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Sarko Défend La Peine De Mort


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Posté

Au cours d'un meeting Sarkozy aurait dit qu'il souhaitait que la peine de mort soit rétablie pour les fautes les plus graves. C'est vrai où il ne s'agit que d'une rumeur ? Et qu'est-ce que vous en pensez, tous ?

Posté
Au cours d'un meeting Sarkozy aurait dit qu'il souhaitait que la peine de mort soit rétablie pour les fautes les plus graves. C'est vrai où il ne s'agit que d'une rumeur ? Et qu'est-ce que vous en pensez, tous ?

Qu'il mange décidemment à tous les râteliers.

Posté

Franchement, c´est le genre de bulle qu´il est capable de sortir…. Ca ne m´étonnerrais pas du tout…

Quand a savoir tu veut ce que NOUS pensons de la peine de mort ou ce que nous pensons des interventions de Sarko ???

Posté
Au cours d'un meeting Sarkozy aurait dit qu'il souhaitait que la peine de mort soit rétablie pour les fautes les plus graves. C'est vrai où il ne s'agit que d'une rumeur ? Et qu'est-ce que vous en pensez, tous ?

Même si c'est réellement le cas c'est IMPOSSIBLE : il faudrait que la France quitte l'Union Européenne, où la peine de mort est interdite et abolie….

:icon_up:

Posté

Décidément, je ne voterai jamais pour ce conn***. (Je sens que Sarko va me devenir ce que Chirac est à Chitah. :icon_up:)

Posté

Personnellement je suis pour la peine de mort. Mais je ne fais pas confiance à l'Etat pour l'appliquer.

Donc dans le contexte actuel je suis contre.

Posté

Pour parler franchement et à titre personnel, je suis pour la peine de mort. Je trouve scandaleux que la société soit forcée de payer des fortunes pour nourrir et emprisonner à vie des assassins.

Il y a des gens bien qui meurent de faim et qui ne trouvent pas de logement, pourquoi nourrir et loger gratuitement une crapule, pendant 30 ou 40 ans?

Sans parler du coût encore plus important de la surveillance, etc.

Et du risque de récidive quand il sort, complètement paumé.

Il reste toujours le problème de l'erreur judiciaire, mais cela vaut pour toutes les peines!

Sur le plan humain, je pense aussi que la mort d'un assassin est un traitement plus juste que la condition d'enfermé à vie.

Le minimum serait de rétablir l'obligation de travail pour les prisonniers, pour qu'ils rapportent ce qu'ils coûtent.

Posté
Pour parler franchement et à titre personnel, je suis pour la peine de mort. Je trouve scandaleux que la société soit forcée de payer des fortunes pour nourrir et emprisonner à vie des assassins.

Il y a des gens bien qui meurent de faim et qui ne trouvent pas de logement, pourquoi nourrir et loger gratuitement une crapule, pendant 30 ou 40 ans?

Sans parler du coût encore plus important de la surveillance, etc.

Et du risque de récidive quand il sort, complètement paumé.

Il reste toujours le problème de l'erreur judiciaire, mais cela vaut pour toutes les peines!

Sur le plan humain, je pense aussi que la mort d'un assassin est un traitement plus juste que la condition d'enfermé à vie.

Le minimum serait de rétablir l'obligation de travail pour les prisonniers, pour qu'ils rapportent ce qu'ils coûtent.

Visiblement SARKOZY a bien dit ça si AK72 respecte sa logique de prolongement de la parole sarkozienne en ce lieu béni.

Je rappelle que l'erreur judiciaire peut au moins aboutir à dédommagement et réparation pour une personne incarcérée.

Ensuite à mon sens, la privation de liberté est la pire punition qu'on puisse appliquer à un homme, quel que soit son crime.

Quant au coût d'emprisonnement des condamnés à perpétuité :icon_up:.

Une fois que tu auras économisé quelques bouts de chandelles ainsi (comparons ce que coûte quelques millions de fonctionnaires d'état surprotégés par exemple), il va te falloir t'orienter vers quel type de prisonnier pour faire cadrer le budget ?

Posté
Je rappelle que l'erreur judiciaire peut au moins aboutir à dédommagement et réparation pour une personne incarcérée.

Certain procés ne peuvent plus être rejugés (prescription par exemple) alors que la personne condamnée est toujours en prison.

Ensuite à mon sens, la privation de liberté est la pire punition qu'on puisse appliquer à un homme, quel que soit son crime.

Pas du point de vue des condamnés à mort. La plupart préfère être condamnés par l'emprisonnement à vie plutôt que comdamné à mort.

Quant au coût d'emprisonnement des condamnés à perpétuité :icon_up:.

Une fois que tu auras économisé quelques bouts de chandelles ainsi (comparons ce que coûte quelques millions de fonctionnaires d'état surprotégés par exemple), il va te falloir t'orienter vers quel type de prisonnier pour faire cadrer le budget ?

Les richesses ne sont pas illimités. Ce sont des ressouces rares, aussi les utiliser dans la surveillances des prisonniers revient ne pas les utiliser ailleurs. Hors peut-être (c une hypothèse) serait-elles mieux utilisées ailleur.

Posté
Pour parler franchement et à titre personnel, je suis pour la peine de mort. Je trouve scandaleux que la société soit forcée de payer des fortunes pour nourrir et emprisonner à vie des assassins.

Il y a des gens bien qui meurent de faim et qui ne trouvent pas de logement, pourquoi nourrir et loger gratuitement une crapule, pendant 30 ou 40 ans?

Sans parler du coût encore plus important de la surveillance, etc.

Et du risque de récidive quand il sort, complètement paumé.

Il reste toujours le problème de l'erreur judiciaire, mais cela vaut pour toutes les peines!

Sur le plan humain, je pense aussi que la mort d'un assassin est un traitement plus juste que la condition d'enfermé à vie.

Le minimum serait de rétablir l'obligation de travail pour les prisonniers, pour qu'ils rapportent ce qu'ils coûtent.

Quand je lis cet argumentaire sous la plume de Rothbard, déjà ça me fait gerber, alors pour toi… Je me demande parfois s'il n'effleure pas l'idée de quelques-uns que la justice ne se résume pas à savoir combien telle mesure va couter (enfin, ce que le droit doit être, plus précisement). On fait ce qui est juste, point barre, et peu importe, si c'est scandaleux que "la société paie" pour entretenir (dans le grand luxe de la surpopulation, il est vrai - mais en descendre quelques uns devrait permettre d'alléger) ces assassins.

Quant au problème de l'erreur judiciaire, tu me fais bien rire, et la réparation, elle se fait au cerceuil du mort dans ces cas?!

Au fait, si Sarkozy dément ce propos, peut-on s'attendre à la même initiative de ta part?

PS : Je supporte pas mal qu'on me essaie de me vendre des mesures sociales-démocrates, ou que sais-je encore dans le package Sarkozy, mais la peine de mort (comme mon connard de député, d'ailleurs), non merci.

Posté

Rappelons que c'est tout de même Freeman/Lobin qui a sorti ce lièvre, ce qui devrait nous inciter à la prudence. Les sondages - qui sont la principale lecture de Sarkozy - montrent que la majorité des Français sont opposés à la peine de mort: le brainwashing a bien fonctionné. Je crois donc jusqu'à plus ample informé qu'il s'agit d'une rumeur.

Sinon, et bien que je sois personnellement opposé à la peine de mort, je ne comprends pas les réactions passionnelles de part et d'autre. Est-ce là un autre sujet impossible à discuter sereinement?

Posté
Au fait, si Sarkozy dément ce propos, peut-on s'attendre à la même initiative de ta part?

Je m'exprimais à titre personnel, et sans aucun rapport avec Sarkozy.

Il faut savoir aussi qu'une proposition de loi de M. Richard Dell’Agnola, visant à rétablir la peine de mort pour les terroristes, a déjà été déposée à l'Assemblée Nationale en 2004, co-signée par une cinquantaine de députés (liste suit)

http://www.assemblee-nationale.fr/12/propo…ns/pion1521.asp

N° 1521

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 8 avril 2004.

PROPOSITION DE LOI

tendant à rétablir la peine de mort

pour les auteurs d'actes de terrorisme,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration

générale de la République, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais

prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE

par MM. Richard DELL'AGNOLA, Olivier DASSAULT, Jean AUCLAIR, Patrick BEAUDOUIN, Marc BERNIER, Michel BOUVARD, Ghislain BRAY, Bernard BROCHAND, Bernard CARAYON, Antoine CARRÉ, Roland CHASSAIN, Charles COVA, Jean-Claude DECAGNY, Bernard DEPIERRE, Jean-Michel FERRAND, Jean-Michel FOURGOUS, Franck GILARD, Bruno GILLES, Georges GINESTA, François GUILLAUME, Joël HART, Denis JACQUAT, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Jacques KOSSOWSKI, Patrick LABAUNE, Jean-Christophe LAGARDE, Pierre LANG, Lionnel LUCA, Richard MALLIÉ, Alain MARLEIX, Franck MARLIN, Jean MARSAUDON, Jacques MASDEU-ARUS, Georges MOTHRON, Etienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Jacques MYARD, Mmes Béatrice PAVY, Josette PONS, MM. Xavier DE ROUX, Francis SAINT-LÉGER, André SAMITIER, Frédéric SOULIER, Guy TEISSIER, Léon VACHET et Christian VANNESTE

Additions de signature :

M. Daniel Mach

M. Jérôme Rivière

M. Eric Raoult

Députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Le 11 mars 2004, deux ans et demi après l'attentat du World Trade Center aux Etats-Unis, l'Espagne a été, à son tour, frappée par le terrorisme. A travers elle, c'est l'Europe toute entière qui a été prise pour cible. Avec plus de 200 morts et 1 400 blessés, les attentats de Madrid sont parmi les plus meurtriers dans le monde depuis la fin des années 70.

Après New York aux Etats-Unis en 2001, Bali en Indonésie en 2002, Casablanca au Maroc en 2003, les pays occidentaux sont à nouveau confrontés au terrorisme. Depuis le début des années 80, les actes terroristes n'ont cessé de se multiplier partout dans le monde. La France a malheureusement payé un lourd tribut, avec la vague d'attentats à la bombe qui avait ensanglanté Paris en 1985, 1986 puis 1995 et 1996 dans le RER aux stations Saint-Michel et Port-Royal.

Aujourd'hui, la terreur est mondiale, organisée, fanatique. Le terrorisme utilise désormais les moyens les plus archaïques et les technologies les plus sophistiquées aux pires fins : il tue massivement et n'épargne aucun pays. Ces attaques meurtrières ne visent pas seulement des individus mais les valeurs fondamentales de nos Etats démocratiques et la première d'entre elles, la liberté. La menace, qui pèse sur eux, est permanente, globale et diffuse.

Face à cette forme nouvelle de « guerre » sans règles, ni frontières, les démocraties semblent souvent démunies et ne disposent pas toujours, des moyens de se défendre et d'agir. De fait, les politiques mises en place pour lutter contre le terrorisme se sont traduites par des mesures préventives qui ont montré leurs limites. Cette « faiblesse » des démocraties face au terrorisme alimente un sentiment d'impuissance qui bafoue la mémoire de milliers de morts, victimes du fanatisme de quelques-uns, et met en danger les valeurs qui sont les siennes.

Si certains terroristes « kamikazes » sont prêts à donner leur vie pour l'accomplissement de leur funeste dessein, les chefs de ces organisations terroristes restent, quant à eux, dans la clandestinité. Une fois arrêtés, que dire alors de ces terroristes condamnés à la prison à vie qui continuent à communiquer au grand jour depuis leur cellule avec leurs complices, à donner des interviews voire à publier leurs mémoires ? L'exemple récent du terroriste Carlos emprisonné en France en a donné une triste illustration. Que faire devant le risque, demain, de voir des attentats perpétrés pour obtenir la libération d'un chef terroriste incarcéré et devenu le porte-drapeau d'un mouvement extrémiste ?

Toutes les démocraties européennes ont aboli, au cours des dernières décennies, la peine de mort au nom des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. La France a également renoncé au châtiment suprême avec la loi du 9 octobre 1981. Cette évolution générale constitue une avancée pour l'homme qu'il n'est pas, aujourd'hui, question de remettre en cause. Pour autant, les pays occidentaux ne doivent pas céder devant le terrorisme. Ils doivent pouvoir lutter et condamner avec la plus grande fermeté ces actes barbares, en apportant une réponse forte et sans équivoque aux ennemis de la liberté. Rien ne doit les amener à composer avec cette forme ultime de violence qu'est le terrorisme.

Dans l'intérêt supérieur des Etats, la France, en lien étroit avec ses alliés européens, doit amplifier la lutte antiterroriste et afficher une fermeté exemplaire. C'est pourquoi, il importe qu'elle puisse disposer de cette peine d'exception qu'est la peine capitale, pour combattre le terrorisme, « crime majeur contre la démocratie », selon l'expression de Robert Badinter.

En temps de « guerre », car c'est le mot qu'il faut employer pour qualifier les attaques répétées et meurtrières dont les démocraties sont la cible, la défense des Etats et des peuples doit primer sur toute autre considération.

Sur le plan juridique, rien n'empêche aujourd'hui la France de rétablir la peine de mort que le Parlement avait abolie par la loi no 81-908 du 9 octobre 1981. Certes, notre pays a ratifié en février 1986 le protocole no 6 additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui abolit la peine de mort en temps de paix, tout en autorisant d'ailleurs les Etats signataires de la Convention à maintenir ce châtiment « pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ».

Mais, comme l'indique l'article 65 de cette Convention européenne, un Etat signataire peut, s'il le souhaite, après expiration d'un délai de cinq ans, dénoncer celui-ci. Le verrou juridique empêchant un rétablissement éventuel de la peine de mort est par conséquent caduc depuis le 1er mars 1991.

Il convient de préciser que, la France a signé, le 3 mai 2002, le protocole no 13 additionnel à ladite convention relatif à l'abolition de la peine de mort en toutes circonstances, mais qu'elle ne l'a pas ratifié à ce jour.

Le texte, que nous avons l'honneur de vous soumettre, propose donc le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme tels qu'ils sont définis au 1o de l'article 421-1 du code pénal.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

L'article 1er de la loi no 81-908 du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, la peine de mort demeure applicable aux auteurs d'actes de terrorisme. »

Article 2

La présente loi entrera en vigueur dès qu'aura pris effet la dénonciation du protocole no 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales concernant l'abolition de la peine de mort.

Article 3

Après le premier alinéa de l'article 131-1 du code pénal est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 1o La peine de mort ; »

Article 4

Après le premier alinéa de l'article 421-3 du code pénal, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 1o Il est porté à la peine de mort ou à la réclusion criminelle à perpétuité lorsque l'infraction est punie de trente ans de réclusion criminelle à perpétuité ; »

Article 5

Un décret en Conseil d'Etat précisera les conditions d'application de la présente loi.

Composé et imprimé pour l'Assemblée nationale par JOUVE

11, bd de Sébastopol, 75001 PARIS

Prix de vente : 0,75 €

ISBN : 2-11-118294-X

ISSN : 1240 - 8468

En vente au Kiosque de l'Assemblée nationale

4, rue Aristide Briand - 75007 Paris - Tél : 01 40 63 61 21

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N° 1521 - Proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme (M. Richard Dell'Agnola)

Posté

J'aime beaucoup la subtilité de ce passage :

L'article 1er de la loi no 81-908 du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, la peine de mort demeure applicable aux auteurs d'actes de terrorisme. »

On pourrait dire plus simplement :

La peine de mort est abolie,

…toutefois, elle demeure applicable à ceux qui la mérite.

:icon_up:

Posté

Genre énarcho-littéraire qu'on peut décliner à l'infini à l'avenir :

L'impôt sur le revenu est aboli,

toutefois, il demeure redevable par ceux qui doivent le payer.

Sarkozy a perdu les élections de 2007 par 48% contre 52 au PLF d'Albert Li,

toutefois, Sarkozy est quand même nommé président et Albert Li est envoyé en prison.

Posté

Oeil pour oeil, dent pour dent !

Celui qui retire volontairement la vie d'autrui n'a pas le droit de vivre. Mais ce n'est pas à l'Etat à en juger

Posté

La proposition de peine de mort pour les terroristes, c'est tout simplement gerbant. Encore une arme juridique au services des Etats pour que le peuple se tienne tranquille sous son joug. Rebellion = terroriste = peine de mort.

Dans les pays qui ont adoptés la peine de mort, les erreurs judiciaires sont légion (on parle de presque 60% d'erreurs aux USA). Affligeant !

Je propose aussi qu'on coupe la tête aux policiers coupables de bavures et aux militaires rentrés de mission.

Quant à Sorkosy, il est impossible de trouver quoi que ce soit dans les actualités pour confirmer qu'il ai bien dit ça. A mon avis , si c'etait le cas, ça aurait déjà fait un tollé. Sarkosy est juste un démago surfant sur la vague et est trop intelligent pour sortir pareille annerie.

Posté

L'histoire judiciaire a amplement démontré que la justice française était loin d'être infaillible. Rien que cela suffit pour disqualifier la peine de mort à tout jamais. Ceux qui sont prêts à passer outre la vie de quelques innocents plutôt que de risquer de laisser en vie un criminel sont à mes yeux des individus dépourvus de toute qualité humaine. En outre il faudrait également rappeler que l'institution judiciaire française est d'une hypocrisie sans nom, car la responsabilité de la peine de mort est rejetée sur la société française incarnée par le jury populaire. Ainsi donc en cas d'erreur judiciaire la justice sort blanchie du scandale. Autant je puis comprendre le geste de vengeance d'un mari, d'un père à qui un être cher a été enlevé, autant cette mécanique froide et impersonnelle me débecte profondément.

Posté

Tout à fait d'accord avec Harald.

Je ne suis pas contre la peine de mort si on exécute une personne coupable: le problème, ce sont les erreurs judiciaires.

Etant un professionnel de la justice, je ne me fais guère d'illusions sur les possibilités de dérapages à cet égard, surtout lorsque le crime est particulièrement odieux (meurtre pédophile, acte de terrorisme, crime contre l'humanité, etc.)

La peine de mort est une fausse bonne idée, surtout s'il n'y a aucun moyen de sanctionner les auteurs d'une erreur judiciaire.

Posté
Pas du point de vue des condamnés à mort. La plupart préfère être condamnés par l'emprisonnement à vie plutôt que comdamné à mort.

Evidemment, je parlais juste de ce qui me paraît être la punition la plus digne qu'une société puisse mettre en application.

Aussi abominable que puissent être les actes commis par un criminel, je pense que lui ôter la vie est s'abaisser à son ignominie.

Je m'éloigne probablement de l'avis de beaucoup de libéraux sur la question de la proportionnalité des peines et de la légitimité de prendre la vie de quelqu'un qui a tué.

C'est tout simplement viscéral chez moi. Souhaitant que la vie m'épargne la douleur et le drame je suis intimement persuadé que je ne saurais dépasser par les actes le souhait logique de voir mourir quelqu'un qui aurait commis un crime sur un de mes proches.

Posté
Oeil pour oeil, dent pour dent !

Celui qui retire volontairement la vie d'autrui n'a pas le droit de vivre. Mais ce n'est pas à l'Etat à en juger

Oeil pour oeil et le monde deviendra aveugle…je crois que c'est Confucius qui a dit cela.

Si ce n'est pas à l'Etat de juger alors à qui ? toi, moi…la famille de la victime….?

Posté
L'histoire judiciaire a amplement démontré que la justice française était loin d'être infaillible. Rien que cela suffit pour disqualifier la peine de mort à tout jamais. Ceux qui sont prêts à passer outre la vie de quelques innocents plutôt que de risquer de laisser en vie un criminel sont à mes yeux des individus dépourvus de toute qualité humaine. En outre il faudrait également rappeler que l'institution judiciaire française est d'une hypocrisie sans nom, car la responsabilité de la peine de mort est rejetée sur la société française incarnée par le jury populaire. Ainsi donc en cas d'erreur judiciaire la justice sort blanchie du scandale. Autant je puis comprendre le geste de vengeance d'un mari, d'un père à qui un être cher a été enlevé, autant cette mécanique froide et impersonnelle me débecte profondément.

L'institution du jury populaire pour juger les crimes de sang et condamner à la peine capitale n'a de sens, àmha, que si le magistrat est lui aussi élu "populairement" (système US, la Constitution française de 1791 le prévoyait aussi : III-5 "Le Pouvoir Judiciaire est délégué à des juges élus à temps par le peuple." ensuite abandonné). En outre la règle de l'unanimité est de mise dans les jurys US si je ne me trompe, alors que la majorité suffisait dans les jurys d'assise hexagonaux : deux conceptions de la responsabilité sociale et individuelle.

Un dossier intéressant sur l'abolition de la peine de mort : Documentation Française

Execution_1939.jpg

La dernière exécution publique en France (Exécution d’Eugène Weidmann, en 1939)

L'argument abolitionniste de l'irréversibilité de la peine infligée joint à la possibilité de l'erreur judiciaire réfute définitivement àmha la possibilité d'une condamnation à mort comme d'ailleurs des mutilations comme châtiment légal dans les démocraties libérales.

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