Invité rogermila Posté 8 septembre 2010 Signaler Posté 8 septembre 2010 je place nettement plus par moi même pour ma retraite par capitalisation ….. et les scenarios les plus optimistes sur ma stratégie de placement ne me donnent pas plus de 40% de mes revenus actuels en rente en euros constants, évidemment c’est en ne touchant pas le capital, mais il me semble choquant de calculer une stratégie de rente en pariant qu’on va mourir a un certain âge Et qu'est-ce qui t'empêchera de faire convertir ta capitalisation (ou une partie seulement) en rente viagère ?
Fuego Posté 14 septembre 2010 Signaler Posté 14 septembre 2010 Sondage IREF-IFOPPlus de 82 % des Français sont pour la capitalisation Un sondage réalisé par l’IFOP, à la demande de l’IREF, démontre que lorsqu’on pose la vraie question aux Français, ils donnent des réponses assez surprenantes. La question était ainsi libellée : « Aujourd’hui, dans le système par répartition, si vous êtes en activité vos cotisations sont entièrement utilisées pour payer les pensions des retraités actuels. Si vous aviez la possibilité de mettre une partie de ces cotisations retraites dans un compte épargne retraite personnel par capitalisation le feriez-vous ? » La réponse est oui pour 82 % des personnes sondées. Lire les détails du sondage dans le document attaché. http://irefeurope.org/content/les-fran%C3%…-capitalisation
Invité Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Quand ce programme de repartition nous aura tous mis sur la paille, je crois que le discours collectiviste eco fraternel donnera des boutons a tout le monde, a quelques dinosaures pres du parti communiste (ils se sont convaincus que ca ne marche pas parce que les gouvernements successifs font expres de le couler car ils sont liberaux). Finalement, je devrais remercier le petit genie qui a mis ce foutoir en place. Le vent de la mode va tourner de sens.
neuneu2k Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Et qu'est-ce qui t'empêchera de faire convertir ta capitalisation (ou une partie seulement) en rente viagère ? Je n'aime pas parier sur la mort de mes contemporains.
Aurel Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Quelqu'un a vu Madelin hier soir chez taddéi ? Mon sentiment, c'est qu'il s'est fait tailler un beau costard en beauté par Jorion. Il s'est fait avoir sur la forme.
Invité jabial Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 De toute façon il n'y a pas de miracle, un débat télévisé c'est comme pierre-papier-ciseaux. Les arguments A battent les arguments B qui battent les arguments C qui battent les arguments A. Donc ça sert à rien d'avoir un discours préparé avec les faits et les chiffres, même si c'est utile on peut toujours se voir répondre que la Terre est plate et que ça se voit. Il faut surtout bien connaître son interlocuteur. Ce qui compte c'est de gagner le débat, pas de présenter les arguments les plus intelligents — pas à la télé. À l'inverse, quand on oppose deux textes écrits et que les gens vont lire les deux, il faut jouer la carte des faits et des chiffres à fond et tout sourcer aussi professionnellement que possible.
Invité Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Il y a des arguments dans les debats tele ? Je n'avais jamais remarque. Et surtout, ca manque de no life qui maitrisent l'art du troll et de la subversion aussi. Je devrais une fois y aller pour leur montrer comment on fait.
Sous-Commandant Marco Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Quelqu'un a vu Madelin hier soir chez taddéi ? Mon sentiment, c'est qu'il s'est fait tailler un beau costard en beauté par Jorion. Il s'est fait avoir sur la forme. En effet. Jorion a parlé après Madelin et ça lui a permis de contrer ce dernier beaucoup plus facilement.
Aurel Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 En effet. Jorion a parlé après Madelin et ça lui a permis de contrer ce dernier beaucoup plus facilement. L'amalgame était évident, pour peu qu'on connaisse le sujet, ce qui n'était pas le cas de l'auditoire. Or, Madelin est resté technique et a permis à Jorion de balancer son mensonge gros comme une maison sans que personne ne s'en émeuve. Malgré ses efforts pour contrer Jorion, l'effet était déplorable. Plus il était défensif, plus les invités lui étaient hostiles. Dansa ce genre de sable mouvant, difficile de trouver prise, même pour un vétéran comme Madelin. Je saurai dorénavant que Jorion est une crapule et qu'avec lui, tous les coups sont permis.
Sous-Commandant Marco Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 L'amalgame était évident, pour peu qu'on connaisse le sujet, ce qui n'était pas le cas de l'auditoire. Or, Madelin est resté technique et a permis à Jorion de balancer son mensonge gros comme une maison sans que personne ne s'en émeuve. Malgré ses efforts pour contrer Jorion, l'effet était déplorable. Plus il était défensif, plus les invités lui étaient hostiles. Dansa ce genre de sable mouvant, difficile de trouver prise, même pour un vétéran comme Madelin. Je saurai dorénavant que Jorion est une crapule et qu'avec lui, tous les coups sont permis. En effet, Jorion a porté plusieurs coups en-dessous de la ceinture, par exemple en mentant effrontément au sujets des retraites aux Etats-Unis. Mais ça est passé très bien. Il faudra que je me repasse la vidéo pour trouver ses points faibles.
Invité Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Mais il ne faut jamais l'ouvrir en premier, erreur de debutant de vers de tv.
Sous-Commandant Marco Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Mais il ne faut jamais l'ouvrir en premier, erreur de debutant de vers de tv. C'est Taddéï qui distribue la parole et il a fait parler Madelin en premier, vu que c'était le premier dans l'ordre protocolaire. Lorsque Jorion a parlé, il était déjà auréolé de sa prévision de la crise des subprimes.
Invité Posté 15 septembre 2010 Signaler Posté 15 septembre 2010 Je prefere laisser commencer mon ami Jorion qui doit avoir un point de vue au moins aussi passionnant que le mien, et voila c'est fait. Le presentateur le sait bien que le premier se fait allumer par les critiques des seconds. C'est tellement plus simple. Le premier qui se laisse offir la parole se tire une balle dans le pied, a moins qu'il ne parle de foot, et encore. Puis la crise des subprimes, Nostradamus aussi l'a predit. Peter Schiff aussi. Et meme ma prof d'eco. Ce n'est pas un gage de qualite.
Pax In Terris Posté 16 septembre 2010 Signaler Posté 16 septembre 2010 Je me dois d'intervenir encore sur le sujet de la retraite par capitalisation. Peut-être faudra-t-il que j'intervienne encore une centaine de fois pour que les gens comprennent bien de quoi il s’agit. Le texte qui suit est un peu long, mais je prie mes lecteurs de le lire attentivement, et même de le relire pour être sûr de l’avoir bien compris. Afin d’être sûr d’être bien lu je poste un message en tout point identique dans les deux fils de discussion actuellement ouverts sur liberaux.org sur le thème de la retraite : «Campagne pour la capitalisation» et «Comment sauver nos retraites ? (Jacques Bichot), conférence de l'université d'été du PLD». Voici ce qu'il faut savoir : 1) Évitons d'employer l'expression «fonds de pension» : c'est de la novlangue, cette dénomination induit les gens en erreur, ou alors cela fait référence à des choses qui se font dans d'autres pays et qu'il n'est pas forcément opportun d'imiter. 2) La retraite par capitalisation et la retraite par répartition existent en France depuis des millénaires. Contrairement à ce que certains affirment, ces institutions ne sont pas récentes et ne viennent pas de l'étranger. 3) Par définition, on appelle «retraite par répartition» un système fondé sur l'extorsion de fonds ou l'esclavage. 4) Par définition, on appelle «retraite par capitalisation» un système fondé sur la propriété privée. 5) Comme la retraite par capitalisation et la retraite par répartition existent en France depuis des millénaires, il y a en France depuis toujours des textes de lois qui les régissent, notamment dans le code civil, et, plus récemment, dans le code des assurances. Selon l'usage immémorial français et selon la loi française, a) Lorsqu'un système de «retraite par répartition» génère un revenu, celui-ci est nommé «pension». b ) Lorsqu'un système de «retraite par capitalisation» génère un revenu, celui-ci est nommé «rente viagère». Surtout, ne confondons pas ces deux dénominations : «pension» et «rente viagère» : elles signifient exactement le contraire l'une de l'autre. Il s'ensuit que l'expression «fonds de pension» désigne soit un système de retraite par répartition, soit quelque chose de tellement mal traduit depuis une langue étrangère que cela perturbe gravement les esprits de ceux qui emploient ou qui entendent cette expression. 6) Plus précisément, il faut connaître succinctement l'histoire de la retraite par capitalisation : Il s'agit d'abord d'un usufruit, c'est-à-dire une propriété privée sur des biens matériels qui s'éteint à la mort de son titulaire. Cela a toujours existé, même aux époques les plus sombres du Moyen Âge, lorsqu'il n'y avait ni gouvernement ni économie marchande, ce qui montre que la retraite par capitalisation est tellement forte qu'elle ne dépend ni de l'existence d'un gouvernement ni d'une économie marchande. L'usufruit portait sur un bien qui générait un revenu, en l'occurrence il s'agissait presque toujours d'une terre agricole. Notons au passage qu'autrefois le mot «rente» n'avait qu'un seul sens : il désignait le revenu qu'un propriétaire percevait de la détention d'une terre agricole. Quant à l'expression «rente viagère», elle désignait autrefois exclusivement une forme particulière de rente, à savoir une rente (provenant d’une terre agricole) qui s'éteint au décès de son titulaire. Par la suite, une diversification est apparue, et les gens se sont mis à détenir des usufruits sur des biens plus divers (par exemple des parts de sociétés). Les revenus générés par ces biens détenus en usufruit ont été à leur tour nommés «rentes viagères». Au dix-neuvième siècle sont enfin apparues des sociétés ayant pour but de gérer le versement de revenus aux vieillards. L’apparition de ces sociétés a créé une nouveauté permettant d’accroître considérablement la liberté de décision des gens. Pour donner une image, disons que schématiquement, il y a la même différence entre un usufruit sur un bien et un contrat de retraite par capitalisation géré par une société qu’entre un contrat de prêt entre deux individus et un livret d’épargne géré par une banque. Ces contrats gérés par des sociétés ont précisément pour objet de donner aux clients une grande liberté de choix (par exemple en ce qui concerne les dates et les montants des versements), ainsi qu’une prestation de gestion. Ces contrats sont assez complexes à gérer, et c’est cette même complexité qui est la cause qu’ils n’ont pas pu apparaître avant le dix-neuvième siècle. Connaître le fonctionnement exact de ces contrats n’est pas nécessaire au grand public mais, pour ceux de mes lecteurs qui seraient intéressés, sachez que c’est précisément l’objet du plus long texte que j’ai publié. Mais, je l’avoue, il n’est pas très clair : je devrai le réécrire. Ce que chacun doit savoir, en revanche, c’est ce qui suit. Tout d’abord, les contrats de retraite par capitalisation sont, pour les clients, fondamentalement des formes de détention d’usufruit, même si, de fait, le mot «usufruit» n’est pas employé. Ces contrats sont simplement désignés par le revenu qu’ils génèrent : on les appelle donc des contrats de rente viagère. Quant aux sociétés qui gèrent les contrats de retraite par capitalisation, on les appelle des «sociétés d’assurance vie» , ou «sociétés d’assurance sur la vie» ou encore «sociétés effectuant des opérations d’assurance sur la vie et de capitalisation». Le nom même de ces sociétés fait directement allusion à la retraite par capitalisation. En effet, le but d’un système de retraite par capitalisation est précisément de couvrir le risque de coût de la longue survie de personnes devenues peu productives : On a donc bien affaire à un risque, dont la gestion échoit naturellement à des sociétés d’assurance. Et comme ce risque n’est autre que … la vie elle–même, surtout lorsqu’elle est longue, ces sociétés sont nommées sociétés d’assurance vie. J’espère, chers lecteurs, vous avoir appris ceci : s’il y a en France des sociétés qui portent le nom étrange de «sociétés d’assurance vie», c’est précisément parce que leur mission première est de gérer la retraite par capitalisation. Le fait est cependant que ces mêmes sociétés d’assurance vie exercent également d’autres sortes d’activités : secourir les veuves et les orphelins, secourir les personnes réduites à l’invalidité ou à la dépendance, ou encore tout simplement gérer l’épargne de leurs clients, ce qui semble être devenu pour nombre d’entre elles leur activité principale. Ainsi, le grand public a perdu la perception claire de l’existence de sociétés dont la vocation première est de fournir des contrats de retraite par capitalisation. Enfin, pour être exhaustif, je dois signaler qu’il existe également une autre sorte de contrats que l’on assimile généralement à la retraite par capitalisation, et qui ne sont pas basés sur le principe de l’usufruit. Il s’agit de la tontine. La différence fondamentale entre l’usufruit et la tontine est que l’usufruit génère un revenu alors que la tontine a vocation à fournir un capital. Le point commun est que dans les deux cas les droits du bénéficiaire sont d’autant plus élevés que sa durée de vie est longue. Il existe en droit français des contrats de tontine simples, régis par le code civil et d’autres plus complexes, faisant intervenir un intermédiaire, à savoir une société d’assurance vie, régis par le code des assurances. En gros, un contrat de tontine consiste pour plusieurs personnes à mettre des biens en commun, pour ensuite les partager entre les survivants. Ce contrat existe en deux variantes : le partage aura lieu soit à une date déterminée à l’avance, soit lorsque le nombre de survivants atteindra un nombre déterminé à l’avance. Pour plusieurs raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas, les contrats de tontine font dans tous les pays l’objet de législations contraignantes, voire dissuasives, voire parfois d’une interdiction pure et simple. 7) La «retraite par capitalisation» ne peut pas être rendue obligatoire sans que son essence soit totalement détruite. En effet, rendre obligatoire la retraite par capitalisation, c'est en fait rendre obligatoire la propriété privée. Cela n'a pas de sens, si ce n'est que le gouvernement met en tutelle la propriété privée. Autrement dit, un système de «retraite par capitalisation obligatoire» est un système où la propriété privée est fictivement maintenue mais où en réalité le gouvernement fait main basse dessus. 8) Je suis horrifié au plus haut point quand je vois des économistes libéraux ou des partis politiques libéraux prôner la «retraite par capitalisation obligatoire». Éradiquer la retraite par répartition est un objectif noble qui doit être poursuivi par les libéraux. Croire que créer une «retraite par capitalisation obligatoire» serait un but à atteindre ou une étape nécessaire dans l’abolition de la retraite par répartition est une très grave erreur. La «retraite par capitalisation obligatoire» est un monstre tout aussi détestable que la retraite par répartition. Je suis également très chagriné lorsque je vois les économistes libéraux (comme Jacques Bichot) ou les partis politiques libéraux (comme parfois AL et le PLD) employer cette détestable expression de novlangue : «fonds de pension», laquelle perturbe les esprits et montre surtout que ceux qui l’emploient abordent des sujets auxquels ils ne connaissent vraiment pas grand chose. 9) La propriété privée ne peut pas être créée, ni même protégée par le gouvernement. Il s'ensuit que la retraite par capitalisation ne peut pas être créée par le gouvernement. Il s'ensuit que cela n'a pas de sens de faire figurer la retraite par capitalisation en tant que telle dans un programme politique. Le mieux qu'un gouvernement pourrait faire en matière de retraite par capitalisation, serait simplement de modérer ses attaques contre la propriété privée. Gardons en effet à l'esprit que l'existence et la richesse des systèmes de retraite par capitalisation résultent directement et uniquement de la propriété privée. Si la retraite par capitalisation est aujourd’hui si peu développée en France, c’est tout simplement pour deux raisons : a) Parce que le gouvernement ne laisse que très peu de ressources à la disposition des contribuables. Les prélèvements obligatoires sont tellement élevés. b ) Parce qu’elle est une forme d’épargne assez lourdement taxée, et qu’en outre, sa fiscalité est particulièrement complexe (avec une grande variété non seulement de taux d’imposition mais aussi d’assiettes, ce qui rend difficile les comparaisons), les contrats qui offrent le plus de liberté aux clients étant les plus taxés.
Aurel Posté 17 septembre 2010 Signaler Posté 17 septembre 2010 De nombreux régimes rendent les fonds de pension transmissibles, il serait intéressant d'avoir davantage de détails sur ce point important. Le décès n'éteint donc pas le capital.
Pax In Terris Posté 17 septembre 2010 Signaler Posté 17 septembre 2010 De nombreux régimes rendent les fonds de pension transmissibles, il serait intéressant d'avoir davantage de détails sur ce point important. Le décès n'éteint donc pas le capital. Il y a une très grande diversité des contrats. Le fait est que moins l'État intervient et plus il y a de diversité. Le fait est aussi que les systèmes qui prévoient une transmission sont très intéressants, mais n'ont rien à voir la retraite. Les vrais systèmes de retraite par capitalisation, tout comme les systèmes de retraite par répartition, sont précisément conçus pour ne permettre aucune forme de transmission. On doit garder à l'esprit que moins l'État intervient, et plus les gens sont libres de choisir les contrats qui leur conviennent. J'insiste pour dire qu'aujourd'hui en France les sociétés d'assurance vie proposent un large choix de contrats : certains prévoient une possibilité de transmission, d'autres non certains prévoient un versement unique, d'autres des versements programmés, d'autres encore des versements libres certains prévoient le versement d'un capital, d'autres celui d'une rente viagère Toutes les possibilités peuvent être combinées Remarquons bien à propos des contrats qui ne prévoient aucune possibilité de transmission que cette impossibilité de transmission est une caractéristique du contrat et n'est en aucun cas une brimade. En effet, l'intérêt de ce genre de contrat pour le client est que la prestation (capital ou rente viagère) de la société d'assurance vie sera en contrepartie bien plus élevée que si le contrat permettait une possibilité de transmission.
Filibert Posté 18 septembre 2010 Signaler Posté 18 septembre 2010 4) Par définition, on appelle «retraite par capitalisation» un système fondé sur la propriété privée.8) Je suis horrifié au plus haut point quand je vois des économistes libéraux ou des partis politiques libéraux prôner la «retraite par capitalisation obligatoire». Éradiquer la retraite par répartition est un objectif noble qui doit être poursuivi par les libéraux. Croire que créer une «retraite par capitalisation obligatoire» serait un but à atteindre ou une étape nécessaire dans l’abolition de la retraite par répartition est une très grave erreur. La «retraite par capitalisation obligatoire» est un monstre tout aussi détestable que la retraite par répartition. Arrête de réinventer les mots. Retraite par capitalisation veut plutôt dire "retraite dont le financement repose sur du capital accumulé", que ce soit de manière autoritaire ou librement. On est d'accord que librement c'est mieux, mais un gouvernement libéral élu peut difficilement abolir la retraite par répartition sur laquelle les gens se reposent sans mettre en place une forme de retraite par capitalisation obligatoire minimale pendant une petite période de transition. Pour que tout le monde assimile bien le principe que c'est sa propre épargne accumulée qui financera sa retraite. Ca vaut d'ailleurs mieux si l'Etat continue à assurer un minimum vieillesse (sur ce sujet, la transition entre "solidarité" étatique et solidarité privée sera très délicate). Tu peux retrouver le dossier retraite du PLD ici : http://www.partiliberaldemocrate.fr/index….a=13349&b=0
Pax In Terris Posté 19 septembre 2010 Signaler Posté 19 septembre 2010 Arrête de réinventer les mots. Qui es-tu pour me parler sur ce ton ? Retraite par capitalisation veut plutôt dire "retraite dont le financement repose sur du capital accumulé", que ce soit de manière autoritaire ou librement. Ce qui est fondamental dans la retraite par capitalisation, c'est le caractère privé de la propriété. Le concept de capital n'a de sens que si ce capital a un propriétaire (c'est-à-dire quelqu'un qui dispose de la plénitude du droit de décision) autre que le gouvernement. On est d'accord que librement c'est mieux, mais un gouvernement libéral élu peut difficilement abolir la retraite par répartition sur laquelle les gens se reposent sans mettre en place une forme de retraite par capitalisation obligatoire minimale pendant une petite période de transition. Pour que tout le monde assimile bien le principe que c'est sa propre épargne accumulée qui financera sa retraite. Penses-tu sincèrement que ce soit par la contrainte que l'on enseigne la liberté ? Tu peux retrouver le dossier retraite du PLD ici : http://www.partiliberaldemocrate.fr/index….a=13349&b=0 Le vrai enjeu concernant la retraite, c'est l'enjeu entre, d'un côté, la liberté et la propriété et, de l'autre, l'extorsion de fonds et l'esclavage. Le dossier du PLD n'aborde à aucun moment ce véritable enjeu. Le PLD se perd dans des considérations démographiques ou dans l'évocation de la dette publique ou de la gouvernance des entreprises. Le PLD présume naïvement que l'on pourrait se retrouver dans une situation où les gens seraient autorisés par le gouvernement à choisir entre la répartition et la capitalisation, comme si le gouvernement proposait à chacun de choisir entre être libre ou être esclave.
Randian shithead Posté 20 septembre 2010 Signaler Posté 20 septembre 2010 Le PLD présume naïvement que l'on pourrait se retrouver dans une situation où les gens seraient autorisés par le gouvernement à choisir entre la répartition et la capitalisation, comme si le gouvernement proposait à chacun de choisir entre être libre ou être esclave. Euh hein ? Ce n'est pas ce qui a été fait en Argentine pour la transition ?
Filibert Posté 20 septembre 2010 Signaler Posté 20 septembre 2010 Ce qui est fondamental dans la retraite par capitalisation, c'est le caractère privé de la propriété. Non, ce n'est pas dans ce sens que le terme est employé . Lorsque un État organise un système de retraite basé sur de l'accumulation d'épargne, même si cette épargne est entièrement la propriété de l'état, on parle de "retraite par capitalisation", par opposition à la retraite par répartition. Le système que tu décris est bien, mais si tu emploies le terme "retraite par capitalisation", on ne te comprendra pas. Le vrai enjeu concernant la retraite, c'est l'enjeu entre, d'un côté, la liberté et la propriété et, de l'autre, l'extorsion de fonds et l'esclavage.Le dossier du PLD n'aborde à aucun moment ce véritable enjeu. Le PLD se perd dans des considérations démographiques ou dans l'évocation de la dette publique ou de la gouvernance des entreprises. Parce que dans le programme du PLD, on continue à payer tout ou un grande partie des retraites des retraités actuels. C'est dur d'utiliser la notion d'esclavage sauf à s'aliéner les "esclavagistes". L'Etat a pris un engagement envers eux. L'Etat a pris beaucoup trop d'engagements envers tout le monde, donc l'idée c'est que tout le monde renonce à ses "droits" progressivement, mais qu'on fasse une transition en douceur. Je ne pense pas qu'une société puisse passer brutalement du socialisme au libéralisme. En URSS il y a la Perestroïka. Dès lors que l'Etat existe, il réalise des "extorsions de fonds". Le prolongement naturel de ton discours, c'est l'anarcho-capitalisme. Ce n'est pas l'objectif actuel du PLD.
Randian shithead Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Tiens, tiens, autrefois sympathique anar de gauche, Frank Lepage tourne de plus en plus au militantisme idéologique. En tout cas, vu l'audience qu'il gagne petit à petit, je suis prêt à parier que les arguments qu'il présente ici feront bientôt le gros du corpus de gauche sur les retraites. [dailymotion]xetags_incultures-5-travailler-moins-pour_news[/dailymotion] [dailymotion]xetao3_incultures-5-travailler-moins-pour_news[/dailymotion] Écoutez bien, puisque ce sont ces arguments qu'il va falloir contrer.
TODA Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Tiens, tiens, autrefois sympathique anar de gauche, Frank Lepage tourne de plus en plus au militantisme idéologique.En tout cas, vu l'audience qu'il gagne petit à petit, je suis prêt à parier que les arguments qu'il présente ici feront bientôt le gros du corpus de gauche sur les retraites. [dailymotion]xetags_incultures-5-travailler-moins-pour_news[/dailymotion] [dailymotion]xetao3_incultures-5-travailler-moins-pour_news[/dailymotion] Écoutez bien, puisque ce sont ces arguments qu'il va falloir contrer. Oui, je viens de voir cela tourner chez des "amis facebook", j'ai mis j'aime pour suivre les commentaires…. c'est en effet ces arguments qu'il va falloir contrer…
Invité jabial Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 C'est positivement fatigant de devoir répondre toujours aux mêmes bêtises.
Invité Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 La vidéo commence aussi à faire le tour sur mes contacts facebook. Il va falloir préparer un contre argumentaire en bon et du forme.
Invité jabial Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Il y a un transcript ? Je hais les vidéos, c'est lent lent lent, la pensée a le temps de faire le tour du pâté de maisons trois fois avant que la première phrase soit finie.
Sloonz Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Il y a un transcript ? Je hais les vidéos, c'est lent lent lent, la pensée a le temps de faire le tour du pâté de maisons trois fois avant que la première phrase soit finie. En résumé : Le problème des retraites, c’est qu’on va passer de trois actifs pour deux retraités aujourd’hui à deux actifs pour trois retraités en 2040. Or, si on table sur une croissance à 1,7%, on aura un doublement du PIB en 2040. Donc les deux actifs en 2040 produiront comme 4 actifs d’aujourd’hui, donc pas de catastrophe à venir. Ensuite, ils embrayent sur le fait qu’on est passé d’une répartition des revenus entre travail et capital de 70/30 à 60/40 (et je vois pas ce que ça fout là, mais passons) La seconde vidéo, c’est, en gros : capitalisation ou répartition est un faux débat ; la richesse qui part pour les retraites est toujours une fraction de la richesse totale produite (ce qui est cotisé dans la répartition, les dividendes + obligations pour la capitalisation) ; si un de ces deux systèmes foire à un instant T, c’est parce qu’il n’y a pas assez de richesse produites, donc l’autre système se serait tout autant foiré dans les mêmes circonstances.
Invité jabial Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 En fait ils ne prennent pas du tout en compte la richesse accumulée. Faut faire notre propre vidéo. C'est simple tu prends une société agricole, chaque travailleur est un paysan. Chaque année il mange une partie du grain qu'il produit, c'est sa consommation. Et il en utilise une partie pour la retraite. La retraite par répartition, il donne ce grain à ses acendants. La retraite par capitalisation, il plante ce grain pour en avoir plus l'année suivante. Déjà c'est évident que dans le cas de la capitalisation il y a plus de production que dans l'autre, ce qui est normal, ça produit un arbitrage production/consommation différent puisque le grain capitalisé est investi au lieu d'être immédiatement consommé par la génération précédente. Donc au final il y a plus de grain -> la richesse globale augmente plus vite. Ensuite, même si ça produit pas génial, dans le cas de la capitalisation chacun épargne pour lui-même donc il y a un épargnant-retraite pour un retraité. Alors que dans le cas de la répartition, s'il y a beaucoup d'enfants c'est magique (retraite "gratuite") alors que s'il y en a peu c'est la faillite garantie. Avec l'image des grains ça se voit directement. La capitalisation augmente la richesse globale et a un risque relativement faible. La répartition est une spéculation très risquée sur la démographie, et diminue la richesse globale.
Invité mademoiselle Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Moi je ne comprends vraiment pas pourquoi il y a tant d'agitation à gauche et surtout de la part des syndicats sur cette réforme(in-dis-pen-sa-ble) des Retraites…puisque de toute façon et Tous les sondages le disent, la Gauche sera Victorieuse aux élections présidentielles de 2012 et que par conséquent la réforme sera purement et simplement annulée (madame Royal l'a dit solennellement)…alors pourquoi tant de vacarme pour finalement RIEN????
Sous-Commandant Marco Posté 25 septembre 2010 Signaler Posté 25 septembre 2010 Le premier sketch se termine sur au moins deux gros mensonges : - les deux humoristes nous disent que le coût des retraites est passé de 5 à 13% du PIB lors des 40 dernières années, soit un effort supplémentaire de 8 points. Pour financer les retraites en 2050, il faudrait passer à 18% du PIB, soit un effort de 5 points de plus, ce qui est plus petit que les 8% précédents. Ils en déduisent que le coût des retraites diminue, ce qui est complètement faux : l'effort à fournir ne fait que croître, en pourcentage comme en valeur absolue… - il y a ensuite le sketch sur la répartition de la valeur ajoutée, qui est passée de 70% pour les salariés à 60% aujourd'hui, soit une baisse de 10 points. Puis ils rappellent que Sarkozy a proposé de répartir le gâteau en trois tiers, un pour les salariés, un pour linvestissement, un pour les actionnaires. Selon eux, cela revient à faire fifty-fifty entre les salariés et les actionnaires, soit une nouvelle diminution de la part du gâteau pour les salariés. Mais c'est complètement faux puisque la proposition de Sarkozy ne porte que sur les profits, alors que la part des salariés contient les salaires en plus. Joli tour de passe-passe… On peut aussi critiquer l'inexactitude de leurs calculs. Pour cela, il faut comprendre que le déficit des retraites est d'une vingtaine de milliards en 2010, soit 1% du PIB. Ca paraît faible mais, si on continue sur cette lancée sans rien faire, ce sera 300 milliards dans 40 ans. Une petite erreur de calcul ou une évaluation trop optimiste peut avoir des répercussions énormes au bout de 40 ans. Selon eux, la croissance moyenne de la France pourraît être de 1,7% au strict minimum sur les 40 prochaines années. Or elle n'a été que de 1,4% sur les 20 dernières années (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_France ). Une croissance de 1,7% par an donne effectivement un doublement au bout de 40 ans mais 1,4%, ça ne fait que 75% de plus. Patatras, ce n'est plus 20 milliards qui manquent dans les caisses mais plutôt 100, même si on arrive à faire passer les cotisations de 13 à 18% du PIB comme ils le proposent…
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