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mementopratique

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  1. A la demande d'Ashta :

    L'économie ne ment pas, mais ne prédit pas l'avenir, par Guy Sorman

    LE MONDE | 09.09.09 | 13h40 •

    Pour ceux que l'économie agace et, plus encore, pour ceux que l'économie de marché insupporte, la récession est une aubaine : "Les Français n'ont pas la tête économique mais politique", écrivait Alexis de Tocqueville en 1848. A ce peu d'affinité pour l'économie s'ajoutent chez nous une aversion pour le capitalisme et un penchant pour l'intervention forte de l'Etat. Accuser les économistes de n'avoir pas prévu la crise et les libéraux de l'avoir provoqué par leurs excès s'inscrit dans une bataille dont la science économique n'est pas le seul enjeu : l'économie et les économistes se trouvent au croisement de l'idéologie et de la science.

    L'économie est tout de même une science. Elle l'est parce que les économistes - reconnus comme tels par leurs pairs - suivent une démarche véritablement scientifique. Partant des faits constatés, on les mesure, on cherche des récurrences, on en tire des modèles, on soumet ces modèles à la critique et on les confronte à la réalité : la science économique progresse ainsi d'une hypothèse falsifiable à l'autre.

    Certains modèles résistent à l'épreuve du temps et des faits : ils deviennent des lois exprimables en langage mathématique. Le nombre de ces lois économiques, passées de la théorie à l'action, augmente, elles produisent des résultats mesurables : la croissance principalement. L'économie est une science puisqu'elle progresse, selon la définition même de toute science selon Karl Popper, et elle améliore le sort d'une fraction croissante de l'humanité.

    Considérons l'histoire du XXe siècle depuis 1945 : il est indéniable que des millions d'êtres humains sont sortis de la pauvreté et que ce nombre s'amplifie. Miracle ? Si l'Europe de l'Est se reconstruit, si le Brésil, l'Inde ou la Chine progressent, ce n'est pas pour avoir changé de culture, ni même de régime politique, ni découvert des richesses naturelles. L'unique changement qui les a fait passer de la misère au mieux-être fut celui des stratégies recommandées par la science économique : le libre-échange, la concurrence entre entreprises, l'émission de monnaies stables.

    Ces stratégies ont été des recettes de croissance transférées du laboratoire à la pratique. Ces principes - il en est d'autres tels la relation entre niveau de salaire et chômage, la "création destructrice" ou principe de Schumpeter (l'évolution économique provoquée par l'innovation ne se déroule pas sur un rythme linéaire mais en suivant, à l'intérieur d'un cycle, une alternance de phases d'expansion et de crises), les avantages de la répartition des risques financiers ou titrisation - sont des acquis qui forment un consensus. Les querelles entre économistes sont vives mais elles se situent, généralement, à l'intérieur de ce paradigme : celui qui conteste le principe même du libre-échange ou préconise l'inflation est à l'économie ce que le rebouteux est à la chirurgie.

    Les économistes américains qu'on loue en Europe, tels Paul Krugman parce que social-démocrate et Joseph Stiglitz parce qu'antimondialiste (tous deux tenus à l'écart par Barack Obama) se situent tout de même à l'intérieur du paradigme : Joseph Stiglitz ne nie pas l'efficacité du libre-échange contre la pauvreté, Paul Krugman ne propose pas de substituer le socialisme au capitalisme. L'un et l'autre, dans leurs travaux universitaires comme dans leurs positions publiques, soulignent à l'envi les imperfections du marché. Mais nul économiste, fût-il ultralibéral, ne les nie ! Le débat entre libéraux et interventionnistes porte avant tout sur la manière de contenir ces imperfections.

    Les éliminer ? Nul n'y croit : des systèmes économiques idéaux sur le papier ont été expérimentés, grandeur nature, au XXe siècle avec les résultats tragiques que l'on connaît. La grande querelle entre économistes ne porte que sur la réglementation publique.

    Les interventionnistes attendent des Etats qu'ils réduisent les déséquilibres sur les marchés, dont les bonus des traders sont une manifestation parmi bien d'autres moins visibles. Les libéraux ne nient pas ces déséquilibres, mais doutent que les gouvernements soient plus rationnels que les marchés : les marchés font des bulles, mais les gouvernements font la guerre. Les capitalistes sont agités de passions déraisonnables, mais les hommes politiques et les bureaucrates ne sont pas nécessairement plus sages ni désintéressés.

    Les économistes libéraux invitent donc à renforcer l'information sur les marchés : dans cette analyse libérale, les bulles spéculatives naissent, non pas de l'absence de règles, mais du manque d'informations qui conduit aux abus commis par les initiés. Jean Tirole, en France, est sur cette ligne.

    Si l'économie est une science, que vaut une science qui ne prédit rien ? "Les économistes savent tout faire sauf prévoir", déclarait Gérard Debreu, recevant le prix Nobel d'économie en 1983. En réalité, les économistes savent prévoir que des mauvaises politiques conduiront au pire. Geler les prix et les salaires, nationaliser les industries, fermer les frontières, imprimer de la monnaie garantissent la misère : cela est prévisible.

    Et au cours de la présente récession, il est remarquable que tous les gouvernements se soient accordés pour préserver le libre-échange (au contraire de 1930), refinancer les banques (au contraire de 1930), éviter l'inflation (au contraire de 1974) : les acquis de la science économique ont évité de répéter les erreurs commises lors des crises antérieures. Or nul ne félicite les économistes pour les vingt-cinq années de croissance antérieure à la crise, ni lorsqu'ils évitent que la récession ne dégénère.

    Prévoir et prévenir la crise de 2008 ? Il se trouve, a posteriori, des devins pour l'avoir annoncée, mais en l'état actuel des connaissances nul n'aurait pu la certifier. Les crises restent imprévisibles parce qu'elles résultent de la cristallisation de facteurs innombrables que l'on ne sait pas mesurer.

    On peut même envisager avec Benoît Mandelbrot, mathématicien et économiste français, que les marchés financiers étant aléatoires par définition, les crises resteront inévitables : seul un système économique fixe, sans innovation serait prévisible. Innovation, croissance, crise sont liées : réglementer un seul de ces facteurs réagit sur tous les autres.

    Cette complexité éclaire le désaccord entre économistes sur la cause de la crise, en supposant qu'il n'y en ait eu qu'une seule : les libéraux tiennent la Réserve fédérale américaine (Fed) pour coupable d'avoir, par le crédit trop facile, suscité une bulle spéculative. Les interventionnistes attribuent aux manques de règles cette même spéculation. On saura les départager dans dix ans peut-être, quand suffisamment de données auront été rassemblées ; on pourra aussi conclure sur l'utilité ou non des relances publiques. A ce jour, on ne le peut pas.

    L'économie de marché est imparfaite et ne conduit qu'à des progrès matériels et relatifs : autant de nuances ne séduiront jamais les amateurs de perfection. Seront déçus aussi les guetteurs d'apocalypse : de crise en crise, le capitalisme ne meurt pas mais rebondit. D'une crise à l'autre aussi, les économistes apprennent.

    Guy Sorman est écrivain et essayiste, auteur de "L'économie ne ment pas" (Fayard, 2008, 334 p., 20 euros). Article paru dans l'édition du 10.09.09.

  2. Un néocon du nom d'Obama:

    ce n'est pas une guerre que nous menons par choix; c'est une guerre que nous menons par nécessité (…) ceux qui ont attaqué l'Amérique le 9/11 se préparent à le faire de nouveau (…) faute d'être contenue, l'insurrection des talibans produira un sanctuaire plus grand encore d'où AlQaida pourra comploter le meurtre de plus d'Américains

    Et si l'Afghanistan devenait la source de la non réélection d'Obama?

    (3/4 des démocrates sont opposés à une telle intervention)

  3. Quelqu'un connaît ?

    http://bureaucrash.com/

    CITATIONBureaucrash is an international network of activists, called crashers, who share the goal of increasing individual freedom and decreasing the scope of government. Through Bureaucrash Social, crashers connect and collaborate on ways to use guerrilla marketing and new media to introduce others to the ideas of individual liberty, personal responsibility, and free markets. In short, we fight for freedom.

    Bureaucrash Manifesto:

    We believe that individuals are sovereign and own their own bodies.

    We believe that every person has a right to make decisions about his or her own life, as long as those decisions do not directly harm other people.

    We believe that no person has a right to use force against another person – to steal what they have earned or threaten their body or property.

    We believe that when a government makes a new rule, it threatens to use force against someone (or everyone).

    We believe that when bureaucrats and politicians have the power to make arbitrary rules, they steal our choices.

    Therefore, we believe that if governments are to exist they should be small and just have the power to protect us from force and fraud.

    Because we believe that any other arrangement breeds corruption and gives other people (bureaucrats) power over us.

    Any other arrangement makes us all slaves to the bureaucrats.

    Je les ai rencontrés dans le cadre bourse tocqueville il y a un mois. Ils dépendent du Competitive enterprise institute.

    Petit budget (14 000$) mais un potentiel énorme. Ca se développe, ils sont de tous les rassemblements en ce moment.

    La logique est très américaine (grassroot) et efficace: aucune consigne réellement centralisée, on laisse les militants se débrouiller, prendre les initiatives, parler à la presse locale, etc.

    J'ai cru comprendre que l'UMP allait proposer un projet similaire lors de leurs prochaines universités d'été. On peut se demander comment concilier logique partisane avec une telle démarche…

    D'ailleurs vous pouvez rejoindre le réseau social (www.social.bureaucrash.com)

  4. Ils sont complètement cons. Ils se déconsidèrent crétinement et insultent les victimes des grands totalitarismes avec lesquels ils associent Obama. Lamentable.

    Ca nous apparait comme du relativisme, mais l'idée selon laquelle Hitler était socialiste est bcp plus répandue aux USA. donc Obama = socialiste = nazi. Et c'est de bonne guerre, après les accusations de nazisme que les conservateurs ont pris dans le coin de la figure.

    Sans oublier qu'une des critiques faite à Obamacare est que l'Etat remboursera les avortements… Ce qui n'est pas du goût des prolife, qui hurlent au génocide planifié par l'Etat.

  5. CITATION(Rincevent @ 12 Aug 09, 02:36) post_snapback.gifMais 8 ans d'Obama sera tout sauf profitable pour les USA (et pour le monde). D'ailleurs, il aura suffi de 4 ans de Carter… do you see the pattern ?

    Ce qui a coulé Carter c'est la politique internationale et l'affaire des otages de l'ambassade américiane en Iran. Je suis sûr que le pattern est complètement différent avec Obama.

    Je ne sais pas si l'on peut envisager un changement radical en 8 ans, compte tenu des contre pouvoirs existant aux Etats-Unis (contrairement à la france).

    Ah, j'ai oublié une anecdote sur le développement du libertarianisme: Atlas Shrugged est maintenant vendu dans les plus petites librairies de DC… :icon_up: ou dans les relais presse de l'aéroport: vous savez, là où en France on trouverait des "romans" de Guillaume Musso !

  6. CITATION(Glockinette @ 10 Aug 09, 15:03) post_snapback.gifAdmettons que ce soit le cas. Ont-ils une autre alternative réaliste s'ils veulent rester dans la course?

    Je pense que oui. Mais ça nécessite une bonne dose de courage, du cran, quelques centaines de paires de cojones supplémentaires. Et une navigation précise.

    Le "réalisme", j'aurais envie de dire que c'est de la prépoliticaillerie pour justifier l'apostasie. Ron Paul est élu dans une circonscription rurale (entre autres). Il a du lutter contre les réflexes de son électorat, défendre et expliquer son refus des subventions. Et malgré ça, il est réelu tous les 2 ans depuis 98. Bref, il entrera dans l'histoire comme le père du libertarianisme appliqué en politique, les "autres" peuvent toujours se brosser pour une place au soleil.

    Sinon, je reviens de DC => Bourse Tocqueville 2009. Evidemment, dans ce contexte, les Etats-Unis me sont apparus comme un pays conservateur. Sans être dupe:

    Il y a de évidemment de quoi être pessimiste, puisque le retour des conservateurs à échelle locale ne devrait pas être confirmé par l'élection d'un Président. Il y a vraiment deux poids deux mesures entre les échelons local/fédéral. Il reste trois ans et c'est à mon avis trop court compte tenu des échéances américaines (précampagne très longue, donc en fait il reste moins de 2 ans): le GOP ne risque pas de voir émerger un conservateur arrivant à la cheville de Reagan.

    Mais j'ai pu comprendre que les messages d'union étaient de retour. Devant une menace comme Obama, le mouvement conservateur se regroupe et les libertariens, plus ou moins écartés sous la présidence Bush, ne sont plus la dernière roue du carosse.

    J'ai pu être frappé de certains réflexes ultra individualistes voire libertariens chez les conservateurs, surtout chez les jeunes. Je pense que la Présidence Obama va les marquer. J'en viendrais peut être même, pour cette raison, à souhaiter la réelection de Barack :icon_up: : c'est face à un adversaire qu'on se construit le plus efficacement. For example, Zach Howell, président des college republicans, se déclare "plutot libertarien" et n'hésite pas à dire "I love Cato". Fred Smith, Président du Competitive enterprise institute se disait plein d'espoir, puisque bcp plus de jeunes aujourd'hui étaient anti étatistes, comparativement aux années 60/70/80.

    Le libertarianisme attire.

  7. Le bilan catastrophique d'Obama pousserait les Républicains à revoir leur stratégie et à se tourner vers… le libertarianisme : :icon_up:

    C'est leur seule alternative d'opposition possible.

    Pour ce qui est de la candidature républicaine en 2012, il y a fort à parier que les néocons' seront toujours là pour prêcher leur interventionnisme. Il faudra attendre l'échec de l'intervention en afghanistan et ensuite attendre encore quelques années pour voir la tendance s'inverser…

  8. Texte issu d'une livre de politique économique, à la documentation française (donc très orienté étatisme régulateur):

    La mise en place de la conduite d’une véritable politique économique en France d’une véritable politique économique date de la fin de la seconde guerre mondiale. La diffusion des idées keynésiennes et notamment la nécessité d’investissements publics pour suppléer la demande privée en période de récession, vont légitimer, au sortir de la guerre, l’idée qu’il incombe à l’Etat de mener une politique économique active et multiforme.

    Pour ce faire, deux voies vont être privilégiées et vont participer de manière décisive à la croissance de l’économie française durant les années 50 et 60 : la planification indicative et la constitution d’un vaste secteur public.

    Le Plan au service de la reconstruction

    Le Plan va apparaître en 1945 comme un outil indispensable pour assurer la reconstruction du pays et la modernisation du système productif. La planification est alors pensée comme un palliatif des insuffisances du marché nécessaire pour répondre à l’impératif de la reconstruction et guider les efforts productifs de la Nation. En outre, elle va vite apparaître comme le moyen adéquat pour distribuer l’aide Marshall à partir de 1947. L’organisation de la planification française s’est progressivement étoffée autour du Commissariat général du Plan, créé en 1946 avec à tête Jean Monnet.

    Plusieurs constantes vont cependant faire de la planification française une expérience singulière. Contrairement à la planification à l’œuvre à l’époque en URSS, le Plan français est indicatif, c'est-à-dire qu’il donne aux acteurs économiques des objectifs, qui sont par ailleurs définis de manière concertée entre les partenaires sociaux au sein du Commissariat général du Plan, sans pour autant devenir des impératifs de production. Il s’agit donc de tenter d’infléchir les orientations du système productif national tout en faisant confiance aux mécanismes du marché pour atteindre les objectifs. Réducteur d’incertitude, le Plan cherche à fixer les anticipations des agents et à encourager ainsi l’investissement dans des secteurs jugés prioritaires pour la croissance économique, grâce également aux investissements publics qu’il oriente largement.

    Le premier Plan (1946-1952) dit « de modernisation et d’équipement », est très directif (il répartit de manière assez autoritaire les ressources et le crédit. Ce premier Plan est une réussite, permettant un redémarrage de l’appareil de production national en s’appuyant sur des secteurs industriels considérés comme stratégiques (charbon, électricité, acier, ciment, transports, machinisme agricole, carburants, engrais azotés) et contribuant à la forte croissance. Le deuxième Plan (1953-1957), axé sur l’industrie et l’équipement, fixe des objectifs quantitatifs de croissance de la production qui seront d’ailleurs dépassés. Le troisième Plan (1958-1961) a mis l’accent sur les équipements collectifs sans déroger aux orientations industrielles précédentes. Coïncidant avec le début de la Communauté européenne et l’instauration de la Vème République, il préconise également une plus grande ouverture vers l’extérieur. Le quatrième Plan (1962-1965) fait l’objet d’un premier vote au Parlement. Le cinquième Plan (1966-1970), qualifié « d’ardente obligation » par de Gaulle, cherche à favoriser les secteurs industriels de pointe et la recherche. Par ailleurs, il définit des tranches régionales pour la répartition des investissements publics, prémisse des contrats de plan Etat-région qui verront le jour en 1982. Enfin, le perfectionnement des outils de modélisation participe d’une orientation plus technocratique du Plan.

    La planification a ainsi assuré la légitimité de l’intervention publique participant activement à l’investissement national. Aussi, en fixant des prévisions optimistes, le Plan favorisait également un climat d’expansion. C’est dans ce cadre que fut également mise en avant la nécessité de l’effort public en matière de recherche et d’éducation. Enfin, le Plan a ancré l’idée que la politique économique constituait un facteur important de croissance.

    L’Etat au cœur de la modernisation de l’économie mondiale

    Le secteur privé, qui n’a pas pu empêcher la crise des années 30, n’est pas considéré par la classe politique – de même que par la majeure partie de la population d’alors – comme pouvant être l’acteur principal du redressement de l’économie nationale. L’Etat est alors placé au cœur de la reconstruction et les moyens lui sont donnés de contrôler et d’orienter les investissements vers les secteurs jugés prioritaires (énergie, transports).

    La formation d’un vaste secteur public répondant à la fois à des objectifs de modernisation de l’économie et à une volonté de sanction face au comportement de certaines entreprises pendant la guerre entre dans cette logique et se réalise très rapidement après la libération. La constitution du secteur public va être menée de manière plus rationnelle, afin de fournir à l’Etat les principaux leviers de commande pour orienter l’économie, en particulier le crédit et les secteurs de base (Banque de France, sociétés d’assurances, etc.). La création des grandes entreprises publiques, issues de la fusion d’entités existantes, entre également dans une logique de rationalisation et de réorganisation du système productif national. Electricité de France, Gaz de France et charbonnages de France sont emblématiques de ce mouvement qui assure le contrôle de l’Etat sur l’énergie.

    etc.

    De manière générale, le Plan, et avec lui l'étatisme gaullien, n'a pas su répondre à la souplesse/réactivité nécessaires face à l'ouverture croissante de l'économie.

    L'action de l'Etat a sans doute permis la reconstruction. Cela dit, celle ci serait aussi advenue avec la mise en place d'un Etat libéral. Et nous aurions évité la situation actuelle.

    On pourrait critiquer la plupart des lignes de ce texte, par exemple en dissertant sur l'effet néfaste des monopoles, pompeusement voulus "champions nationaux". (ils ont couté une fortune au contribuable ou au consommateur. etc)

    C'est quand même à de Gaulle que l'on doit l'idée du défunt Commissariat au Plan, une institution qui n'a eu d'équivalent dans aucun grand pays européen.

    Il existe toujours, mais a été rebaptisé centre d'analyse stratégique par Villepin…

  9. Et je rajouterais au passage que si la forte croissance qui suit la 2nde guerre mondiale est due - au moins en partie - au dirigisme étatique (pouvoir puissant qui impose ses décisions), cela signifie qu'un dirigisme bénéfique est possible sans tout le côté violent et tyrannique d'un Etat autoritaire…

    Les bases de notre système actuel ultra étatique, lourd, sans souplesse, etc. ont été posées pdt les années 45/75… Alors j'ai du mal à considérer que celui ci a pu être "bénéfique". Il l'a peut être été à un certain temps, combiné avec l'obligation de reconstruction et une explosion technologique sans précédent; avant de montrer rapidement ses limites.

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