparties sur une très grande diversité de pays. Du coup travailler au bureau ou à la maison fait peu de différence pour certains. Perso je suis beaucoup plus productif en télétravail (moins d’interruptions ou de sollicitation pour prendre un café ou bavarder).

Cela dit, le retour au bureau est extrêmement stimulant. Les échanges directs sont beaucoup plus efficaces. La productivité d’équipe est nettement améliorée. Quand on travaille à plusieurs les relations amicales comptent énormément.

Ceux qui sont désengagés en télétravail sont les mêmes qui glandouillaient déjà au bureau ou avaient un fort taux d’absentéisme.

Le télétravail est peut-être un accélérateur du désengagement mais je pense que ce n’est pas la cause principale.

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Le 10/06/2022 à 17:00, Largo Winch a dit :

"En France, tout le monde veut consommer du service mais personne ne veut produire du service car l'économie de service ce sont des petits jobs mal payés, avec des conditions de travail difficiles."

 

... qui ne payent pas les factures de long terme: en gros ce sont des jobs qui ne sont fondamentalement pas sustainable financièrement. (à cause de l'immo en premier lieu).

Je le remarque dans mon entourage (35-40 ans) depuis 6 mois - 1 an: une inquiétante baisse de moral /démission, une quasi middle-life crisis en avance d'une partie importante de ceux qui à cet age sentent au fond d'eux même qu'ils sont sur une voix sans issue concernant leurs ressources. Du "à quoi bon?" généralisé assez inquiétant (mais compréhensible) que la glandouille covid a beaucoup aidé à faire prendre conscience. Je ne sais pas trop comment ça va tourner en tout cas ce sentiment comme le dentifrice une fois sorti du tube n'y re-rentre pas facilement ...

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il y a 7 minutes, fm06 a dit :

Ceux qui sont désengagés en télétravail sont les mêmes qui glandouillaient déjà au bureau ou avaient un fort taux d’absentéisme.

 

Bah non justement j'ai l'impression que c'est ça le problème.

 

Tu avais une masse de travailleur (pas les meilleurs, mais des bons quoi), qui semblent baisser les bras aujourd'hui. Ou en tout cas s'en foutre un peu plus qu'à l'habitude.

 

Par contre oui pour les glandeurs ça ne change rien, ils ne vont pas se mettre à bosser une fois chez eux. 

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Je pense que le télétravail est un révélateur plus qu'une cause. Les gens qui faisaient de la figuration au bureau continuent de ne rien foutre mais maintenant ils ne sont même plus obligés de faire semblant. À court terme c'est tout bénef pour eux, à moyen terme il y aura de grosses vagues de licenciement quand on se rendra compte qu'en fait ça tourne sans eux. À plus long terme il faut anticiper soit le remplacement par des gens plus motivés, soit une épidémie de burn-out.

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il y a 13 minutes, Lancelot a dit :

à moyen terme il y aura de grosses vagues de licenciement quand on se rendra compte qu'en fait ça tourne sans eux

Sauf si ils sont fonctionnaires, ceux-là seront sans doute remplacés dans les mêmes conditions alors que concrètement, un mi temps suffirait largement, voire un prestataire extérieur.

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La croissance a disparu, les marges et profits générés par les gains de productivité et d’innovation du dernier siècle ont été confisqués par l’état-“providence” jusqu’aux ciseaux, et l’avenir de la génération arrivant aujourd’hui sur le marché du travail a été hypothéqué plusieurs fois et dilapidé. En plus on leur martèle que la fin climatique du monde arrive, que s’ils veulent un logement décent ils doivent payer la prébende de l’incurie de la génération précédente (pour 100-300% du prix de base), et que faire des enfants pollue.

 

Bien sûr que plus personne ne veut être le dindon de cette farce. Les gens suivent leurs incitatifs, et il leur reste quoi aujourd’hui ?

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il y a une heure, Lancelot a dit :

Je pense que le télétravail est un révélateur plus qu'une cause. Les gens qui faisaient de la figuration au bureau continuent de ne rien foutre mais maintenant ils ne sont même plus obligés de faire semblant. À court terme c'est tout bénef pour eux, à moyen terme il y aura de grosses vagues de licenciement quand on se rendra compte qu'en fait ça tourne sans eux. À plus long terme il faut anticiper soit le remplacement par des gens plus motivés, soit une épidémie de burn-out.

 

Sans le dire, tu évoques le problème des bullshit jobs, mais je pense que cela va plus loin que cela dans le sens où même un commercial qui n'est jamais en rien un bullshit job baisse les bras. Un commercial, c'est quand même le type qui fait qu'une société, elle ramène du fric ou pas. Il s'agit ici du fondement de nos sociétés commerciales.

Je ne crois pas à une épidémie de burn-out qui décomposerait le pays, au même titre que trouver des gens plus motivés me semble une mission passablement compliquée. Les gens ne veulent absolument plus se casser le Q pour un CDI tout ce qu'il y a de plus superficiel: tu es toujours mal payé (on est toujours le con, le moins riche qu'autrui), cela te bouffe l'existence et au bout du compte, tu n'as que rarement des récompenses.  

Ce que je note aussi, c'est une explosion des gens qui veulent vivre pour eux même et qui se mettent à leur compte (AE, freelance, indépendant, etc.)

 

Je vois cela comme une bonne nouvelle puisque l'idée sous-jacent est la recherche de la LIBERTÉ.

 

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