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La révolte des laissés-pour-compte britanniques


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Si Socrate disait vrai à l'époque, alors cela devrait faire bien longtemps qu'il n'y aurait plus d'humanité du tout, tant la proportion de glandeur et de cas sociaux se serait accrue.

Chitah, ton histoire est cousue de fil blanc et tu nous prends pour des buses. Socrate n'a jamais rien écrit, donc je suis prêt à parier que cette citation est apocryphe (un gros fake).

D'autre part, qu'est-ce qui te dit qu'à l'époque la démocratie athénienne n'était pas effectivement entrée en décadence?

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D'autre part, qu'est-ce qui te dit qu'à l'époque la démocratie athénienne n'était pas effectivement entrée en décadence?

Je ne te parle pas d'institution, je te parle de personnes, de groupes de personnes. Si dans un peuple, la décadence augmente, nécessairement celui-ci est destiné à disparaître.

Prenons le problème dans l'autre sens, je te pose juste une question simple, et j'en resterai là : nies-tu l'existence du concept de biais cognitif?

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Exactement. Je sens poindre derrière cette phrase l'ironie dont la source est que tu es conscient de l'énorme biais cognitif dans lequel nous sommes tous effondrés.

On peut par exemple lire la première citation de ma signature. Si Socrate disait vrai à l'époque, alors cela devrait faire bien longtemps qu'il n'y aurait plus d'humanité du tout, tant la proportion de glandeur et de cas sociaux se serait accrue.

Ce n'est pas que subjectif, il y a eu beaucoup de progrès technique en peu de temps au 20e et 21e siècle, la vie d'un gamin en 2010 n'a plus grand chose à voir avec celle de 1910 (et puis il n'y a plus la guerre). Mal géré, ça donne des enfants qui sont rapidement trop gâtés, même si les parents sont issus d'un milieu "pauvre".

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Ce n'est pas que subjectif, il y a eu beaucoup de progrès technique en peu de temps au 20e et 21e siècle, la vie d'un gamin en 2010 n'a plus grand chose à voir avec celle de 1910 (et puis il n'y a plus la guerre). Mal géré, ça donne des enfants qui sont rapidement trop gâtés, même si les parents sont issus d'un milieu "pauvre".

Il leur faudrait des rationnements et une bonne guerre en somme. :mrgreen:

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Ce n'est pas que subjectif, il y a eu beaucoup de progrès technique en peu de temps au 20e et 21e siècle, la vie d'un gamin en 2010 n'a plus grand chose à voir avec celle de 1910 (et puis il n'y a plus la guerre). Mal géré, ça donne des enfants qui sont rapidement trop gâtés, même si les parents sont issus d'un milieu "pauvre".

Certes, mais ce que tu écris est un truisme. Ton père, ton grand-père, ton arrière-grand-père, aurait pu écrire exactement la même chose, dans les mêmes termes. Ainsi, toi-même devrait être un enfant pourri gâté.

Il leur faudrait des rationnements et une bonne guerre en somme. :mrgreen:

Voilà, c'est en général la phrase qui suit "de mon temps, les gosses étaient mieux éduqués".

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Certes, mais ce que tu écris est un truisme. Ton père, ton grand-père, ton arrière-grand-père, aurait pu écrire exactement la même chose, dans les mêmes termes. Ainsi, toi-même devrait être un enfant pourri gâté.

Voilà, c'est en général la phrase qui suit "de mon temps, les gosses étaient mieux éduqués".

Oui, mais le progrès et la technologie croissent de façon exponentielle, ainsi la différence entre moi et la génération actuelle est plus grande qu'entre mon père et moi par exemple. Mais effectivement comparé à mon grand père je suis un enfant gâté pourri (d'ailleurs il ne se gênait pas pour me le rappeler :mrgreen: ).

Et l'écart entre lui et moi est si grand qu'il ne se mesure même plus en terme de distractions disponibles, mais tout simplement avec la différence entre devoir, les jours d'école, se lever à 5h du matin pour aider son père à travailler aux champs pour lui et pouvoir se lever à seulement 7h30 pour prendre son petit déjeuner en famille pour moi. En plus, il a connu les 2 guerres mondiales.

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Voilà, c'est en général la phrase qui suit "de mon temps, les gosses étaient mieux éduqués".

Il est clair qu'ils étaient mieux éduqués, un rapide coup d'oeil ne laisse aucun doute, la dixième de ce que font les gosses aujourd'hui j'aurais pris une tarte, et mes parents davantage. Ca a mis du temps mais l'autorité des parents a mis un demi-siècle pour se desserrer complètement.

Mais l'imputer uniquement aux nouvelles technologies est léger, voilà c'est tout, les technologies ne rendent pas fous, je ne suis pas devenu fou en ayant un ordi dans ma chambre. Ce n'est qu'une conséquence. Ce que je veux dire, c'est que si les enfants sont devant la télé ou l'ordi plus souvent qu'avant, c'est aussi parce que les parents les y laissent trop souvent, pour s'en débarasser, on en vient donc au manque de présence des parents, ergo: le manque d'autorité.

La vraie cause c'est le manque d'autorité des parents, certains -beaucoup même- ont abandonné leur éducation, ce n'est pas étonnant et cela concorde avec l'augmentation du nombre de divorces, l'augmentation du nombre de familles monoparentales et l'augmentation du nombre de femmes au travail. Les parents étant plus absents du foyer, un enfant ne s'éduque pas tout seul, et ne comptez pas sur les crèches ou l'Ednat pour assurer le travail correctement.

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SI l'éducation est importante, il ne faut peut-être pas sur-estimer l'importance du pourri-gâtage. Au cours de son enfance/adolescence, un gamin sera confronté à toutes sortes d'influence (famille proche, éloignée, école, pairs, bouquins, télé…) de sorte qu'il saura, même sans un être un surdoué, faire des choix et se démarquer par rapport à certains aspects de son environnement pour en favoriser d'autres (par exemple).

Encore une fois je trouve que certains libéraux nient un peu trop vite la capacité de l'individu à se bricoler son propre système plutôt qu'à être manipulé et modelé à l'image de son seul environnement immédiat (théorie plutôt socialisante, à mon goût).

Parmi les déchets qui se présentent comme des punks dans la rue, on trouve des pourri-gâtés qui ne l'ont pas supporté (déjà vu ce cas de figure). On retrouve aussi par paquets de dix des médiocres qui se plaignent tout le temps sans raison. J'ai été pourri-gâté et ça ne m'a pas empêché ni d'être raisonnablement poli, ni de laisser tomber les écrans deux minutes pour lire toutes sortes d'auteurs.

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En tout cas, une chose est certaine : de mon temps c'était mieux.

C'est pas possible, car c'est de mon temps que c'était mieux. Alors comment on fait ?

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C'est pas possible, car c'est de mon temps que c'était mieux. Alors comment on fait ?

Nous avons un problème spatio-temporel, car par récurrence tout était mieux avant tout le temps, donc…. :toufou:

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Il leur faudrait des rationnements et une bonne guerre en somme. :mrgreen:

Quand il est vraiment chiant, il m'arrive parfois de lui souhaiter dans mon for intérieur :devil:

ce n'est pas étonnant et cela concorde avec l'augmentation du nombre de divorces, l'augmentation du nombre de familles monoparentales et l'augmentation du nombre de femmes au travail. Les parents étant plus absents du foyer, un enfant ne s'éduque pas tout seul, et ne comptez pas sur les crèches ou l'Ednat pour assurer le travail correctement.

Dans le cas du fils de ma copine, elle travaille effectivement beaucoup et est souvent absente mais son père était très présent, et c'est lui qui l'a pourri gâté. Donc l'absence des parents n'explique pas tout, il y a également une propension plus forte des parents aujourd'hui à gâter leurs enfants, sans doute facilité par l'accès aux technologies et l'élévation du niveau de vie.

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Dans le cas du fils de ma copine, elle travaille effectivement beaucoup et est souvent absente mais son père était très présent, et c'est lui qui l'a pourri gâté. Donc l'absence des parents n'explique pas tout, il y a également une propension plus forte des parents aujourd'hui à gâter leurs enfants, sans doute facilité par l'accès aux technologies et le niveau de vie plus élevé.

Il y a aussi les parents qui gâtent les enfants parce qu'ils se sentent coupables de ne pas être assez présents.

De toute manière, je pense que le fait de gâter son enfant n'est pas ce qui explique leur comportement, mais bien l'absence d'éducation. Effectivement, ça n'aide pas un enfant de savoir qu'il peut avoir accès à tout comme il veut, il faut lui inculquer le goût de l'effort etc..Mais ce n'est que la conséquence d'une mauvaise éducation, si un enfant comprend ce qu'est le gout de l'effort il n'y a pas de raison de le priver de confort, s'il sait qu'il aura une console parce qu'il sera premier de la classe (grace à un suivi des parents) alors tout ira sur des roulettes. L'important c'est d'abord l'éducation, d'être suffisemment strict à ce propos, ne pas transiger là-dessus, alors la console et la télé ne seront plus des problèmes.

Le problème c'est que beaucoup de parents maintenant font les choses à l'envers.

Posté

Il y a aussi les parents qui gâtent les enfants parce qu'ils se sentent coupables de ne pas être assez présents.

De toute manière, je pense que le fait de gâter son enfant n'est pas ce qui explique leur comportement, mais bien l'absence d'éducation. Effectivement, ça n'aide pas un enfant de savoir qu'il peut avoir accès à tout comme il veut, il faut lui inculquer le goût de l'effort etc..Mais ce n'est que la conséquence d'une mauvaise éducation, si un enfant comprend ce qu'est le gout de l'effort il n'y a pas de raison de le priver de confort, s'il sait qu'il aura une console parce qu'il sera premier de la classe (grace à un suivi des parents) alors tout ira sur des roulettes. L'important c'est d'abord l'éducation, d'être suffisemment strict à ce propos, ne pas transiger là-dessus, alors la console et la télé ne seront plus des problèmes.

Le problème c'est que beaucoup de parents maintenant font les choses à l'envers.

Oui, mais la technologie et la différence de niveau de vie bouleversent aussi la notion d'effort et de récompense. Par exemple dans les années 70-80 on pouvait au mieux regarder la télé quelques heures de temps en temps, vu qu'il n'y en avait qu'une pour toute la famille et qu'il fallait bien partager. Le reste du temps on devait bien trouver des moyens plus créatifs de s'amuser (ou on sortait s'aérer). Aujourd'hui, même en étant gamin on peut avoir la télé et la console dans sa chambre (et même un ordinateur portable connecté à internet, puisque par exemple le conseil général de Marseille distribue des portables gratuitement (hem) à partir de la 4e ou de la 3eme). Bon je suis d'accord qu'on peut lui confisquer tout ça si il ne fout rien, mais c'est beaucoup plus difficile quand c'est disponible (les gamins arrivent toujours à gruger les parents, fouillent partout pour retrouver le portable planqué ou la télécommande de la télé etc.), sans compter la pression qu'ils mettent quand leurs copains ont des trucs qu'ils n'ont pas.

En gros, avant la récompense c'était : "tu as le droit de regarder la télé 1 heure", maintenant c'est : "tu as le droit de jouer à la play toute la journée, vu que de toutes façons tu ne sais rien faire d'autre et que tu va me casser les c… à chouiner que tu t'ennuies si je te l'enlève".

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Je ne te parle pas d'institution, je te parle de personnes, de groupes de personnes.

La famille est l'institution par excellence, je ne vais pas reproduire les démonstrations de Mises et Hayek sur ce sujet.

Reprenons l'analyse de ta "pensée" :

« Notre jeunesse est mal élevée. Elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce. Ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais. »

En tout cas je suis sûr que cette citation est du pipeau intégral. Comme je le disais, Socrate n'a jamais rien écrit, donc si elle est ancienne, ça ne peut provenir que de Platon ou d'un auteur grec de théâtre comme Aristophane. Après une rapide recherche sur l'omniscient Google, on ne trouve que des propos de bistro et lieux communs sur des forums d'éducateurs, socio-psycho-pédagogues et autres charlatans. Il s'agit donc d'un faux circulant dans les milieux gauchistes de l'éducation nationale, qui permet d'asséner un argument d'autorité pour empêcher de réfléchir aux changements de mentalité, de comportements et à l'abêtissement d'une jeunesse moutonnière.

Voici l'extrait de Platon d'après lequel cet apocryphe a été fabriqué, dans un passage de la République sur la transformation de la démocratie en tyrannie, quand s'instaure l'anomie dans l'Etat et dans les lois :

La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saurait habiter ailleurs que dans cette cité.

Oui, c'est un langage qu'on entend souvent.

Or donc - et voilà ce que j'allais dire tout à l'heure - n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligation de recourir à la tyrannie?

Comment? demanda-t-il.

Lorsqu'une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons, elle s'enivre de ce vin pur au delà de toute décence; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie, les accusant d'être des criminels et des oligarques.

C'est assurément ce qu'elle fait, dit-il.

Et ceux qui obéissent aux magistrats, elle les bafoue et les traite d'hommes serviles et sans caractère; par contre, elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l'air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l'air de gouvernants. N'est-il pas inévitable que dans une pareille cité l'esprit de liberté s'étende à tout?

Comment non, en effet?

Qu'il pénètre, mon cher, dans l'intérieur des familles, et qu'à la fin l'anarchie gagne jusqu'aux animaux?

Qu'entendons-nous par là? demanda-t-il.

Que le père s'accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants, que le fils s'égale à son père et n'a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu'il veut être libre, que le métèque devient l'égal du citoyen, le citoyen du métèque et l'étranger pareillement.

Oui, il en est ainsi, dit-il.

Voilà ce qui se produit, repris-je, et aussi d'autres petits abus tels que ceux-ci. Le maître craint ses disciples et les flatte, les disciples font peu de cas des maîtres et des pédagogues. En général les jeunes gens copient leurs aînés et luttent avec eux en paroles et en actions; les vieillards, de leur côté, s'abaissent aux façons des jeunes gens et se montrent pleins d'enjouement et de bel esprit, imitant la jeunesse de peur de passer pour ennuyeux et despotiques.

C'est tout à fait cela. (…)

Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés? Conçois-tu bien qu'ils rendent l'âme des citoyens tellement ombrageuse qu'à la moindre apparence de contrainte ceux-ci s'indignent et se révoltent? Et ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s'inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n'avoir absolument aucun maître.

Je ne le sais que trop, répondit-il.

Eh bien ! mon ami, repris-je, c'est ce gouvernement si beau et si juvénile qui donne naissance à la tyrannie, du moins à ce que je pense.

Juvénile, en vérité ! dit-il; mais qu'arrive-t-il ensuite?

Le même mal, répondis-je, qui, s'étant développé dans l'oligarchie, a causé sa ruine, se développe ici avec plus d'ampleur et de force, du fait de la licence générale, et réduit la démocratie à l'esclavage; car il est certain que tout excès provoque ordinairement une vive réaction, 564 dans les saisons, dans les plantes, dans nos corps, et dans les gouvernements bien plus qu'ailleurs.

C'est naturel.

Ainsi, l'excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude, et dans l'individu et dans l'État.

Il le semble, dit-il.

Vraisemblablement, la tyrannie n'est donc issue d'aucun autre gouvernement que la démocratie, une liberté extrême étant suivie, je pense, d'une extrême et cruelle servitude.

République, VIII, 562b-563e : http://plato-dialogu.../faq/faq003.htm

Prenons le problème dans l'autre sens, je te pose juste une question simple, et j'en resterai là : nies-tu l'existence du concept de biais cognitif?

Je ne nie pas l'existence du concept, je nie qu'il soit pertinent dans le sens où tu l'utilises. La bonne vielle notion de préjugé l'est davantage, car il s'agit de connaître le bien-fondé de nos préjugés moraux et de déterminer s'il faut s'en débarrasser, ce qui constitue en gros le programme politique des pédagogues actuels.

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Reprenons l'analyse de ta "pensée" :

T'es lourd, là, mais bon.

Ce que je dis c'est tout simplement que ce que tu racontes :

- est dit depuis la nuit des temps.

- est essentiellement, je dirais complétement basé sur les souvenirs de free jazz enfant.

Sur le premier point, je n'ai pas d'explication, si ce n'est "circulez il n'y a rien à voir". Pourtant, normalement, l'humanité aurait dû disparaître depuis belle lurette.

Sur le second, tu le sous-estimes grandement mais bon, un jour tu tilteras.

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Nous avons un problème spatio-temporel, car par récurrence tout était mieux avant tout le temps, donc…. :toufou:

Heureusement, les chercheurs du CNRS viennent de résoudre le problème avec les neutrino supra luminique.

Sinon cette discussion me fait penser à mes cours d'allemand de terminal où ma prof (allemande) faisait un comparatif entre RDA/RFA avec les mêmes arguments que wpe (enfants pourri gâtés à l'Ouest alors qu'à l'Est les gens savaient s'amuser et baisaient 2 fois plus,…)

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Ouai, un enfant pourri gâté, c'est un enfant qui a eu plus de jouets que moi.

Posté

Je remarque que chaque fois que free jazz et Chitah interviennent dans un débat, il n'y a plus moyen d'avancer.

Paske, hein, le truc qui serait intéressant de savoir c'est : quand on les prépare à la broche, les enfants pourris-gâtés gavés de télévision et de jeux vidéos sont-ils plus ou moins goûtus que les enfants de jadis qui s'emmerdaient à regarder les vaches voler ?

Posté
Il leur faudrait des rationnements et une bonne guerre en somme. icon_mrgreen.gif

Voilà, c'est en général la phrase qui suit "de mon temps, les gosses étaient mieux éduqués".

Je reviens là dessus parce que je n'ai pas relevé tout à l'heure, mais sur ce coup vous êtes quand même de mauvaise foi. Je n'ai jamais sorti de trucs pareils, j'ai simplement dis qu'avant les enfants avaient beaucoup moins de loisirs sophistiqués à leur disposition (télé, ordi, console etc…) et qu'ils devaient s'amuser sans, ce qui stimulait d'avantage leur imagination. Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire à admettre ça. Et quand j'ai parlé de la guerre ce n'était pas du tout en ces termes, juste pour rappeler que nos ancêtres n'ont pas eu autant de chance que nous c'est tout.

Posté

Je remarque que chaque fois que free jazz et Chitah interviennent dans un débat, il n'y a plus moyen d'avancer.

Je ne crois pas à l'idéologie du débat, qui sert de prétexte aux démagogues pour enfumer les gens. Il suffit de jeter un oeil aux grands débats de société recents qui agitent l'opinion, je laisse ça aux vaches et aux électeurs.

Bon, tu peux retourner casser du gauchiste sur Contrepoints.

Paske, hein, le truc qui serait intéressant de savoir c'est : quand on les prépare à la broche, les enfants pourris-gâtés gavés de télévision et de jeux vidéos sont-ils plus ou moins goûtus que les enfants de jadis qui s'emmerdaient à regarder les vaches voler ?

:mrgreen:

Posté
…j'ai simplement dis qu'avant les enfants avaient beaucoup moins de loisirs sophistiqués à leur disposition (télé, ordi, console etc…) et qu'ils devaient s'amuser sans, ce qui stimulait d'avantage leur imagination.

Je devrais être du même avis que toi - puisque, à vue de nez, on doit avoir la même expérience (chez moi, par exemple, zéro téloche jusqu'à mes 16 ans, dessins, pleins, tout le temps, partout, bricolage genre à 12 ans, je fabriquais un télégraphe à partir de bobines électriques piquées à de vieilles sonnettes - père électricien et toussa -, reconstitution de champs de batailles avec mes figurines de soldats, etc.) Et donc, intuititvement, je dirais comme toi que les nouvelles technologies, la sophistication des loisirs, etc. tueraient l'imagination des enfants. Sauf que…

Sauf que quand j'étais mouflet, j'étais quand même une exception et que mes camarades, quand ils se faisaient chier comme des rats morts (pas de télé, pas d'argent de poche, presque pas de musique, pas de gsm, pas de jeux vidéos, rien nada nibe que dalle…), pour se désemmerder, ils faisaient pas plus fonctionner leur imagination que les gosses d'aujourd'hui : tout ce qu'ils faisaient c'étaient jouer au foot, faire un peu de vélo, fumer en cachette, tirer les nattes des filles, glander dans les grandes largeurs ou se mettre sur la gueule. Pour te dire qu'ils étaient peu imaginatifs : ils n'arrivaient même pas à être délinquants juvéniles.

Bref, à mons sens, l'imagination ce serait comme qui dirait du génétique, tu l'as à la naissance ou tu l'as pas - et peu, très peu l'ont ce talent. Et un gamin du 21e siècle avec de l'imagination peut se démerder comme moi (ou comme toi), il y a 30 ans, seulement d'une autre manière.

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Je devrais être du même avis que toi - puisque, à vue de nez, on doit avoir la même expérience (chez moi, par exemple, zéro téloche jusqu'à mes 16 ans, dessins, pleins, tout le temps, partout, bricolage genre à 12 ans, je fabriquais un télégraphe à partir de bobines électriques piquées à de vieilles sonnettes - père électricien et toussa -, reconstitution de champs de batailles avec mes figurines de soldats, etc.) Et donc, intuititvement, je dirais comme toi que les nouvelles technologies, la sophistication des loisirs, etc. tueraient l'imagination des enfants. Sauf que…

Sauf que quand j'étais mouflet, j'étais quand même une exception et que mes camarades, quand ils se faisaient chier comme des rats morts (pas de télé, pas d'argent de poche, presque pas de musique, pas de gsm, pas de jeux vidéos, rien nada nibe que dalle…), pour se désemmerder, ils faisaient pas plus fonctionner leur imagination que les gosses d'aujourd'hui : tout ce qu'ils faisaient c'étaient jouer au foot, faire un peu de vélo, fumer en cachette, tirer les nattes des filles, glander dans les grandes largeurs ou se mettre sur la gueule. Pour te dire qu'ils étaient peu imaginatifs : ils n'arrivaient même pas à être délinquants juvéniles.

Bref, à mons sens, l'imagination ce serait comme qui dirait du génétique, tu l'as à la naissance ou tu l'as pas - et peu, très peu l'ont ce talent. Et un gamin du 21e siècle avec de l'imagination peut se démerder comme moi (ou comme toi), il y a 30 ans, seulement d'une autre manière.

:chine:

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Oui, mais la technologie et la différence de niveau de vie bouleversent aussi la notion d'effort et de récompense. Par exemple dans les années 70-80 on pouvait au mieux regarder la télé quelques heures de temps en temps, vu qu'il n'y en avait qu'une pour toute la famille et qu'il fallait bien partager. Le reste du temps on devait bien trouver des moyens plus créatifs de s'amuser (ou on sortait s'aérer).

Et dans les années 80 on disait qu'avant y'avait pas de télé ou une seule, parfois certains foyers n'en avaient pas, que les walkmen n'existaient pas et donc que les jeunes étaient plus ouverts sur les autres, on s'inquiétait de l'essor des premiers jeux vidéo etc…A chaque époque ses peurs, ce qui importe c'est comment l'être humain s'adapte à cela.

Aujourd'hui, même en étant gamin on peut avoir la télé et la console dans sa chambre (et même un ordinateur portable connecté à internet, puisque par exemple le conseil général de Marseille distribue des portables gratuitement (hem) à partir de la 4e ou de la 3eme).

C'est donc bien la faute aux parents. Et je ne pense pas que ces distractions soient mauvais pour l'enfant (bien sûr une télé ou une console dans sa chambre le plus tard possible c'est mieux) tant qu'ils ont été éduqués correctement auparavant.

Bon je suis d'accord qu'on peut lui confisquer tout ça si il ne fout rien, mais c'est beaucoup plus difficile quand c'est disponible (les gamins arrivent toujours à gruger les parents, fouillent partout pour retrouver le portable planqué ou la télécommande de la télé etc.), sans compter la pression qu'ils mettent quand leurs copains ont des trucs qu'ils n'ont pas.

Ca s'appelle avoir des couilles et de la patience, ce qu'on a de moins en moins.

En gros, avant la récompense c'était : "tu as le droit de regarder la télé 1 heure", maintenant c'est : "tu as le droit de jouer à la play toute la journée, vu que de toutes façons tu ne sais rien faire d'autre et que tu va me casser les c… à chouiner que tu t'ennuies si je te l'enlève".

CQFD, ces parents sont des buses.

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Ce n'est évidemment pas à cause des téléphones portables que les gamins trop kikoolol trouvent normal de foutre des baffes à leurs professeurs.

C'est à cause du prof, il l'a cherché. Pas essayer de confisquer Angry Birds, non mais.

Posté

Oui, mais la technologie et la différence de niveau de vie bouleversent aussi la notion d'effort et de récompense. Par exemple dans les années 70-80 on pouvait au mieux regarder la télé quelques heures de temps en temps, vu qu'il n'y en avait qu'une pour toute la famille et qu'il fallait bien partager. Le reste du temps on devait bien trouver des moyens plus créatifs de s'amuser (ou on sortait s'aérer). Aujourd'hui, même en étant gamin on peut avoir la télé et la console dans sa chambre (et même un ordinateur portable connecté à internet, puisque par exemple le conseil général de Marseille distribue des portables gratuitement (hem) à partir de la 4e ou de la 3eme). Bon je suis d'accord qu'on peut lui confisquer tout ça si il ne fout rien, mais c'est beaucoup plus difficile quand c'est disponible (les gamins arrivent toujours à gruger les parents, fouillent partout pour retrouver le portable planqué ou la télécommande de la télé etc.), sans compter la pression qu'ils mettent quand leurs copains ont des trucs qu'ils n'ont pas.

En gros, avant la récompense c'était : "tu as le droit de regarder la télé 1 heure", maintenant c'est : "tu as le droit de jouer à la play toute la journée, vu que de toutes façons tu ne sais rien faire d'autre et que tu va me casser les c… à chouiner que tu t'ennuies si je te l'enlève".

Là, il y a un vrai marché : proposer une box au père/mère de famille, que tu colles à ta Freebox/NeufBox/MachinBox, et par lequel passe toutes les connections de la maison (ethernet, wifi, CPL, machin…). Et c'est la box qui autorise ou n'autorise pas les connections, avec des fenêtres horaires et tout. Evidemment, les geeks (dont certains ici) me diront que c'est déjà possible avec un miniPC + linux dédié ou avec un NAS/routeur un peu évolué. Mais là, on vise les gens qui 1) veulent un minimum d'éducation pour leur enfants 2) aimeraient bien l'assistance de la technologie pour y arriver 3) ne sont pas übertechnos eux-même…

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Je devrais être du même avis que toi - puisque, à vue de nez, on doit avoir la même expérience (chez moi, par exemple, zéro téloche jusqu'à mes 16 ans plein, tout le temps, partout

D'ou le fait que vous ayez opté pour la carrière de barman.

Posté

Je devrais être du même avis que toi - puisque, à vue de nez, on doit avoir la même expérience (chez moi, par exemple, zéro téloche jusqu'à mes 16 ans, dessins, pleins, tout le temps, partout, bricolage genre à 12 ans, je fabriquais un télégraphe à partir de bobines électriques piquées à de vieilles sonnettes - père électricien et toussa -, reconstitution de champs de batailles avec mes figurines de soldats, etc.) Et donc, intuititvement, je dirais comme toi que les nouvelles technologies, la sophistication des loisirs, etc. tueraient l'imagination des enfants. Sauf que…

Sauf que quand j'étais mouflet, j'étais quand même une exception et que mes camarades, quand ils se faisaient chier comme des rats morts (pas de télé, pas d'argent de poche, presque pas de musique, pas de gsm, pas de jeux vidéos, rien nada nibe que dalle…), pour se désemmerder, ils faisaient pas plus fonctionner leur imagination que les gosses d'aujourd'hui : tout ce qu'ils faisaient c'étaient jouer au foot, faire un peu de vélo, fumer en cachette, tirer les nattes des filles, glander dans les grandes largeurs ou se mettre sur la gueule. Pour te dire qu'ils étaient peu imaginatifs : ils n'arrivaient même pas à être délinquants juvéniles.

Bref, à mons sens, l'imagination ce serait comme qui dirait du génétique, tu l'as à la naissance ou tu l'as pas - et peu, très peu l'ont ce talent. Et un gamin du 21e siècle avec de l'imagination peut se démerder comme moi (ou comme toi), il y a 30 ans, seulement d'une autre manière.

Pour bien faire, il faudrait un post de punu (un petit aphorisme rigolo, par exemple) et on ferme le thread là. Et ce serait bien.

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