Aurel Posté 11 février 2010 Signaler Posté 11 février 2010 Bref, les avantages monétaire/fiscal/réglementaire ne semble pas bien éloignés de ce marché. Tu surestimes beaucoup ces aspects, autant que tu sous-estimes les aspects purement business de ces opérations.
Bastiat Posté 12 février 2010 Signaler Posté 12 février 2010 On s'égare en voulant traiter le management des entreprises en crise et le besoin des entrepreneurs de s'endetter pour développer leur(s) entreprise(s). Je reviens sur ce dernier point. S'endetter, c'est bien. Prendre des risques fait partie de la vie d'un entrepreneur. Il n'a souvent pas suffisamment de capitaux pour grossir, et ne souhaite pas diluer sa participation dans son entreprise, car il ne souhaite en général pas partager les bénéfices ni prendre le risque de se retrouver minoritaire un jour. Le banquier préfère effectuer un prêt car il se sait prioritaire en cas de liquidation de son client, et ne souhaite pas non plus s'impliquer dans l'entreprise comme un actionnaire. Il ne s'agit pas d'avoir un discourt pro ou anti-dette en sois. Les civilisations qui interdisent le crédit, stagnent, c'est entendu. Celles qui utilisent quasi exclusivement le crédit, se suicident. Ni moi ni Vincent ne condamnons le LBO ou le crédit en soit. Cependant celui-ci doit être réglé par la responsabilité et non par la loi (ou une BC). Dans un monde ou la production monétaire ne dépend pas du gosplan, des outils financiers innovant (permettent par exemple des usages comme ceux cités par roucou) accroitraient considérablement la demande relative de monnaie et DONC le prix du crédit accepté par le banquier et ce d'autant plus que l'activité qui y est associée est risquée (7, 8, 9% qui sait ?), cas typique d'une société en casi faillite reprise par LBO. Tandis que d'autres tendent à diluer (et non diminuer les risque) comme la titrisation. Il me semble donc que aujourd'hui l'apparition de ces outils devrait plutôt s'accompagner d'une hausse du taux d'intérêt des banques centrales hors c'est plutôt l'inverse qui se passe. Inversement il me semble que la baisse des taux serait plutôt la conséquences de la baisse du risque de l'activité économique, c-a-d amélioration des techniques de production permettant de diminuer la part relative du capital fixe ou l'amélioration des techniques de management, de logistique, ou d' "assurance" et de production permettant de lisser les risque sur des populations différentes.
Normous Posté 12 février 2010 Signaler Posté 12 février 2010 Le mécanisme de LBO est génial. Une fois de plus on tire à boulet rouge sur un outil et non sur les escrocs qui l'utilisent. C'est désespérant.Comme je n'ai pas vu de définition simple du LBO ici, je donne mon point de vue à l'aide d'un exemple courant. Un individu monte une entreprise. Celle-ci fait rapidement du bénéfice mais pas suffisamment pour investir comme il le faudrait et de toute les façons, la trésorerie est exsangue comme toute celle des boîte qui croissent. Le propriétaire opte alors pour une LBO qui consiste à racheter sa propre entreprise. Comme il est déjà propriétaire, c'est à la fois lui qui paie et reçoit les fonds. Opération blanche? Non car en fait c'est une banque qui lui prête le pognon. L'entrepreneur se retrouve donc toujours propriétaire de son entreprise mais AVEC des fonds considérables lui permettant d'investir et de remettre à flot sa trésorerie. La banque est remboursée avec les bénéfices réalisés. Tout se passe comme si l'entrepreneur avait reçu plusieurs années de bénéfice d'un seul coup. En outre, les intérêts de l'emprunt peuvent être déduits du résultat. Autre exemple: Un entrepreneur veut prendre sa retraite. Cette dernière est censée être assurée par la vente de l'entreprise. Si le propriétaire veut transmettre son entreprise à ses enfants, il n'a pas le choix: le LBO s'impose: les enfants, qui n'ont pas un rond, peuvent ainsi acquérir la boîte et leur père peut jouir de sa retraite. En effet, c'est l'entreprise achetée qui rembourse sa dette et non l'acheteur. Si les enfants sont déjà endettés par l'achat de leur domicile par exemple, le LBO leur permet d'acquérir l'entreprise de leur père malgré tout.
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