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Confédération centriste et phagocytage…


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Bonjour,

Je crois bien que ceux qui voyaient d'un mauvais œil le contrat d'association liant AL au NC avaient finalement raison. Au départ, cela me paraissait une bonne idée, qui pouvait déboucher sur une sorte de "mission d'évangélisation libérale" en terres pas si hostiles que ça au libéralisme par principe mais sceptiques quant aux effets d'un libéralisme exigeant et intègre… Mais depuis le petit buzz qu'avait suscité cette association, je n'entends plus rien de nouveau, l'actualité de la confédération centriste se partageant essentiellement entre Morin et Borloo, et dans une moindre mesure Arthuis. Quelqu'un d'AL pourrait-il m'expliquer comment le dit AL se situe et ce qu'il fait concrètement au sein de cette confédération centriste pour influencer dans le bon sens les deux principaux ténors que sont Morin et Borloo ? (puisque visiblement, il n'est pas à l'ordre du jour que quelqu'un d'autre soit candidat à la présidentielle).

Merci.

Cordialement,

Mikaël

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Parce que c'est pas mal de s'accrocher à un attelage plus gros que soi pour être entraîné. Par exemple pour être éligible sur une liste, etc.

Il faut faire la différence entre un think tank et un parti politique : le premier est dans le monde de la guerre (ou du marché) des idées, il use d'influence, etc. le second est dans le domaine de la guerre des places, des élections, etc.

Les outils utilisés, l'horizon de temps, etc. ne sont absolument pas les mêmes dans ces deux cas.

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Mouais… si Borloo/Morin est élu, je ne suis pas sûr qu'on mettra ne serait-ce qu'un libéral à un ministère clé comme le ministère de l'économie, des finances, du travail, de la fonction publique, de l'éducation nationale, etc. Au mieux, on en trouvera comme secrétaires d’État ou affecté à un ministère peu influencé par le libéralisme (défense par exemple). Maintenant, ça peut être une première étape d'infiltration, pour espérer avoir un ou deux ministres libéraux importants en 2027, un premier ministre libéral en 2042 et un président de la République libéral en 2057 :mrgreen:

Posté
  Le 21/05/2011 à 16:01, Métazét a dit :

Mouais… si Borloo/Morin est élu, je ne suis pas sûr qu'on mettra ne serait-ce qu'un libéral à un ministère clé comme le ministère de l'économie, des finances, du travail, de la fonction publique, de l'éducation nationale, etc. Au mieux, on en trouvera comme secrétaires d’État ou affecté à un ministère peu influencé par le libéralisme (défense par exemple).

:blink:

Il faudrait être réaliste un peu : être dans un gouvernement, ce serait le STRIKE ABSOLU, objectif totalement irréaliste à moins d'un concours de circonstance incroyable. Ici, on parle plutôt d'obtenir un siège de conseiller municipal, éventuellement, rêvons un peu, de conseiller général.

Si on proposait le secrétariat d'Etat au choux farcis à n'importe quel libéral, il devra y aller EN COURANT, toutes affaires cessantes.

Posté

Vu ce qu'il est advenu de Madelin quand il a été ministre, puis de DL quand ils ont passé un accord avec l'UMP…..on peut se demander si c'est la bonne solution pour faire avancer les idées libérales dans la société française!

Et puis DL ou AL en tant que parti de gouvernement….est-ce vraiment la finalité recherchée….c'est un peu comme les eurosceptiques ou anti européens qui se font élire comme députés européens, j'y vois là un non sens de valeur et de principes!

Posté

Depuis le temps qu'on vous le dit:

Le PLD, y'a qu'ça de vrai!

adhérez!

Posté
  Le 21/05/2011 à 15:49, Chitah a dit :

Parce que c'est pas mal de s'accrocher à un attelage plus gros que soi pour être entraîné. Par exemple pour être éligible sur une liste, etc.

c’était possible avant les alliances pour un candidat. Pas besoin de fusionner.

Moi je dis la coopération c'est très bien, s'il y a plusieurs partis libéraux, qu'ils coopèrent, le meilleur modèle éclipsera les autres.

Posté
  Le 21/05/2011 à 17:32, lux interior a dit :
Et puis DL ou AL en tant que parti de gouvernement….est-ce vraiment la finalité recherchée….c'est un peu comme les eurosceptiques ou anti européens qui se font élire comme députés européens, j'y vois là un non sens de valeur et de principes!

Je pense qu'il faut distinguer la fin (le libéralisme) et les moyens (la démocratie républicaine). De même qu'une béquille doit permettre à un handicapé de retrouver l'usage normal de la marche et donc de pouvoir se passer de la béquille, de même le système de gouvernement peut permettre l'émergence du libéralisme qui permettra in fine de se débarrasser du système de gouvernement.

Maintenant, le libéralisme est-il nécessairement contre toute forme de gouvernement, de démocratie, de république, d'état ? Je ne crois pas. Il est surtout pour mieux d'état et moins d'emprise de l'état sur la vie des gens. De même que le républicanisme a voulu séparer l'église de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'église, même s'il y a eu des velléités en ce sens), le libéralisme souhaite séparer la société civile de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'état, qui s'effacera de lui-même dès lors et dans la mesure où on n'aura plus besoin de lui).

Ensuite, tant AL que le PLD, sont loin de se revendiquer de l'anarcapisme. Ils se disent "libéraux classiques". A mes yeux, ils seraient même sociaux-libéraux puisque, entre autres, ils sont pour les "school vouchers", au moins dans un premier temps.

Enfin, au risque de passer pour un hérétique : je pense que les valeurs d'une certaine conception de la république sont bonnes. Qui ici est contre la liberté, l'égalité, la fraternité ? Ce qui pose problème, c'est la manière illibérale de promouvoir ces valeurs, manière qui se retourne finalement contre les dites valeurs. Donc le libéralisme est peut-être même le meilleur moyen de promouvoir les valeurs républicaines.

Pour toutes ses raisons, je ne vois pas de non sens de valeur et de principes.

Posté
  Le 22/05/2011 à 10:23, Métazét a dit :

Je pense qu'il faut distinguer la fin (le libéralisme) et les moyens (la démocratie républicaine). De même qu'une béquille doit permettre à un handicapé de retrouver l'usage normal de la marche et donc de pouvoir se passer de la béquille, de même le système de gouvernement peut permettre l'émergence du libéralisme qui permettra in fine de se débarrasser du système de gouvernement.

Maintenant, le libéralisme est-il nécessairement contre toute forme de gouvernement, de démocratie, de république, d'état ? Je ne crois pas. Il est surtout pour mieux d'état et moins d'emprise de l'état sur la vie des gens. De même que le républicanisme a voulu séparer l'église de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'église, même s'il y a eu des velléités en ce sens), le libéralisme souhaite séparer la société civile de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'état, qui s'effacera de lui-même dès lors et dans la mesure où on n'aura plus besoin de lui).

Ensuite, tant AL que le PLD, sont loin de se revendiquer de l'anarcapisme. Ils se disent "libéraux classiques". A mes yeux, ils seraient même sociaux-libéraux puisque, entre autres, ils sont pour les "school vouchers", au moins dans un premier temps.

Enfin, au risque de passer pour un hérétique : je pense que les valeurs d'une certaine conception de la république sont bonnes. Qui ici est contre la liberté, l'égalité, la fraternité ? Ce qui pose problème, c'est la manière illibérale de promouvoir ces valeurs, manière qui se retourne finalement contre les dites valeurs. Donc le libéralisme est peut-être même le meilleur moyen de promouvoir les valeurs républicaines.

Pour toutes ses raisons, je ne vois pas de non sens de valeur et de principes.

je suis d'accord avec ça !

Posté
  Le 22/05/2011 à 10:23, Métazét a dit :

Je pense qu'il faut distinguer la fin (le libéralisme) et les moyens (la démocratie républicaine). De même qu'une béquille doit permettre à un handicapé de retrouver l'usage normal de la marche et donc de pouvoir se passer de la béquille, de même le système de gouvernement peut permettre l'émergence du libéralisme qui permettra in fine de se débarrasser du système de gouvernement.

Maintenant, le libéralisme est-il nécessairement contre toute forme de gouvernement, de démocratie, de république, d'état ? Je ne crois pas. Il est surtout pour mieux d'état et moins d'emprise de l'état sur la vie des gens. De même que le républicanisme a voulu séparer l'église de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'église, même s'il y a eu des velléités en ce sens), le libéralisme souhaite séparer la société civile de l'état (mais sans nécessairement supprimer l'état, qui s'effacera de lui-même dès lors et dans la mesure où on n'aura plus besoin de lui).

Ensuite, tant AL que le PLD, sont loin de se revendiquer de l'anarcapisme. Ils se disent "libéraux classiques". A mes yeux, ils seraient même sociaux-libéraux puisque, entre autres, ils sont pour les "school vouchers", au moins dans un premier temps.

Enfin, au risque de passer pour un hérétique : je pense que les valeurs d'une certaine conception de la république sont bonnes. Qui ici est contre la liberté, l'égalité, la fraternité ? Ce qui pose problème, c'est la manière illibérale de promouvoir ces valeurs, manière qui se retourne finalement contre les dites valeurs. Donc le libéralisme est peut-être même le meilleur moyen de promouvoir les valeurs républicaines.

Pour toutes ses raisons, je ne vois pas de non sens de valeur et de principes.

Je comprends bien que la fin justifie les moyens, mais quid de cette pseudo démocratie actuelle (système bicaméral obsolète et non représentatif, système électif douteux et partisan, constitution qui sent a naphtaline…)

Vu le poids qu'aurait des libéraux dans un gouvernement centriste, je doutais simplement de leur capacité à rendre les éléments cités au dessus plus en adéquation avec les valeurs libérales. Ne pas les changer c'est les accepter, donc continuer à jouer le sempiternel jeu de la politique classique….n'est ce pas celle ci que nous dénonçons régulièrement?

Posté

Sur la question des moyens,juste un rappel: dans les aides publiques aux partis politiques (74M€) l'ancien centre (UDF) en obtient 4M, alors que le bloc UMPS perçoit environ 55 M pour eux deux.

Avec une telle disproportion de moyens, on comprend mieux pourquoi la plupart des élections se jouent entre eux.

Le problème du centre est: comment rééquilibrer les moyens?

Sur la question des objectifs, en référence à Bastiat, disons "remplacer une société de contrainte par une société de liberté"(c'est le seul vrai programme qui peut permettre au centre d'encore exister).

Le problème est que, après tant d'années de sociale démocratie, la société est complétement intoxiquée à la contrainte et à l’interventionnisme.

Je ne vois pas trop comment expliquer, faire adhérer les citoyens, a un changement si profond sans ces moyens financiers que les libéraux, seuls, n'ont pas aujourd'hui.

Posté
  Le 22/05/2011 à 19:05, lux interior a dit :

Je comprends bien que la fin justifie les moyens, mais quid de cette pseudo démocratie actuelle (système bicaméral obsolète et non représentatif, système électif douteux et partisan, constitution qui sent a naphtaline…)

Vu le poids qu'aurait des libéraux dans un gouvernement centriste, je doutais simplement de leur capacité à rendre les éléments cités au dessus plus en adéquation avec les valeurs libérales. Ne pas les changer c'est les accepter, donc continuer à jouer le sempiternel jeu de la politique classique….n'est ce pas celle ci que nous dénonçons régulièrement?

Non, la fin ne justifie pas les moyens.

Mais comment rendre le pouvoir à la société civile autrement qu'en passant par la politique? Comment supprimer l'EdNat (via le chèque éducation), sans être au pouvoir?

Posté
  Le 25/05/2011 à 07:44, Arturus a dit :

Non, la fin ne justifie pas les moyens.

Mais comment rendre le pouvoir à la société civile autrement qu'en passant par la politique? Comment supprimer l'EdNat (via le chèque éducation), sans être au pouvoir?

Je ne pense pas que le chèque éducation supprimera l'EdNat ni qu'il faille supprimer l'EdNat. Il faut différencier service public (et même un libéral peut reconnaître que l'EdNat est un service public légitime), et secteur public. Un service public peut être assumé par le privé. Et même dans le secteur public, on peut distinguer le "vrai" secteur public, financé par les contribuables ; et celui, idéal, qui ne serait financé que par les usagers (ou leurs parents/tuteurs), quand bien même ces derniers seraient aidés par l'Etat avec des chèques éducation s'ils ne parviennent pas à subvenir par eux-mêmes ou par des solutions privées (mutuelles, charité, etc.) à leurs besoins (ce qu'on pourrait appeler du simili-privé).

(et pour rendre le libéralisme plus "sexy", je ne crois pas que dire : "supprimons l'EdNat et autres services publics" soit une bonne stratégie… il faut présenter les choses sous l'angle positif pour les gens)

Posté
  Le 27/05/2011 à 08:56, Métazét a dit :

Je ne pense pas que le chèque éducation supprimera l'EdNat ni qu'il faille supprimer l'EdNat. Il faut différencier service public (et même un libéral peut reconnaître que l'EdNat est un service public légitime), et secteur public. Un service public peut être assumé par le privé. Et même dans le secteur public, on peut distinguer le "vrai" secteur public, financé par les contribuables ; et celui, idéal, qui ne serait financé que par les usagers (ou leurs parents/tuteurs), quand bien même ces derniers seraient aidés par l'Etat avec des chèques éducation s'ils ne parviennent pas à subvenir par eux-mêmes ou par des solutions privées (mutuelles, charité, etc.) à leurs besoins (ce qu'on pourrait appeler du simili-privé).

(et pour rendre le libéralisme plus "sexy", je ne crois pas que dire : "supprimons l'EdNat et autres services publics" soit une bonne stratégie… il faut présenter les choses sous l'angle positif pour les gens)

L'instauration du chèque reconnaît implicitement l'existence du service public d'éducation. C'est pour cela qu'un certain nombre de libéraux y sont opposés. Mais le chèque éducation fait que le service public est assuré par le privé. En généralisant le chèque éducation, l'EdNat disparaît d'elle-même (mais cela prend du temps). C'est pourquoi j'y suis favorable, étant donné la franche amélioration que cela permettrait par rapport à la situation actuelle. Cela permettrait en effet notamment d'échapper à la propagande estampillée EdNat.

Posté
  Le 27/05/2011 à 11:28, Li Po a dit :

Ruquier vire Zemmour et Naulleau, il cherche des chroniqueurs ! et pourquoi pas h16 ?

Seulement si je garde mon masque.

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