Astha Posté 3 janvier 2011 Signaler Posté 3 janvier 2011 La CNCCFP a publié le 29 décembre un rapport sur les comptes officiels des différents partis politiques pour 2009 ( Disponible là http://www.wikipolitique.fr/fivipol/cnccfp2009.pdf ): 71 MILLIONS D'EUROS DE FINANCEMENT D'ÉTATLe rapport de la commission est riche d'enseignements. Les partis ont ainsi dépensé, au total, 181 404 321 euros, pour 198 568 775 euros de recettes, parmi lesquelles de 39 % d'aides de l'Etat, pour un total de 71 322 086 euros. Les chiffres sont en hausse par rapport en 2008, mais nettement moins élevés qu'en 2006 et 2007, années électorales. Les grandes formations concentrent 90 % de ces sommes. Avec des différences structurelles importantes au niveau de leurs financements. Un peu mieux doté que l'UMP, avec 57 124 791 euros contre 54 019 008 euros pour le parti présidentiel, le PS tire ainsi une part importante de ses recettes (26,7 %) des cotisations qu'il impose à ses élus. Le record est celui du Parti communiste, qui tire 51,7 % de ses recettes de ses élus. La plus grande source d'argent du PS, comme pour la plupart des partis, vient en fait du financement public (23 212 398 euros, soit 40,6 %). Les cotisations des adhérents sont également plus fortes au PS (9 762 941 euros) qu'à l'UMP (5 886 030 euros), sachant que cette dernière compte plus d'adhérents. L'UMP est plus dépendante encore des aides de l'Etat, qui la financent à 61,9 % (soit 33 452 186 euros). Seuls le Mouvement démocrate et le Parti radical de gauche font mieux, avec 66,5 % et 71,3 %. Comme en 2008, l'UMP tire également une manne substantielle des dons de personnes physiques : 7 168 555 euros, soit 13,3 % du total de ses recettes. A titre de comparaison, ces dons ne représentent que 0,8 % des recettes du PS. Ils constituent en revanche 25,7 % de celles du FN ou 14,2 % de celles du PC. (badurl) http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/30/opacite-et-micropartis-au-coeur-du-financement-politique_1459057_823448.html (badurl) Les recettes provenant des élus sont tirées de leurs "indemnités", non ? Le Parti Socialiste est le seul grand parti dont les comptes ont été certifiés avec «réserve». La Commission reproche à la Fédération du Morbihan d'avoir profité d'une «dévolution» d'un montant de 232.000 euros de la part d'une association, le Cercle de Jaurès. Elle estime que c'est «un apport financier d’une personne morale dont les comptes n’étaient pas inclus dans le périmètre comptable de la formation politique et donc susceptible d’être contraire à la loi».[…] Du côté des sorties, le parti dirigé par Jean-François Copé a dépensé 8 854 498 euros en «propagande et communication», dont plus 5 millions d’euros de «presse, publication, télévision, espaces publicitaires» tandis que le PS annonce beaucoup moins avec 3 396 523. (badurl) http://www.liberation.fr/politiques/01012310782-comment-les-partis-politiques-obtiennent-et-depensent-leur-argent (badurl)
henriparisien Posté 3 janvier 2011 Signaler Posté 3 janvier 2011 Les recettes provenant des élus sont tirées de leurs "indemnités", non ? Oui. Par contre, j'ignore si cela se pratique aussi dans d'autres pays. Il me semble que c'est une dérive démocratique. En quelque sorte, les élus payent le parti qui les a fait élire.
Astha Posté 3 janvier 2011 Auteur Signaler Posté 3 janvier 2011 Oui. Par contre, j'ignore si cela se pratique aussi dans d'autres pays. Il me semble que c'est une dérive démocratique. En quelque sorte, les élus payent le parti qui les a fait élire. Donc le financements venant des élus ( de l'argent public quoi) n'est pas ici compris dans le financement public/financement d'État ?
Invité rogermila Posté 3 janvier 2011 Signaler Posté 3 janvier 2011 Donc le financement venant des élus ( de l'argent public quoi) n'est pas ici compris dans le financement public/financement d'État ? Non, il est comptabilisé comme des dons venant de personnes privées Il me semble que c'est une dérive démocratique. En quelque sorte, les élus payent le parti qui les a fait élire. petite anecdote: Une connaissance habitant un petit village m'avait raconté qu'en tant qu'élu local (conseiller municipal je crois), il avait du aller, un jour, voter pour les elections sénatoriales. ça devait se derouler dans une préfecture. Il passe au bureau de vote, puis en repartant pour rentrer chez lui, il croise des huissiers devant une grande salle où se trouvait de grandes tables décorées avec quantité de petits fours, boissons, champagne et préparations diverses. Il demande aux huissiers pour quelle reception un tel buffet et tombe des nues quand on lui dit "Mais, c'est pour vous, pour les grands électeurs !" Une bonne façon de diminuer les abstentionnistes si on trouvait ça dans chaque bureau de vote.
Tremendo Posté 4 janvier 2011 Signaler Posté 4 janvier 2011 L'UMP est plus dépendante encore des aides de l'Etat, qui la financent à 61,9 % Ca donne une bonne indication à ceux qui croient encore que l'UMP est moins pire que son voisin de gauche. N'empêche que par un rapide calcul, on voit très clairement que les partis politiques pourraient très bien se débrouiller sans l'argent du contibuable, en augmentant les cotisations comme l'a fait le PCF ( ) et en réduisant les dépenses superflues (et dieu sait qu'il y en a), ils arriveraient parfaitement à équilibrer les comptes. Rien ne justifie le financement public des partis politiques, ni d'un point de vue moral, ni d'un point de vue économique. Par contre je me demandais si la proposition de supprimer le salaire des élus -évoquée ici- était réellement faisable. Ne s'engageraient en politique que les plus riches, ayant plus de facilité à vivre d'autres revenus en même temps, le reste de la population serait exclu du jeu de décision, je ne sais pas si ça aiderait à pacifier la société en tout cas.
Aurel Posté 4 janvier 2011 Signaler Posté 4 janvier 2011 Le financement des partis ET des campagnes des candidats des grands partis (montants qu'il faut calculer à chaque élection, un peu moins de 190 millions d'argent public pour les régionales de 2010) est censée mettre fin à la corruption passée (et aux autoamnisties à répétition). Le résultat n'est guère convainquant.
Tremendo Posté 4 janvier 2011 Signaler Posté 4 janvier 2011 Le financement des partis ET des campagnes des candidats des grands partis (montants qu'il faut calculer à chaque élection, un peu moins de 190 millions d'argent public pour les régionales de 2010) est censée mettre fin à la corruption passée (et aux autoamnisties à répétition). Le résultat n'est guère convainquant. C'est une alternative profondément injuste se servant de l'argent des contribuables, n'incitant pas à l'austérité et qui ne limite pas plus la corruption. De plus, avant cette loi, le recours au financement privé était déjà très encadré et très limité, les partis politiques ne pouvaient recourir à l'argent des grandes sociétés privées, ce qui a poussé les partis politiques vers des sources alternatives illégales (emplois fictifs, surfacturation sur les marchés publics, rétrocommissions, ou encore Françafrique). Quid du modèle américain sur les financements des partis ouvrant la porte au lobbying malheureusement, quelqu'un aurait-il des détails en la matière?
Astha Posté 4 janvier 2011 Auteur Signaler Posté 4 janvier 2011 Non, il est comptabilisé comme des dons venant de personnes privées Merci. Donc nous sommes à bien plus de 71 millions d'euros d'aides <–<
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.