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Boycott et libéralisme


Paul L

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Bonsoir,

Lecteur régulier du site depuis quelques mois mais participant peu…

J'aurais aimé connaître votre avis concernant le boycott.

Réfléchissant ces derniers temps sur ce qu'il reste de pouvoir effectif au citoyen lambda dans nos belles démocraties occidentales, et me désolant une fois de plus que certaines personnes de mon entourage aient invoqué les diverses campagnes d'élections existantes, mon attention s'est portée sur cette notion de boycott.

Après tout, puisque l'Etat a un pouvoir d'intervention limité lorsqu'une multinationale délocalise malgré ses profits, lorsque l'environnement n'est pas respecté, lorsqu'une société pousse ses salariés à la dépression voire au suicide, la seule solution à la portée de nous autres, dans l'optique d'améliorer les conditions de vie de tout un chacun, n'est-elle pas le boycott? Je veux dire : le boycott pensé, rationnel, organisé, à grande échelle?

Exemple : une société de télécommunications est notoirement devenue un presse-cerveau qui impose des conditions de travail indécentes à ses employés. Si les consommateurs que nous sommes participaient, à grande échelle, à un boycott des produits de cette société, ne serait-ce pas le meilleur moyen d'améliorer ces conditions de travail?

Il me semble que cet outil qu'est le boycott s'accorde assez bien avec l'optique libérale. Mais la plupart d'entre vous connaissent bien mieux que moi la dite optique.

Je me permets de vous soumettre cette question, même si peut-être certains vont la trouver un peu simpliste. Votre avis de libéraux m'intéresse plus que celui des contributeurs de sites que j'ai plus l'habitude de fréquenter (sites moins… libéraux, en fait).

Merci de porter attention à mon message.

Posté
Exemple : une société de télécommunications est notoirement devenue un presse-cerveau qui impose des conditions de travail indécentes à ses employés.

Ton exemple, c'est du flan.

Mais pour répondre à ta question, oui, le boycott semble bien libéral kasher.

Posté

Libéral kasher mais apparemment méconnu et sous-employé. J'ai fait une recherche dans les posts du forum et pas la moindre mention du boycott.

Pourtant :

- c'est sans Etat

- c'est sans syndicat gauchiste

- c'est théoriquement une manière efficace d'agir sur le marché

donc ça devrait intéresser le bon libéral.

Quant à l'exemple, vois ça comme du flan si tu veux, mais je maintiens. On peut espérer travailler dans des conditions décentes, même si on n'est pas fonctionnaire.

Posté
Libéral kasher mais apparemment méconnu et sous-employé. J'ai fait une recherche dans les posts du forum et pas la moindre mention du boycott.

Pourtant :

- c'est sans Etat

- c'est sans syndicat gauchiste

- c'est théoriquement une manière efficace d'agir sur le marché

donc ça devrait intéresser le bon libéral.

Quant à l'exemple, vois ça comme du flan si tu veux, mais je maintiens. On peut espérer travailler dans des conditions décentes, même si on n'est pas fonctionnaire.

Tout le principe de concurrence repose sur le "boycott" en quelque sorte. Les consommateurs boycottent les firmes les moins compétitives et préfèrent acheter ailleurs.

Tu évoques le cas d'un boycott organisé et centralisé. C'est de la graine de collectiviste. Le libéralisme c'est justement l'application du "boycott" de façon individuelle par chaque consommateurs, selon ses préférences subjectives.

Ton exemple sur FT montre que tu t'informes par le biais des médias subventionnés par la Providence Généreuse et Douce. Tant pis pour toi, j'en ai marre des esclaves. Si tu décides de sortir la tête du trou, il y a un fil consacré à ce sujet sur le forum. Attention, la réalité est dure, mais drôle.

Posté
Tout le principe de concurrence repose sur le "boycott" en quelque sorte. Les consommateurs boycottent les firmes les moins compétitives et préfèrent acheter ailleurs.

En effet. Il y a d'ailleurs toujours forcément boycott dès lors qu'il y a rareté. Pas moyen que j'achète tout, donc je boycotte forcément tout ce que je n'ai pas choisi en fonction de mes priorités et de mes moyens.

Tu évoques le cas d'un boycott organisé et centralisé. C'est de la graine de collectiviste. Le libéralisme c'est justement l'application du "boycott" de façon individuelle par chaque consommateurs, selon ses préférences subjectives.

Bah, le libéralisme n'a rien contre une coopération consciente, organisée et centralisée, selon les préférences subjectives des participants. A moins que le libéralisme soit anti-firme…

Posté
Bonsoir,

Lecteur régulier du site depuis quelques mois mais participant peu…

J'aurais aimé connaître votre avis concernant le boycott.

Réfléchissant ces derniers temps sur ce qu'il reste de pouvoir effectif au citoyen lambda dans nos belles démocraties occidentales, et me désolant une fois de plus que certaines personnes de mon entourage aient invoqué les diverses campagnes d'élections existantes, mon attention s'est portée sur cette notion de boycott.

Après tout, puisque l'Etat a un pouvoir d'intervention limité lorsqu'une multinationale délocalise malgré ses profits, lorsque l'environnement n'est pas respecté, lorsqu'une société pousse ses salariés à la dépression voire au suicide, la seule solution à la portée de nous autres, dans l'optique d'améliorer les conditions de vie de tout un chacun, n'est-elle pas le boycott? Je veux dire : le boycott pensé, rationnel, organisé, à grande échelle?

Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de littérature chez les libéraux pour autant que je sache sur le boycott comme moyen de pression pour faire avancer le libéralisme dans les faits. Cela dit, ça existe quand même. J'ai relayé ici récemment l'idée de retrait des fonds du système bancaire pour réduire son pouvoir inflationniste. Il y a aussi l'idée déjà avancée de refuser d'acheter de le dette publique par exemple. Après tout, la dette publique, contrairement à l'impôt requiert des gens qui sont prêts à acheter les titres en question et qui peuvent donc en principe refuser de le faire sans avoir d'ennuis légaux.

Maintenant, une multinationale qui délocalise n'est pas coupable de violations de la norme libérale. Cela pourrait être l'effet de violations de ladite norme mais même dans ce cas, ce n'est pas la conséquence qu'il faudrait pointer du doigt, mais la cause. Pour l'environnement, ça dépend aussi évidemment de si on peut considérer la présumée violation comme une violation de droits de propriété d'un propriétaire légitime. D'un point de vue libéral, on ne peut pas polluer "l'environnement". L'environnement n'est pas une personne qu'on peut agresser. De même, "pousser au suicide" est des plus ambigus. Ne pas offrir des conditions de travail de rêve n'est pas un crime. Et ces conditions de travail et le salaire sont particulièrement déterminées par ce que les clients sont prêts à payer et par ce que les salariés peuvent se payer avec leurs salaires ce qui dépend à son tour de tout ce qui se passe en dehors de la firme, en particulier de l'accumulation du capital passée et en cours ou de son recul dans le monde entier, et la société en question ne peut pas décréter tout ça.

Exemple : une société de télécommunications est notoirement devenue un presse-cerveau qui impose des conditions de travail indécentes à ses employés. Si les consommateurs que nous sommes participaient, à grande échelle, à un boycott des produits de cette société, ne serait-ce pas le meilleur moyen d'améliorer ces conditions de travail?

A supposer qu'on pourrait trouver quelque violation de la norme libérale comme cause ultime des suicides en question, par exemple parce que les opportunités d'autres jobs sont réduites ou moins payantes qu'elles ne le seraient autrement sans interventionnisme dans la société et que donc FT peut se permettre d'imposer des conditions de travail qui ne pourraient prévaloir autrement, il n'est pas du tout clair que le boycott servirait l'objectif annoncé. A première vue, ce serait plutôt l'inverse. Si les salariés ne se sont pas déjà barrés, c'est qu'ils considéraient que c'était la meilleure options parmi les choix disponibles. Maintenant, que pourraient-ils gagner à ce que la demande pour les produits de la firme dans laquelle ils travaillent soit réduite? Après tout, en l'absence de changements dans les facteurs qui ont déterminé la situation initiale, plus un boycott serait massif, plus la pression à la baisse sur les salaires ou les licenciements serait importante. Qui peut sérieusement croire qu'une firme sans client pourrait payer des salaires plus hauts et offrir de meilleures conditions de travail?

Invité jabial
Posté

Le boycott c'est parfaitement légitime, et l'appel au boycott (interdit en France… mais pas aux USA) aussi. Quant aux syndicats gauchistes, ils ont parfaitement le droit d'exister en soi, comme les fachos et autres cinglés ; mais ils sont nos égaux devant la loi, ils n'ont pas le droit de se comporter comme une milice dans l'impunité. Séquestrations de patrons, tabassages d'employés non syndiqués, c'est la tôle. Piquets de grève, occupations d'usine, sabotage de matériel, c'est responsabilité financière solidaire de tous les individus impliqués sur les pertes occasionnées, plus le licenciement pour faute grave inclu dans le paquet, salarié protégé ou pas.

Posté
En effet. Il y a d'ailleurs toujours forcément boycott dès lors qu'il y a rareté. Pas moyen que j'achète tout, donc je boycotte forcément tout ce que je n'ai pas choisi en fonction de mes priorités et de mes moyens.

Bah, le libéralisme n'a rien contre une coopération consciente, organisée et centralisée, selon les préférences subjectives des participants. A moins que le libéralisme soit anti-firme…

et j'ajouterais anti-club de pétanque, et anti-église :icon_up:

Posté
Tout le principe de concurrence repose sur le "boycott" en quelque sorte. Les consommateurs boycottent les firmes les moins compétitives et préfèrent acheter ailleurs.

Exactement seulement je pense que la compétitivité (prix en tout cas), n'est plus le seul et unique argument de choix d'un produit: provenance du porduit, commerce équitable ou empreinte bio écolo pour public bobo (ou autre) font souvent l'objet d'une attention particulière.

Boycotter c'est discriminer, et discriminer c'est être libre de faire des choix, et ça c'est un tenant du libéralisme!

Tu évoques le cas d'un boycott organisé et centralisé. C'est de la graine de collectiviste.

Un groupe de consommateur peut très bien s'organiser pour mieux boycotter un produit visé qui ne respecte pas leur éthique ou leurs exigences, ça n'a rien de collectiviste.

Pour un exemple peut être plus frappant, j'ai entendu dire que l'histoire du Quick halal a fait beaucoup de mal à la firme en France dans les restos non halal.

Posté
Libéral kasher mais apparemment méconnu et sous-employé. J'ai fait une recherche dans les posts du forum et pas la moindre mention du boycott.

Si si, cela a existé : tu penses que c'est par exemple un boycott des produits informatiques, fabriqués avec des matières premières extraites par des quasi-esclaves en Afrique? Tu penses que c'est un boycott de tel ou tel fabricant de prêt à porter employant une main d'oeuvre traitée comme de la merde (amende quand tu es une femme qui tombes enceinte, travail forcé, etc.)? Tu penses que c'est un boycott de telle ou telle entreprise opérant dans des pays en -stan ou en Biélorussie? Ou un boycott des produits de la dictature tunisienne?

Non, ici, on a parlé de boycott une fois à ma connaissance, un boycott de Quick parce que cette entreprise proposait dans 7 de ses 400 restaurants français certains menus halal.

Posté
Le boycott c'est parfaitement légitime, et l'appel au boycott (interdit en France… mais pas aux USA) aussi.

Tout dépend du discours qu'il y a derrière pour le justifier. Je ne pense pas qu'on puisse dire n'importe quoi au sujet d'une marque.

Posté

Merci pour vos éclairages

Plutôt d'accord avec Remus.

Merci à xara pour ses explications intéressantes et à oscar pour le lien sur la comparaison des taux de suicide (qui effectivement me fait voir ce que j'avais cru comprendre d'un autre oeil, un point pour toi Lucilio).

Bref, revenons au monde de Mickey.

Dans le monde de Mickey, une firme ne respectant pas ses employés serait punie par le consommateur informé et boycottant, ceci en théorie ; et donc aucune firme d'importance ne se permettrait de faire travailler ses employés comme des Chinois dans les mines de sel (je caricature mais vous m'avez compris).

Dans le monde de Mickey, le clampin ne choisirait pas son produit uniquement grâce à l'étiquette PRIX mais également grâce à l'étiquette QUALITE DE PRODUCTION, tenant compte de critères sociaux et/ou environnementaux. Tout ceci suppose que le clampin soit éduqué/informé/ait envie d'agir pour améliorer la société ; que les firmes acceptent d'être étiquetées et jouent le jeu ; que l'étiquetage QUALITE DE PRODUCTION soit déterminé par des acteurs raisonnables, compétents et surtout non-corrompus …

…mais je vous rappelle que nous sommes dans le monde de Mickey.

Et pourquoi pas, dans ce monde-là, l'existence d'un "baromètre des firmes", tel un indice boursier, qui nous aiderait à choisir au moment d'acheter un PC par exemple, celui qui sort de l'usine la plus respectueuse de ses employés?

Evidemment, le monde de Mickey n'existe pas (enfin, si, mais sur le baromètre, je le vois pas au top, enfin pas temps que des employés innocents transpireront sous des costumes ridicules…)

Posté
Dans le monde de Mickey, une firme ne respectant pas ses employés serait punie par le consommateur informé et boycottant, ceci en théorie ; et donc aucune firme d'importance ne se permettrait de faire travailler ses employés comme des Chinois dans les mines de sel (je caricature mais vous m'avez compris).

Bof, non, le boycott n'a pas grand chose à jouer là-dedans.

Mais sinon, peux tu préciser si tu parles des mines de soufre chinoises ou des conditions "intolérables" dans lesquelles les employés de France Télécom travaillent ? Parce que là on ne sait pas ce que tu dénonces et donc il va être difficile de te répondre.

Enfin, pourquoi utiliser une expression comme "le monde de Mickey" alors que "dans un monde parfait" était largement compréhensible ? Est-ce une volonté d'abaisser le débat, ou bien d'être méprisant ?

Posté
Tout le principe de concurrence repose sur le "boycott" en quelque sorte.

Non, à la limite sur la discrimination, mais le boycott non, à moins de changer le sens des mots.

Tu évoques le cas d'un boycott organisé et centralisé. C'est de la graine de collectiviste.

:icon_up:

Oui, c'est comme jouer dans une équipe de sport collectif (football, rugby), c'est du collectivisme et c'est contraire au libéralisme. Ou organiser un barbecue entre copain, c'est du collectivisme, vu qu'on est plus de un au total.

Le libéralisme c'est justement l'application du "boycott" de façon individuelle par chaque consommateurs, selon ses préférences subjectives.

Non, le boycott ce n'est pas du tout cela. Il manque l'intentionalité : dans le choix ordinaire de consommation, on cherche un paquet de chips, et on achète l'un plutôt qu'une dizaine d'autres. Choisir l'un ne revient pas à dire que l'on boycotte les autres, c'est un abus de langage et c'est faux, c'est juste que l'on préfère l'un à la dizaine d'autres.

En somme, c'est même le contraire du boycott.

Merci pour vos éclairages

Faudrait voir à éviter de parler du monde de Mickey, mais bon, mettons cela sur le compte de ton côté noob.

Lis ceci :

L’industrie informatique veut en finir avec les conflits armés au Congo

Comme l’or, le diamant, le coltan, le tungsten, l’étain extrait en République Démocratique du Congo entretien la guerre civile et l’esclavage des enfants. Ces matières premières fournissent des revenus aux armées de fortune avides de fonds pour financer leur armement.

Suite à un rapport de l’ONG Global Witness sur le manque de transparence du marché de l’étain, les sociétés d’exploitation et les principaux acteurs de l’informatique - Apple, Dell, HP, Sony, Intel, et Nokia notamment – viennent de s’associer pour mettre en place un système de traçabilité de l’étain afin d’éviter de soutenir le trafic et les conflits en République Démocratique du Congo.

Le pilote est mené par l’association professionnelle de l’industrie de l’étain (ITRI) dans le nord et le sud Kivu. Il permettra de connaître exactement la provenance (adresse exacte de la mine) de chaque minerai. Cette traçabilité devrait permettre d’éviter les mines de l’Est du pays qui sont majoritairement contrôlées par des milices.

Posté
En effet. Il y a d'ailleurs toujours forcément boycott dès lors qu'il y a rareté.

Vérifié il y a quelques semaines avec les régionales. Les électeurs avaient en gros le choix entre des débiles et des mongaulliens.

Posté
Libéral kasher mais apparemment méconnu et sous-employé. J'ai fait une recherche dans les posts du forum et pas la moindre mention du boycott.

Pourtant :

- c'est sans Etat

- c'est sans syndicat gauchiste

- c'est théoriquement une manière efficace d'agir sur le marché

donc ça devrait intéresser le bon libéral.

Quant à l'exemple, vois ça comme du flan si tu veux, mais je maintiens. On peut espérer travailler dans des conditions décentes, même si on n'est pas fonctionnaire.

Sur le plan légal il est je crois interdit de faire un appel public au boycott, à vérifier.

Dans ce cas une réforme clairement libéral serait de restaurer la liberté d'expression pour pouvoir le faire.

Su le plan de l'efficacité, ça peut jouer à la marge mais ça dépend des caractéristiques du marché, il faut qu'il y ait déjà concurence pour boycotter.

On ne boycott pas la "sécu" …

Pour une société ou les gens sont liés par un abonnement l'effet serait de moindre ampleur, mais de plus long terme. Donc probablement moins efficace.

On peut boycotter comme client, mais aussi comme employé, mais ça ne marche que dans un marché libre et fluide de l'emploi (avec de la concurence) où l'on peut DONC trouver un autre job facilement.

Posté
On peut boycotter comme client, mais aussi comme employé, mais ça ne marche que dans un marché libre et fluide de l'emploi (avec de la concurence) où l'on peut DONC trouver un autre job facilement.

D'accord avec toi. Ce qui m'amène à me demander si le système dominant actuel n'a pas intérêt à conserver un taux de chômage élevé pour exister.

J'en profite pour soumettre à ceux que ça intéresse la lecture de ce lien :

http://www.legrandsoir.info/Chomsky-L-educ…ss-Warfare.html

Ceci dans le but de demander aux étudiants voire spécialistes en sciences économiques (j'ai cru comprendre qu'il en rôdait quelques-uns sur ce forum) ce qu'ils pensent de ce que dit Chomsky sur Adam Smith.

P.S. Alors, oui, Chomsky, le lien "www.legrandsoir.." OK, mais rassurez-vous il n'y a aucune provocation, j'ai lu la charte du forum. C'est juste que votre avis m'intéresse plus que celui des commentateurs habituels de ce genre d'articles (qui ont tendance à déifier le bon père Chomsky sans arguments)

Posté
D'accord avec toi. Ce qui m'amène à me demander si le système dominant actuel n'a pas intérêt à conserver un taux de chômage élevé pour exister.

J'en profite pour soumettre à ceux que ça intéresse la lecture de ce lien :

http://www.legrandsoir.info/Chomsky-L-educ…ss-Warfare.html

Ceci dans le but de demander aux étudiants voire spécialistes en sciences économiques (j'ai cru comprendre qu'il en rôdait quelques-uns sur ce forum) ce qu'ils pensent de ce que dit Chomsky sur Adam Smith.

P.S. Alors, oui, Chomsky, le lien "www.legrandsoir.." OK, mais rassurez-vous il n'y a aucune provocation, j'ai lu la charte du forum. C'est juste que votre avis m'intéresse plus que celui des commentateurs habituels de ce genre d'articles (qui ont tendance à déifier le bon père Chomsky sans arguments)

La seule chose d'origine humaine qui perpétue le chômage sont les impôts délirants et les règlementations absurdes du travail.

Par exemple, le SMIC qui n'est rien d'autre qu'une interdiction de travailler, spécialement contre les jeunes peu qualifiés, les immigrés, les handicapés, etc.

Le big syndicalisme, et le big business qui copinent avec l'Etat passent évidement du temps à modeler la loi pour leurs intérêts catégoriels (parfois contradictoires mais pas toujours).

Par exemple les textes qui visent à dés-inciter un salarié à partir (primes diverses d'anciennetés obligatoires), ne concourent pas exactement à la fluidité du marché du travail, ce n'est évidement pas un "cadeau" ou un "acquis" mais une manière de rendre les gens plus dépendants qui ne coute rien (prélevé sur la masse salariale en substitution disons du salaire).

Sur la division du travail et la position de Smith vue par Chomsky. Je n'ai lu que des textes isolés de Smith, en particulier sur les impôts, qu'ils condamne et limite fortement.

Chomsky, du point de vu libéral est hors sujet. On s'en fou, personne n'oblige des gauchiste à travailler dans des entreprises ou on pratique la division du travail.

Rien ne les empêche de fonder une coopérative de production selon ce modèle, type scop, avec vote des salariés et tout.

C'est juste indispensable à un niveau de vie aux standards contemporain, y renoncer impliquerait donc une forte baisse du niveau de vie à la quelle personne ne veut consentir. Surtout les gauchos toujours accroché comme des sangsues à l'argent des autres. Cessez donc de vouloir le bien des autres contre leur gré.

Posté
C'est juste indispensable à un niveau de vie aux standards contemporain, y renoncer impliquerait donc une forte baisse du niveau de vie à la quelle personne ne veut consentir.

1. C'est très vague, "baisse du niveau de vie" : si on arrête de fumer, rouler en voiture, manger de la viande deux fois par jour, de changer régulièrement ses fringues, son portable et sa télé, peut-on parler de baisse de niveau de vie?

2. Quel avenir pour le système en place, lorsqu'il n'assurera plus le niveau de vie que d'un pourcentage limité de la population?

Cessez donc de vouloir le bien des autres contre leur gré.

Tout à fait d'accord. Dans un monde idéal, les gens prendraient eux-mêmes les décisions et les initiatives les plus raisonnables. C'est pour ça que les idées libérales m'intéressent.

Cependant, j'ai l'impression qu'elles ne tiennent absolument pas compte d'un fait : les écarts culturels et financiers entre les hommes, et ce dès la naissance. Sans parler de la santé.

On pourrait tous jouer ensemble au poker, mais celui qui commence la partie avec 100 dollars et qui connaît les règles aura certainement plus de chances de gagner que le mec qui n'a jamais joué et qui a 10 dollars en poche.

Evidemment, il y a des contre-exemples , notamment parmi les habitués du forum, et les gars qui gagnent une partie uniquement grâce à leur volonté et leur intelligence sont certainement les hommes les plus valables qui existent. N'empêche qu'à l'échelle de la société, ils restent des cas à part.

Tout ça pour dire que s'il n'y avait personne pour vouloir le bien des autres, on reviendrait sans doute rapidement au temps de l'Empire Romain : patriciens vs miséreux et esclaves. Notre société a dépassé ce stade il y a à peine un siècle et demi, et les progrès restent fragiles.

Cela dit, je ne confonds pas non plus assistanat et éducation. Alors, oui aux recettes libérales, mais avec une grosse louche d'éducation.

Posté

Le progrès des plus avantagés tire la société vers le haut, il profite aussi aux désavantagés.

Et l'éducation de base coûterait moins cher "danzunesociétélibre" (en considérant "ce qu'on ne voit pas" si on veut comparer avec actuellement)

Posté
2. Quel avenir pour le système en place, lorsqu'il n'assurera plus le niveau de vie que d'un pourcentage limité de la population?

J'attends toujours les émeutes de la faim dans les pays ultra-libéraux.

On pourrait tous jouer ensemble au poker, mais celui qui commence la partie avec 100 dollars et qui connaît les règles aura certainement plus de chances de gagner que le mec qui n'a jamais joué et qui a 10 dollars en poche.

Tout ça pour dire que s'il n'y avait personne pour vouloir le bien des autres, on reviendrait sans doute rapidement au temps de l'Empire Romain : patriciens vs miséreux et esclaves. Notre société a dépassé ce stade il y a à peine un siècle et demi, et les progrès restent fragiles.

Apprend les règles à celui qui ne les connaît pas.

Méfie-toi du collectif, les statistiques montrent qu'il y aura toujours des opérés de la honte.

Invité jabial
Posté
Si si, cela a existé : tu penses que c'est par exemple un boycott des produits informatiques, fabriqués avec des matières premières extraites par des quasi-esclaves en Afrique? Tu penses que c'est un boycott de tel ou tel fabricant de prêt à porter employant une main d'oeuvre traitée comme de la merde (amende quand tu es une femme qui tombes enceinte, travail forcé, etc.)? Tu penses que c'est un boycott de telle ou telle entreprise opérant dans des pays en -stan ou en Biélorussie? Ou un boycott des produits de la dictature tunisienne?

Non, ici, on a parlé de boycott une fois à ma connaissance, un boycott de Quick parce que cette entreprise proposait dans 7 de ses 400 restaurants français certains menus halal.

C'est révélateur :icon_up:

Ceci dit quelque chose me fait tiquer : c'est quoi un "quasi-esclave" ? On est esclave ou on ne l'est pas.

Tout dépend du discours qu'il y a derrière pour le justifier. Je ne pense pas qu'on puisse dire n'importe quoi au sujet d'une marque.

La découverte de la vérité nécessite la liberté de parole.

Posté
Cependant, j'ai l'impression qu'elles ne tiennent absolument pas compte d'un fait : les écarts culturels et financiers entre les hommes, et ce dès la naissance. Sans parler de la santé.

On pourrait tous jouer ensemble au poker, mais celui qui commence la partie avec 100 dollars et qui connaît les règles aura certainement plus de chances de gagner que le mec qui n'a jamais joué et qui a 10 dollars en poche.

Dans le poker, ce qu’un gagne, l’autre perd. Pas dans l’économie.

La vie n’est pas un jeu.

Posté
Tout dépend du discours qu'il y a derrière pour le justifier. Je ne pense pas qu'on puisse dire n'importe quoi au sujet d'une marque.

Si, d'ailleurs une boite peut dire totalement n'importe quoi sur elle-même, généralement en positif…

Sur les questions de diffamation (tant pour les personnes morales que physique), je suis très partisan du "duel judiciaire refusable".

https://www.liberaux.org/index.php?showtopi…st&p=403461

https://www.liberaux.org/index.php?showtopi…st&p=403564

Il ya surement matière à développer l'idée qui me semble géniale.

1. C'est très vague, "baisse du niveau de vie" : si on arrête de fumer, rouler en voiture, manger de la viande deux fois par jour, de changer régulièrement ses fringues, son portable et sa télé, peut-on parler de baisse de niveau de vie?

D'abord, je ne considère pas les loisirs comme une dépense superflue, les hommes ne sont pas des machines, ils sont aussi nécessaires que le reste à l'équilibre humain. Que ce soit le sexe, la lecture, un match de foot, un tour à Disneyland, une soiré "séries télé" ou dans un bar avec des amis, chacun ses préférences. Le niveau de vie inclue aussi, la sécurité du travail sur un chantier, ou les soins.

On a très peu conscience de l'incroyable somme d'information qui est véhiculée à chaque instant entre 6 Milliards d'êtres humains dont les activités sont coordonnées par le système des prix (malgré les entraves pléthoriques qui y sont mises). La division du travail ne s'arrête pas à l'exemple manufacturier de Smith elle touche tous les aspect de la vie comme la possibilité de se plaindre en justice, les juristes sont des gens spécialisés comme les autres, les médecins.

A l'extrême l'interdiction totale de la division du travail revient à interdire aux gens de travailler ensemble ou d'échanger s'ils ne font pas exactement la même chose tout le temps. Concrètement c'est presque égal à tout faire tout seul ou a deux, avec ses seules compétences et connaissances, c'est a dire rien, c'est à dire la famine et la mort rapide, ou la vie quasi préhistorique si l'on a le temps de s'adapter.

A l'autre extrême on a les taches abêtissantes répétitives, faites à la chaine, celles-ci tendent tout de même à se réduire avec les progrès de la mécanisation.

2. Quel avenir pour le système en place, lorsqu'il n'assurera plus le niveau de vie que d'un pourcentage limité de la population ?

Cependant, j'ai l'impression qu'elles ne tiennent absolument pas compte d'un fait : les écarts culturels et financiers entre les hommes, et ce dès la naissance. Sans parler de la santé.

Evidemment, il y a des contre-exemples , notamment parmi les habitués du forum, et les gars qui gagnent une partie uniquement grâce à leur volonté et leur intelligence sont certainement les hommes les plus valables qui existent. N'empêche qu'à l'échelle de la société, ils restent des cas à part.

Cela dit, je ne confonds pas non plus assistanat et éducation. Alors, oui aux recettes libérales, mais avec une grosse louche d'éducation.

Le "système" il n'y a pas UN systèmes, mais DES systèmes (encore heureux qu'il n'y ait pas d'organe de planification mondiale). Si vous persévérez dans les idées libérales, vous verrez qu'il y a deux approches majeures, l' 'apriorisme' et l' 'évolutionnisme'. Le terme 'recette s'appliquerais plutot au premier.

Pour ma part je suis plutot évolutionniste (Hayek, Herbert Spencer, etc..). Considérant les limites de la raison humaine à produire des règles apriori, je juge l'apriorisme totalement insuffisant (mais absolument indispensable). Et une troisième, trop répandue, de libéraux égarés par le positivisme et l'utilitarisme socialiste.

Les systèmes les moins bons (l'union soviétique, etc. pour prendre les caricatures) disparaissent et sont remplacées par les autres. d'où l'absolu nécessité de combattre l'uniformité politique (l'harmonisation comme ils disent, nécessairement totalitaire à terme) pour préserver le progrès en la matière. Malheureusement ça n'est plus tout à fait à l'échelle de temps d'une vie.

Les différences entre les gens (Quantitatives ET Qualitative) sont leur seul motif d'échange, de progrès et d'aide mutuel. La misère est leur état naturel, c'est par la coopération (même impersonnelle et permise par les système des prix) qu'il s'en sortent.

Posté
Si, d'ailleurs une boite peut dire totalement n'importe quoi sur elle-même, généralement en positif…

Oui, bien sûr, mais si quelqun répand une information fausse qui dit que telle marque empoisonne les individus, ne respecte pas la vie, tu peux être certain qu'on va lui coller une armée d'avocats et qu'il perdra son procès.

Posté
A l'extrême l'interdiction totale de la division du travail revient à interdire aux gens de travailler ensemble ou d'échanger s'ils ne font pas exactement la même chose tout le temps.

Tout à fait d'accord, mais ce n'est pas parce qu'on refuse de revenir sous l'Empire qu'on préfère le Paléolithique. La division du travail est incontournable à moins de changer radicalement et de faire un immense bond en arrière. Mais comme vous le rappelez, l'extrême abêtissant (j'inclue sous cette appellation tous les métiers "sans âme" ni sens) est absolument à éviter.

Jaurès dans un de ses discours disait en gros que tout homme doit savoir bien faire son métier, mais aussi connaître parfaitement sa machine (exemple de l'ouvrier) et donc pour ça avoir du temps en dehors de son temps de travail pour se cultiver et comprendre. C'est me semble-t-il ce qu'il manque aujourd'hui. Après, ce débat peut être long, car vous me rétorquerez que les hommes n'ont qu'à lire des bouquins ou prendre des cours du soir au lieu de s'affaler devant le Bigdil (je caricature). C'est vrai qu'on a la choix, mais là encore c'est une histoire d'éducation.

Le "système" il n'y a pas UN systèmes, mais DES systèmes (encore heureux qu'il n'y ait pas d'organe de planification mondiale).

Le constat d'une uniformisation des modes de vie me fait dire qu'on se rapproche d'UN système. Complexe mais unique.

Les systèmes les moins bons (l'union soviétique, etc. pour prendre les caricatures) disparaissent et sont remplacées par les autres.

Certes, et aucun n'est à l'abri de la disparition.

Les différences entre les gens (Quantitatives ET Qualitative) sont leur seul motif d'échange, de progrès et d'aide mutuel. La misère est leur état naturel, c'est par la coopération (même impersonnelle et permise par les système des prix) qu'il s'en sortent.

Un mélomane rencontre un athlète, les deux sont novices dans le domaine de prédilection de l'autre. S'ils s'entendent et qu'ils échangent, les deux vont apprendre et progresser. C'est sûr.

Mais ce n'était pas mon propos.

Posté

L'enseignement du calcul, de la lecture et de l'écriture est certe essentielle, mais le monopole centralisé d'une organisation au main d'un gouvernement ou d'une organisation privées telle qu'un syndicat (ou pire les deux) n'est certainement pas la bonne façon d'aider les gens.

Un mélomane rencontre un athlète, les deux sont novices dans le domaine de prédilection de l'autre. S'ils s'entendent et qu'ils échangent, les deux vont apprendre et progresser. C'est sûr.

Mais ce n'était pas mon propos.

Il y a deux genre de raisons pour les quelles les gens peuvent être inégaux.

La première parce qu'ils vivent sous le règne du Droit ou du moins sous quelque chose qui s'en rapproche au point de rendre la spoliation dangereuse dans la plus par des cas pour celui qui s'y essaye. et certains sont moins doués et ou moins chanceux que d'autres.

La seconde parce qu'ils vivent dans un genre de système qui favorise le vol, la corruption, l'impôt. Alors certains s'enrichissent en spoliant les autres, par toute les formes de violences et de tromperies possibles dans le dis système.

Je n'ai rien à dire dans le premier cas si ce n'est quelques idées sur la manière d'améliorer les choses pour le futur, et prendre la défense de quelques cas scandaleux.

Pour moi, la France bascule de plus en plus dans la seconde catégorie, celui de la destruction du Droit , le reste suit.

Note: le Droit avec une majuscule, c'est un nom propre, il est lié à la nature humaine donc unique et nous progressons dans sa découverte siècles après siècles comme dans les autres sciences humaines, il ne s'invente pas au grès des modes idéologiques.

Oui, bien sûr, mais si quelqun répand une information fausse qui dit que telle marque empoisonne les individus, ne respecte pas la vie, tu peux être certain qu'on va lui coller une armée d'avocats et qu'il perdra son procès.

oui c'était mon propos.

Je développe l'idée de duel judiciaire refusable.

Chacun dispose d'un genre de casier judiciaire supplémentaire, dédié à cet usage, il est public donc consultable sur le net.

Vous dites quelques choses qui déplait à un autre et il vous attaque en justice.

deux options

1 vous refusez, c'est indiqué sur votre casier.

2 deux vous acceptez et le résultat du procès est indiqué sur le casier des 2 parties. Il n'a pas de sanction autre.

Ainsi les affabulateurs et les menteurs chroniques devraient perdre en crédibilité.

On peut évidement toujours être attaqué pour les dommages subits de manière directe, évidente, chiffrables, etc., du fait de ses propos. Par exemple pour provocation publique au crime.

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