Aller au contenu

Après la SocGen, les Caisse D'épargne


h16

Messages recommandés

Posté

Apparemment, la réserve fractionnaire de la banque est trop basse, d'après la BdF. Et ça sent le rongeur roussi, tout d'un coup. L'écureuil aurait-il perdu ses noisettes ?

C’est un fait rare dans l’histoire récente des grandes banques françaises : la Commission bancaire, un organisme qui est présidé par le gouverneur de la Banque de France et qui fait office de gendarme du secteur bancaire, a adressé à la CNCE un courrier lui faisant injonction de reconstituer d’ici fin mars ses fonds propres, qui sont devenus insuffisants au point de ne plus respecter les obligations réglementaires encadrant les activités des établissements de crédit. Une copie de cette injonction a été remise à chacun des membres du comité d’audit, qui s’est réuni mardi 22 janvier. Déjà, en décembre 2007, la Commission bancaire avait adressé une première mise en garde, mais moins pressante.

L’Ecureuil minimise l’affaire, assurant qu’elle découle d’une évolution de la réglementation dite « prudentielle ». Notre enquête atteste pourtant que la situation est autrement plus grave : c’est un naufrage qui menace actuellement les Caisses d’épargne, et l’injonction de la Commission n’est qu’un symptôme parmi de très nombreux autres.

Pour protéger les clients des établissements de crédits de tout défaut de paiement sinon de banqueroute, les banques sont en effet dans l’obligation de respecter ce que les experts appellent un ratio de solvabilité. En clair, leurs fonds propres doivent impérativement être supérieurs à une certaine proportion de leurs crédits ou de leurs engagements. Dans le cas de la CNCE, ce ratio doit être supérieur à 8,5%. Or, dans le courant de l’automne dernier, la Commission bancaire a découvert que la Caisse nationale risquait de se retrouver au début de 2008 avec un ratio inférieur. D’où cette sommation : la CNCE, dont le fameux ratio serait actuellement à peine supérieur à 6%, doit d’urgence trouver une somme comprise entre 3,6 et 4,1 milliards d’euros pour ne plus être en contravention avec la réglementation bancaire.

lien : http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/po…es-d-epargne-pr

note : je n'ai aucune idée de la valeur des informations ci-dessus, qui ne sont pas encore très reprises dans la presse (timide, à cette heure-ci).

Posté
Apparemment, la réserve fractionnaire de la banque est trop basse, d'après la BdF. Et ça sent le rongeur roussi, tout d'un coup. L'écureuil aurait-il perdu ses noisettes ?

lien : http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/po…es-d-epargne-pr

note : je n'ai aucune idée de la valeur des informations ci-dessus, qui ne sont pas encore très reprises dans la presse (timide, à cette heure-ci).

Cela dit il semble que l'augmentation du taux de réserves obligatoires soit un mouvement général des banques centrales, pour juguler la surchauffe du crédit. En 2007, la Chine a augmenté ce ratio une dizaine de fois pour le porter à 14, 5%, puis à 15% depuis le 25 janvier. Le taux de réserves est assez faible en comparaison dans la zone euro, en moyenne de 2%. Il serait donc normal que les banques centrales européennes commencent à resserer les boulons. Selon l'article, le ratio de la Caisse d'Épargne serait fixé à 8,5 %, ce qui me paraît élevé par rapport à la norme imposée par l'Eurosystème. Les financiers du forum pourraient-ils nous en expliquer la raison?

Voici comment ça se passe:

- La BCE applique

un taux de réserves positif (actuellement 2 %) aux « dépôts à vue », « dépôts à terme d’une durée inférieure ou égale à deux ans », « dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à deux ans », et aux « titres de créances d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans »

un taux zéro de réserves est appliqué aux « pensions », aux « dépôts assortis d'une échéance convenue supérieure à deux ans » et aux « titres de créance assortis d'une échéance convenue supérieure à deux ans » ;

- les réserves obligatoires sont rémunérées à un niveau correspondant à la moyenne du taux d’intérêt marginal des opérations principales de refinancement de l’Eurosystème sur la période de constitution, pondérée par le nombre de jours de la période.

Les réserves excédentaires ne sont pas rémunérées.

Les insuffisances de constitution de réserves sont sanctionnées à 2,50% au-dessus de la moyenne du taux de la facilité de prêt marginal au cours de la période de constitution. Ce taux passe à 5% en cas d’insuffisance répétée.

http://www.banque-france.fr/fr/poli_mone/r…uvre/page1c.htm

Mais dans le contexte actuel, il ne serait pas étonnant qu'on s'aperçoive que certaines banques commerciales aient croqué imprudemment plus de crédits pourris que leur communication sur le sujet ne l'a laissé croire au public - comme ce fut le cas récemment pour l'UBS, durement touchée par les subprimes. De ce point de vue la crise de la S.G dans l'hypothèse où serait écartée la piste de la fraude individuelle, ne serait pas un accident, mais le révélateur d'une contamination profonde du système bancaire, avec d'autres cadavres dans les placards et d'autres établissements dans le rouge.

Il est vrai aussi que si ce mouvement d'augmentation du ratio va dans le bon sens, les banques centrales jouent sur ce terrain un rôle de pompier pyromane, puisqu'elles sont les premières responsables de l'augmentation du risque d'illiquidité des banques. Même si la politique de la BCE reste globalement plus stable et moins calamiteuse que celle de la FED, le risque systémique inhérent à la gestion centralisée demeure élevé.

Posté
Cela dit il semble que l'augmentation du taux de réserves obligatoires soit un mouvement général des banques centrales, pour juguler la surchauffe du crédit. En 2007, la Chine a augmenté ce ratio une dizaine de fois pour le porter à 14, 5%, puis à 15% depuis le 25 janvier. Le taux de réserves est assez faible en comparaison dans la zone euro, en moyenne de 2%. Il serait donc normal que les banques centrales européennes commencent à resserer les boulons. Selon l'article, le ratio de la Caisse d'Épargne serait fixé à 8,5 %, ce qui me paraît élevé par rapport à la norme imposée par l'Eurosystème. Les financiers du forum pourraient-ils nous en expliquer la raison?

Voici comment ça se passe:

http://www.banque-france.fr/fr/poli_mone/r…uvre/page1c.htm

Mais dans le contexte actuel, il ne serait pas étonnant qu'on s'aperçoive que certaines banques commerciales aient croqué imprudemment plus de crédits pourris que leur communication sur le sujet ne l'a laissé croire au public - comme ce fut le cas récemment pour l'UBS, durement touchée par les subprimes. De ce point de vue la crise de la S.G dans l'hypothèse où serait écartée la piste de la fraude individuelle, ne serait pas un accident, mais le révélateur d'une contamination profonde du système bancaire, avec d'autres cadavres dans les placards et d'autres établissements dans le rouge.

Il est vrai aussi que si ce mouvement d'augmentation du ratio va dans le bon sens, les banques centrales jouent sur ce terrain un rôle de pompier pyromane, puisqu'elles sont les premières responsables de l'augmentation du risque d'illiquidité des banques. Même si la politique de la BCE reste globalement plus stable et moins calamiteuse que celle de la FED, le risque systémique inhérent à la gestion centralisée demeure élevé.

il est question du besoin en fonds propres 'capital requirement', càd des fonds propres de la banque par rapport à ses encourts de crédits, et non pas de ses réserves, càd ce qu'elle a à la banque centrale par rapport aux dépôts.

C'est le sujet du ratio de Cooke, et maintenant Mc Donough avec BâleII.

C'est 8%, mais avec des pondérations de risques de crédit.

Posté
Apparemment, la réserve fractionnaire de la banque est trop basse, d'après la BdF. Et ça sent le rongeur roussi, tout d'un coup. L'écureuil aurait-il perdu ses noisettes ?

lien : http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/po…es-d-epargne-pr

note : je n'ai aucune idée de la valeur des informations ci-dessus, qui ne sont pas encore très reprises dans la presse (timide, à cette heure-ci).

Sur le sujet des réserves des banques, je viens de trouver cet article qui explique que depuis une à deux semaines, les réserves des banques US sont négatives en moyenne, et qu'elles financent leur exigences de réserves via le TAF (term auction facility, nouvelle discount window plus permissive sur qui emprunte à la BC et avec quels collatéraux).

NFORBRES_Max_630_378.png

ce n'est pas arrivé depuis 1960, rassurant n'est-ce pas ?

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...