xiii Posté 6 avril 2007 Signaler Posté 6 avril 2007 Coup de tonnerre au sein du protestantisme, 2007 sera une année … de droite. En effet depuis plusieurs années les protestants votaient majoritairement à gauche et pour le PS particulièrement. Or selon une récente étude de l'Ifop et du journal Réforme, le protestantisme basculerait à droite de façon structurelle. Les grands gagnants de cette évolution seraient François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal étant bien entendu la victime de ce Hold-Up électoral. Quand à Jean Marie Le Pen, il demeure largement sous-représenté dans l'électorat protestant. Voici la réaction de Jean-Daniel Causse, professeur de théologie systématique à l'Institut protestant de théologie de Montpellier : " Il faut bien entendu relativiser ce prétendu « virage à droite » des protestants. Par rapport aux précédentes enquêtes, il semble que l'élément nouveau est à chercher du côté de la candidature de François Bayrou. Le centrisme du « Bayrou version 2007 » semble convenir à un certain positionnement des protestants. Il apparaît en effet assez structuré au plan des valeurs et ferme sur des positions éthiques mais, en même temps, sensible aux thèses de l’économie sociale de marché. Il n'en reste pas moins que l'image générale du protestantisme est en train de changer. La progression du protestantisme évangélique est incontestable et semble effectivement entraîner quelques recompositions des classifications idéologiques. Mais le mouvement me semble plus profond et général. Le protestantisme traditionnel, qui a jusqu'ici accompagné le mouvement social, ne semble plus jouer de la même manière le rôle « progressiste » qui était le sien. Quel sens donner à ce mot, en effet, quand une société se donne pour seule règle le « tout ce que je veux doit devenir un droit » ? Ou quand des adultes, fonctionnent d'une façon infantile et ne supportent aucune limite à leurs désirs ? Cette logique apparaît problématique à nombre de personnes dans les Eglises protestantes et au-delà aujourd'hui. Il faut probablement aujourd'hui rétablir une catégorie de l'impossible. Nommer des interdits, réapprendre à discerner le bien et le mal. Ces attitudes peuvent s'avérer justement progressistes et aptes à reconstruire les individus. De la même manière, sur la question des familles ou de la conjugalité, il faut pouvoir redire quelque chose de l'ordre de la structure, de ce qui constitue une société. A mon sens, ces questionnements supposent de ne pas les lier à des idéologies partisanes. S'ils sont présents à droite, la candidate socialiste, parfois contre des membres de son propre camp, s'est efforcée aussi de soutenir cette préoccupation." Ségolène Royal a également commenté cette étude: "Je sais le rôle et l'importance de la communauté protestante dans notre pays. Je connais ensuite l'attachement des protestants à la laïcité, qui est au coeur de ma conception des rapports entre Etat et religion. J'en ai pris l'engagement : je ne serai pas la présidente qui rompra l'équilibre sur lequel repose la loi de 1905, pas plus qu'il ne me serait venu à l'esprit, lorsque j'étais moi-même ministre, de remettre en cause la loi Falloux. Enfin, depuis plus d'un an, j'ai insisté sur la nécessité de réhabiliter dans notre pays la valeur travail. La droite voudrait faire croire que je propose une société d'assistanat. Mais la gauche, ce n'est pas l'assistanat. Ce que je veux, c'est au contraire créer et garantir les conditions nécessaires pour que chacun ait, à égalité, les moyens et la possibilité d'assumer sa responsabilité et de construire librement sa vie. La responsabilité individuelle et la récompense de l'effort ne sont pas des valeurs conservatrices. Ce sont des valeurs progressistes et je les revendique, au premier rang desquelles l'éducation, la formation professionnelle et l'accès à la culture." Sources: Le JonoBlog Voir l'article du journal réforme
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