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L'entreprise d'aujourd'hui rend-elle anticapitaliste ?


Rincevent

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Avez-vous remarqué, ces dernières années (pas que depuis 2020, mais déjà avant) la multiplication des burn-outs, même chez des personnes qu'on n'aurait pas suspecté d'y être sujet, au point d'en arriver à raffiner la typologie avec des bore-out, des brown-out et sans doute bientôt d'autres sous-catégories ? C'est un des symptômes d'un mal-être de plus en plus grand au sein de l'entreprise en général, dont il me semble qu'il fait le terreau d'un sentiment anticapitaliste que je vois de plus en plus partagé, qui percole même vers les classes sociales qui ont longtemps eu le plus de sympathie pour le capitalisme (je ne compte plus le nombre de cadres qui ont été littéralement brisés par leur travail).

 

Si je ne doute pas que les méthodes managériales enseignées progressent au fil des années, on doit pourtant constater l'écart de plus en plus grand avec la pratique managériale telle qu'elle existe, et qui crée objectivement de la souffrance au travail (en plus d'un sentiment tout aussi détestable de perte de sens) ; et il me semble important pour le mouvement libéral d'être capable de reconnaître le bien-fondé de beaucoup de critiques du monde de l'entreprise tel qu'il est et des évolutions du monde du travail en général. Ce fil a donc pour vocation à recueillir des field reports concrets, des analyses précises et éventuellement des propositions sur ce thème qui me semble de plus en plus important, et qu'il nous faudra impérativement accepter pour nous adresser aux vrais-gens-qui-ont-un-vrai-boulot.

 

J'ouvre avec cet article qui, je le reconnais, m'a beaucoup parlé : https://thetech.com/2010/04/09/dubai-v130-n18

Révélation

Et ça ne provient pas d'un gauchiste, hein :

Citation

I’m a free marketeer. I believe that voluntary exchange is not just a good method of incentivizing people to provide their labor and talents to society, but a robust moral system — goods and services represent tangible benefit to people, market prices represent the true value of goods in society, and wages represent the value that a worker provides to others. Absent negative externalities or monopoly effects, a man receives from the free market what he gives to it, his material worth is a running tally of the net benefit that he has provided to his fellow man. A high income is not only justified, but there is nobility to it.


 

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18 minutes ago, Rincevent said:

Avez-vous remarqué, ces dernières années (pas que depuis 2020, mais déjà avant) la multiplication des burn-outs, même chez des personnes qu'on n'aurait pas suspecté d'y être sujet, au point d'en arriver à raffiner la typologie avec des bore-out, des brown-out et sans doute bientôt d'autres sous-catégories ? C'est un des symptômes d'un mal-être de plus en plus grand au sein de l'entreprise en général, dont il me semble qu'il fait le terreau d'un sentiment anticapitaliste que je vois de plus en plus partagé, qui percole même vers les classes sociales qui ont longtemps eu le plus de sympathie pour le capitalisme (je ne compte plus le nombre de cadres qui ont été littéralement brisés par leur travail).

Je doute que le problème soit bien "L'entreprise d'aujourd'hui rend-elle anticapitaliste ?"... 

De ce que j'observe dans ma pratique d'accompagnement individuel (à la fois il y a peu lorsque j'étais directeur et que j'avais des équipes, et maintenant que j'accompagne plutôt avec une orientation coaching), le problème semble plutôt venir du milieu d'une manière générale, qui contraint fortement le développement de la personnalité des individus. Je vois des gens qui n'ont pour ainsi dire presque plus de conscience d'eux-même, et n'ont pas souvent la force de faire un retour sur eux-même pour voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Du coup, tout est mis sur le dos de l'extérieur, de l'entreprise en particulier...

 

Du coup, je dirais presque... "La société d'aujourd'hui rend-elle anticapitaliste ?"... et j'ajouterais "Est-ce que nous ne serions pas entrés dans une boucle de rétroaction négative ?", où moins les gens ont de conscience de soi, moins ils sont en mesure d'en avoir

  

18 minutes ago, Rincevent said:

On doit pourtant constater l'écart de plus en plus grand avec la pratique managériale telle qu'elle existe, et qui crée objectivement de la souffrance au travail (en plus d'un sentiment tout aussi détestable de perte de sens)

 

Je ne crois pas que la chaîne de causalité soit dans ce sens.

D'abord il y a le manque de sens dans le quotidien. Ensuite la souffrance au travail (et dans la vie en général) de faire persister cette situation, faute de moyens visibles pour en sortir. Enfin, il y a la pratique managériale où des êtres dont la conscience de soi et de l'autre est usée ou abolie qui agissent d'une manière qui oublie qu'ils sont entourés d'autres êtres humains, et voient d'abord des outils de production.

On peut supporter une situation de souffrance un certain temps pour peu qu'on puisse lui donner un sens. Pour supporter une situation qui n'a aucun sens, il faut savoir plonger en soi (ce qui permet d'y donner un sens personnel), sinon, c'est l'abrutissement et la déchéance.

 

18 minutes ago, Rincevent said:

Il me semble important pour le mouvement libéral d'être capable de reconnaître le bien-fondé de beaucoup de critiques du monde de l'entreprise tel qu'il est et des évolutions du monde du travail en général.

 

Certes, mais en même temps, est-ce que l'entreprise telle qu'elle est actuellement à quelque chose à voir avec le libéralisme ? Ne serait-ce que parce que d'une manière générale, les prix sont complètement décorrelés de la réalité, et mesurés avec une unité qui ne mesure plus grand chose.

 

Tu prends BCG par exemple: ils sont noyés sous l'argent public, soit directement en prestant pour le public, soit indirectement en prestant pour des boîtes noyées sous l'argent public/étranglées par les régulations.

 

Les quelques ilots où on peut faire vivre une boîte librement sont franchement rares, et (ça mériterait d'être vérifié), mais je ne pense pas que les gens y soient malheureux, justement. 

 

On retombe sur le problème de fond où le libéralisme est associé avec ce à quoi il est opposé, non ?

  • Yea 4
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Bonne idée de sujet.

 

Sinon l'humanité a peut être toujours été malheureuse, mais c'est que quand on a le luxe de pouvoir passer du temps à réfléchir comme ca qu'on s'en rends compte / quand on a pas le choix de trinquer au boulot on a pas le temps de se plaindre. Tout le monde a envie de démissionner mais ce n'est que quand les opportunités se présentent qu'on le fait. Ou encore, on a le temps / on a la culture de pouvoir médiatiser et donner de l'attention à ceux qui se plaignent, tandis que dans d'autres sociétés les mêmes problèmes existent mais sont cachés, etc. Il doit y avoir beaucoup de biais à étudier.

 

 

Il y a 1 heure, frl a dit :

Les quelques ilots où on peut faire vivre une boîte librement sont franchement rares, et (ça mériterait d'être vérifié), mais je ne pense pas que les gens y soient malheureux, justement. 

Dans l'informatique, tes clients sont partout dans le monde, tu vends sur internet donc tu peux être partout dans le monde (physiquement et aussi pour le pays où se trouve l'entreprise). Du côté fournisseur de travail pour l'instant il y a une énorme demande et peu de gens qualifiés pour le faire donc c'est aussi à leur avantage, ils peuvent en général facilement imposer leurs conditions, en plus d'avoir un excellent revenu. Un rêve minarchiste. Si tu cherches à étudier ces "îlots" ca me parait une bonne piste

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Il y a 2 heures, frl a dit :

Je doute que le problème soit bien "L'entreprise d'aujourd'hui rend-elle anticapitaliste ?"... 

De ce que j'observe dans ma pratique d'accompagnement individuel (à la fois il y a peu lorsque j'étais directeur et que j'avais des équipes, et maintenant que j'accompagne plutôt avec une orientation coaching), le problème semble plutôt venir du milieu d'une manière générale, qui contraint fortement le développement de la personnalité des individus. Je vois des gens qui n'ont pour ainsi dire presque plus de conscience d'eux-même, et n'ont pas souvent la force de faire un retour sur eux-même pour voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Du coup, tout est mis sur le dos de l'extérieur, de l'entreprise en particulier...

Si c'était une question de développement de la personnalité, on ne verrait pas le burn-out toucher toutes les générations à la fois, mais seulement les plus jeunes. Or, il me semble que toutes les générations sont touchées (peut-être même un peu plus les Gen Y et précédentes que les Gen Z qui me semblent précisément éviter le burn-out en donnant dans l'anticapitalisme compensatoire, mais mon échantillon est sans doute limité).

 

Il y a 2 heures, frl a dit :

Enfin, il y a la pratique managériale où des êtres dont la conscience de soi et de l'autre est usée ou abolie qui agissent d'une manière qui oublie qu'ils sont entourés d'autres êtres humains, et voient d'abord des outils de production.

Ça pourrait être connexe à ce que Musk appelait la "MBA-ization". Mais si on apprend en MBA des méthodes de management objectivement nocives à long terme pour le facteur humain, on n'est pas sortis de l'auberge...

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36 minutes ago, Rincevent said:

Si c'était une question de développement de la personnalité, on ne verrait pas le burn-out toucher toutes les générations à la fois, mais seulement les plus jeunes. Or, il me semble que toutes les générations sont touchées (peut-être même un peu plus les Gen Y et précédentes que les Gen Z qui me semblent précisément éviter le burn-out en donnant dans l'anticapitalisme compensatoire, mais mon échantillon est sans doute limité).

Non, tu peux passer toute ta vie sans avoir développé de personnalité, dans le sens sans avancer grandement en termes d'individuation. 
 

Dans un développement harmonieux, c'est effectivement lié à l'âge, mais les développements harmonieux, c'est franchement rare. 
 

Typiquement, j'accompagne des cadres qui ont une carrière réussie ou des entrepreneurs à succès mais qui pètent un cable à un moment, et quand on creuse, c'est le grand vide intérieur. Ça peut fonctionner ainsi un certain temps, mais à un moment, il y a la réalité qui vient faire "coucou!"

 

À long terme, l'extérieur ne nourrit pas son homme, c'est d'ailleurs connu depuis des lustres, au moins depuis l'invitation à la métanoïa de Jésus. 
 

Quand la société ne permet plus justement d'entrer dans un processus de découverte et de fondation de soi, fatalement, ça a des conséquences, d'abord locales, tant qu'il reste des individus qui peuvent pallier, puis globales quand ils sont dépassés. 
 

Ou plus concrètement, quand il reste des gens sains d'esprit pour donner un cadre, ça roule, mais quand ceux qui sont en position de donner un cadre sont déglingués, ça foire. 
 

Avec un exemple : tant qu'un artisan fait son travail avec des valeurs, genre "travail bien fait" etc etc, il peut aider la génération suivante à se développer correctement. Quand l'artisan est remplacé par un gars qui fait sa tâche uniquement, sans comprendre ce qu'il fait, il perd fatalement les valeurs qui donnent un sens un bidule, et donc la transmission du cadre foire.

 

Quand au virage anticapitaliste, il n'est pas étonnant : mine de rien, c'est la voie de la liberté, de la responsabilité et aussi de la considération de l'autre (une bonne coopération). C'est une voie difficile, si tu n'as pas en vue quelque chose de plus grand ou quelqu'un pour te la transmettre, tu vas suivre la

voie du moindre effort. Toute la société n'offre que ça, du moindre effort, vite. 

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Schumpeter faisait une prédiction similaire, mais selon une modalité différente. Pour lui, c'était la rationalité interne des firmes qui allaient habituer la société à une rationalité visible et prévisible, et donc, nous faire politiquement nous écarter de l'économie de marché. Je pense que ça rejoint un peu le sujet, parce qu'il me semble que c'est bien cette "rationalité" bureaucratique/managériale qui est déprimante en elle-même. Ce qui est ironique, et un peu triste, c'est que tout en croyant espérer autre chose, si ce qu'on exige est une plus grande place de l'état dans la société, on en arrive probablement effectivement à généraliser cette raison/déprime à plus grande échelle.

 

Mais j'ai très peu de recul sur ce qu'est l'entreprise, pour moi, c'est un peu un monde à part... Qu'est ce qui a changé, en particulier coté employé, depuis les vingt dernières années ?

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Le monde de l'entreprise du 20eme siècle a quand même créé la CGT, dans le genre anticapitaliste, ça se pose là.

 

De manière générale, le monde du travail moderne demande d'accorder deux choses inaccordables : tes ambitions personnelles, et le fonctionnement meritocratique de la société. Plus le monde du travail est large (plus tu es en compétition avec des inconnus) et plus la force meritocratique est puissante, plus c'est difficile, à accorder.

 

Tout le monde pense pouvoir être le chef, mais il n'y a que peu d'élus.

 

Grosso modo, tu n'as pas beaucoup de moyens pour te sortir de cette configuration où tes ambitions sont au-dessus de la reconnaissance qui t'est donnée :

- soit adopter un récit politique qui le justifie (les classes sociales, jusqu'à il y a un demi-siècle, les réseaux de grandes écoles, de francs-maçons ou que sais-je, l'anticapitalisme) ;

- soit devenir un cynique et se faire mercenaire (tu n'as pas parlé de l'augmentation continue du turn-over génération après génération) - c'est ceux dont parle fri ;

- soit vivre dans cette dissonance cognitive jusqu'à ce qu'elle te bouffe de l'intérieur ou te fasse exploser ;

- soit sortir du système et aller vivre dans un village faire du fromage de chèvre, là où la compétition est moins rude.

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Il y a 5 heures, Rincevent a dit :

J'ouvre avec cet article qui, je le reconnais, m'a beaucoup parlé : https://thetech.com/2010/04/09/dubai-v130-n18

 

J'ai plusieurs fois reçu des propositions durant ma vie professionnelle pour des jobs douteux de ce type là, notamment effectivement à Dubai. Le mieux c'est de les refuser. Être fier de ce qu'on fait, c'est une condition pour se sentir bien dans son job et dans sa vie.

 

Et j'ai vécu une expérience de "burn-out" qui ressemble à celle décrite dans l'article. C'était durant mes études, lorsque je n'ai plus supporté de devoir passer du temps de manière inutile dans mon école d'ingénieurs. Du coup je ne pense pas que le problème soit lié au milieu du travail. Lorsqu'une situation n'est plus supportable pour soi et que chaque minute supplémentaire donne envie de vomir, il faut accepter la perte et partir.

 

L'auteur se trompe lorsqu'il estime qu'il vaut mieux être un père qui paie pour les études même si cela implique d'être un hypocrite. 

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Il y a 5 heures, Rincevent a dit :

et il me semble important pour le mouvement libéral d'être capable de reconnaître le bien-fondé de beaucoup de critiques du monde de l'entreprise tel qu'il est et des évolutions du monde du travail en général

N'oublions pas que le monde du travail actuel est une pure création étatique, et que le libéraux ne disent rien de ce qu'il se passe à l'intérieur des entreprises (qui fonctionnent en interne de toutes les sortes possible : kibboutz communiste, petit village, anarchie libertaire, organisation hiérarchique / dictatoriale etc. )

  • Yea 1
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Il y a 2 heures, frl a dit :

Non, tu peux passer toute ta vie sans avoir développé de personnalité, dans le sens sans avancer grandement en termes d'individuation. 
 

Dans un développement harmonieux, c'est effectivement lié à l'âge, mais les développements harmonieux, c'est franchement rare. 
 

Typiquement, j'accompagne des cadres qui ont une carrière réussie ou des entrepreneurs à succès mais qui pètent un cable à un moment, et quand on creuse, c'est le grand vide intérieur. Ça peut fonctionner ainsi un certain temps, mais à un moment, il y a la réalité qui vient faire "coucou!"

 

À long terme, l'extérieur ne nourrit pas son homme, c'est d'ailleurs connu depuis des lustres, au moins depuis l'invitation à la métanoïa de Jésus. 
 

Quand la société ne permet plus justement d'entrer dans un processus de découverte et de fondation de soi, fatalement, ça a des conséquences, d'abord locales, tant qu'il reste des individus qui peuvent pallier, puis globales quand ils sont dépassés. 

Peut-être as-tu de la littérature pour que je comprenne mieux ce que tu veux dire ? Je ne suis pas certain de bien saisir ton cadre de pensée (ou plutôt ce que je saisis de tes propos me semble radicalement différent de mon expérience propre et ce ce que j'ai pu voir autour de moi, non pas comme si c'était une autre réponse à la même question, mais plutôt comme si ça répondait à une question complètement différente ; et comme je pense que tu ne dois pas être à côté de la plaque, c'est probablement qu'il me manque les bases de ton cadre de pensée).

 

Il y a 1 heure, Bézoukhov a dit :

Le monde de l'entreprise du 20eme siècle a quand même créé la CGT, dans le genre anticapitaliste, ça se pose là.

Dès qu'on sort des coins égalitaristes, ça se passe mieux. Le monde anglo-saxon a créé le travaillisme, qui vise avant tout la dignité de l'ouvrier ; et le monde germanique a créé les syndicats réformistes. (Mais là, c'est un peu Todd qui parle, et ça nous éloignerait du sujet).

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Il y a 15 heures, frl a dit :

Je vois des gens qui n'ont pour ainsi dire presque plus de conscience d'eux-même, et n'ont pas souvent la force de faire un retour sur eux-même pour voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Du coup, tout est mis sur le dos de l'extérieur, de l'entreprise en particulier...

Je vois également ce comportement, qui me semble hélas très répandu en France.

Plein de gens qui font absolument 0.0000 boulot sur eux-mêmes (leur imbrication avec le monde), et en même temps pleurent et attendent que le monde fasse ce boulot (pourtant strictement perso) pour eux.

Il y a peut-être une corrélation avec le grand nombre de "coachs" (dont 99.9% sont rigoureusement aussi perdus, sinon plus, que les autres).

Ces gens sont essentiellement dans l'attente d'un événement extérieur censé les extirper (de force) d'une situation vécue comme pas terrible, sachant qu'eux-mêmes non seulement ne bougeront pas une demi-phalange, mais redoubleront au contraire leurs efforts pour s'agripper à leur rocher.

Préfèrent passer des années à moisir dans une situation pas top, mais connue, plutôt que de tenter d'en sortir et risquer l'inconnu.

C'est de l'aversion au risque qui finit en immobilisme total. Des gens qui mutent en bonsaïs.

ça me semble quand même fortement lié au socialisme et/ou à l'ambiance socialiste.

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2 minutes ago, poincaré said:

Sur les burn-out - dont on entend de plus en plus parler - et le manque de reconnaissance au travail :

Le "quiet quitting" gagne les cadres déçus : "Finir après 18h30, c'est terminé" 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-quiet-quitting-gagne-les-cadres-decus-finir-apres-18h30-c-est-termine_2179832.html

 

"Quand certains obtenaient des augmentations en crânant sur leurs gros clients, j'abattais le double de leur travail sans m'en vanter"

 

Erreur de base.

Cela ne sert à rien de faire du bon travail si tu ne t'en vantes pas.

Enfin, en tout cas pour tes augmentations et promotions.

 

 

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2 hours ago, Marlenus said:

Erreur de base.

Cela ne sert à rien de faire du bon travail si tu ne t'en vantes pas.

Enfin, en tout cas pour tes augmentations et promotions.

Plus généralement c'est utile et important de donner de la visibilité en interne sur son travail, et ça fait parti de la responsabilité de chacun.

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Il y a 20 heures, Mathieu_D a dit :

Plus généralement c'est utile et important de donner de la visibilité en interne sur son travail, et ça fait parti de la responsabilité de chacun.

 

Je ne vois pas en quoi.

 

Tu es payé pour accomplir des missions, pas pour en faire la publicité. Celui qui en fait la publicité fait de la politique interne.

 

Mais oui, pour monter au sein d'une entreprise, il faut faire de la politique interne.

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il y a 38 minutes, Loi a dit :

Tu es payé pour accomplir des missions, pas pour en faire la publicité

Bof, pas vraiment non. T'as un contrat de travail mais après tout le monde sait que ce que tu fais IRL est différent de la théorie. Montrer aux autres ce que tu as accompli fait parti du travail de communication nécessaire à la collaboration à plusieurs

  • Yea 1
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On 9/19/2022 at 2:42 PM, poincaré said:

Sur les burn-out - dont on entend de plus en plus parler - et le manque de reconnaissance au travail :

Le "quiet quitting" gagne les cadres déçus : "Finir après 18h30, c'est terminé" 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-quiet-quitting-gagne-les-cadres-decus-finir-apres-18h30-c-est-termine_2179832.html

 

Tu peux faire 9h-18h30 et être crevé à la fin de ta journée.
Sur ma mission depuis janvier, j'ai un bon rythme et je n'ai pas le temps de m'ennuyer sur mes journées de travail. Pourtant je fais les mêmes horaires que d'autres missions moins intenses.

Bref, l'horaire en lui même n'est pas un critère pour parler de "démission silencieuse".

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9 minutes ago, Mister_Bretzel said:

 

Tu peux faire 9h-18h30 et être crevé à la fin de ta journée.
Sur ma mission depuis janvier, j'ai un bon rythme et je n'ai pas le temps de m'ennuyer sur mes journées de travail. Pourtant je fais les mêmes horaires que d'autres missions moins intenses.

Bref, l'horaire en lui même n'est pas un critère pour parler de "démission silencieuse".

On est en France.

Pays où rester jusqu'à 20h, même si c'est pour jouer au démineur, montre que tu es dévoué à ton entreprise.

Et donc respecter à la lettre ses horaires est une manière de protester silencieuse.

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Il y a 4 heures, ttoinou a dit :

T'as un contrat de travail mais après tout le monde sait que ce que tu fais IRL est différent de la théorie. Montrer aux autres ce que tu as accompli fait parti du travail de communication nécessaire à la collaboration à plusieurs

 

Pour ? 

 

Quelle finalité ? 

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il y a 16 minutes, Mathieu_D a dit :

N'exagérons rien.

Et ceux qui partent à 20h sont les jeunes qui commencent à 10h.

Et les vieux (ou les gens issus d'autres pays) qui commencent à 8 heures ou plus tôt sont rarement valorisés pour ça.

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Il y a 7 heures, Loi a dit :

 

Je ne vois pas en quoi.

 

Tu es payé pour accomplir des missions, pas pour en faire la publicité. Celui qui en fait la publicité fait de la politique interne.

 

Mais oui, pour monter au sein d'une entreprise, il faut faire de la politique interne.

Je ne vois aucun inconvénients à ce que la bonne publicité soit faite. Un bon manager doit d'ailleurs la favoriser. C'est un facteur de motivation et de reconnaissance. Ceux qui en prennent ombrage sont généralement les jaloux ou les mauvais.

  • Yea 1
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il y a 29 minutes, BirdyNamNam a dit :

Je ne vois aucun inconvénients à ce que la bonne publicité soit faite. Un bon manager doit d'ailleurs la favoriser. C'est un facteur de motivation et de reconnaissance. Ceux qui en prennent ombrage sont généralement les jaloux ou les mauvais.

 

Moi non plus, quand elle émane de l'extérieur (cf du manager ou de ceux en mesure de juger le travail accompli).

 

Quand il s'agit d'autopromotion, c'est différent.

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Sans parler de publicité rien que savoir qui bosse sur quoi favorise beaucoup de bonnes choses.

Ownership, fluidité, émulation...

 

De plus quand on est à l'échelon du dessus et qu'on doit prioriser en fonction des capacités de chacun c'est important de connaître la charge des gens sans qu'il y ait à micro-manager ni à charger la mule jusqu'à ce qu'elle craque pour connaître la limite.

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Just now, Loi said:

 

Moi non plus, quand elle émane de l'extérieur (cf du manager ou de ceux en mesure de juger le travail accompli).

 

Quand il s'agit d'autopromotion, c'est différent.

Pas seulement autopromotion, visibilité je te dis.

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il y a 3 minutes, Mathieu_D a dit :

Pas seulement autopromotion, visibilité je te dis.

 

Pour le coup ce n'est pas à toi que je répondais, mais je comprends ta notion de visibilité.

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Just now, Loi said:

Pour le coup ce n'est pas à toi que je répondais, mais je comprends ta notion de visibilité.

Dans la limite entre la promotion et la visibilité c'est ta responsabilité aussi de montrer que ton travail est utile et que tu n'es pas juste une boîte noire à faire des trucs parce que balek c'est la spec'.

(Et ça permet de mieux négocier ensuite.)

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