Arturus Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Une prise de conscience s'opère quant au danger de la detteUn sondage Ifop pour les Fondations Jean Jaurès et Friedrich Ebert fait état de l'inquiétude des Français. Ils approuvent la validation du budget par Bruxelles. La crise des dettes souveraines en Europe et les cures d'austérité imposées à de nombreux pays ont, semble-t-il, sensiblement modifié le rapport des Français aux finances publiques. Selon un sondage Ifop pour les fondations française Jean Jaurès et allemande Friedrich Ebert (« Regard croisé France-Allemagne sur la dette et la situation économique en Europe »), l'inquiétude paraît réelle, au point de conduire les personnes interrogées à approuver des mesures jusque-là peu populaires. Si les Français comme les Allemands se disent très largement « inquiets vis-à-vis du déficit public et de la dette » (autour de 90 %), « le sentiment de vulnérabilité n'est pas du tout le même en France », souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop : près des deux tiers des Français interrogés (63 %) estiment que leur pays pourrait connaître dans les prochains mois ou les prochaines années la même situation que la Grèce et l'Irlande (ils étaient 61 % à le penser en mars 2010), contre 46 % des Allemands (un chiffre néanmoins en hausse). Cette prise de conscience amène les Français à approuver largement la mise en place d'une validation des budgets nationaux par la Commission européenne (65 % d'avis favorables en France, 78 % en Allemagne), « ce qui, objectivement, revient pourtant à une limitation de souveraineté » souligne Jérôme Fourquet, pour qui « l'acceptation d'une telle mesure en dit long sur la perte de confiance dans la capacité des Etats à tenir leur budget, mais aussi sur l'inquiétude engendrée par l'explosion de la dette publique ». Les Français adhèrent toutefois moins que les Allemands aux plans de rigueur imposés à la Grèce et à l'Irlande en contrepartie de l'aide européenne, peut-être justement parce qu'ils craignent plus d'être concernés. Réduction des dépenses Pour faire face à la crise et aux déficits, les Français (et les Allemands) plaident en priorité pour une réduction des dépenses de l'Etat et des collectivités (à 60 %), loin devant l'aide aux entreprises à exporter et à être plus compétitives (32 %) et surtout la hausse des prélèvements obligatoires (8 %). Néanmoins, souligne l'Ifop, « une augmentation de la fiscalité sur les personnes les plus fortunées serait acceptée » dans les deux pays, selon une étude précédente. Le sondage montre aussi que 52 % des Français considèrent que leur pays a fait « peu ou pas du tout d'effort pour s'adapter à la mondialisation » (contre 41 % des Allemands). « Par-delà cet écart, il est intéressant de constater que ces efforts déjà consentis sont ressentis avec la même intensité dans les catégories populaires, les tranches d'âge actif et l'électorat de gauche », souligne l'Ifop. A l'inverse, en France, les CSP+, les personnes âgées et les sympathisants de droite estiment beaucoup moins que leurs homologues allemands que des efforts importants ont été consentis. « T out se passe comme si le discours vantant l'exemplarité allemande et appelant à des sacrifices rencontrait d'abord un écho parmi les catégories les moins fragilisées et dans l'électorat de droite, alors que ces mêmes segments outre-Rhin jugent massivement que leur propre pays a déjà accompli ces efforts », observe l'Ifop. http://www.lesechos.fr/economie-politique/…de-la-dette.htm 60% pour la réduction des dépenses de l'Etat contre 8% pour les prélèvements obligatoires, cela m'étonne vraiment.
Sous-Commandant Marco Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 60% pour la réduction des dépenses de l'Etat contre 8% pour les prélèvements obligatoires, cela m'étonne vraiment. Moi, ça ne m'étonne pas. Il y a un abime entre les paroles et les faits. Il faudrait demander précisément dans quels secteurs il faut tailler (peut-être le sondage posait-il cette question ? Ca n'apparaît pas dans l'article). Et là, on risque fort de retrouver l'incohérence habituelle (qu'on retrouve aussi au sein du Tea-Party), à savoir qu'on veut bien baisser les dépenses publiques, mais pas pour l'éducation, la formation, la santé, la culture, la défense, l'assurance-chômage, la sécu, etc. Ne reste à peu près que la réduction du train de vie de l'état, qui est sympathique mais ridicule au vu des déficits et de la dette.
Tremendo Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Incroyable! enfin une prise de conscience qu'il faut réduire les déficits, la dette et tailler dans les dépenses, au moins les français ont l'air moins bêtes que leurs politiciens. Par contre ils ne disent pas dans quel budget tailler (à tous les coups ressortirait qu'il faut tailler dans la défense) et les solutions prônées prouvent qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire avant le grand soir libéral: mettre le budget de la France sous la supervision de la commission européenne et augmenter la fiscalité sur les personnes les plus fortunées, en gros faites porter l'effort sur les autres pas sur moi.
Sloonz Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Moi, ça ne m'étonne pas. Il y a un abime entre les paroles et les faits. Il faudrait demander précisément dans quels secteurs il faut tailler (peut-être le sondage posait-il cette question ? Ca n'apparaît pas dans l'article). Et là, on risque fort de retrouver l'incohérence habituelle (qu'on retrouve aussi au sein du Tea-Party), à savoir qu'on veut bien baisser les dépenses publiques, mais pas pour l'éducation, la formation, la santé, la culture, la défense, l'assurance-chômage, la sécu, etc. Ne reste à peu près que la réduction du train de vie de l'état, qui est sympathique mais ridicule au vu des déficits et de la dette.
Filibert Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 60% pour la réduction des dépenses de l'Etat contre 8% pour les prélèvements obligatoires, cela m'étonne vraiment. Moi je vois surtout que la question est posée d'une façon particulière : l'item proposé est "Augmenter les prélèvements obligatoires (impôts locaux, impôt sur le revenu, TVA)". Les répondants ont sans doute réagi négativement au dernier élément, la TVA. Si la proposition (rigide) avait été "Augmenter les impôts (impôt sur les sociétés, ISF, cotisations sociales employeurs)", les proportions de réponse auraient sans doute été différentes.
Théo31 Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 en gros faites porter l'effort sur les autres pas sur moi. +1000. Comme les grèves, ils sont pour à condition que ça ne les pénalise pas. Tout comme ils sont pour la construction de nouveaux aéroports, mais pas dans leur quartier.
Invité rogermila Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Moi, ça ne m'étonne pas. Il y a un abime entre les paroles et les faits. Il faudrait demander précisément dans quels secteurs il faut tailler (peut-être le sondage posait-il cette question ? Personne n'est favorable à tailler dans les dépenses … même pas les CRS. Ils ont remporté le bras de fer. Le ministère de l'Intérieur a annoncé lundi soir avoir renoncé à son projet de fermeture de deux compagnies de CRS à Lyon et Marseille, qui avait provoqué une grogne inédite dans leurs rangs.http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2011…et-6250528.html
john_ross Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Personne n'est favorable à tailler dans les dépenses … même pas les CRS. Moi si.
h16 Posté 31 janvier 2011 Signaler Posté 31 janvier 2011 Tiens, un graphique du tonnerre de brest sur l'inflation dans le monde : http://graphicsweb.wsj.com/documents/INFLA…view=ecSizeDESC
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