Silhouette Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Absentéisme : Luc Chatel tente de relancer le débatLe ministre de l'Education nationale se dit favorable à un débat sur la suppression des allocations familiales en cas d'absence d'un élève. ''Pas du tout" une bonne idée, selon Martin Hirsch. Source. Liberté Chérie s'est exprimée à ce sujet sur radio scoop (enregistrement disponible en suivant la source) : Guillaume Vuillemey, membre de Liberté Chérie, a participé au grand talk show de radio Scoop ce mardi 12 décembre. Il été invité à s'exprimer sur le souhait de Luc Chatel de voir se renforcer le dispositif permettant de suspendre le versement des allocations familiales aux parents dont les enfants font preuve d'un nombre répété d'absences injustifiées à l'école. Cette mesure n'a cependant jamais été appliquée dans sa forme actuelle. Guillaume Vuillemey a défendu l'idée que la suppressions des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire est une première étape pour responsabiliser les parents. Cependant, l'absentéisme masque des problèmes plus graves, à commencer par la crise de l'école. Il convient de réformer celle-ci et de redonner aux familles le rôle qui est le leur dans l'éducation de leurs enfants. Source.
POE Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Est ce que le positionnement de LC et sa communication sont les bons sur le sujet ?
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je ne suis pas du tout d'accord avec cette idée. Les allocations familiales sont une prestation sociale justifiée par les cotisations sociales versées par les arrachées aux travailleurs. La plupart des ados qui sèchent joyeusement les cours sont bien souvent ceux dont les deux parents travaillent, et ont donc, par la force des chose, plus difficile à surveiller leurs enfants. Sanctionner le parent est dans ce sens profondément injuste. On peut discuter sur le fait que le système d'allocations familiales soit censé exister ou non (à mon sens, non), mais pas sur un régime de sanctions à appliquer aux parents. La sanction de l'échec scolaire de l'enfant, et de ses conséquences à long terme (y compris pour le patrimoine de ses parents), est déjà largement suffisante !
David Boring Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Cette idée de supprimer les allocations aux parents dont les enfants font ci ou ça revient régulièrement, ouvrant un débat qui n'a aucun intérêt. L'objectif réel est de permettre aux politiciens des deux bords de flatter leurs électorats respectifs. Avec une telle proposition, la droite fait plaisir à ses sympathisants qui pestent contre les feignasses qui font des gosses pour toucher les allocs puis ne s'en occupent plus. La gauche peut répondre sur la détresse sociale à l'origine des problèmes causés par ses enfants qui ne feraient que s'aggraver si l'État abandonnait ces familles à leur triste sort et patati et patata, douce musique aux oreilles de l'électeur de gauche. Finalement, il ne se passe rien ou presque, et l'idée est enterrée jusqu'à la prochaine fois.
José Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Cette idée de supprimer les allocations aux parents dont les enfants font ci ou ça revient régulièrement, ouvrant un débat qui n'a aucun intérêt. Ouaip. Le vrai débat, c'est la fin de l'obligation scolaire.
Esperluette Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 La plupart des ados qui sèchent joyeusement les cours sont bien souvent ceux dont les deux parents travaillent, et ont donc, par la force des chose, plus difficile à surveiller leurs enfants. Source please ?
vincponcet Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Est ce que le positionnement de LC et sa communication sont les bons sur le sujet ? Le but était d'orienter le débat vers la qualité de l'école avec derrière ouverture à la concurrence, etc…, mais l'exercice est très difficile, l'animateur coupe sans arrêt. Guillaume a dit que l'absentéisme montrait qu'aussi bien les enfants que les parents ne considéraient plus l'école comme un moyen de progresser socialement, cf chômage des jeunes et chômage de masse. Alors que c'était encore le cas il y a au moins 25 ans. Ce qui incitait les parents à suivre mieux tout du moins l'assiduité de leurs enfants. De même, il a dit que l'Etat a cherché à détruire l'autorité naturelle des parents, et maintenant, voilà le désastre. Ma mère me disait que son père ne comprenait pas ce qu'elle faisait à l'école quand elle était enfant, mais il regardait qu'elle avait fait ses devoirs. De même, mon père me disait que si il avait eu une punition à l'école, il n'en parlait pas à ses parents, parce que sinon, il se prenait une gifle de son père, parce que, selon son père, si il avait eu une punition, c'est bien qu'il avait fait le con. Et au passage, dans les années 70, les allocations familiales et logement étaient conditionnées à certaines obligations de la part des parents, comme la taille des chambres d'enfants, la présence à l'école, afin que les allocs ne finissent pas que au bar PMU.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Source please ? C'est mon expérience et ce que j'ai vu partout autour de moi, je veux bien jouer les politiciens et chercher l'une ou l'autre étude qui le vérifiera (en ignorant les autres), mais je ne sais pas si c'est très utile. Il me semble tomber sous le sens que des parents qui travaillent à deux à temps plein, ou pire, des familles mono-parentales, où le parent travaille, ont beaucoup plus difficile à surveiller leurs enfants que des familles où au moins l'un des deux ne travaille pas à temps plein. C'est encore une fois la "classe moyenne" silencieuse des gens qui bossent et qui n'ont pas les moyens de se payer une nounou qu'on va entuber ! Pour rappel, ce sont précisément ceux-là qui entretiennent le système par leurs contributions sociales et fiscales.
Ash Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 La plupart des ados qui sèchent joyeusement les cours sont bien souvent ceux dont les deux parents travaillent, et ont donc, par la force des chose, plus difficile à surveiller leurs enfants. Sanctionner le parent est dans ce sens profondément injuste. Je ne m'exprime pas sur cette mesure mais des parents qui travaillent, y compris tard, ne sont pas plus inaptes à éduquer leurs ouailles. Ca c'est une vision purement misérabiliste. Maintenant il est vrai que les familles sont de plus en plus éclatées et que ça n'est pas pour aider (ex: pas besoin de nounou si on a les grand-parents). Mais l'un n'est pas la conséquence de l'autre. Tout ça se fait en amont. En réalité ceux qui ont l'habitude de sécher, et on les as connus, sont pour la plupart des sales gosses et leurs parents loin d'être un exemple. Chômeurs ou non.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Ouaip. Le vrai débat, c'est la fin de l'obligation scolaire. C'est vrai que le maintien de l'obligation scolaire pour des jeunes qui n'en ont rien à cirer vaut bien la conscription d'antan (le but est le même : formater les esprits).
Esperluette Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Quand tu parles d'école, c'est l'école primaire ? Parce que même si je souhaite une libéralisation massive dans ce domaine, ça ne me choque pas que l'obligation scolaire soit maintenue en primaire. Connaître des rudiments de lecture, d'écriture et de calcul dans sa propre langue, c'est indispensable en France où l'écrit prédomine dans les relations de toutes sortes. Et au pifomètre, je doute que l'absentéisme touche autant d'élèves dans le primaire que dans le secondaire.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je ne m'exprime pas sur cette mesure mais des parents qui travaillent, y compris tard, ne sont pas plus inaptes à éduquer leurs ouailles. Ca c'est une vision purement misérabiliste. Maintenant il est vrai que les familles sont de plus en plus éclatées et que ça n'est pas pour aider. Mais l'un n'est pas la conséquence de l'autre. Tout ça se fait en amont. Je ne parle pas d'aptitude, mais bien de la difficulté à surveiller ses enfants : quand des parents quittent le domicile à 6h30 - 7h00 le matin et y rentrent à 18h30 - 19h00 le soir, ils ont des excuses ! En réalité ceux qui ont l'habitude de sécher, et on les as connus, sont pour la plupart des sales gosses et leurs parents loin d'être un exemple. Chômeurs ou non. Tout d'abord le lien entre sales gosses et parents loin d'être un exemple ne se vérifie pas toujours. Et ce n'est pas une raison pour leur faire cotiser pour des prestations sociales qu'on refuse de leur rendre ! A partir du moment où l'enfant est mineur, à charge des ses parents qui ne peuvent pas le mettre dehors alors qu'ils doivent les assumer financièrement, la prestation est due, point barre. Si on nie cette règle élémentaire, qu'on supprime la cotisation aussi.
DiabloSwing Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Euh, mon expérience me prouve au contraire que les enfants qui font l'école buissonnière ont plutôt des parents chômeurs, mais j'en dirais pas plus
vincponcet Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je ne parle pas d'aptitude, mais bien de la difficulté à surveiller ses enfants : quand des parents quittent le domicile à 6h30 - 7h00 le matin et y rentrent à 18h30 - 19h00 le soir, ils ont des excuses ! Le père de ma mère était transporteur routier, pas toujours là à la maison, ce qui ne l'empêchait pas de surveiller de près que ma mère faisait ses devoirs, et ce, même si il n'y comprenait pas grand chose. Tout d'abord le lien entre sales gosses et parents loin d'être un exemple ne se vérifie pas toujours. Et ce n'est pas une raison pour leur faire cotiser pour des prestations sociales qu'on refuse de leur rendre !A partir du moment où l'enfant est mineur, à charge des ses parents qui ne peuvent pas le mettre dehors alors qu'ils doivent les assumer financièrement, la prestation est due, point barre. Si on nie cette règle élémentaire, qu'on supprime la cotisation aussi. L'allocation était pour aider les parents à éduquer les enfants, il y avait une contrepartie initialement. Par ailleurs, il n'y a pas de lien direct cotisation/allocations. Cette allocation est hautement redistributive, la cotisation est fonction du salaire et l'allocation est fonction du nb d'enfants. Après, l'Etat te prend des sous, mais il n'y a rien de dû en face. Il y a des conditions, et des promesses qui ne pourront pas être tenues, comme pour les retraites.
EcoGuy Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je ne parle pas d'aptitude, mais bien de la difficulté à surveiller ses enfants : quand des parents quittent le domicile à 6h30 - 7h00 le matin et y rentrent à 18h30 - 19h00 le soir, ils ont des excuses ! Qui sont faites pour s'en servir… Les allocations ont pour objet d'aider à l'éducation des enfants. Quelles qu'en soient les raisons (forcémment plus ou moins bonnes), si les parents ne jouent pas leur rôle -ce qui est factuel- alors qu'il y ait sanction n'est pas choquant. C'est un principe de responsabilité, et en tant que libéral, à fortiori anarcap, je ne vois pas comment tu peux éluder ce point. Cette idée de supprimer les allocations aux parents dont les enfants font ci ou ça revient régulièrement, ouvrant un débat qui n'a aucun intérêt. L'objectif réel est de permettre aux politiciens des deux bords de flatter leurs électorats respectifs. Avec une telle proposition, la droite fait plaisir à ses sympathisants qui pestent contre les feignasses qui font des gosses pour toucher les allocs puis ne s'en occupent plus. La gauche peut répondre sur la détresse sociale à l'origine des problèmes causés par ses enfants qui ne feraient que s'aggraver si l'État abandonnait ces familles à leur triste sort et patati et patata, douce musique aux oreilles de l'électeur de gauche. Finalement, il ne se passe rien ou presque, et l'idée est enterrée jusqu'à la prochaine fois. Peu importe l'objectif réel ou supposé, les arrières pensées, etc… L'actualité est un marchepied pour nous idées: Le débat nous sert à ouvrir sur le sujet de l'école elle même.
José Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Les allocations ont pour objet d'aider à l'éducation des enfants. Pas seulement, mais aussi l'alimentation et l'habillement. Les allocs ne sont pas un chèque éducation.
Tremendo Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Cette idée de supprimer les allocations aux parents dont les enfants font ci ou ça revient régulièrement, ouvrant un débat qui n'a aucun intérêt. Oui, ce débat n'a aucun intérêt, c'est juste un ajustement qui s'ajouterait à de nombreuses autres mesures socialisantes, juste pour pérenniser le système ou pour sauver ce qui peut l'être. On en est arrivé à promettre l'aide sociale pour éduquer les enfants à la place de l'irresponsabilité des parents et remonter le niveau de l'éducation nationale tombé bien bas. Le vrai débat c'est la fin de l'obligation scolaire, la privatisation de l'instruction et la fin des allocations familiales tout court. Quand tu parles d'école, c'est l'école primaire ?Parce que même si je souhaite une libéralisation massive dans ce domaine, ça ne me choque pas que l'obligation scolaire soit maintenue en primaire. Connaître des rudiments de lecture, d'écriture et de calcul dans sa propre langue, c'est indispensable en France où l'écrit prédomine dans les relations de toutes sortes. Parce que tu trouves qu'actuellement dans le contexte d'obligation scolaire les rudiments de lecture, d'écriture et ne parlons pas de calcul sont assimilés par les élèves? Les fautes sont prodigieuses dans les copies jusqu'au lycée, et qu'on ne me parle pas de génération SMS patati patata , ça n'a rien à voir. Les profs ont perdu en professionnalisme, et me concernant quand j'étais petit mes parents ont fait bien plus pour mon orthographe et les mathématiques que mes maîtres d'école.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 L'allocation était pour aider les parents à éduquer les enfants, il y avait une contrepartie initialement. Par ailleurs, il n'y a pas de lien direct cotisation/allocations. Cette allocation est hautement redistributive, la cotisation est fonction du salaire et l'allocation est fonction du nb d'enfants. Après, l'État te prend des sous, mais il n'y a rien de dû en face. Il y a des conditions, et des promesses qui ne pourront pas être tenues, comme pour les retraites. Si je pars de l'origine des prestations sociales pour vérifier si elle peut être appliquée aujourd'hui, je supprime l'allocation vieillesse à tous les soixante-huitards retraités qui jouent au tennis dans des clubs de vacances alors qu'ils sont encore en état de travailler … Le parent qui doit loger, vêtir, nourrir, … une famille comportant des enfants a plus de besoins que celui qui n'a pas ces charges. Jusqu'à preuve du contraire, que l'enfant fasse l'école buissonnière ou pas, il est légalement tenu d'assumer ces charges. Il me semble donc logique qu'il perçoive la contrepartie de ce pourquoi il a cotisé. Je suis bien d'accord, on est dans un système redistributif, mais venir conditionner l'octroi de prestations sociales à des éléments étrangers à la volonté de l'assuré ne me paraît pas juste. Si la proposition était plutôt de coller des amendes aux parents dont les enfants sèchent les cours, les réactions seraient-elles les mêmes ? alors que la réalité est identique.
Punu Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je propose de mon côté la suspension du salaire pour les fonctionnaires. Resteront uniquement ceux qui ont le souci du bien public.
Ash Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Je ne parle pas d'aptitude, mais bien de la difficulté à surveiller ses enfants : quand des parents quittent le domicile à 6h30 - 7h00 le matin et y rentrent à 18h30 - 19h00 le soir, ils ont des excuses ! Non, tout au plus c'est une explication. Avoir des "difficultés" à surveiller ses enfants ne signifie pas qu'ils seront mal élevés (car c'est de ça qu'il s'agit). Au passage l'exemple que tu cites, ce doit être environ quoi, presque la moitié des ménages, non ? Tout d'abord le lien entre sales gosses et parents loin d'être un exemple ne se vérifie pas toujours. Et ce n'est pas une raison pour leur faire cotiser pour des prestations sociales qu'on refuse de leur rendre ! Les allocs ce ne sont jamais un dû, mais il est vrai que l'état entretient la confusion en donnant l'impression de récompenser la seule existence des enfants. A partir du moment où l'enfant est mineur, à charge des ses parents qui ne peuvent pas le mettre dehors alors qu'ils doivent les assumer financièrement, la prestation est due, point barre. Si on nie cette règle élémentaire, qu'on supprime la cotisation aussi. Idéologiquement, l'allocation familiale existe pour encourager à la natalité mais voilà qu'on lui impute autre chose : en faire de bons enfants. Je ne sais pas si c'est une évolution récente ou simplement un retour à ce qui se faisait. Mais c'est vraisemblablement une marotte politicienne.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Qui sont faites pour s'en servir…Les allocations ont pour objet d'aider à l'éducation des enfants. Quelles qu'en soient les raisons (forcément plus ou moins bonnes), si les parents ne jouent pas leur rôle -ce qui est factuel- alors qu'il y ait sanction n'est pas choquant. C'est un principe de responsabilité, et en tant que libéral, à fortiori anarcap, je ne vois pas comment tu peux éluder ce point. Il s'agit ici d'une responsabilité pour le fait d'autrui (il n'y a aucune possibilité de contraindre physiquement ses enfants), je ne suis pas non plus d'accord avec l'article 1384 du code civil. En tant qu'anarcap, je suis totalement Rothbard quand il affirme que l'enfant est lui-même responsable de ses actes et que sa majorité devrait intervenir beaucoup plus tôt ! Je propose de mon côté la suspension du salaire pour les fonctionnaires. Resteront uniquement ceux qui ont le souci du bien public. +1
Ash Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Il s'agit ici d'une responsabilité pour le fait d'autrui (il n'y a aucune possibilité de contraindre physiquement ses enfants), je ne suis pas non plus d'accord avec l'article 1384 du code civil. En tant qu'anarcap, je suis totalement Rothbard quand il affirme que l'enfant est lui-même responsable de ses actes et que sa majorité devrait intervenir beaucoup plus tôt ! Mais on y viendra. A la fois par idéologie de l'enfant roi et du besoin de lui faire payer des impôts le plus tôt possible.
labbekak Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Non, tout au plus c'est une explication. Avoir des "difficultés" à surveiller ses enfants ne signifie pas qu'ils seront mal élevés (car c'est de ça qu'il s'agit).Au passage l'exemple que tu cites, ce doit être environ quoi, presque la moitié des ménages, non ? Oui, c'est une source de difficultés supplémentaires pour beaucoup de gens, certains parviennent à la surmonter, d'autre pas … Les allocs ce ne sont jamais un dû, mais il est vrai que l'état entretient la confusion en donnant l'impression de récompenser la seule existence des enfants. A partir du moment où ce qui justifie l'existence de la sécurité sociale, et donc le cortège de prélèvements qui vont avec, est le risque de situations particulières, il est normal que lorsque ces situations se présentent, la Sécu s'assume. Idéologiquement, l'allocation familiale existe pour encourager à la natalité mais voilà qu'on lui impute autre chose : en faire de bons enfants. Je ne sais pas si c'est une évolution récente ou simplement un retour à ce qui se faisait. Mais c'est vraisemblablement une marotte politicienne. C'est probablement une marotte politicienne, mais en attendant, elle occulte le fond du problème : doit-on obliger des ados qui n'en ont pas envie d'aller à l'école ?
Samahell Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 C'est un principe de responsabilité, et en tant que libéral, à fortiori anarcap, je ne vois pas comment tu peux éluder ce point. Perso, venant d'un libéral, a fortiori d'un anarcap, je trouve bizarre de cautionner ce genre de paternalisme étatique. L'état qui joue le rôle de parent des parents en agitant la carotte des alloc' pour inciter tel ou tel comportement me paraît dépasser de très loin le cadre libéral de la responsabilité. Je ne suis pas du tout d'accord avec cette idée.Les allocations familiales sont une prestation sociale justifiée par les cotisations sociales versées par les arrachées aux travailleurs. La plupart des ados qui sèchent joyeusement les cours sont bien souvent ceux dont les deux parents travaillent, et ont donc, par la force des chose, plus difficile à surveiller leurs enfants. Sanctionner le parent est dans ce sens profondément injuste. J'y vais peut-être au doigt mouillé mais je doute très sérieusement que ce soit ceux qui cotisent le plus pour les alloc' qui soient les plus susceptibles de se les faire sucrer par une mesure de ce genre. Est ce que le positionnement de LC et sa communication sont les bons sur le sujet ? Douteux en effet. Non seulement, d'un point de vue libéral, il est au mieux discutable de défendre cette mesure, mais en plus s'assimiler ainsi à la droite paternaliste ne me paraît absolument pas judicieux en terme d'image. L'UMP occupe déjà largement le terrain pour ceux à qui ça plaît, et ça n'attirera clairement pas les autres.
Esperluette Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Parce que tu trouves qu'actuellement dans le contexte d'obligation scolaire les rudiments de lecture, d'écriture et ne parlons pas de calcul sont assimilés par les élèves? Les fautes sont prodigieuses dans les copies jusqu'au lycée, et qu'on ne me parle pas de génération SMS patati patata , ça n'a rien à voir. Les profs ont perdu en professionnalisme, et me concernant quand j'étais petit mes parents ont fait bien plus pour mon orthographe et les mathématiques que mes maîtres d'école. Faudrait voir à ne pas confondre "scolarité obligatoire en primaire" et "EdNat obligatoire en primaire".
POE Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Il s'agit d'un exemple intéressant à développer pour favoriser une meilleure communication des idées libérales. En premier lieu, il me semble que le fait de se positionner pour une telle mesure ne permettra pas d'obtenir l'appui d'une majorité d'individu. Ensuite, dans la communication, le libéralisme apparait comme l'allié du gouvernement, même si le but premier est d'élargir le débat. Cet exemple peut permettre d'illustrer ce que je nommais guerre politique : -Etre violent contre l'ennemi signifie éviter d'approuver les mesures ou les propositions qu'il peut formuler. Critiquer beaucoup, approuver exceptionnellement. -Repositionner le débat sur les vrais problèmes. Ne pas hésiter à relancer le débat sur d'autres thèmes, ne pas hésiter à choquer, à élargir le débat. Bref, mener le combat des idées, être à l'avant garde. Dans notre exemple, revoir complètement la notion même d'allocations familiales, remettre en question l'école obligatoire, montrer le rôle de l'Etat dans la déresponsabilisation des individus. Comparer les alloc. avec d'autres domaines d'interventions où l'Etat est laxiste… -Agir sur le désir des individus d'avoir une vie meilleure. Dans notre exemple, pouvoir choisir l'école de son enfant, améliorer les résultats scolaires, construire des solutions alternatives pour les élèves en rupture…ne pas hésiter à évoquer des grands principes d'égalité, de liberté, de justice. -A la fin, faire des propositions concrètes de mesures politiques alternatives. -Faire tout cela avec le sourire, calmement, avec une diction parfaite. Bon, c'est facile à dire…
free jazz Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 L'objectif doit être la suppression des allocations familiales, mais comme il est irréaliste de vouloir le faire d'un seul coup, il s'agirait d'un petit pas en avant en vue de réhabituer les citoyens à la responsabilité, comme l'on fait pour désintoxiquer les drogués - le sevrage s'effectuant progressivement par des mécanismes incitatifs. A terme c'est la politique du planing familial, dont les effets de décivilisation sont connus, qui doit être attaquée et déconstruite.
Tremendo Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 C'est probablement une marotte politicienne, mais en attendant, elle occulte le fond du problème : doit-on obliger des ados qui n'en ont pas envie d'aller à l'école ? Le "on " , non, il n'en a pas la légitimité, seuls les parents. Perso, je ferais tout pour que mon gamin aille jusqu'au bout de ses études, mais on ne sait jamais ce qu'il en sera. Faudrait voir à ne pas confondre "scolarité obligatoire en primaire" et "EdNat obligatoire en primaire". Tout à fait, ce à quoi je disais que même en primaire et surtout en primaire, l'obligation n'est pas nécessaire; pour apprendre à compter et à écrire, mes parents, les bescherelles et autres bouquins de mathématiques ont été de meilleur enseignement que mes instits. Après tu peux mettre ça sur le compte de l'Ed nat, mais je pense qu'à ce niveau, une présence accrue des parents dans l'instruction du gosse est entièrement suffisant. Il n'y a qu'à se projeter dans la réalité, ça existe des parents qui font leurs propres cours à leurs enfants ou qui passent par des organismes reconnus pour des cours à domicile ou en ligne.
Ash Posté 13 janvier 2010 Signaler Posté 13 janvier 2010 Oui, c'est une source de difficultés supplémentaires pour beaucoup de gens, certains parviennent à la surmonter, d'autre pas … Non, la majorité des gens y surmontent. A partir du moment où ce qui justifie l'existence de la sécurité sociale, et donc le cortège de prélèvements qui vont avec, est le risque de situations particulières, il est normal que lorsque ces situations se présentent, la Sécu s'assume. Je ne saisis pas bien le rapport. C'est probablement une marotte politicienne, mais en attendant, elle occulte le fond du problème : doit-on obliger des ados qui n'en ont pas envie d'aller à l'école ? C'est surtout dévier de la question initiale : doit-on continuer de payer pour de "mauvais élèves/enfants" ? Et puis où est-il précisé que ça concerne les ados ? Il me semble que l'absentéisme survient de plus en plus tôt. Ce qui donnerait : Doit-on obliger la scolarisation d'un enfant de 10 ans ? C'est tout de suite moins tendance. Je crois que ce qui doit intéresser les libéraux ici, c'est le coût que ces irresponsabilités font porter à la société. Sans se faire d'illusions, je crois comme FJ que c'est toujours ça en moins. En tout ça ne ressemble pas à une injustice.
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