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Armes à Feu


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Posté
Mouais, faut juste espérer que l'utilisation d'une telle arme ne fasse pas d'autres dommages qu'au voleur de poules :icon_up:

Et que lesdites armes sont stockées correctement, sans risque de pollution/explosion. C'est pas gagné non plus, à vrai dire

Posté

Tiens… Petite discussion au boulot à ce sujet.

Bien sûr, me voilà encore seul contre tous, marionnette de l'impérialisme américain :icon_up:

D'aucuns ont parlé, ici, d'états américains avec et sans libéralisation des armes, et des statistiques de meurtres favorables à ceux dont le marché des armes a été libéralisé.

Où peut-on obtenir ces informations de façon fiable?

Posté
Tiens? Tu peux me donner le lien sur mon texte auquel tu fais allusion, afin que je le compare avec le début de CTUI?

:icon_up:

Voilà, j'ai retrouvé l'ancien fil :

http://www.liberaux.org/index.php?s=&showt…indpost&p=84780

Tu n'as pas compris.

Les socialistes ne raisonnement pas en termes logiques (un franc est dans la caisse, ou bien il n'y est pas) mais symboliques (un assignat, ça vaut un franc, même s'il n'y a rien dans la caisse, parce que c'est-la-loi).

Le patron, dans l'esprit d'un socialiste, c'est toute règle qui n'est pas modifiable par l'avis du gouvernement - le Parti pour un social-autocrate, le Peuple pour un social-démocrate.

Impossible de sauter à dix mètres de haut? La gravité est mon patron. Impossible de lancer des boules de feu par la pensée? La physique est mon patron. Impossible de faire de l'argent en vendant très cher quelque chose dont personne ne veut? Le marché est mon patron.

Ces gens se définissent comme esclaves dès le départ, parce qu'ils n'ont pas encore (et pour certains, ce ne sera jamais le cas) intégré la différence conceptuelle entre les données métaphysiques et l'oeuvre de l'homme. Pour eux, une inégalité est une injustice en soi - parce que pour eux, le monde, la matière, l'énergie, tout devrait participer à une logique d'égalité.

Pour un socialiste, il n'y a pas de différence entre être contraint par la force de gravité à rester au sol, et être contraint par des chaînes de métal à avoir les mains derrière le dos. C'est pourquoi ils exigent que chacun puisse disposer de la possibilité de prendre l'avion pour s'arracher du sol, oubliant que le fait même que des avions existent provient de la lutte acharnée pour réussir d'hommes dont l'égalité aurait rendu le travail impossible, d'hommes qui vivaient pour l'argent et pour la gloire, et pas pour le Peuple ou pour le Parti.

Ils parlent d'interactions sociales, qu'ils ne comprennent pas dans leur complexité, et dont ils exigent qu'un marionnettiste en tire les ficelles tant il leur paraît impossible qu'elles puissent exister sans un esprit motivateur ; l'économie est pour eux un mystère, et l'idée qu'il soit possible pour une personne de créer pour ses semblables une richesse telle qu'il mérite mille, cent mille, un million de fois le salaire d'un autre qui ne sait rien faire que n'importe qui n'aurait pu faire à sa place, leur paraît impossible. Il faut qu'il y ait eu vol quelque part. Personne ne peut être à l'origine d'une telle richesse, il faut que sa source soit dans la multitude.

On a vu en URSS ce qu'on obtenait lorsqu'on privait la multitude de tels experts. On a vu ce qu'on obtenait lorsqu'on employait des ingénieurs à casser les cailloux, et qu'on confiait à des mathématiciens politisés le soin de construire une économie dont l'Etat donnait l'illusion qu'elle était libérée de toute contrainte.

Pourtant, on s'obstine encore à dire que les prémisses collectivistes n'ont pas rencontré leur application dans les pays dits communistes. En ce qui me concerne, je ne dis qu'une chose - le socialisme est un poison pour l'esprit, un piège dans lequel tombent trop de chercheurs de vérité, et sa conséquence est incalculable. C'est l'équivalent pour le cerveau humain d'un virus informatique.

Parce qu'en temps que libéral je crois foncièrement que la fin ne justifie pas les moyens, je me refuse à prôner la violence à l'égard de ceux qui, parmi les socialistes, sont assez incohérents pour être pacifiques. Pour autant, mes enfants, si j'en ai un jour, ne connaîtront jamais l'école de la République.

Invité jabial
Posté

Merci. J'aurais d'ailleurs quelque chose à y ajouter : pour un socialiste, la richesse n'est pas créée, elle est trouvée. Il n'existe pour eux qu'une seule richesse, la Nature, et ce pour l'éternité des temps. Les hommes exploitent la Nature, et par conséquent selon eux chaque homme devrait avoir droit à une part égale de la richesse.

Bien entendu, le fait que tout le pétrole ou l'uranium du monde soient inutiles sans le secours de génies pour découvrir les principes qui rendent possibles le moteur à explosion et le réacteur nucléaire, d'une élite de scientifiques et d'ingénieurs pour les mettre en pratique et développer des machines fonctionnelles et sûres, et de gens compétents pour les exploiter ne leur a pas traversé l'esprit - pour eux, le moteur est égal à son poids en métal.

Doit-on s'étonner de la part de gens dont le principe est qu'un kilogramme de moteur vaut un kilogramme de minerai de fer, qu'ils prônent un système politique dont le but est de s'assurer, puisqu'il est impossible que l'ouvrier vive comme un ingénieur, que l'ingénieur vive comme un ouvrier?

Je dois encore ajouter ceci - à une unité de temps près, si, il est possible que l'ouvrier vive comme un ingénieur. L'ouvrier d'aujourd'hui vit comme l'ingénieur d'il y a quarante ans. Toute la richesse du grand bourgeois du siècle dernier ne lui permettait pas de faire de sort qu'il fasse frais dans sa maison au coeur de l'été - une chose qui est accessible à n'importe quel travailleur aujourd'hui. Il existe une raison pour ça, et cette raison s'appelle l'économie de marché.

Posté
Tout est dans le titre, question sensible, j'aimerais avoir votre opinion….

Le monopole des hommes de l'Etat me rassure davantage, mais c'est peut-etre une posture socialisante à bannir.

Bien qu'un certain nombre de personnes aient du mal avec cette idée, dans une société libre ce type de réglementation dépend du propriétaire du lieu.

Il est clair que l'état n'a aucune légitimité à interdire les armes. Il n'est pas plus libéral de refuser à un propriétaire le droit de les interdirechez lui et cela que la propriété en question fasse 50 m2 et 2 pièces ou 300 hectares avec des rues et des commerces.

La bonne question est donc pour nos sociétés ou l'état choisi tout.

Quelle serait la législation la plus probable dans une ville privée libre de son règlement de copropriété ?

Cette proposition vaut également pour la prostitution, la drogue, le droit d’accès d’un certain type de population etc…

Les meilleures réglementations feront hausser la valeur de la propriété en question, les mauvaises la feront baisser.

Invité jabial
Posté
Les meilleures réglementations feront hausser la valeur de la propriété en question, les mauvaises la feront baisser.

Ca c'est en supposant que les gens soient rationnels dans leurs choix…

Le vrai avantage de la solution libérale est que les gens auront au moins le choix.

Posté
Ca c'est en supposant que les gens soient rationnels dans leurs choix…

Ce qui n'est pas toujours le cas. Donc oui, le plus important c'est d'avoir le choix.

Posté

Je sais que le thème est celui des armes à feu. Cependant, une question me vient à l'esprit concernant d'autres types d'armes : les voitures. Doit-on limiter les vitesses, sur la route comme c'est le cas en France, ou à la production comme certains le souhaite ? Puisque l'objectif c'est de minimiser les morts, doit-on prendre en compte l'irresponsabilité des conducteurs et légiférer comme nous le faisons actuellement ?

Invité jabial
Posté
Je sais que le thème est celui des armes à feu. Cependant, une question me vient à l'esprit concernant d'autres types d'armes : les voitures.

Les voitures peuvent être des armes par destination mais il ne faut quand même pas pousser.

Les qualifier d'armes, c'est de la propagande du plus bel effet.

Doit-on limiter les vitesses, sur la route comme c'est le cas en France,

Du point de vue libéral, c'est le problème du propriétaire de la route.

Du point de vue scientifique, les statistiques des accidents sur les autoroutes n'ont jamais diminué grâce à des limitations de vitesse. S'il est naturel de vouloir limiter en cas d'intempérie ou sur des routes herpétiformes ou ayant des intersections répétées, rien ne justifie de limiter à 130km/h la circulation sur autouroute - sauf bien sûr le lobby du train.

ou à la production comme certains le souhaite ?

Rien ne justifiera jamais d'interdire aux constructeurs de construire des voitures pouvant rouler aussi vite que leurs acheteurs le désirent.

Il va de soir qu'un exploitant d'autoroute peut toujours choisir de n'accepter que les voitures certifiées comme limitées, mais ça ne me semble pas très réaliste.

Puisque l'objectif c'est de minimiser les morts, doit-on prendre en compte l'irresponsabilité des conducteurs et légiférer comme nous le faisons actuellement ?

Ca veut dire quoi, ça?

Si l'objectif est de minimiser les morts, il faut commencer par déplacer les contrôles dans les lieux d'accidents récurrents. Ca rapporterait peut-être moins, mais ça limiterait la casse.

Ensuite, plutôt qu'une limite de vitesse, il faut sanctionner les comportements dangereux : celui qui soit roule trop vite et double tout le monde, même s'il est en dessous de la vitesse maximum autorisée, soit roule anormalement lentement et force tout le monde à le doubler.

De toute façon, d'un point de vue purement libéral il n'y a rien d'autre à dire que : le propriétaire décidera. Evidemment les gens choisiront les routes en fonction de leur sécurité.

Posté
De toute façon, d'un point de vue purement libéral il n'y a rien d'autre à dire que : le propriétaire décidera. Evidemment les gens choisiront les routes en fonction de leur sécurité.

Quelle emphase pour une question purement théorique et hors de toute "propagande" (les voitures sont des armes potentielles comme les couteaux et autres avions) : votre dernière phrase me suffit amplement.

Néanmoins, avant que les routes soient privatisées et hors du contrôle étatique cette solution est inconcevable. Aussi, en application d'un principe de réalité qui veut que les routes soient régis par un code de la route national, que proposes-tu concrètement pour tenter de limiter le nombre de morts ?

Posté
Dans une société libertarienne, il est probable que les entreprises de protection (polices privées) interdisent contractuellement les armes les plus dangereuses, celles qui clairement vont au-delà de la défense individuelle et sont plutôt destinées à une armée (privée bien sûr si on est anarcap). Et de toute façon se servir de telles armes de façon disproportionnée (contre un voleur de poules) serait aussi punissable.

Ce qui veut dire que la liberté totale du choix de ses armes pour se défendre n'est pas de mise.

Du coup je ne vois pas la différence entre interdire toutes les armes et interdire certaines armes.

Ceci dit sans prendre des exemples excessifs du style :

C'est marrant comme les objections à la liberté sont en général complètement irréalistes, du style, que se passe-t-il si mon voisin s'achète une bombe nucléaire ?

je pense que que laisser des lance roquettes et autres lance flammes dans la nature c'est du bain béni pour les terroristes.

Posté
que proposes-tu concrètement pour tenter de limiter le nombre de morts ?

ça, ça s'appelle du constructivisme, préalable à l'esclavagisme (bref, c'est de la politique, tout simplement). Au nom de quoi veux-tu influer sur le comportement des gens ? Les gens t'appartiennent-ils ?

Posté
ça, ça s'appelle du constructivisme, préalable à l'esclavagisme (bref, c'est de la politique, tout simplement). Au nom de quoi veux-tu influer sur le comportement des gens ? Les gens t'appartiennent-ils ?

Les gens en question peuvent faire valoir leur envie de vivre et d'éviter de se faire tuer par un fou du volant. Ca ne s'appelle ni constructivisme, ni esclavagisme. Vouloir limiter le nombre de morts sur les routes ne me semble pas indéfendable. Le contraire, un peu plus…

Posté
Les gens en question peuvent faire valoir leur envie de vivre et d'éviter de se faire tuer par un fou du volant. Ca ne s'appelle ni constructivisme, ni esclavagisme. Vouloir limiter le nombre de morts sur les routes ne me semble pas indéfendable. Le contraire, un peu plus…

Je partage ce point de vue.

Posté
Les gens en question peuvent faire valoir leur envie de vivre et d'éviter de se faire tuer par un fou du volant. Ca ne s'appelle ni constructivisme, ni esclavagisme. Vouloir limiter le nombre de morts sur les routes ne me semble pas indéfendable. Le contraire, un peu plus…

Et il y a besoin de la contrainte politique pour ça ? Autrement dit, c'est à la racaille politique qui vous vole que vous faites appel pour "faire valoir votre envie de vivre" ?

Vous avez bien raison, continuez, vous êtes déjà mûr pour l'esclavage !

Posté
Et il y a besoin de la contrainte politique pour ça ? Autrement dit, c'est à la racaille politique qui vous vole que vous faites appel pour "faire valoir votre envie de vivre" ?

Vous avez bien raison, continuez, vous êtes déjà mûr pour l'esclavage !

Oh là! Tout doux!

Relisez calmement mon post, et reprenez vos esprits!

On peut discuter des moyens… à venir et actuels.

Etre libéral, normalement, c'est aussi et surtout être pragmatique.

Dans l'état actuel des choses, les routes sont sous le contrôle de l'état. Il y a, chaque jour, des gens qui meurent sur ces routes. Certaines de ces morts auraient pu être évitées avec un comportement adéquat. De nombreuses personnes ne savent pas ou ne veulent pas savoir ce qu'est ce comportement.

Alors, je vous demande, à vous, aujourd'hui :

Dussiez-vous décéder demain par la faute d'un chauffard, à qui demanderiez-vous de faire quelque chose, et qu'est-ce que ce serait?

Posté
Et il y a besoin de la contrainte politique pour ça ? Autrement dit, c'est à la racaille politique qui vous vole que vous faites appel pour "faire valoir votre envie de vivre" ?

Vous avez bien raison, continuez, vous êtes déjà mûr pour l'esclavage !

Non. La seule chose c'est de savoir si ma liberté me donne le droit de rouler à 250 km si je le souhaite ?

Posté
Non. La seule chose c'est de savoir si ma liberté me donne le droit de rouler à 250 km si je le souhaite ?

D'une façon générale, la question serait même de savoir si je peux avoir un comprtement dangereux, et jusqu'à quel point.

S'il y a une limite à e comportement, qui fixe la limite, qui surveille qu'elle n'est pas franchie, et par quels moyens on s'assure qu'elle le soit le moins possible?

Posté
Et il y a besoin de la contrainte politique pour ça ? Autrement dit, c'est à la racaille politique qui vous vole que vous faites appel pour "faire valoir votre envie de vivre" ?

Vous avez bien raison, continuez, vous êtes déjà mûr pour l'esclavage !

Pas besoin de s'énerver.

Je raisonne sans a priori sur les gens qui me gouverne et je tente simplement de savoir si il est bon de légiférer en ce domaine. En roulant à 250 km je met en danger la vie et la liberté d'autrui : ceci ne justifie-t-il pas une intervention étatique (toujours en application de ce principe de réalité qui m'oblige à prendre en compte la situation actuelle, cad avec des routes nationalisées).

En ce qui concerne l'esclavage, il est vrai que personnellement je préfère accepter une limitation de ma liberté de conduire vite si cela me permet d'être rassuré quant à mes chances de survie en voiture…Suis-je pour autat esclave de quelqu'un ? N'y a-t-il pas à l'inverse un esclavagisme dans l'excès de liberté ?

Posté
Pas besoin de s'énerver.

Je raisonne sans a priori sur les gens qui me gouverne et je tente simplement de savoir si il est bon de légiférer en ce domaine. En roulant à 250 km je met en danger la vie et la liberté d'autrui : ceci ne justifie-t-il pas une intervention étatique (toujours en application de ce principe de réalité qui m'oblige à prendre en compte la situation actuelle, cad avec des routes nationalisées).

Dès lors que l'Etat existe, toute intervention étatique dans n'importe quel domaine que ce soit peut se justifier. En fumant, vous mettez votre vie en danger et aussi celle des autres. D'où intervention étatique. Pareil pour l'alcool, la nourriture (vous coûtez à la Sécu !), l'éducation (faites-vous bien votre devoir de parent ?), etc.

Posté
Dès lors que l'Etat existe, toute intervention étatique dans n'importe quel domaine que ce soit peut se justifier. En fumant, vous mettez votre vie en danger et aussi celle des autres. D'où intervention étatique. Pareil pour l'alcool, la nourriture (vous coûtez à la Sécu !), l'éducation (faites-vous bien votre devoir de parent ?), etc.

Je suis d'accord avec toi sur ce point. Plus on légifère et plus on légifère…

Pourtant tu ne réponds pas à ma question qui est bien précise. Ton argument est sypmptomatique d'une lacune dans le raisonnement. Et si je le prend au pied de la lettre tu trouves toi-même une justification à cette intervention de l'État.

Posté
Pourtant tu ne réponds pas à ma question qui est bien précise. Ton argument est sypmptomatique d'une lacune dans le raisonnement.

Idem

Invité jabial
Posté
Quelle emphase pour une question purement théorique et hors de toute "propagande" (les voitures sont des armes potentielles comme les couteaux et autres avions) : votre dernière phrase me suffit amplement.

Il y a tout de même une différence énorme entre un avion utilisé volontairement pour tuer et une voiture dont les victimes le sont généralement par maladresse ou par bêtise.

Doit-on aussi qualifier un ascenceur mal conçu d'arme? Une grue, une arme?

Je ne vois pas ce que changer le sens des mots apporte à la discussion rationnelle.

Néanmoins, avant que les routes soient privatisées et hors du contrôle étatique cette solution est inconcevable. Aussi, en application d'un principe de réalité qui veut que les routes soient régis par un code de la route national, que proposes-tu concrètement pour tenter de limiter le nombre de morts ?

J'ai déja répondu dans mon message précédent. Il faut aller à l'utile, pas au démagogique - et la réduction de vitesse sur l'autoroute, c'est de la pure démagogie.

En roulant à 250 km je met en danger la vie et la liberté d'autrui

Sur circuit, non.

Sur autoroute, avec une voiture convenable, par temps clair, dans une ligne droite, à distance d'une entrée et quand il ya suffisament peu de monde (multiplication adéquate des distances de sécurité), non plus.

En ce qui concerne l'esclavage, il est vrai que personnellement je préfère accepter une limitation de ma liberté de conduire vite si cela me permet d'être rassuré quant à mes chances de survie en voiture…Suis-je pour autat esclave de quelqu'un ? N'y a-t-il pas à l'inverse un esclavagisme dans l'excès de liberté ?

Non. Le fait de pouvoir rouler aussi vite qu'on veut n'est pas de la liberté, dans la mesure où nous ne sommes pas propriétaires de routes. La liberté, c'est que le règlement du propriétaire soit respecté. Actuellement les routes sont volées, donc elles ne sont à personne - par conséquent seul le bon sens s'applique.

Posté
En ce qui concerne l'esclavage, il est vrai que personnellement je préfère accepter une limitation de ma liberté de conduire vite si cela me permet d'être rassuré quant à mes chances de survie en voiture…Suis-je pour autat esclave de quelqu'un ? N'y a-t-il pas à l'inverse un esclavagisme dans l'excès de liberté ?

Je n'accepte surtout pas que ce soit l'état qui limite ma liberté.

Où est l'état pour te rassurer sur cette route départementale mal conçue, aux virages mortels et dont la réfection est tombée dans les oubliettes de ses affectations budgétaires ?

Où est l'état pour te rassurer sur cette autoroute qui te coûte 7,5 centimes d'euros du kilomètre en péage et où il n'assure aucun contrôle de trafic intelligent pour sanctionner les casse-noix de la voie du milieu ou les salopards de la bifurcation de dernière minute (majorité des accidents grave sur autoroute) ?

Où est l'état pour te rassurer quand il interdit à quiconque, pour cause de monopole de faire le taxi pour ramener sain et sauf ton gamin de sa sortie en boîte, préférant le laisser partager le cercueil roulant d'un pote passablement alcoolisé ?

L'état fait tout sauf rassurer les gens sur ce sujet si l'on en juge les ignobles campagnes de terreur psychologique publicitaire destinées à entretenir un peu plus l'idée que chaque conducteur est un tueur en puissance.

Il suffit de voir le comportement absurde et extrêmement irritant d'une majorité de gens scotchés à leur volant, ouvrant de gands yeux de bovins apeurés en se fixant de manière obsessionnelle à plus de 20 km/h en dessous de la limitation autorisée, perturbant la fluidité du trafic, ralentissant tous les autres conducteurs, forçant les moins idiots d'entre eux à prendre plus de risques qu'ils n'auraient jamais pris, tout cela pour pouvoir revenir à un usage normal de la route.

Posté
Il y a tout de même une différence énorme entre un avion utilisé volontairement pour tuer et une voiture dont les victimes le sont généralement par maladresse ou par bêtise.

Doit-on aussi qualifier un ascenceur mal conçu d'arme? Une grue, une arme?

Je ne vois pas ce que changer le sens des mots apporte à la discussion rationnelle.

Tu l'as dit, rien du tout. Alors, ne prolongeons pas cette diarhée verbale plus longtemps. Savoir si une voiture est une arme, peut être une arme, pourrait être une arme,… n'a rien d'intéressant. Il s'agisait à la base d'un tour de toupie dialectique qui n'avait pour seul but de dévier un peu le sujet des armes à feu (qui elles sont bien des armes, quoique l'on puisse également enfoncer un clou efficacement avec certaines d'entres elles… humour, je précise).

Le débat conceptuel me semble clos.

J'ai déja répondu dans mon message précédent. Il faut aller à l'utile, pas au démagogique - et la réduction de vitesse sur l'autoroute, c'est de la pure démagogie.

Je n'ai jamais abordé la vitesse sur autoroute. Les vitesses sont également limitées en ville et d'après toutes les études cette limitation empêche bon nombre d'accident. Sachant que celle-ci est encore et de loin la principale source de mort sur la route. Évidemment, certaines mesures peuvent être démagogiques ou m^me hypocrite (en servant plus les caisses de l'État que les personnes). Cependant, là encore les faits sont assez éloquents pour prouver que certaines mesures ont une véritable efficacité.

Sur circuit, non.

Sur autoroute, avec une voiture convenable, par temps clair, dans une ligne droite, à distance d'une entrée et quand il ya suffisament peu de monde (multiplication adéquate des distances de sécurité), non plus.

Il faudrait donc une législation pour autoroute peu fréquentée, une autre règle pour autoroute tortueuse, une autre pour autoroute embouteillée,… L'utopie me paraît inhérent à ce genre de raisonnement. La rationalité pragmatique nous oblige malheureusement à mettre en place une limitation de vitesse unique.

Non. Le fait de pouvoir rouler aussi vite qu'on veut n'est pas de la liberté, dans la mesure où nous ne sommes pas propriétaires de routes. La liberté, c'est que le règlement du propriétaire soit respecté. Actuellement les routes sont volées, donc elles ne sont à personne - par conséquent seul le bon sens s'applique.

Comme tu le dis, nous ne sommes pas propriétaire des routes puisqu'elles ont été construites par notre cher État. De telles dépenses sont d'ailleurs considérés par Smith comme relevant de l'État Gendarme, qui lui seul est capable d'assumer de telles charges financières. Routes, ponts, éducation, recherche, sont des points intéressants de débat entre libéraux quant à l'intervention de l'État. Et pour le coup, résumer cela à du vol est un raccourci un peu rapide.

Posté

De toute façon, dans la mesure où l'état n'est pas vraiment propriétaire des routes qu'il prétend administrer, toute législation en ce domaine est illégitime du point de vue libéral. Accepter que l'état limite la vitesse sur autoroute, c'est accepter que l'état vous impose la personne à qui vous marier ou la couleur des carreaux de votre salle de bains.

Posté

Etant donné que les principales victimes sur la route sont des jeunes, et la première cause étant l'alcool (la vitesse étant surtout un facteur agravant) pourquoi ne pas repousser l'âge du permis de conduire de quelques années ? Après tout la neurobiologie a bien montré le lien entre immaturité du cerveau et irresponsabilité + prise de risques chez les jeunes.

Sinon, autre solution : multiplier les contrôles aux sorties des discothèques. Mais on ne fait pas semblant : filtrage systématique à la sortie de tous les lieux de débits de boisson. Le problème c'est qu'on risque de manquer de forces de l'ordre. On peut commencer par multiplier par 10 les contrôles en certains points des grandes villes, et mettre des barrages en place. Si la solution ne suffit pas, un couvre-feu ?

Ou alors plus simple : interdire la vente d'alcool.

Autre possibilité : imposer aux jeunes l'usage de véhicules à vitesse limitée à la construction, 50 Km/h maximum par exemple.

Mais peut-on dire que ce genre de mesures soit raisonnable ? Et surtout non liberticides ?

Posté
[…]De telles dépenses sont d'ailleurs considérés par Smith comme relevant de l'État Gendarme, qui lui seul est capable d'assumer de telles charges financières. Routes, ponts, éducation, recherche, sont des points intéressants de débat entre libéraux quant à l'intervention de l'État. Et pour le coup, résumer cela à du vol est un raccourci un peu rapide.
Euh, tu as mal compris Jabial, je pense.

En ce qui concerne les routes, l'éducation, la recherche, le débat est tranché depuis longtemps, en tout cas ici: le libéralisme est sans appel et considère que toutes ces babioles doivent être retirées des doigts crochus de l'état.

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