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JohnMaynard

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  1. JohnMaynard

    Causes de la déflation

    L'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire. Dixit Milton Friedman. Ben la déflation aussi. Dixit moi-même. La politique monétaire dans la zone Euro a été restrictive depuis au moins 2011, et probablement même depuis 2008. C'est pour ça que l'inflation s'est effondrée, tout simplement. Inutile de chercher plus loin.
  2. Bon, je vois qu'après 24h, mon profil n'a pas été nettoyé. Faut croire que ce site n'est pas destines à tous les libéraux mais uniquement aux libertarés. Vous pouvez supprimer mon compte. Bye.
  3. Compris. Bye bye
  4. Bon, je donne 24h à ce forum pour enlever tout ce qu'il y a dans mon profil que je n'ai pas indiqué moi-même. Je rigole pas : j'ai un Autrichien en otage.
  5. Ainsi n’y a-t-il pas d’opinion extravagante qui n’ait été appuyée sur des faits, et c’est avec des faits qu’on a souvent égaré l’autorité publique. La connaissance des faits, sans la connaissance des rapports qui les lient, n’est que le savoir non digéré d’un commis de bureau. Say Données de base: - PIB de 100 - Dépenses publiques de 50, recettes publiques de 45 - Déficit budgétaire de 5, donc 5% du PIB Situation de départ : la politique monétaire est menée correctement. L'économie est proche de son potentiel, le chômage est peu élevé. Le taux directeur de la banque centrale assure l'équilibre monétaire, càd qu'il implique une inflation et/ou une croissance du PIB nominal stable et raisonnable. Le taux directeur de la banque centrale est de 4% et les taux d’intérêt à 10 ans sont de 5%. Le gouvernement décide réduire le déficit budgétaire de 5% du PIB à 3% du PIB. Réduire le déficit budgétaire, c'est réduire la demande de crédit de l’état. L'équilibre entre l'offre d'épargne et la demande de crédit de l'ensemble de l'économie va donc se modifier. L'équilibre est retrouvé par une baisse des taux d'intérêt à 10 ans de 5% à 4%. La banque centrale doit agir dans le même sens que les forces de marché pour maintenir l'équilibre monétaire. Elle réduit le taux directeur de 4% à 3%. Au bout du compte, l'épargne du secteur privé diminue un peu, les investissements du secteur privé augmentent un peu. Il n'y a au total pas d'effets sur le PIB. Le multiplicateur keynésien est de ZERO. Situation de départ : La politique monétaire est restrictive. Le taux directeur pour assurer un équilibre monétaire adéquat serait de -2%, mais le taux directeur actuel est à 0% et ne peut bien entendu pas baisser plus. La banque centrale ne prend aucune initiative pour compenser. Le taux directeur actuel implique une inflation et une croissance du PIB nominale trop basse et/ou en baisse. Par conséquent, l'épargne est forte, et les investissements du secteur privé faibles. Les taux d’intérêts à 10 ans sont donc faibles, disons 1.5%. L'économie tourne en-dessous de son potentiel, et le taux de chômage est élevé. Le gouvernement décide de réduire le déficit budgétaire par réduction des dépenses publiques de 2% du PIB, càd de 50 à 48. L'équilibre entre l'offre d'épargne et la demande de de crédit de l'ensemble de l'économie va donc se modifier. Les taux d’intérêt à 10 ans tombent à 1%. Le taux directeur pour assurer un équilibre monétaire adéquat passe de -2% à -3%, mais la banque centrale ne fait rien. Il y a donc une contraction monétaire qui fait baisser le PIB. Du coup, le multiplicateur keynésien n’est plus de zéro mais de 3. La réduction du déficit budgétaire fait donc passer le PIB de 100 à 94 (2 de dépenses publiques en moins x le multiplicateur keynésien de 3). Consommation et investissements du secteur privé baissent. Les recettes de l’état baissent dans la même proportion que le PIB et passent de 45 à 42 (45% du PIB de 94). Le déficit budgétaire passe donc de 5 (50-45) à 6 (48-42). Le ratio dette publique / PIB augmente nettement plus rapidement que sans austérité. Idem pour l’endettement des ménage et des entreprises. Par ailleurs, le taux d’épargne (% d'épargne par rapport aux revenus) ne bouge pas beaucoup (baisse des taux longs mais hausse des taux réels courts). Comme le PIB se contracte, les revenus des ménages baissent, et l’épargne est en absolu moins élevée. Ce qui restore l’équilibre épargne – investissements. Merci la troika !
  6. Mais la dynamique des prix des biens et des services n'a pas du tout le même caractère que celle des actifs financiers.Entre 1929 et 1933, les prix des obligations publiques étaient aussi très élevés. Dans les années 70, période de politique monétaire franchement laxiste, les taux d'intérêt étaient très élevés, et donc les prix des obligations étaient très bas. (Curieusement, l'immobilier et les actions n'ont pas rapporté grand chose en terme réels.)
  7. En matière monétaire, Krugman a eu en 1998 une contribution importante pour le Japon. Ce qui lui a probablement permis d'analyser correctement la politique monétaire quand les États-unis se sont retrouvés dans une situation analogue 10 ans plus tard.
  8. Quand j'ai commencé à lire son blog, je ne partageais vraiment pas ses opinions. En 2009, moi aussi je croyais que l'assouplissement quantitatif de la FED allait être inflationniste. Krugman disait que non. Les faits lui ont donné raison. A moi de comprendre pourquoi. Moi aussi, je croyais que la Grèce devait faire de l'austérité budgétaire. Plein de pays ont fait de l'austérité budgétaire dans les années nonante, sans impact notable sur l'économie. Krugman disait que l'austérité budgétaire allait dévaster l'économie grecque (et toute l'économie de la zone Euro). Les faits lui ont donné raison. A moi de comprendre pourquoi. Ce qui ne veut pas dire que je suis obligé de partager toutes ses opinions. Mais je n'ai aucun doute que Krugman est un excellent économiste.
  9. Krugman a inventé un excellent terme pour qualifier ce genre d'idées: le sadomonetarisme! Un excellent commentaire de beckworth sur les recommandations de la BIS: http://macromarketmusings.blogspot.de
  10. Mon dieu, mon dieu ... Rarement lu un commentaire plus crétin que celui-ci! Friedman a passé les années 70 à critiquer la politique monétaire laxiste de la FED ...http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.05.22.1972.pdf http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.06.25.1973.pdf http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.06.24.1974.pdf http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.12.08.1975.pdf http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.10.03.1977.pdf http://0055d26.netsolhost.com/friedman/pdfs/newsweek/NW.04.24.1978.pdf http://hoohila.stanford.edu/friedman/all_commentary.php C'est vrai. Et c'est qui qui a démontré les erreurs de la FED dans les années 30? Friedman.http://en.wikipedia.org/wiki/A_Monetary_History_of_the_United_States
  11. Citer des noms, c'est aussi un argument d'autorité ...Krugman, sumners, beckworth, woodford (Columbia) wren-Lewis (Oxford), Fatas (Insead), Svensson, nunes, larssen, etc, etc, etc Franchement, la liste est assez longue.
  12. Je crois que 90% des économistes QUI S'Y CONNAISSENT UN PEU EN POLITIQUE MONÉTAIRE partagent mes vues.Scott Sumner, le porte-drapeau des market monetarists, sur le début de la crise ... http://www.themoneyillusion.com/?p=19168 http://www.themoneyillusion.com/?p=19174 http://www.themoneyillusion.com/?p=19187
  13. Encore le crypto-communiste keynésien Milton Friedman ... EPSTEIN You were acquainted with the Austrian economist Friedrich Hayek and also are familiar with the work of Ludwig von Mises and his American disciple, Murray Rothbard. When you were talking about bad investments, you were alluding to Austrian business-cycle theory. A certain concept that has pretty much gone into our parlance and understanding fits in with what you said about what happened in Asia. There can be times and conditions in which the stage can be set for malinvestment that leads to recession. FRIEDMAN That is a very general statement that has very little content. I think the Austrian business-cycle theory has done the world a great deal of harm. If you go back to the 1930s, which is a key point, here you had the Austrians sitting in London, Hayek and Lionel Robbins, and saying you just have to let the bottom drop out of the world. You’ve just got to let it cure itself. You can’t do anything about it. You will only make it worse. You have Rothbard saying it was a great mistake not to let the whole banking system collapse. I think by encouraging that kind of do-nothing policy both in Britain and in the United States, they did harm.
  14. Je plussoie
  15. Ca ne m'interesse pas trop, effectivement. Trois raisons: 1. Aux Etats-Unis et dans la zone Euro, je considère que la politique monétaire a été menée assez correctement entre 1982 et 2007. Et Je ne pense pas que la politique monétaire aient déchiré 'les structures du capital' pendant cette période. 2. Ne me sortez des trucs comme la bulle internet de 2000 ou la crise des subprimes SVP: je ne considère pas que la politique monétaire en soit responsable. Encore pire: je ne crois pas même pas que la politique monétaire doive s'en préoccuper. 2. Je considère que la politique monétaire a été trop restrictive entre 2007 et 2012 aux Etats-Unis, et depuis 2008 dans la zone Euro. J'estime que cette politique monétaire a fait perdre 10% de PIB réel à la zone Euro, et 20-25% de PIB nominal. C'est tout simplement énnorme. Et je pense que cette politque a bel et bien déchiré 'les structures du capital'. En fait non. Une politique monétaire correctement menée ne s'oppose pas aux forces de marché, mais les accompagne. C'est faux. Et franchement, ces approches de médecin médiéval me débectent. Elles se sont complètement plantées dans les années 30, elles se sont complètement plantées au Japon, et elles viennent de nouveau de complètement se planter dans la zone Euro. Une vue keynésienne plutôt que monétariste sur la décade perdue du Japon: Richard Koo, chief economist de Nomura Pour mener la politique monétaire correctement.
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