Coldstar Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Marcelus Wallas a dit : La publicité n'est qu'une forme particulière de transmission d'information d'humain à humain.elle utilise des techniques de communication, que l'on retrouve dans d'autres formes de communication ( le cinéma, la poésie, romans…) comme les métaphores, hyperboles… afin de séduire, convaincre pour finaliser un échange (économique) entre des capacités humaines et des besoins humains. Mais n'oublions pas que la seule et unique personne détentrice de la clé de cette transaction c'est la personne à séduire: "oui je suis convaincu: j'achète"/ "non c'est dl'a merde: j'achète pas". Donc la seul interdiction intellectuellement acceptable de la publicité c'est celle que l'on impose à soi même, et certainement pas celle imposé par un groupe d'individus "plus éclairés" qui savent quelle dose de pub est acceptable pour un être humain ou quelles doivent être les figures de style utilisables pour ne pas rendre cette "diabolique" publicité trop sexy. <{POST_SNAPBACK}>
y/o/o/o/k Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Chitah a dit : N'ayons pas peur des mots.Au contraire, je crois que c'est ton raisonnement qui conduit à une vision totalitaire des choses, comme je tenterai de le démontrer ce soir quand j'aurais le temps. Déjà, je te dirai que tu te trompes, puisque rien n'est plus commun actuellement que de dénoncer la pub. C'est très mal fait, mais on ne peut pas dire que ce n'est pas fait. D'autre part, j'avoue ne pas comprendre le concept de "modèle d'existence" dont tu parles. Ainsi, moi qui suis un homme, si je me réfère aux publicités pour la mousse à raser, on me somme d'être pilote de Formule 1 ou d'avions de chasse; moi qui suis utilisateur de dentifrice, on me demande de mettre une rose entre les dents, aguicher uen gonzesse, et sauter d'une falaise de 200m (pub Ultrabrite); ou alors, moi qui aime bien l'huile d'olive, lorsque j'en achète, je dois mettre la bouteille debout sur mon porte bagages et siffloter un air d'Yves Montand. En d'autres termes: de quoi tu parles, en fait? C'est quoi, ces modèles d'existence? Développe un peu, parce que à ce stade, la puissance sémantique de ce concept est égale à celle du mot "zorglub", dont tu ne connais pas la singification puisque je viens de l'inventer. (enfin, pas tout à fait) Faudrait que tu visites un foyer de femmes battues pour que tu comprennes un peu le sens réel de ce que tu affirmes. Je me suis abonné à TPS récemment, je croyaus que des des gens allaient sortir de ma télé, par exemple que Zidane apparaîtrait dans mon salon, je suis dégouté ça n'a pas marché. De même, je me suis acheté un matelas Merinos, pensant pouvoir marcher au plafond en chantant "Merinos…..Merinos….le matelas des réveils en beauté", en fait ça a foiré aussi. Bon, stop, je m'arrête là pour les exemples. Voilà un retournement de problématiques habiles: en d'autres termes, lorsque tu ne te donnes ni la peine ni les moyens de produire ton message, tu accuses autrui de te jeter dans la clandestinité. Voilà donc une vision bien totalitaire des choses, j'aurais le temps d'en parler. La pub est donc une INSTITUTION. Pourrait-on en savoir plus? Quelle est son unité? Quels sont ses buts? Poésie sans intérêt. <{POST_SNAPBACK}> Chitah, je dois reconnaitre que tes réponses sont toujours merveilleusement excellentes et titillent allegrement mon esprit taquin. Merci. Cependant, j'ai du mal à saisir (comme d'hab') : Chitah a dit : "rien n'est plus commun actuellement que de dénoncer la pub" Ha bon ? Franchement, j'en ai pas le sentiment. Serieusement, trouve moi des statistiques sur le temps de parole des publiphobes à la télévision, et je veux bien te croire…mais là je doute. C'est toujours tres anecdotique voire clandestin. ça me conforte dans ce que j'essaie laborieusement de dire : Dénigrer la pub, c'est passer pour tenant d'une sociologie marxiste. Alors que c'est faux et que c'est un nonsense. Chitah a dit : "j'avoue ne pas comprendre le concept de "modèle d'existence" dont tu parles." Franchement, vu ton habilité, ton aisance dans l'ecriture, ton intelligence acérée, et ton esprit d'humour si exarcerbé, je suis sûr que tu comprends très bien ce que je veux dire. Et ce n'est pas l'anecdotique poussé a son paroxisme (yves montand, rose, gonzesse) qui prouve quoi que ce soit, même si je trouve ça super plaisant à lire . Chitah a dit : "femme maltraité" : voila, tu prends tout au pied de la lettre ou tu fais semblant de le faire : Il n'y a pas obligatoirement un oeil au beurre noir pour humilier quelqu'un. Désolé, réduire la femme a une paire de nib', même si c'est plaisant a regarder pour nous les mâles, c'est pas tout a fait "gentleman" au fond. Mais, oui, c'est tres subjectif comme opinion. En fait, si je colle la photo de chitah (en vrai) avec un slogan du style "je suis chitah, je suis lascif, grand ouvert, j'attend ton gros doigt" sur des 4 par 3 dans toutes les villes , tu ne trouve pas ça humiliant ? Mais tout ça tu le sais tres bien, c'est evident. Apres, tout ça, je comprend tres bien que tu puisse t'en foutre des gens qui ne supportent pas la pub, puisque toi tu t'en fout. Je te comprends et t'admire . Mais je suis pas capable de faire pareil, de désactiver sciemment une partie de mon cerveau pendant les pubs, de regarder droit devant moi en voiture sans focaliser sur ce cul magnifique là, juste à ma gauche, qui me dit d'aller acheter tout de suite ce super lecteur DVD à 14 euros seulement. Pas que je vais acheter le DVD, ça je m'en tape, mais je vais encore avoir la gaule toute la journée, ça c'est sûr , et je vais encore passer pour un baudet en réunion marketing avec ce froc trop etroit. Mais, oui, et tu as raison, c'est surement mon esprit qui est trop faible pour lutter, voire qui ne prends pas assez le temps pour le faire , et le pouvoir publicitaire trop exagéré car il est totalement inoffensif, en fait !.
Constantin_H Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Wart Dark a dit : Ton argument est mauvais, d'une part je n'ai jamais dit qu'il fallait interdire la publicité seulement que certaines publicités avaient des conséquences néfastes. D'autre part si je suis bien ta logique il ne faut pas stopper une activité dès qu'elle crée des emplois, donc tu es en faveur de la guerre qui fait vivre tant de militaires provenant des quartiers déshérités, tant d'industries et d'ingénieurs, qui est souce de cohésion sociale et peut améliorer l'économie du pays en permettant de mettre la main sur des ressources naturelles ? La guerre ne crée pas des emplois, elle en détourne, nuance. Elle n'améliore pas l'économie, elle la handicape, et pour longtemps. Ne détournez pas mes propos pour me faire dire ce que je n'ai pas dit. Citation Pour conclure tu fais des citations sans même les lire ! Je dit que les personnes doivent être informés. En supprimant la pub on supprime une source d'information, on porte donc atteinte à la liberté d'expression, exactement ce contre quoi je me bats. Je vous lis très attentivement, au contraire. Mais je peine à cerner votre propos. Simultanément, vous déplorez les effets "pervers" de la publicité (désinformation, "influence sur l'inconscient", et j'en passe), et vous faites remarquer que êtes hostile à toute entrave à la liberté d'expression. Alors quoi ? Vous voulez juste nous faire remarquer que les gens sont des abrutis profonds mais qu'à vous on ne la fait pas, parce que vous, vous réfléchissez ? Il serait temps de grandir un peu, mon vieux, ce que vous racontez sur ce fil c'est du grand n'importe quoi qui ne mène à rien de concret, ni même à rien d'abstrait, d'ailleurs.
Constantin_H Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Chitah a dit : Pour un second post, c'est de la balle atomique. Je n'aurais su mieux dire. <{POST_SNAPBACK}> Au fait, bravo pour l'hommage discret à Tarantino, mon cher Marcellus. A l'occasion, pensez à me présenter votre épouse, je rêve de l'emmener danser le twist. Citation Jules: What does Marcellus Wallace look like? Brett: What? Jules: What country are you from? Brett: What? Jules: What ain't no country I ever heard of! Do they speak English in What? Brett: What? Jules: ENGLISH, MOTHERFUCKER! DO-YOU-SPEAK-IT? Brett: Yes! Jules: Then you know what I'm saying! Brett: Yes! Jules: Describe what Marcellus Wallace looks like! Brett: What, I-? Jules: [pointing his gun] Say what again. SAY WHAT AGAIN. I dare you, I double dare you, motherfucker. Say what one more goddamn time. Brett: He's b-b-black… Jules: Go on. Brett: He's bald… Jules: Does he look like a bitch? Brett: What? [Jules shoots Brett in the knee] Jules: DOES HE LOOK LIKE A BITCH? Brett: No! Jules: Then why you try to fuck him like a bitch, Brett? Brett: I didn't. Jules: Yes you did. Yes you did, Brett. You tried to fuck him. And Marcellus Wallace don't like to be fucked by anybody, except Mrs. Wallace.
Coldstar Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Au fait Constantin, j'ai vu votre fil local: toutes mes condoléances, quoique je ne connûsse pas la pauvre âme.
Constantin_H Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 Coldstar a dit : Au fait Constantin, j'ai vu votre fil local: toutes mes condoléances, quoique je ne connûsse pas la pauvre âme. <{POST_SNAPBACK}> Merci. Je la pleurerai longtemps.
Chitah Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 @y/o/o/o/k: merci pour ce post très gentil. Comme tu le soulignes, je cède parfois à la facilité en tirant à l'extrême ce que je lis. Mais sache une chose: il y a une semaine de cela, j'ai discuté avec une amie et un pote de la question de la publicité. Elle, tenait une argumentation proche de la tienne. Sur ce problème précis de la "faiblesse" de l'esprit humain, que tu soulignes ici, nous sommes bien bastonnés (et j'ai été vilain, le pote pourra le confirmer ): Citation Mais je suis pas capable de faire pareil, de désactiver sciemment une partie de mon cerveau pendant les pubs, de regarder droit devant moi en voiture sans focaliser sur ce cul magnifique là, juste à ma gauche, qui me dit d'aller acheter tout de suite ce super lecteur DVD à 14 euros seulement.[..]c'est surement mon esprit qui est trop faible pour lutter, voire qui ne prends pas assez le temps pour le faire , et le pouvoir publicitaire trop exagéré car il est totalement inoffensif, en fait Sur ce point précis, disais-je, j'ai beaucoup réfléchi depuis, notamment avec le pote en question, qui n'est autre que Marcellus Wallace qui a posté ci-dessus. Je ne prends plus vraiment ça à la légère, et j'espère, dans les jours qui viennent, pouvoir te faire une réponse plus satisfaisante que les traits d'esprits que je t'ai servi.
y/o/o/o/k Posté 8 juin 2005 Signaler Posté 8 juin 2005 Valentin a dit : Si c’est ce que tu te dis quand tu regardes une pub Tahiti douche, c’est que tu es vraiment dérangé, tu dois avoir un gros problème au niveau de ta sexualité. En fait, ça me conforte dans cette idée que les antipubs sont surtout des frustrés, car il doit vraiment falloir être à bloc pour que la pub d’un savon rende dingue. D’ailleurs, à ce propos, on remarque étrangement que le combat féministe contre l’affichage de pubs mettant en scène des femmes dénudées est mené pour une très large part par des individus à faible coefficient esthétique (et qu’un sentiment de frustration est généralement corrélée à cette faiblesse). <{POST_SNAPBACK}> T'abuserais pas autant que moi sur ce coup là ? Faut pas pousser freud dans les orties non plus, hein.
y/o/o/o/k Posté 8 juin 2005 Signaler Posté 8 juin 2005 Chitah a dit : Je ne prends plus vraiment ça à la légère, et j'espère, dans les jours qui viennent, pouvoir te faire une réponse plus satisfaisante que les traits d'esprits que je t'ai servi. <{POST_SNAPBACK}> Impatient de lire.
Patrick Smets Posté 8 juin 2005 Signaler Posté 8 juin 2005 Moi, je ne vois vraiment pas où est le problème d'avoir la gaule pendant toute la journée. A part au moment d'aller pisser, c'est plutot sympa. Non, ce qui te manque, c'est un pentalon bien taillé qui cache tes érections publiphiles, probablement parce que tu ne sais pas que ca existe. Un peu de pub pour les pentalons crypto-gaulliste te ferait du bien.
José Posté 8 juin 2005 Signaler Posté 8 juin 2005 Schnappi, tu a eu une idée géniale avec ton concept de pentalon (2 jambes + trois logements). Une campagne de pub s'impose afin de populariser ce produit qui devrait plaire à Aristophane Triboulet.
Evildeus Posté 8 juin 2005 Signaler Posté 8 juin 2005 Ayant parcouru le sujet, je n'ai pas vu le texte de Mises sur la pub, donc je me permets de le citer: Citation 13 / Publicité commercialeLe consommateur n'est pas omniscient. Il ne sait pas où il peut obtenir au meilleur prix ce qu'il cherche. Très souvent il ne sait même pas quelle sorte de marchandise ou de service est apte à écarter le plus efficacement la gêne particulière qu'il veut faire disparaître. Au mieux, lui est familière la physionomie du marché dans le passé immédiat, et il peut faire son plan sur la base de cette connaissance. C'est la tâche de la publicité commerciale que de lui fournir de l'information sur la situation effective du marché. La publicité commerciale doit encombrer la vue, clamer son message sans retenue. C'est son but que d'attirer l'attention des gens à l'esprit lent ( ), d'éveiller les désirs latents, de persuader aux gens de remplacer par du nouveau les routines traditionnelles auxquelles on tient par inertie. Afin d'être efficace, la publicité doit s'ajuster à la mentalité des gens qu'elle courtise ; elle doit se plier à leurs goûts et parler leur langage. Si la publicité est criarde, tapageuse, vulgaire, si elle jette de la poudre aux yeux, c'est que le public ne réagit pas à des suggestions polies. C'est le mauvais goût du public qui force les annonceurs à faire des campagnes de publicité de mauvais goût. L'art de la publicité est devenu une branche de la psychologie appliquée, une discipline sueur de la pédagogie. Comme tout ce qui tend à plaire aux masses, la publicité répugne aux gens de tact. Cette répugnance influe sur la façon de juger la pratique publicitaire. La réclame et toutes les méthodes de la promotion commerciale sont condamnées comme l'une des plus choquantes excroissances de la concurrence illimitée. Cela devrait être interdit. Les consommateurs devraient être instruits par des experts impartiaux ; les écoles, la presse « non partisane », et les coopératives devraient remplir cette fonction. Limiter le droit des hommes d'affaires à recourir à la publicité pour faire connaître leur produit serait restreindre la liberté des consommateurs, de dépenser leur revenu selon leurs besoins et désirs propres. Cela les empêcherait d'apprendre autant qu'ils le peuvent et le désirent, quant à l'état du marché et à des détails qu'ils peuvent considérer comme importants pour choisir ce qu'il faut acheter ou ne pas acheter. Ils ne seraient plus en mesure de décider sur la base de l'opinion qu'eux-mêmes se formaient à propos de tout le bien que le vendeur dit de son article ; ils seraient forcés de suivre les recommandations d'autres personnes. Il n'est pas invraisemblable que ces mentors leur épargneraient certaines méprises. Mais en tant que consommateurs les individus seraient soumis à la tutelle de gardiens. Si la publicité n'est pas restreinte, les consommateurs sont pour ainsi dire dans la situation d'un jury qui s'informe de l'affaire en écoutant les témoins et en examinant directement tous les autres éléments de preuve. Si la publicité n'est pas libre, ils sont dans la position d'un jury auquel un fonctionnaire fait un rapport sur le résultat de son propre examen des éléments de preuve. Une idée fausse largement répandue est qu'une publicité habile peut persuader les acheteurs d'acheter tout ce que l'annonceur désire qu'ils achètent. Le consommateur, selon cette légende, est tout bonnement désarmé devant la publicité « à haute pression ». Si cela était vrai, le succès ou l'échec en affaires dépendrait seulement de la façon dont est faite la publicité. Pourtant personne ne croit qu'à force de publicité, de quelque nature qu'elle soit, les fabricants de chandelles eussent pu conserver le terrain contre l'ampoule électrique, les cochers contre les autos, la plume d'oie contre la plume d'acier et plus tard contre le porte-plume réservoir. Or quiconque admet cela, admet implicitement que la qualité de l'article recommandé par la publicité joue un rôle décisif dans le succès d'une campagne de publicité. Donc il n'y a pas de raison de soutenir que la publicité soit une façon de duper un public crédule. Il est assurément possible pour un annonceur d'amener quelqu'un à essayer un article, que l'acheteur n'aurait pas pris s'il eût connu d'avance ses qualités réelles. Mais aussi longtemps que la publicité est accessible à toutes les firmes concurrentes, l'article qui est le meilleur du point de vue des desiderata des consommateurs finira par l'emporter sur un article moins approprié, quelles que soient les méthodes de publicité employées. Les ficelles et artifices publicitaires sont à la disposition du vendeur du meilleur produit, non moins que du vendeur du produit médiocre. Mais seul le premier a l'avantage que fournit la qualité meilleure de l'article. Les effets de la publicité dépensée sur des articles sont déterminés par le fait qu'en règle générale l'acheteur est en mesure de se former une opinion correcte sur l'utilité de l'article acheté. La ménagère qui a essayé une marque particulière de savon ou de conserves alimentaires apprend par l'expérience s'il lui est bon d'acheter et de consommer désormais cet article. Par conséquent, la publicité n'est rentable pour l'annonceur que si l'examen du premier échantillon n'a pas pour résultat le refus, par le consommateur, d'en acheter davantage. Les hommes d'affaires sont d'accord là-dessus : c'est gaspiller de l'argent que de faire de la publicité pour autre chose que de bons produits. Il en va tout autrement dans les domaines où l'expérimentation ne peut nous éclairer en rien. Les affirmations de propagandes religieuses, métaphysiques ou politiques ne peuvent être ni vérifiées ni démenties par l'expérience. Touchant la vie dans l'au-delà et l'absolu, l'homme n'a aucune possibilité d'expérience dans la vie d'ici-bas. En matière politique, l'expérience est toujours celle de phénomènes complexes, ouverte par conséquent à dés interprétations diverses ; le seul critère applicable aux théories politiques est le raisonnement aprioriste. Ainsi la propagande politique et la publicité économique sont des choses différentes dans leur essence, bien qu'elles recourent souvent aux mêmes méthodes techniques. Il y a bien des maux pour lesquels la technologie ni la thérapeutique contemporaines n'ont de remède. Il y a des maladies incurables et il y a des malformations irréparables. C'est un fait déplorable que certaines gens essaient d'exploiter leurs semblables souffrants, en leur offrant des médecines de charlatan. De telles escroqueries ne rajeunissent pas les vieillards ni ne rendent jolies des filles laides. Elles ne font que soulever des espoirs. Ce ne serait pas endommager le fonctionnement du marché que d'user de la puissance publique pour prohiber ce genre de publicité, dont la véracité ne peut être établie par la méthode expérimentale des sciences naturelles. Seulement, si l'on consent à ce que le gouvernement dispose d'un tel pouvoir, il serait illogique de s'opposer aux demandes de soumettre au même contrôle les affirmations des églises et des sectes. La liberté est indivisible. Dès que l'on commence à la restreindre, l'on s'engage sur une pente où il est difficile de s'arrêter. Si l'on confère au gouvernement la mission de faire prévaloir la véracité en matière de parfums et de pâtes dentifrices, l'on ne peut lui contester le droit de veiller à la vérité dans les questions plus importantes de religion, de philosophie et d'idéologie sociale. L'idée que la publicité commerciale puisse forcer les consommateurs à se plier à la volonté des annonceurs est fausse. Aucune publicité ne peut parvenir à faire supplanter de bons articles par d'autres plus chers et de moindre qualité. Ce que coûte une publicité constitue, du point de vue de l'annonceur, une composante parmi les autres du coût total de production. Un chef d'entreprise dépense de l'argent en publicité, dans la seule mesure où il escompte que le supplément de ventes qui en résultera produira une augmentation des rentrées nettes au bout du compte. Sous ce rapport il n'y a aucune différence entre le coût de la publicité et les autres coûts de production. L'on a essayé d'introduire une distinction entre les coûts de production et les coûts de commercialisation. L'on a dit en ce sens que, lorsqu'on augmente les dépenses pour la production, l'on augmente l'offre ; tandis que lorsqu'on augmente les dépenses de commercialisation (y compris les frais de publicité), l'on augmente la demande. C'est une erreur. Tous les coûts de production sont engagés dans l'intention d'accroître la demande. Si le fabricant de bonbons emploie des ingrédients de meilleure qualité, son but est d'accroître la demande exactement comme lorsqu'il choisit un emballage plus séduisant, lorsqu'il agence ses magasins de façon plus accueillante, et lorsqu'il dépense davantage en annonces publicitaires. Lorsqu'on augmente les coûts unitaires de production, l'idée est toujours d'intensifier la demande. Si un homme d'affaires veut augmenter l'offre disponible, il lui faut augmenter le coût total de production, ce qui aboutit fréquemment à diminuer le coût unitaire de production. http://herve.dequengo.free.fr/Mises/AH/AH15.htm#par13
Chitah Posté 9 juin 2005 Signaler Posté 9 juin 2005 Deux problèmes intéressants à étudier seraient: 1 - lorsqu'il y a une création publicitaire, dans quel sens va l'influence? Du créateur à la cible (le créateur cherche à construire un symbole, auquel la cible s'identifie, modifiant ainsi les habitudes de consommation voire les habitudes tout court, chose que les antipub rejettent violemment) ou de la cible au créateur (études, essais, puis on garde le type de messages qui marche le mieux, au niveau de l'impact sur la notoriété du produit et de ses ventes) ? 2 - D'autre part, si l'on considère (voir probleme ci dessus) que le créateur de pub pioche dans une batterie de formes d'expression (faire réver, donner envie, présenter un modèle de vie, "métaphoriser", etc..) qu'il les teste, et qu'ensuite seulement il garde ce qui marche le mieux, peut-on dire que in fine, la lutte antipub revient à rejeter la forme d'expression en elle-même et/ou refuser le droit qu'elle soit utilisée à des fins jugées indignes compte tenu du moyen utilisé (ainsi, ces formes d'expression ne doivent pas être utilisées dans un but lucratif, mais peut l'être si il s'agit d'art: dans ce cas, quid du processus de la séduction humaine entre deux êtres?)
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