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Yabon Nonosse
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  1. Voltaire était anglophile. Le libéralisme n'a jamais été dominant en France, ou jamais bien longtemps. Il n'a jamais réussi à prendre racine chez nous, c'est d'ailleurs un reproche que Niall Ferguson fait à la France dès le XVIIIe, avoir préféré John Law et un moutonnisme x État à un esprit vraiment libéral, j'aurais tendance à lui donner raison sur ce point. Même constat chez Edmond Demolins fin XIXe siècle. Bien sûr qu'on peut être français et libéral. Mais on est une minorité intellectuelle en France, le plus libéral qu'on ait connu récemment c'étaient les gilets jaunes première mouture, et ça il n'y a eu aucune droite libérale présente pour en prendre la direction, la gauche a bien su le récupérer comme d'hab, retour au ghetto libéral. Plus largement, le coeur du libéralisme ça a toujours été l'anglo-saxonnerie et ça le sera probablement toujours. Les Allemands libéraux s'expriment en anglais. Ici on commente des penseurs d'expression anglophone, alors que personne ne connaît Pascal Salin ou Alexis Vintray à l'étranger par exemple. Ulrich Genisson avait totalement pompé sa diète low carb sur la mouvance paléo américaine (note, j'ai fait exactement comme lui, mais je ne prétends pas à une originalité que je n'ai pas ou avoir réinventé la roue après l'avoir trouvé outre-Atlantique). Le concept de personne a largement évolué à travers l'histoire et s'est consolidé comme jamais auparavant avec la modernité libérale. Les Grecs étaient européens, ils étaient blancs et même nordiques, il y a une parenté entre ces Grecs dont on a gardé le souvenir, un Yamnaya ou un fermier natif du Chestershire. Dans la Torah, il y a une distinction nette entre les "élus de Dieu" et les autres, aujourd'hui on sait que les dix commandements s'appliquent entre membres de la tribu et autres, et même dans cet entre soi tribal la personne reste soumise à l'autorité religieuse, à l'impératif de Yahvé, aux jeux d'alliances familiaux, etc. Les Grecs étaient déjà plus individualistes et ça a peut-être à voir avec le fait que le libéralisme vienne d'Europe du Nord et non du Proche-Orient ou d'Europe de l'Est. Sans humanité blanche dans l'histoire, pas de libéralisme (pas plus qu'un bon 80% des inventions autour de nous, au moins).
  2. Petit ajout à la fin : même si on est full individualiste avec zéro sens identitaire, si les Blancs disparaissent ou perdent tout pouvoir, le libéralisme n'est même plus possible. Regardez l'Afrique avec ses dictateurs, ses guerres tribales permanentes, sa négligence chronique des infrastructures. Regardez la termitière chinoise, les pays ultraconformistes et dystopiques d'Asie. La corruption et la formation endémiques de fiefs en Amérique du Sud. Sans les Occidentaux de souche il n'y a plus d'Occident. Et plus de libéralisme. Se défendre face au gauchisme et à la disparition du sang européen c'est défendre la condition de possibilité même du libéralisme. (Ainsi que sa raison d'être selon moi, mais ça c'est un autre débat)
  3. Eh bien, que de chaleur humaine. C'est agréable d'être aussi bien accueilli. /s Je voudrais répondre sur deux points qui me semblent essentiels. 1. Sur le nazisme. Je ne sais pas vous, mais il me semble qu'on ne commence pas dans la vie en recevant une révélation libérale qui tombe du ciel et qu'on suit automatiquement pour toujours tel une sorte d'Évangile. Surtout en France qui est un pays très dominé par le gauchisme, vous devriez le savoir intimement, vous qui vivez dans une sorte de ghetto libéral sans prise sur grand chose. Le libéralisme nous vient parce qu'on se rend compte à quel point on est opprimés par le gauchisme, bureaucratie, impôts, impossibilité ou énorme difficulté d'entreprendre, biais systématique contre les entreprises et la volonté de développement, préjugé contre l'argent, etc. On prend conscience de tout ça et à quel point ça nous emprisonne. Pareil pour le non-respect de droits fondamentaux individuels comme le droit de propriété, de libre expression, d'association et non-association, et ainsi de suite. Le libéralisme apparaît comme une alternative à ça, comme le retour de la liberté et des possibles là où, justement, on en manque. En tout cas c'est ainsi que je suis venu au libéralisme, comme beaucoup de Nicolas qui paie. Si vous êtes arrivés au libéralisme autrement c'est que nous ne venons pas tout à fait du même monde, en termes de génération, de vécu, de classe sociale... je reconnais être un gueux qui a découvert le libéralisme par curiosité personnelle et volonté absolue d'échapper à la prison sociale gauchiste plutôt que par naissance bourgeoise et transmission d'un libéralisme abstrait comme legs culturel. Or, les problèmes que j'ai cité ne sont pas les seuls, et encore une fois si vous ne voyez pas ces problèmes je ne sais pas dans quel monde vous vivez. L'immigration de masse. Le délitement des relations hommes-femmes, qui a commencé dès la négation des identités sexuelles avec le beauvoirisme et la stigmatisation de la sexualisation, donc bien avant le wokisme et son agressivité victimaire très visible. La stigmatisation de l'identité blanche, rendre impossible de se penser en tant que Blanc, quand tous les Autres peuvent le faire voire sont encouragés à le faire. L'ascension de la culture racaille, de l'islam aussi. La destruction de notre santé, de notre sexualité, par le porno, les perturbateurs endocriniens... Je pars de problèmes réels, non d'une théorie créée dans l'apparent ciel des idées. La vie c'est éviter les problèmes, se faire éclater par eux tel un esclave, ou faire face et vaincre. Pour ça il faut clairement identifier le problème et envisager des solutions. Le libéralisme est une réponse incontournable à mon sens. J'étais libéral à une époque où pas grand monde ne l'était en France, le Nicolas qui paie et les premiers gilets jaunes libéraux sont arrivés beaucoup plus tard. Si vous ne voyez pas ce que je dis de pro libéral et que vous voyez uniquement mon supposé antilibéralisme, c'est que vous passez trop de temps en echo chamber/ghetto libéral français et pas assez au contact de ce qu'on pourrait appeler le pays réel. D'ailleurs on m'a traité de normie droitard tout récemment lol, ici je passe pour limite socialiste, si on donne le Manifeste à des gens de 10 microcultures/ghettos différents on a 10 points de vue complèment différents en fait 🥲 Sauf que : le libéralisme est une réponse franchement incomplète. Il ne permet pas de lutter contre la domination gauchiste, voire l'hégémonie gauchiste. Dans sa version années 2010 il ne permettait pas de fermer les frontières. Quand on voit un Jean-François Revel expliquer que le porno est de mauvais goût et que les gens vont s'en détourner tous seuls, alors que le porno a bousillé le cerveau de générations entières et constitue une mutation anthropologique colossale, on voit à quel point la pensée magique et le progressisme béat de ce type ne correspondent pas à la réalité et plutôt à une posture sans intérêt. Pareil quand on a vu les libéraux abandonner Jean-Louis Caccomo, aucune solidarité, que de la lâcheté et des postures creuses, dans la nature ça ça ne marche pas, même dans la société ça ne marche pas, un moment il faudrait défendre ce qui rend le libéralisme possible plutôt que disserter dessus sans fin (sans finalité et sans terme). Et à quoi bon être libéral si on devient un gauchiste sociétal plus droits individuels ? Aucun intérêt. Or, là, des petits malins pourraient avancer l'idée que le nazisme est un truc intéressant. Le gauchisme a fait du nazisme son Satan, son repoussoir absolu, l'incarnation du mal sur Terre. On ne peut pas y échapper. Tous on a eu la soupe mémorielle matin et soir, les boomers conditionnés par le réflexe antifa, la peur de se faire taxer de raciste puis reductio ad hitlerum. Et l'identité blanche, la souveraineté européenne, le fait de se penser en tant que Blancs comme d'autres se pensent en tant que natifs américains, Noirs, Chinois... était condamné d'avance comme impensable. Avec le gauchisme qui nous est tombés dessus, l'identité blanche comme spoiled identity (comme dirait Goffman) nous a aussi été léguée. Sauf que nous, Blancs hésitants, timorés, castrés, domestiqués par le gauchisme, avons été jetés dans la fosse aux lions des racailles, de la valorisation de l'Autre, d'un Autre qui a le droit à la virilité et à l'identité lui, bref un monde ultracompétitif, dur et horrible où la reductio ad hitlerum est un énorme verrou cognitif quand on veut simplement vivre en sécurité, avec notre identité, sans GR, sans tabou sur la biologie, avec des femmes féminines, sans surtaxation, sans gauchisme au dessus de nous. Le libéralisme seul offre-t-il une réponse à tous ces problèmes ou sert-il la même soupe que le système gauchiste ? C'est ici qu'il est tentant de renverser le stigmate. De transformer l'identité blanche maudite en source de fierté, l'identité masculine maudite en source d'épanouissement. Ça je dirais même que c'est absolument nécessaire, l'estime de soi et le bonheur sont impossible sans réappropriation de notre blanchité, de notre masculinité. Dans la démarche antigauchiste, de réappropriation, de renversement du stigmate, dans la recherche de solutions aussi, on se réintéresse au nazisme. Forcément. Déjà on en acquiert une lecture plus nuancée, on sort du récit manichéen antifa, le nazisme n'était pas un truc d'êtres surnaturels sortis de l'enfer mais un truc terriblement humain (comme dirait Nietzsche), ensuite on voit qu'il recelait pas mal de trucs qui nous manquent. Fierté voire exaltation, famille, esprit réellement prosocial (et non socialiste sauce CGT, fonctionnaire public, etc.), aucun tabou sur les questions qu'on nous interdit de poser, un certain sens esthétique, plein emploi, pas de parasitisme étranger qui vient dévorer les sociétés européennes... oui, il y a quand même là dedans pas mal de trucs positifs qu'on aimerait avoir. Pas de mai 68, pas de pédocriminels au pouvoir non plus, pas de boomers qui dévorent l'avenir de leurs enfants non plus. Avouez que ça fait quand même rêver. Là j'en vois déjà en train de se tordre les mains. Oh mon Dieu il est en train de réhabiliter Hitler ! C'est un néo nazi mélenchoniste ! Non. Là je vous arrête tout de suite. Le Manifeste consacre déjà des passages au nazisme et au complotisme sauce Soral pour les rejeter, justement parce qu'on ne devrait pas embrasser ces trucs. Mais puisque ce n'est pas très cool de voir son sens de la nuance taxé de nazi ou de je ne sais quel repoussoir selon qui commente (on m'a déjà traité de communiste aussi... lol'fucking lol), alonzy quoi, continuons. Déjà, il n'y a pas de projet nazi en 2026. Il n'y a pas de perspective nazie intéressante pour nous, nos problèmes, notre monde. En tout cas je n'en vois nulle part. Des mèmes, du trollage ou un groupe de skins en Ukraine, ce n'est pas un projet nazi, ce n'est pas une réponse crédible à des problèmes réels, la pseudo nostalgie d'un passé fantasmé n'est pas une réponse. Ensuite, même s'il existait un projet nazi, je n'aurais aucune envie de vivre dedans. Vraiment aucune. Donner un pouvoir totalitaire à l'État ? Ultra bureaucratie ? Culte sans discernement d'un gourou ? Récompense au conformisme avec étouffement de l'innovation, de la créativité ? Disparition des individus amalgamés à des catégories sociales et aux attentes des autres ? Ouais, nan. Pas envie. Vivre dans "le maître du Haut Château" serait peut-être moins pire que de vivre dans la Fronce tastycroustisée, frenchdreamed, magalaxxed, promise à rien, mais ça ne me fait pas rêver et ce n'est pas un truc que je promeus, ni de près ni de loin. Je me reconnais nettement plus dans La grève d'Ayn Rand, ou même dans la quête foncièrement individualiste de La source vive. 2. Sur le libéralisme. Ce qui fournit une excellente transition pour la suite. Déjà, il devrait être évident que je suis libéral, pas uniquement ou pas purement car je suis trop dans le réel pour ça, mais libéral quand même au sein d'un pays qui ne l'est pas. Tout comme vous. Donc, si je viens ici, c'est pour pouvoir parler... de libéralisme avec des gens qui connaissent bien le sujet. Si vous me voyez comme un mélenchonien cryptonazi (je ne vois pas comment ça peut aller ensemble lol mais soyons fous) c'est que le problème de perspective vient de l'entre soi excessif d'ici, pas de moi. Libres aux modérateurs de considérer cette différence de perspective comme intolérable, vous êtes chez vous, mais j'ai déjà passé trop de temps dans ma vie à taire des vérités pour fit in, ce qui rend déprimé et malheureux à la longue, et ce dont l'Occident n'a plus le temps. Adaptez-vous ou tant pis pour vous, c'est bien ce que dirait toute une tradition darwinienne et schumpétérienne dans le libéralisme d'ailleurs. (Ou tant pis pour moi, si je me fais bannir, mais bon.) Dans Warhammer 40k, il y a une phrase que j'aime bien : "Les Custodiens ne défendent pas l'imperium. Ils défendent ce qui le rend possible. Et c'est très différent." Avec le libéralisme, le Manifeste : - le défend comme un moyen en vue d'une fin plus importante (notre survie, notre épanouissement, le maintien de droits fondamentaux désirables en eux-mêmes, etc.) - en défend les conditions de possibilité. C'est là où le constat de ce qui rend le libéralisme possible devrait vous intéresser. Le libéralisme a été inventé par des Européens, des anglo-saxons en particulier, qui ont projeté leur propre psychisme sur le monde. Ces hommes ont formulé un concept d'individu, d'humanité, de droits naturels, d'universalisme... là où ces concepts n'existaient pas. Ils ont inventé ces idées, et tant mieux, on en bénéfice tous. Mais qui oublie le fait que ces idées correspondent à un certain psychisme, à certains gènes plus qu'à d'autres, voit encore et encore le libéralisme se faire étouffer par des tribalistes ou même des patrons qui deviennent à leur tour l'État, en cessant donc d'être libéraux quand ils se rendent compte que basculer dans l'étatisme sert mieux leur volonté de puissance. Le libéralisme n'est possible qu'à des conditions précises. Qu'avec certaines circonstances, certains types de personnalité individuelle, une certaine culture dominante. Une certaine autorité qui identifie et détruit les menaces contre les libertés individuelles aussi. La nature a horreur du vide et il suffit qu'un groupe de tribalistes manipulateurs arrivent sur l'île des dodos libéraux pour le dernier dodo se fasse dévorer vif en un rien de temps. Face à cela je ne veux pas m'enfoncer la tête dans le sable en attendant la mort, je veux faire face au problème, le circonscrire et le résoudre. Autrement dit : défendre ce qui rend nos libertés individuelles, notre sécurité, notre avenir, l'absence de domination gauchiste ou autre... au-dessus de nous, même si cette défense n'est pas dans la lignée Hayek ou Von Mises. J'aime bien Hoppe et les penseurs NRx car leur idée de patchwork, de voter avec ses pieds, est encore la meilleure réponse anarcap ou minarchiste qu'on puisse apporter à ce problème. Personne n'a encore obligé Dubaï ou Singapour à accepter des millions de dalleux qui ne vivent que pour voler l'argent du travailleur local et l'agresser de temps à autre. Dubaï ou Singapour apportent une sécurité, une faible taxation, etc. et garantit plus de droits individuels fondamentaux que le Frankistan. Le patchwork est déjà une réalité. Et ceux qui l'ont formulé ont eu plus de courage et d'imagination créatrice qu'un Jean-François Revel par exemple. Après, il ne vous aura peut-être pas échappé que le libéralisme patchwork sans un Oncle Sam ou au moins un ordre multipolaire viable pour l'imposer par la force, ça devient la Somalie ou Mad Max. Pas hyper désirable donc. Vous n'auriez pas votre confort pour deviser sur des abstractions sans autorité et culture civile très réelles pour vous protéger de la nature humaine cannibale. Personnellement, je ne me conçois pas comme un fuyard déraciné perpétuel qui passe son temps à passer d'un État prestataire de service à un autre, on risque toujours de se faire kidnapper ou abuser d'une façon ou d'une autre si on agit en éternel expat consommateur atomisé, et on n'a pas ce pouvoir magnétique qui attire les nanas et les bienfaits en général dans la vie. On mérite mieux que l'existence atomisée dans le patchwork (et fuir le néosoviétisme et les masses de gens dangereux ou violents qui ont appris à mal nous regarder). On peut vouloir mieux, je dirais même qu'on le doit à nos enfants. Libéralisme ou communautarisme ? Le premier a besoin du second. Pour ceux qui me traitent de raciste aussi, j'ai pas mal d'amis non-blancs, mais tous Occident-compatibles et non-gauchistes. Je préfère des potes de toutes les couleurs qui ont la même vision que moi plutôt que ces étrons ambulants de gauchistes. Mais à la base, l'identité de l'Occident a été créée par un noyau de Blancs spécifiques auxquels des gens de la Terre entière sont venus se rattacher, et le fait d'esquiver les masses de Blancs gauchistes avec des potes non-blancs ne change pas cette vérité. Bref. J'ai déjà pas mal écrit. Que l'Empereur vous protège 😁 (on verra bien si je peux continuer la discussion et à quel rythme, je suis pas mal occupé)
  4. Merci. As-tu un avis sur le triple H ? Il estime que mettre fin à la démocratie obligatoire serait le meilleur moyen de faire triompher le libéralisme. Cela se défend. Au nom de la démocratie on peut parfaitement supprimer les libertés et les droits fondamentaux. A contrario, si on a un patchwork d'États-entreprises en concurrence les uns avec les autres, on arrive à un monde plus libéral, même si ces États ne sont pas chacun un paradis anarcap ou minarchiste. Hoppe est peut-être un des anarcap les plus crédibles aujourd'hui. Et il est compatible avec des gestions que les gauchistes considéreraient comme "autoritaires", comme à Singapour ou Dubaï. À mon avis, ton idée que : "ce que nous apprend le libéralisme, c'est que c'est seulement par la libre expression des idées contradictoires que l'on peut s'assurer que les meilleures finissent par triompher" n'est pas un constat historique mais une profession de foi idéologique. Voire un dogme, comme l'immaculée conception est un dogme. Historiquement c'est faux. Ce qui l'histoire nous apprend c'est plutôt qu'une société trop individualiste et trop libre finit par se faire bouffer. On l'a encore vu avec le détournement de fond massif par des Somaliens aux États-Unis, comme on le voit avec chacun des tribalismes qui ont gagné en Occident au détriment de la société libre. La liberté qui a du sens est celle de l'individu non foncièrement tribal, de l'individu type individualiste, européen, anglo-saxon, celui qui a inventé le libéralisme justement. Cette liberté doit être préservée et protégée tout comme la propriété et les autres droits fondamentaux. Un libéralisme qui n'admet pas cette réalité fondamentale peut être joli sur le papier, proclamer sa vertu, mais il n'est pas viable en conditions réelles et finit par envoyer ses ouailles travailleuses à l'esclavage et à l'abattoir. Personnellement je me fiche un peu qu'une solution à ce problème soit considérée comme "illibérale", "post-libérale", assez liberhallal ou pas, ces étiquettes montrent qu'on reste trop dans les postures et pas assez dans la question existentielle et réelle : comment ne pas mourir, comment transformer la situation actuelle en un tremplin vers la réussite ? C'est une question très différente de la culture du discours et de la posture qu'on a en France depuis au moins les intellectuels de gauche, peut-être depuis Versailles et la culture de cour, qui nous handicape par rapport aux anglo-saxons. Ce que tu appelles tricherie, je l'appelle acceptation du cosmos et du réel plutôt que déni obstiné. À quoi bon un libéralisme qui nous paralyse et signifie perdre le pouvoir dans les rares cas où on arrive à le gagner, pour se faire re-dominer après ? Unification de l'Occident, il faudrait voir quelle forme cela prendrait concrètement, c'est plutôt une direction qu'un plan précis ou un cahier des charges. Mais oui, supprimer les enclaves communistes et grooming gang, tasty crousty, etc. au profit d'un Occident où nous nous reconnaissons et dont nous sommes les héritiers légitimes serait légitime, quelle que soit la forme que cela prendrait. On aurait tout loisir de relibéraliser sur les ruines, dans un monde adéquatement protégé. Les livres et la "science" dont tu parles sont plutôt des sources de gauchisme et de bluepill que des sources de connaissance authentique. Des médias neutres et un wokisme qui se réduirait à une caricature sans importance et sans pouvoir institutionnel ou culturel, lol
  5. Merci ! Cela dépend ce qu'on entend par décentralisation. On peut être très fédéraliste comme la Suisse ou les États-Unis d'avant le New Deal. Ça s'accorderait même bien avec une certaine subsidiarité. Centralisme régalien, libertés pour le reste. De quoi protéger les libertés contre leur négation de l'intérieur par les stratégies de groupe et contre les trahisons. En tout cas cela suppose une vision du monde, du soi et du juste bien différente de celle des bureaucrates actuels et des gens au pouvoir. "Réhabilitation" est le mot de GPT, pas le mien. J'aurais peut-être dû modifier cette partie du résumé, c'est vrai que nombre de frankistanais auront un stop-pensée ici. Une lecture plus nuancée disons, qui rompt avec la grille manichéenne antifa/"camp du bien". Les libéraux qui veulent faire autre chose que commenter les événements derrière une petite bulle et un petit paradigme et qui aimeraient faire réellement leur vie devraient s'ouvrir à une certaine union des droites, à un certain supralibéralisme disons, Hobbes reste plus pertinent que Hayek et René Girard plus que Jean-François Revel.
  6. Bonjour à tous, il y a longtemps, très longtemps maintenant, je postais ici sous un autre pseudo. J'avais participé à des discussions sur la diversité biologique chez l'humain (HBD), qui étaient devenues très vite houleuses, au point où un certain membre de longue date désormais absent m'avait envoyé des menaces personnelles par MP. J'avais aussi été censuré sur Contrepoints, en commentaire et sur leur page Facebook, pour avoir critiqué l'immigration. J'avais toujours été courtois, mais le coin restait imprégné de gauchisme, avec ses a priori non dits mais qu'on imposait avec virulence : aucune critique de l'immigration massive, aucune critique du dogme de l'identité biologique absolue entre tous les humains, etc. À présent Contrepoints nie être partisan du sans-frontiérisme, a rejoint le bilan honnête sur l'immigration et défend la possibilité d'un libéralisme compatible avec la maîtrise des frontières et une certaine souveraineté. Très bien. Mieux vaut tard que jamais. Mais que de temps perdu dans la prison mentale du gauchisme. Expatrié de l'autre côté de l'Atlantique, j'ai grandi dans une zone sinistrée par l'immigration, ai vu mes parents s'aveugler complètement sur la réalité autour d'eux par dogmatisme gauchiste, puis ai pris d'autres "pilules rouges" par les vicissitudes de la vie probablement communes à beaucoup de milléniaux. Pilules rouges que des gens sur Internet ont bien formulé, mais qu'ils n'ont pas inventé ex nihilo : ce qu'on associe à "l'extrême droite" ne vient pas d'idées inventées arbitrairement par de grands méchants mal pensants ou par des défauts de caractère ou de mérite des gens épinglés comme "extrême droiteux" mais de la rencontre avec le réel et du refus de sa négation ou de sa déformation par le gauchisme. J'ai été activiste aux Identitaires, ai découvert le libéralisme classique et le libertarianisme avec la ferme intention de quitter le Frankistan qui taxe à 65-75% pour qu'on finance notre propre remplacement, été séduit par la notion d'individu souverain et le rêve américain version objectiviste. La Grève d'Ayn Rand a été l'une des lectures les plus importantes de ma vie, j'ai dévoré le roman dans les derniers mois avant de quitter la France. Aujourd'hui, je reviens sur liborg en ayant publié un livre : le Manifeste de l'Empire d'Occident. Disponible sur Substack et en PDF, cet essai condense une réflexion initiée il y a plus de quinze ans. Il aborde notamment le libéralisme, mais sous un angle moins théorique et irénique que la sphère libérale française d'il y a dix ans (sphère que j'ai pas mal ignorée depuis car elle n'apportait pas grand-chose passé la motivation à s'expatrier et "faire de l'argent"). Il pose sans concession le nous de l'Occident, aborde la question des relations hommes-femmes qui joue un rôle beaucoup plus important qu'on l'admet souvent, fait la genèse de l'Occident et de sa domination par le gauchisme hégémonique qu'on a tous connus... Niveau courant de pensée, pensez Lumières sombres, Rage Culture et Julien Rochedy. Et Bryan Johnson/Musk/Warhammer 40k aussi 😁 J'ai demandé à ChatGPT de résumer la partie sur le libéralisme, flemme de m'auto-résumer 😂 et voici : L'Empereur protège. 😁
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