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oiram

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  1. En France, les marges des bookmakers tournent autour de 8%. A l'étranger, cette marge se situe plutôt autour de 5% voire 3% sur les meilleurs bookmakers. Il est ainsi beaucoup plus difficile de gagner sur le long-terme en jouant uniquement sur des sites français, d'autant plus que l'ARJEL interdit certains types de paris comme le betting exchange.
  2. Oui, beaucoup moins centralisé qu'en France. Les communautés autonomes espagnoles ont une relative autonomie fiscale. Elles peuvent créer des impôts sur le patrimoine ou sur les successions et ont des larges compétences sur la sécurité, la santé ou l'éducation. Pedro Sanchez ne devrait pas toucher aux systèmes de communautés autonomes car il sera obligé de s'allier avec des partis régionalistes ou indépendantistes pour former une coalition majoritaire.
  3. Rien de bien nouveau : - Le Congrès encore plus fragmenté qu'avant avec la percée d'un nouveau parti de droite radicale, Vox. - La gauche progresse (PSOE + PODEMOS = 166/350 sièges) mais ne parvient pas à obtenir la majorité des sièges. Le PSOE qui a axé sa campagne sur la distribution de cadeaux (Revenu Minimum Vital, hausse du Salaire Minimum et hausses d'impots pour les banques et les méchants capitalistes GAFA) a reussi à faire oublier Podemos qui baisse naturellement. Le progrès du PSOE s'explique aussi par leur modération sur la question catalane. - La droite s'effondre (PP = 66/350 siéges) à cause du mauvais bilan de Mariano Rajoy et de la droitisation de leur nouveau leader. Le PP perd ainsi beaucoup de voix au profit de Ciudadanos (En Marche espagnol 57/350 sièges) et ne reussit pas à endiguer la fuite de ses électeurs vers Vox. C'est bien dommage car, à part leur volonté de centralisation des pouvoirs à Madrid, leur programme économique était vraiment libéral. - Vox réalise un score honorable (10% et 24 sièges) mais en-deça des espérances de leur leader. On notera que Vox avait prévu de fêter sa victoire sur la place Margaret Thatcher à Madrid. Vox est sans doute le parti de droite radicale le plus libéral économiquement en Europe (Flat Tax, suppression des impots sur les successions sur le patrimoine, mise en place d'un système de retraites par capitalisation, diminution des dépenses publiques...). - Du côté de la Catalogne et du Pays-Basque, les indépendantistes progressent et seront déterminants pour former une coalition à gauche. Pour résumer, la fragmentation des votes à droite profite a la gauche qui devra composer avec les indépendantistes catalans et les nationalistes basques pour former une coalition. Pedro Sanchez peut aussi faire le choix de s'allier avec Ciudadanos mais ça serait désastreux électoralement et ça ferait remonter Podemos.
  4. Il n'y a pas vraiment d'arguments rationnels, les espagnols ont peur de se voir amputer une des régions les plus riches d'Espagne. Plus globalement pour les anti-séparatistes, c'est l'existence même de l'Espagne qui serait remise en cause en cas d'indépendance de la Catalogne avec la peur d'une contagion à d'autres régions (Pays Basque). Il n'y a pas d'indépendantistes catalans d'extrème-droite. Je dirai qu'il existe 2 grands types d'indépendantistes : Le vote indépendantiste de droite : composée de CSP+, elle voit l'indépendance comme un moyen de préserver la culture et la langue catalane mais aussi d'arrêter de payer pour les autres régions. Le vote indépendantiste de gauche : Cette gauche séparatiste voit en l'indépendance le moyen de créer une République et de mettre en place une politique sociale volontariste. Il faut savoir que les catalans sont avant d'être indépendantistes, très républicains. Les indépendantistes catalans avaient lors de la proclamation de la seconde République Espagnole, renoncer à l'indépendance au profit de la création d'un statut pour la région.
  5. Les élections espagnoles sont dans un peu plus d'un mois, j'en profite donc pour faire un petit tour d'horizon des forces en présences. Le PSOE emmené par Pedro Sanchez, est arrivé au pouvoir en juin 2018, grâce à l'appui de Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques. Pas grand chose à signaler à part le fait que ce gouvernement fut sans doute le gouvernement le plus à gauche qu'ait connu l'Espagne depuis le retour de la démocratie. Heureusement, ils n'avaient pas une majorité assez large pour faire passer leurs délires socialistes (les indépendantistes catalans refusant de voter le budget tant que l’autodétermination ne serait pas mis sur la table). On retiendra néanmoins le triptyque gaucho-électoraliste : augmentation du Salaire Minimum, hausse des pensions et hausse des salaires pour les fonctionnaires. A défaut d'appliquer son programme économique, le gouvernement Sanchez s'est concentré sur le sociétal surfant sur la vague de féminisme qui contamine actuellement l'Espagne (importantes grèves féministes pour la journée de la femme) avec la mise en place de tout un tas de mesures pour lutter contre "les violences machistes". Ses plus grands succès furent l'exhumation de la dépouille de Franco et l'accueil de l'Aquarius .... v'la le succès. On peut regretter que rien n'a été fait pour régler la question de l'indépendance de la Catalogne car Pedro Sanchez refuse de négocier une réforme constitutionnelle permettant l'autodétermination. Podemos peut difficilement faire plus à gauche que le PSOE actuel, chacun se vantant d'être à l'origine des quelques mesures sociales mises en places. Podemos est en perte de vitesse : rupture avec leurs alliés régionaux, congé paternité du leader suprême Pablo Iglesias, départ du cofondateur et surtout fuite de leur électorat vers le PSOE. Ciudadanos aura une position centrale pour former une coalition et fera sans doute pencher la balance à droite ou à gauche. Une coalition avec la droite est privilégiée même s'ils pourront sans doute soutenir un PM du PSOE si ce dernier n'est pas Pedro Sanchez. Au niveau du programme, ils ont copié celui d'Emmanuel Macron donc rien de bien libéral. Ils pointent légitimement la propagande des professeurs catalans en faveur de l'indépendance sans remettre en cause le système d'éducation étatisée. Le Parti Populaire a effectué un virage à droite depuis le départ de Mariano Rajoy. Pablo Casado, leur leader, s'est fait connaitre pendant la crise catalane pour sa fermeté face aux indépendantistes. Il propose d'interdire les partis indépendantistes, de remettre en place l'article 155 qui permettra à Madrid de diriger la Catalogne à la place des catalans. Il se décrit comme libéral-conservateur mais j'ai bien peur que sa lutte contre l'indépendantisme catalan prenne le pas sur son libéralisme économique. Conseillé par l'économiste libéral président de l'Institut Mises Espagne, Daniel Lacalle (qui pourrait devenir Ministre des Finances en cas de victoire du PP), Pablo Casado veut mettre en place une "Révolution Fiscale" (suppression des impôts sur les successions, sur le patrimoine, sur les donations, baisse de l'Impôt sur les Sociétés et de l'Impôt sur le Revenu) mais on ne sait pas encore comment il compte le financer. Et enfin, le petit dernier Vox, cette formation de droite populiste contrairement aux autres partis politiques d’extrêmes-droites européens, n'a pas émergé en cassant du sucre sur les immigrés mais plutôt sur les indépendantistes catalans. Leur slogan est clair : "virer les séparatistes, les communistes et les progressistes du pouvoir". Ils peuvent se targuer d'être à l'initiative du procès contre les leaders indépendantistes en faisant partie de l'accusation populaire (L’accusation populaire est une figure juridique qu’existe en Espagne, et que permet à toute espagnol faire partie d’un procédure pénal en tant qu’accusation bien qu’il ne soit pas la victime, ou il n’aura eu directement préjudice). Sur le plan économique, ils sont nettement moins étatistes que le RN sans pour autant être libéral. Tout comme le PP ils sont très centralistes, ils proposent la dissolution des communautés autonomes espagnoles et l'Annexion de Gibraltar. On peut tout de même se réjouir que la libéralisation du port d'armes et la fin des subventions pour les partis politiques figurent en bonne place dans leur programme. Il sera intéressant de voir la tête de Manuel Valls quand son parti Ciudadanos pactisera avec Vox pour entrer au gouvernement (cette réflexion s'applique aussi à Emmanuel Macron). Tout ça nous donne trois coalitions possibles : Une coalition de droite avec Pablo Casado comme Premier Ministre, Ciudadanos au gouvernement et Vox qui soutient sans participer. On fait appel à l'article 155 pour reprendre la main sur la Catalogne, on réforme le statut des régions afin de transférer des compétences vers Madrid. Des baisses d'impôts en début de mandat pour se différencier du précédent gouvernement socialiste. Une coalition PSOE+PODEMOS : On peut dire bonne chance à l'Espagne, hausse d'impôts + dépenses sociales qui explosent... La coalition PSOE+PODEMOS+ indépendantistes et nationalistes : Coalition fragile qui dépendra de l'issu du procès contre les indépendantistes et des négociations que Pedro Sanchez devra inéluctablement commencé avec la Généralité Catalane.
  6. @Hugh Que deviennent le Movimiento Brazil Livre et Kim Kataguiri ? Ils avaient réussi à créer un certain engouement autour des idées libérales durant les manifestations anti-Rousseff.
  7. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/08/22/20002-20180822ARTFIG00210-l-equateur-supprime-ministeres-et-subventions.php Lénine devient libéral.
  8. https://apnews.com/amp/3e1283a3bf114563a73e33cd975ad906 Pour ceux qui regardaient le catch il y a quelques années, qui se souvient de Kane, le catcheur libertarien ? Il va devenir county's mayor dans l'un des plus grands comtés du Tennesse.
  9. Il est plutôt bon Yorick de Mombynes dans la vidéo. En plus il se dit autrichien sur son compte twitter.
  10. La vérité sur la baisse du déficit...
  11. Pendant ce temps là en Ecosse.... https://www.20minutes.fr/monde/2264107-20180501-ecosse-met-place-prix-minimum-alcool-loi-historique
  12. La proportionnelle c'est surtout plus de difficulté pour former une majorité. Donc, on aura peut être la chance de connaitre une France sans gouvernement pendant quelques mois, comme en Espagne ou en Allemagne.
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