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Création et destruction de la richesse


MVL/T

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Posté
Quelle importance? TF1 ne prend de l'argent qu'à des gens consentants >> ça ne nous regarde pas.

Il n'en va pas de même pour qui prend de la richesse de force.

Mais pour répondre à ta question la valeur de ce service est ce que des gens (içi les publicitaires) sont prêt à payer pour qu'il existe.

In fine, c'est le consommateur qui finance: Produit => bugdet publicitaire => TF1. Prend-on de force de l'argent aux consommateurs qui ne regardent jamais TF1 ?

Posté
J'ai un peu de mal à vous suivre: si vous croyez à la subjectivité de la valeur, vous pouvez donc concevoir que ce qui subjectivement est un gaspillage pour vous peut ne pas l'être pour d'autres.

oui. Chacun a le droit de mal juger les choses.

Si je n'ai rien à faire de la publicité, je peux subjectivement prétendre que c'est du gaspillage que de payer des publicitaires,

Oui. Mais, vous jugez une affaire qui concerne Danone ou Nestlé alors que vous n'avez pas eu connaissance du dossier. Vous n'avez aucune légitimité pour connaitre ni juger les procédés de fabrication de Danone, ni l'efficacité de ses circuits de distribution. Votre jugement sera certainement mal fondé.

et subjectivement penser qu'on me vol en augmentant le prix des produits pour payer les publicitaires…

Non, vous ne pouvez pas valablement dire que Danone vous vole. En effet, vous avez accepté le produit au prix convenu. Votre jugement de vol serait alors erroné.

Si la richesse est la création de valeur, et si la valeur est subjective, je ne vois pas trop comment on peut tirer cette conclusion. Si moralement et subjectivement j'ai une dent contre les marchands d'arme, je peux considérer que cette activité économique n'est que du gaspillage de capital matériel et humain.

Oui, vous pouvez avoir votre opinion et vos raisons. Un autre aura l'opinion contraire et aura aussi ses raisons. Mais, encore une fois, on ne peut valablement juger qu'une affaire dont on connait le dossier.

Il n'y a pas de réel monopole puisqu'il existe des centaines d'Etat.

Un propriétaire peut imposer toute règle qu'il imagine sur son territoire, dans sa maison, dans son jardin. L'Etat ne prétend pas être propriétaire du territoire national. L’État ne se comporte pas en propriétaire. Bien au contraire, l’État prétend être le mandataire social des citoyens. L’État prétend gérer le territoire au "nom du peuple français".

Si un citoyen conteste la légitimité de l'Etat, doit-il quitter le territoire? Ou bien peut-il rester sur le territoire tout en contestant la légitimité de l'Etat et des lois étatiques? C'est un débat.

Posté
In fine, c'est le consommateur qui finance: Produit => bugdet publicitaire => TF1. Prend-on de force de l'argent aux consommateurs qui ne regardent jamais TF1 ?

Les a-t-on forcé à acheter ces produits?

Posté
Si je n'ai rien à faire de la publicité, je peux subjectivement prétendre que c'est du gaspillage que de payer des publicitaires, et subjectivement penser qu'on me vol en augmentant le prix des produits pour payer les publicitaires…

Dans le cas d'un produit où des économies d'échelles peuvent être réalisées, même en n'en ayant rien à faire de la publicité, on peut voir ça un moyen de diminuer le prix d'un produit (publicité => plus d'acheteurs => économies d'échelles).

Personne ne vous vole si êtes libre d'acheter ce produit.

Posté
Pour répondre au sujet initial de ce fil, la valeur produite par l'état est non mesurable, puisque les "administrés" (comprenez : les clients transformés en cheptel corvéable à merci et priés de fermer leur gueule) n'ont pas le choix. On a donc la certitude qu'une partie est dilapidée en production mal ciblée.

Je ne vois pas quel le lien causal vous faites entre "valeur produite par l'Etat est non mesurable" et "certitude qu'une partie est dilapidée".

De ce point de vue Chitah se montre un peu radical en la qualifiant d'"a priori nulle" : ce n'est pas parcequ'elle n'est pas mesurable qu'elle n'existe pas ; Les routes, la sécurité, etc. sont des services utiles.

Une entreprise en déficit détruit plus de richesse qu'elle en produit. Sa production totale est donc négative. Un client satisfait de cette entreprise affirmera que cette entreprise a une production qui a une valeur positive. Mais Chitah ne se met pas dans la position du client, mais dans la position de celui qui finance l'entreprise. Le point de vue de Chitah est mille fois plus pertinent.

Un bon jugement sur une entreprise considère à la fois ses couts et sa production. Un jugement qui omettrait ses charges et ses couts serait un mauvais jugement. Ne considérer que la production sans considerer les couts serait une faute de jugement sur l'entreprise.

Cependant Chitah a en grande partie raison en ce sens que la technocratie a ses propres objectifs et sombre très rapidement en diverses formes de corruptocratie (capitalisme d'état, syndicratie, démagogie…) qui tendent à dilapider 100% du fruits de l'impôt en prébendes et en endoctrinements.

Oui. La totalité des impôts subit le même sort que tout butin à partager entre des complices. Les complices pseudo-investissent pour espérer leur part de butin. Le cout de leur pseudo-investissent augmente jusqu’à ce qu'aucun complice ne puisse plus rien obtenir du butin. Tant q'il reste du butin a partager, un complice pseudo-investira pour espérer l'obtenir.

Le total du cout des pseudo-investissement des complice tend vers la valeur du butin, tend vers le montant des impôts.

Ainsi on nuit à la liberté de circuler en voiture pour des motifs qui relèvent d'hystéries idéologiques,

Vous êtes trop indulgent. L’État n'est pas malade d'hystérie. Chaque prétexte est utilisé rationnellement pour réduire un peu plus les libertés individuelles.

L’État n'applique aucune "idéologie". L’État n'est pas intelligent. Sa règle d'action n'est pas une idéologie, n'est pas un "système d'idées". La règle d'action de l’État est la ruse au service de la rapacité et de la cupidité. Cependant un politologue découvrirait que l’ensemble des ruses de l’État pour voler constituerait une idéologie de fait.

Au final la valeur produite par l'état tend à devenir nulle, alors que la ponction qu'il opère est énorme.

Parlez vous de la valeur de chaque produit séparément? Ou bien parlez vous du bilan de la production de l’État?

L’État choisit systématiquement l’illusion pour faire croire aux citoyens qu'il leur offre plus que ce qui est réellement offert.

L’État choisit délibérément l'illusion pour faire croire au contribuable qu'il ponctionne moins que ce que l’État ponctionne réellement.

Ce sont les deux versants de l'illusion fiscale.

  • 1 month later...
Posté

Je continue de me poser des questions sur la nature de la richesse, son développement, sa destruction.

J'ajoute ces deux liens qui me paraissent pertinent sur cette question.

Un article paru ce jour qui rappelle que les libéraux voient dans la consommation une destruction de la richesse

Au passage, si certaines pouvaient m'orienter sur des écrits précis pour approfondir cette phrase de l'article: "Depuis plus de 150 ans les défenseurs du libre marché voyaient la consommation comme détruisant la richesse, et l’épargne et la production comme la créant.

et pour une approche plus complète:

Les Réflexions sur la formation et la distribution des richesses de Turgot

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