Guerric Posté 3 juin 2009 Signaler Posté 3 juin 2009 ]Une famille Rom de 9 enfants vit dans sa voiture La famille Bérischa, des Roms du Kosovo, douze membres à la rue après l'expulsion de leur logement. Ils ont perdu leur logement après avoir épuisé tous les services sociaux. Chronique d'une intégration impossible, sans solution à la clef. Aux portes d'Angers, entassés dans deux véhicules, les membres de la famille Bérischa passent le temps. « Ils ont été obligés de quitter leurs deux logements. Une histoire de voisinage et de malentendus avec les services sociaux. » Hilmi, 25 ans, Kosovar comme eux et appartenant à la communauté des Roms, parfaitement intégré, tente de les aider. « C'est catastrophique, ils ne peuvent quand même pas vivre dans leurs voitures ! » Tout s'est précipité vendredi 24 avril. La famille Bérischa, logée par le conseil général, via l'Abri de la providence, organise une petite fête. « J'avais pourtant averti les voisins, explique Hilmi. C'était la cérémonie de circoncision d'un des fils en présence de l'imam de Trélazé. » Trop de bruit jusque vers 23 h, les voisins portent plainte. « La famille a alors reçu une lettre du conseil général lui signifiant qu'elle devait partir. » Agron Bérischa, 33 ans, est arrivé en France en 2004. « J'ai fui la guerre et le racisme anti-rom qui sévit au Kosovo, mais aussi en Macédoine et au Monténégro. » Trois de ses neuf enfants naîtront ensuite sur le sol français. « En 2006, une fois à Angers, nous avons été d'abord logés dans des hôtels. » Particularité : Agron Bérischa vit avec deux femmes. « Je me suis remarié, mais dans l'intérêt des enfants, ma première épouse est restée avec nous. » Au total, la famille compte alors douze membres. 199 993 € versés par le Département Le 11 mai dernier, suite à la plainte des voisins et après de nombreux problèmes liés au comportement de la famille, le couperet tombe. « Votre absence de collaboration avec les services sociaux et la difficulté à maintenir toute solution collective provoquent la fin de tout accompagnement de notre part. » La direction Enfance et famille du conseil général tranche : l'aide et le suivi de la famille Bérischa sont terminés. Explication de Christian Gillet, vice-président du conseil général, en charge du social : « On ne peut pas continuer à dépenser des sommes ahurissantes pour des gens qui ne s'intègrent pas et qui dégradent tout. » Et de nous indiquer que, depuis 2006, la collectivité a versé la somme de 199 993 € pour les douze membres de la famille, en hébergement, restauration et allocations. « On a fait le maxi pour ces gens-là ! » A l'Abri de la providence, leur interlocuteur, Jean-Fançois Fribault rejoint le point de vue de Christian Gillet. « On a tout fait, tout essayé. Il y a un réel problème d'intégration, certainement en raison de leur origine Rom. » Depuis le 1er mars 2008, l'Abri a été chargé par le Département d'organiser l'accueil des demandeurs d'asile et des familles en attente de régularisation. « Aujourd'hui, dans 45 logements, nous logeons 220 personnes. Tout se passe bien, mais avec les Bérischa, en raison de leur comportement, c'est un échec. » Qui trouvera la solution ? La famille Bérischa est en règle. Elle dispose d'un titre de séjour jusqu'au 15 juillet. Aujourd'hui à la rue, elle vit dans deux voitures avec le soutien de la petite communauté Rom d'Angers. « Nous sommes une trentaine à vivre dans la cité, indique Hilmi, l'ami d'Agron Bérischa. Mais nous ne pouvons pas les loger. Il faut au moins trouver une solution pour les neuf enfants, âgés de 2 ans à 16 ans. » Mais laquelle ? La famille a refusé un placement en foyer. « Nous sommes démunis, lance Jean-François Fribault, directeur de l'Abri de la providence. Ils nous ont laissé deux logements complètement saccagés. Les travailleurs sociaux sont épuisés. » Même sentiment au conseil général : « Financièrement, on ne peut pas plus. C'est à l'État d'agir ! » A la préfecture, on rappelle que la famille a son permis de séjour jusqu'à la mi-juillet et que sa prise en charge relève donc du Département. Alors, les Bérischa vont-ils rester à la rue ? L'expulsion de leur logement, en raison de leur comportement, peut-elle leur faire prendre conscience qu'ils doivent changer quelque chose ? Faut-il nommer un conciliateur, une autorité extérieure qui pourrait aussi leur rappeler les règles ? Hier, personne n'avait encore trouvé la clef du problème. Yves LAUNAY. Ouest-France Source: http://www.angers.maville.com/actu/actudet…951256_actu.Htm
Esperluette Posté 3 juin 2009 Signaler Posté 3 juin 2009 En fait ce que j'aurais voulu savoir, ce sont les démarches entreprises par le père de famille pour trouver un job.
Jesrad Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 Ce que l'état donne, l'état peut aussi le reprendre sur un coup de tête ou pour les pires raisons. Et souvent dans les pires circonstances.
Sous-Commandant Marco Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 En fait ce que j'aurais voulu savoir, ce sont les démarches entreprises par le père de famille pour trouver un job. Rien n'indique qu'il n'a pas de travail. Il a tout de même deux voitures. La question serait plutôt de savoir si une famille de trois adultes et 12 enfants peut vivre décemment sans les aides de l'état. J'en doute fortement. La solution est sans doute un retour dans cette magnifique république indépendante et sponsorisée par l'UE qu'est le Kosovo.
José Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 La question serait plutôt de savoir si une famille de trois adultes et 12 enfants peut vivre décemment sans les aides de l'état. Si les trois adultes travaillent, pourquoi pas.
Invité jabial Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 [provo]si les enfants travaillent, pourquoi pas [/provo]
Sous-Commandant Marco Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 C'est probablement le cas, au passage. Voler des portefeuilles et faire la manche, ce n'est pas travailler ! Et c'est valable aussi pour les fonctionnaires ! Si les trois adultes travaillent, pourquoi pas. Au temps pour moi, il y a seulement 9 enfants. En en mangeant deux ou trois (les plus jeunes), ça peut passer.
José Posté 4 juin 2009 Signaler Posté 4 juin 2009 Voler des portefeuilles et faire la manche, ce n'est pas travailler ! Et c'est valable aussi pour les fonctionnaires !
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